
La parole des concerné·e·s : entre émancipation, confiscation et risques d’essentialisation | Simonæ Est-ce qu’un·e concerné·e a toujours raison ? Non. Les concerné·e·s d’une même oppression ont pour seul point commun le fait qu’iels sont susceptibles de rencontrer les obstacles spécifiques de cette oppression. C’est tout. Les concerné·e·s ne forment pas un groupe monolithique. Être concerné·e ne donne pas la science infuse : on n’est pas forcément politisé·e, on ne se rend pas forcément compte que ce que l’on vit n’est pas « normal » ou est spécifique à ce trait de notre identité. On ne voit pas subitement la lumière parce qu’on est concerné·e. Donc quand on dit « il faut laisser parler les concerné·e·s », ça ne veut surtout pas dire que tou·te·s les concerné·e·s diront forcément des choses pertinentes sur leurs oppressions. Une personne pleure toutes les larmes de son corps dans une tasse de thé géante. Est-ce qu’un·e non-concerné·e a forcément tort ? Non. Mais il faut se demander : comment a-t-iel formé son avis ? Du coup, pourquoi faut-il d’abord laisser parler les concerné·e·s ?
Comment la haine vint aux femmes Avant même leur naissance, on prépare les futurs hommes et femmes à des rôles genrés. Dés la vision échographique d'un pénis - ou d'une absence de pénis - , on imagine un prénom sexué, on achète jouets et vêtements qui le sont tout autant et on peint la chambre en fonction du genre qu'on souhaite pour son enfant. Dés lors, hommes et femmes sont préparés à leur future fonction dans la société et l'on se comporte différemment selon le genre de l'enfant ce qui façonne sans nul doute des façons différentes d'être au monde. "Généralement, et même dans les milieux féministes, l’idéologie de l’égalité – et ici j’entends la croyance que sauf exception volontaire et consciente, filles et garçons sont élevées de la même manière – empêche de voir à quel point une identité de genre est injectée dans les personnes dès leur naissance. L'immense différence entre les rôles sociaux des hommes et des femmes est que ceux des hommes sont profondément valorisés et enviables.
SEXISME : Hypersexualisation mon cul Il y a foutrement longtemps que j’ai traîné mes pattes ici. Et quand je me suis mise dans l’état d’esprit approprié — c’est-à-dire calme et flegmatique — les premiers mots qui me vinrent à l’esprit furent « hypersexualisation mon cul ». Je confesse avoir souvent abusé du « mon cul » pour les titres de mes petits articles. Ça vous donne à vous, lecteurs et lectrices émoustillés, l’impression que vous allez lire un texte rigolo alors qu’en réalité, je m’apprête à vous fourguer une analyse laborieuse et étriquée sur l’inanité d’un concept à la mode, utilisé — pour le dénoncer unanimement, il va sans dire — de la gauche la plus rouge à la droite la plus brune. Je n’ai jamais promis de ne pas vous casser les pieds, hein. Sinon, on se réfère par « hypersexualisation » à la « sexualisation de l’espace public »; la sexualité et l’érotisme, théoriquement confinés à la vie privée, envahiraient — voire, pollueraient — la sphère publique. Qui dit marchandisation dit mesure. WordPress: Anne Archet
Colère Militante — À propos de la toxicité et des abus en milieu... Elsa Dorlin : «Le ju-jitsu est utile contre la police, contre les maris, les pères, les patrons» Elsa Dorlin : «Le ju-jitsu est utile contre la police, contre les maris, les pères, les patrons» Dssns Smn Blly Ds crps d fmms tmfs, prstrs, mpssnts : ls cmpgns d’nfrmtn sr ls vlncs cnjgls tlsnt svnt ls mêms mgs drmtqs. Ms prq rprsntr ls fmms n trnlls vctms, s dmnd l phlsph ls Drln. Prfssr l’nvrst Prs-V, ctt spclst ds qstns d gnr t d rcsm rnvrs l prdgm fmnst : ls fmms pvnt ss s dfndr. l y n trdtn d’tdfns dns ls mvmnts mltnts, xplq-t-ll dns n lvr q vnt d prîtr, S dfndr, n phlsph d l vlnc (L Dcvrt). «L’tdfns, c’st rstr n v», ffrm l phlsph. n mt d’rdr q s’pplq, -dl d gnr fmnn, tt grp scl stgmts, prsct n mmnt d l’hstr (sclvs, clnss, Jfs d’rp dbt d XX sècl…).
SEXISME : GALANTERIE MASCULINE ET "ALIENATION OBJECTIVE" DE LA FEMME : CONSIDERATIONS INTRODUCTIVES : DON ET INTERET : PRIX DES CHOSES DONNEES ET VALEURS DES GENS QUI REÇOIVENT.Les discours de genre et du féminisme consacrés, discours dans une large mesure critiques du système social de «la domination masculine » (BOURDIEU, 1998) sont aussi pour la plupart des rationalisations de légitimation de la mobilisation sociale pour «l’égalité dans la différence » (BADINTER, 1986), pour la parité des sexes en tant qu’expression de la modernité : « C'est essentiellement la question de la modernité qui [est] l’enjeu dans le débat sur le statut de la femme » (SAMANDI 1998 : 4).
