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Qu’est-ce qu’un livre ? La question de Kant revient à l’ère numérique…

Qu’est-ce qu’un livre ? La question de Kant revient à l’ère numérique…

"Après le livre", de François Bon : lira bien qui écrira le dernier LE MONDE DES LIVRES | | Par Roger Chartier, historien, professeur au Collège de France Après le livre. Le titre sonne clair pour annoncer un futur déjà présent, celui d'une mutation de l'écrit plus radicale encore que celles qui substituèrent le codex au rouleau, puis l'imprimé à la copie manuscrite. Prêt à suivre François Bon, le lecteur est toutefois saisi d'un doute. Découvrez-le en allant sur le site de François Bon, Le tiers livre (www.tiers livre.net), qui vous renverra, comme il se doit sur le Web, à un autre site, la maison d'édition numérique que l'écrivain a créée en 2008, Publie.net, et qui a accueilli le 25 avril 2011 la première mise en ligne de son texte. Mais le corpus des livres que François Bon a publiés, sous une forme ou sous une autre, ne donne qu'une maigre idée de son activité d'écriture. Dans son examen de la "mutation numérique du livre", fondé sur sa propre expérience et sur beaucoup de lectures, François Bon rassure les inquiets. Rien de très nouveau, donc ?

Read/Write Book - Read/Write Book - Marin Dacos - Cléo/revues.org 1Les généticiens, ces spécialistes de la genèse des œuvres, qui travaillent par exemple sur les brouillons de Madame Bovary, savent qu’il y a une vie avant le livre. Tout un monde d’essais, de mots, de phrases, d’empilements, de ratures, de remords, d’errements, de découpages et de collages, d’associations et de désassociations, de traits, de flèches et de cercles entourant des blocs qui doivent glisser ici ou s’en aller là, glisser au-dessous ou au-dessus, tout une vie de paragraphes qui enflent, de phrases qui maigrissent, de mots qui s’éclipsent, d’expressions qui l’emportent. Bref, un dialogue explosif entre l’auteur et son œuvre, jusqu’à ce que celle-ci soit soumise à un éditeur qui, lui-même, va lui faire subir divers traitements – la correction, la mise en collection et la mise en page n’étant pas les moindres. 1 Voir à ce sujet : Marin Dacos, « La mécanique des fluides. 6Mais le palimpseste n’est pas le modèle du Read/Write Book. 8 Digital Rights Management (DRM).

comment remplacer l’épaisseur du livre ? Le travail de cet hiver, rassemblé sous le titre Après le livre, arrive donc à sa phase de stabilisation. Les éditions du Seuil en proposeront début septembre une version imprimée, et Olivier Bétourné a eu la gentillesse de me laisser les droits d’exploitation numérique, de façon à garder ici la version en ligne, avec liens, images, commentaires. J’invite les personnes ayant déjà téléchargé une des précédentes versions sur publie.net à procéder demain soir, lundi 25 avril, à une nouvelle actualisation – la cinquième. Pour ce travail, le livre numérique, alors que la navigation site se faisait trop complexe et fractionnée en étoile, aura été l’accompagnement du chantier. Italiques en début de texte : chacun des textes présentés ici sur le site inclut désormais, dans la version livre numérique, un chapeau qui fait lien avec la structure – ma propre et humble réponse à une composition d’un livre dont le web aura lui-même été le cahier et la médiation.

"Après le livre" en librairie ce jeudi "Après le livre" en librairie ce jeudi au Seuil la version imprimée, sur publie.net la version numérique, et livraison dédicacée dès jeudi si vous commandez sur Bibliosurf d’ici mardi. Voici donc aux éditions du Seuil, dûment imprimé à Condé-sur-Noireau avec le label Imprim’Vert, les 275 pages d’Après le livre aux éditions du Seuil, parution ce jeudi 22 septembre. En gros, ce qui s’est passé : malgré une réflexion continue sur ce qui touche à la mutation numérique du livre (ayant commencé à publier en 1982 comment on n’aurait pas eu l’idée que cet écosystème lire/écrire/publier n’était pas pérenne ?) sur ce site, dans chaque intervention orale je me sentais dépassé – tout bougeait, le contexte, nos usages... J’ai trouvé mon terrain peu à peu : il me semblait qu’on avait d’abord à penser la mutation même. Ceux qui me suivent ici savent qu’à partir de novembre, chacune de ces incises sont venues s’assembler ici dans une rubrique à part.

« À cause de mecs comme toi » Le livre n’est pas. La lecture le crée, à travers des mots créés, comme le monde est lecture recommencée du monde par l’homme. Edmond Jabès.merci à Tiphaine T. pour l’envoi ! C’est quand même violent. Je venais d’acheter les oeuvres complètes de Reverdy, et voulais renouveler mon Espèces d’espaces de Georges Perec avant la reprise des cours et ateliers. « À cause de mecs comme toi » : l’Internet bien sûr, qui fait qu’on lit moins de livres, qu’on vient moins souvent centre-ville, que soi-disant on disperse notre attention. Pourtant, juste avant, il m’avait dit, l’ami libraire (15 ans que je viens là) : « Je ne te parle pas de la rentrée littéraire... » Non, on est d’accord là-dessus, et le meilleur libraire ne peut vendre que ce que les éditeurs lui proposent de vendre. « Dans les facs, les étudiants n’achètent plus de livres » : moi j’ai plutôt l’impression que si je fais cours sur Artaud, Michaux, Beckett, Sarraute et les autres, le texte est là, et le goût du texte.

Blogo-Numericus — « C’est la nature même des livres qui est en train de changer » Contrairement à ce qu'on aurait pu passer, le Graal de la numérisation des livres ne repose pas sur le fait de rendre disponible tous les livres qui ont été édités par le passé, comme nous le laissait penser le projet de numérisation de Google. Le passage par le numérique consiste avant tout à faire naître de nouvelles formes de livres. La numérisation ne consiste pas à redonner naissance à des formes anciennes, mais avant tout à faire naître et se multiplier des formes nouvelles - même si celles-ci ne sont pas forcément particulièrement innovantes. Le numérique, en proposant une nouvelle place de marché et de nouvelles formes de distribution, plus accessibles à de nouveaux entrants et moins coûteuses que le livre traditionnel, propose de renouveler considérablement le marché du livre. Certes, ces nouvelles formes ne dominent pas encore les ventes, même si parfois elles s'immiscent dans les classements des meilleures ventes au format numérique. Share and Enjoy

Manifeste des Digital humanities | ThatCamp Paris 2010 Contexte Nous, acteurs ou observateurs des digital humanities (humanités numériques) nous sommes réunis à Paris lors du THATCamp des 18 et 19 mai 2010. Au cours de ces deux journées, nous avons discuté, échangé, réfléchi ensemble à ce que sont les digital humanities et tenté d’imaginer et d’inventer ce qu’elles pourraient devenir. À l’issue de ces deux jours qui ne sont qu’une étape, nous proposons aux communautés de recherche et à tous ceux qui participent à la création, à l’édition, à la valorisation ou à la conservation des savoirs un manifeste des digital humanities. I. Définition 1. 2. 3. II. 4. – que se sont multipliées les expérimentations dans le domaine du numérique en Sciences humaines et sociales depuis un demi-siècle. – que le numérique induit une présence plus forte des contraintes techniques et donc économiques dans la recherche ; que cette contrainte est une opportunité pour faire évoluer le travail collectif ; III. 5. 6. 7. 8. IV. 9. 10. 11. 12. 13. 14. Rejoignez-nous !

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