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Géographie de l'Afrique

Géographie de l'Afrique

Botswana: les diamants ne sont pas (toujours) éternels On a frôlé la guerre diplomatique entre Londres et Gaborone, avec l’annulation de dernière minute par la princesse Anne, fille de la reine Elizabeth II, de sa participation aux cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance du Botswana ce vendredi 30 septembre. Tout est rentré dans l’ordre depuis, le frère de la princesse - le prince Andrew - ayant accepté de la remplacer. Il y avait toutefois peu de risques que cette défection princière entame les célébrations prévues par les dirigeants du Botswana pour commémorer la fin de la domination anglaise. Force est de constater que, depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de l’histoire. De Bechuanaland au « miracle africain » Si, avec son revenu par habitant avoisinant 7 240 dollars, le Botswana fait partie des pays les plus riches aujourd'hui, peu de gens se souviennent encore que dans les années 1960, il comptait parmi les pays les plus pauvres du monde, avec des indicateurs peu propices au développement.

Le miracle Botswana C’est un carrefour où les passeports collectionnent les tampons. Au poste frontière de Kazungula, la rivière Chobe prête ses berges à quatre nations : à l’ouest, la Namibie et ses plaines inondées ; au nord, la Zambie et ses herbes jaune soufre ; à l’est, le Zimbabwe et ses forêts de tamariniers ; au sud, une savane infinie où se répand l’odeur sucrée des fleurs d’acajou : le Botswana. Ignorant les frontières et les contingences de l’Histoire, un éléphant dérive au milieu des eaux bleu paon. Enveloppé par la fraîcheur des courants, il plisse les yeux de plaisir. C’est vers le Botswana, la rive amie, le «sanctuaire des sanctuaires», qu’il se laisse porter. Quant au respect des règles démocratiques, il est régulièrement salué par les ONG. Lors de son indépendance, il y a cinquante ans, le Botswana avait pourtant peu d’atouts dans son jeu. Un grand bond en avant En 1966, le nouvel Etat comptait parmi les vingt-cinq plus pauvres au monde. Deux trésors les diamants et les parcs Quand partir ?

« L’Afrique en villes », notre série d’été en 28 épisodes, 15 reporters et 10 000 km Retenez bien ce chiffre : 2035. C’est l’année où, en Afrique, il y aura autant de citadins que de gens vivant dans les zones rurales. Une étape symbolique que le continent franchira quatre-vingt-cinq ans après la France, mais avec des paramètres bien différents. Et d’abord celui-ci : l’Afrique s’urbanise à grands pas, du fait de sa croissance démographique et d’un certain exode rural, mais sans que les campagnes ne se vident : elles vont, elles aussi, augmenter en population. Une vitesse inconnue dans l’Histoire Bien sûr, les pays les plus développés du continent – Afrique du Sud, Maroc ou Côte d’Ivoire – ont déjà franchi ce seuil, et le Nigeria est sur le point de le faire. Sont-elles prêtes pour ce boom ? Ce grand voyage sera ponctué de 28 étapes dans onze pays pour raconter la vie en villes sous toutes ses facettes : santé, environnement, transports – ou plutôt embouteillages –, éducation, alimentation, planification, énergie, etc. Mais les villes, ce sont aussi des gens. Le Monde

Un Sahara, des Sahara-s. Lumières sur un espace déclaré « zone grise » Le domaine colonial saharien français (du Maroc à la Tunisie et de la Mauritanie au Tchad), très vaste, était conçu par le pouvoir comme un espace continu, ce qui n'empêcha pas les circulations transsahariennes d'y décliner au fur et à mesure que les militaires étendaient leur contrôle sur les mobilités. Il était relativement cloisonné vis-à-vis des autres domaines coloniaux, italien (Libye) ou anglais (Egypte, Soudan). Les frontières ont été dessinées au fur et à mesure de la pénétration coloniale à l'intérieur du désert. Elles étaient généralement négociées et tracées à partir du littoral sur quelques dizaines de kilomètres, puis étaient poursuivies en traçant un trait droit sur la carte (carte 1). Le Sahara est un espace de circulation, mais aussi de ressources pour les États qui se le partagent : pétrole en Algérie, Libye et Egypte, uranium du Niger, phosphates du Maroc, minerai de fer de Mauritanie, etc. Il n'y avait plus de villes au Sahara dans la première moitié du XXe siècle.

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