Women Who Draw - An open directory of female* professional illustrators. Miss France 2018 ou le "féminisme-washing" d'un concours sexiste Pour cette édition 2018, le concours Miss France vit une petite révolution. Fin des critères physiques uniformes ? Part plus importante accordée à la culture et à la personnalité ? Vous n'y êtes pas du tout. Ce samedi 16 décembre, la rengaine se poursuivra de la même manière que depuis 1920. Miss France, un produit de supermarché ? "C'est un énorme gâchis", déplore Raphaëlle Rémy-Leleu de l'association Osez le féminisme. Des femmes-objets, donc… mais pas n'importe quels objets. Au-delà de l'esthétisme, Miss France engonce également les femmes dans un conformisme moral d'un autre âge, qui là encore se reflète dans les critères imposées aux candidates. Culture générale et lutte contre les violences : l'hypocrisie règne Car oui, comble de l'hypocrisie, le concours de Miss France intègre une épreuve de culture générale destinée à prouver (au cas où les téléspectateurs en douteraient) que les candidates sont bien dotées d'un cerveau.
SEXISME : infokiosques.net] - Points de vue sur le sexisme Sommaire : - L’ancrage du sexisme (Non Fides) - Le cas des chasses aux sorcières, deux siècles de sexocide (Non Fides) - La Grèce antique, une civilisation misogyne (Non Fides) - L’anarchisme et la question sexuelle (Emma Goldman) - Chaque fille, chaque garçon (APF) - Contre le publisexisme (Collectifs antipub & antipatriarcat) - Colères de femmes (Nancy Antisexist) - Resistance is fertile (Crimethinc) L’ancrage du sexisme (Non Fides) Le sexisme, c’est l’action de discriminer et de poser sur les genres des distinctions morales ou axiologiques (qui établissent une hiérarchie entre les valeurs d’un point de vue éthique et/ou esthétique). Il y a le sexisme qui consiste à différencier ou catégoriser deux personnes selon leurs sexes, à établir des différences autres que purement biologiques entre les hommes et les femmes. Prenons par exemple le cas du développement de la craniométrie au XIXe siècle. Abattons les rôles genrés ! La Grèce antique, une civilisation misogyne (Non Fides)
Self-défense : 7 conseils à appliquer en cas d’agression | Simonæ #5 Si votre agresseur vous agrippe, collez-vous à lui ! On a souvent tendance à se reculer quand on s’est fait agripper pour s’éloigner au maximum de l’agresseur alors qu’en fait il faut se rapprocher et se coller à lui le plus possible ! Pourquoi ? Parce que quand vous vous collez à l’agresseur vous lui ôtez sa marge de manœuvre et vous diminuez l’impact de ses coups (il n’aura pas d’élan pour son coup). Donc essayez d’aller à l’encontre de votre instinct : rapprochez-vous de lui s’il vous tient par la manche ou que sais-je. Et une fois que vous êtes collé·e à lui, c’est toujours pareil, cherchez avec vos mains, pieds, genoux, coudes pour atteindre un endroit stratégique. Petit conseil spécifique pour les personnes aux cheveux longs comme moi : si on vous les tire, même principe, ne cherchez surtout pas à vous éloigner (ça tire encore plus !) #6 Votre agresseur vous a mis·e à terre ? Dans le premier cas, votre but sera de vous relever le plus vite possible, et ce, sans danger.
"Culture du viol" : derrière l'expression, une arme militante plutôt qu'un concept L'expression "culture du viol" a largement essaimé dans les médias, depuis le mouvement #metoo, qui a émergé en 2017, et jusqu'à la marche contre les violences faites aux femmes, à laquelle le collectif #noustoutes appelle ce 24 novembre un peu partout en France. La lame de fond déclenchée par les révélations sur le comportement prédateur d'Harvey Weinstein avait achevé de disséminer ces termes dans la société, gros titres de presse en tête. Cependant ce terme n'a rien d'une simple bannière racoleuse si l'on replonge à ses origines. La première recension de "rape culture" remonte à un ouvrage collectif publié aux Etats-Unis en 1974, Rape : The First Sourcebook for Women. Les New York Radical Feminists appartiennent à la deuxième génération de féministes aux Etats-Unis, issue d'une scission au sein du mouvement féministe américain. Une arme avant d'être un concept Pour le sociologue Eric Fassin, l'expression "culture du viol" en anglais est "une arme avant d'être un concept":
SEXISME : Slate vrai cliches egalite hommes femmes Temps de lecture: 9 min Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Nos ancêtres (merci à elles) se sont déjà bien bagarrées, et elles ont fait un énorme boulot. J’ai un respect infini pour les féministes des dernières décennies. Mais quand même, pardon de le dire, à l’heure actuelle, aujourd’hui, je crois que s’il y a un truc qui me gonfle encore plus que les machos, c’est bien les féministes. Y a des trucs essentiels, le salaire, le travail, tout ça. Qui est assez con pour penser que puisque les jouets sont roses ça veut dire qu’on est obligées de se mettre à l’aimer ? Vous êtes pas assez tranquilles dans votre tête pour ne pas passer au-dessus de ça? Attends, l’autre jour, en cours d’histoire, le prof arrive, il nous dit «Alors les garçons, vous avez pensé quoi du match de foot ce week-end?»