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Les étapes de la politique de la ville en France

Les étapes de la politique de la ville en France
Dans les années 1980, une succession d'émeutes urbaines (à Lyon, Paris, Marseille, Avignon) révélaient le mal-être de certains quartiers, de certaines banlieues. Ces territoires coïncidaient souvent avec ceux des "grands ensembles" (barres, immeubles) tels qu'ils s'étaient développés au cours des années 1950 et 1960 (dans le cadre des ZUP par exemple). Il s'agissait alors de traiter une situation d'urgence. Dès 1972 des opérations "Habitat et vie sociale", directement pilotées par l'État, avaient été expérimentées puis généralisées en 1977. À partir de 1994, les Grands projets urbains (GPU) concentraient les actions sur treize sites particulièrement difficiles (quartiers nord de Marseille, le Val Fourré à Mantes, les frichesindustrielles de la plaine Saint-Denis, Roubaix-Tourcoing, Dreux, etc.). Un zonage territorial complexe Les zonages d'intervention Les 416 Zones de redynamisation urbaine (ZRU) rassemblaient 3,2 millions d'habitants en 1999. Les zonages contractuels L'état des lieux Related:  Bazar temporaire 29

Rénovation urbaine : trois questions à se poser en attendant la liste des 200 quartiers prioritaires - Immobilier Pourquoi la liste des 200 quartiers qui bénéficieront d’une partie des 5 milliards d’euros de l’ANRU n’est toujours pas publiée ? L’effet de levier de 20 milliards attendu par le gouvernement sera-t-il au rendez-vous ? Des professionnels du secteur répondent au Moniteur.fr. C’est une liste qui vaut de l’or. L’annonce des 200 quartiers prioritaires de la politique de la ville, ces territoires qui bénéficieront d’environ 85% des 5 milliards d’euros de budget de l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dans le cadre du nouveau programme de renouvellement urbain (NPNRU), n’en finit plus d’être repoussée. Aujourd’hui, nouveau report. Pourquoi est-ce que la sélection des 200 quartiers prend autant de temps ? D’abord, parce que les montants en jeu sont énormes : cinq milliards de subventions pour 200 quartiers, alors qu’il existe 1 300 quartiers potentiellement éligibles (voir notre article). Cette lenteur s’explique également par le mode de fonctionnement du NPNRU.

« La politique de la Ville aurait dû articuler la lutte contre les inégalités socio-spatiales et celle contre les inégalités raciales » - Jérémy Robine, géographe « Endroit criminogène, menaçant l’identité nationale » pour certains ; « lieu d’exclusion, symbole du racisme» pour d’autres : comment se fait-il que trente ans de politique de la Ville n’aient pas fait évoluer ce débat sur les banlieues ? A l’évidence, la politique de la Ville aurait dû davantage s’accompagner de discours portant sur la mémoire et de mesures symboliques envers les habitants des quartiers populaires, comme le droit de vote des étrangers aux élections locales. Les politiques de mobilité de l’ANRU et les actions culturelles de l’ACSé agissent sur les préjugés entourant les banlieues, mais cela demeure très insuffisant et n’empêche pas les stratégies d’évitement (résidentiel, scolaire) de se développer. La grande majorité des acteurs de la politique de la Ville a sincèrement pensé que le problème des banlieues était avant tout urbain. Et ils avaient, en partie, raison. Mais dès lors, leur objectif n’était pas de faire évoluer ces préjugés.

Penser la ville et l’urbain, les paradoxes de la géographie française 1La ville, l’urbain sont des notions qui renvoient à des lieux et à des aires, à des sociétés inscrites territorialement, à des formes spatiales, à des paysages, à des polarisations et à des distances particulières. Aussi, la ville et l’urbain constituent-ils logiquement des objets de la géographie. L’expression « géographie urbaine » utilisée par Jean Bruhnes en 1900 est ainsi antérieure à celui de « sociologie urbaine » (1930) voire de « géographie rurale » (1960). 2Dès le début du XXe, Elisée Reclus se passionne pour certaines villes comme Londres et Raoul Blanchard publie en 1911 une étude de géographie urbaine sur Grenoble. 3Après une période d’affirmation foisonnante des études urbaines durant l’entre-deux guerre, le tournant majeur est opéré dans les années 50-60. 4Pour autant, la difficulté restait encore grande de proposer une définition de la ville, « objet spatial complexe et multidimensionnel », donc scientifiquement légitime (Lussault, Lévy, 2003). 10Bibliographie

L'avenir des villes se décide-t-il avec ou sans ses habitants Le prochain numéro de la revue Résonnances, dédiée à l’éducation populaire et l’action culturelle, abordera la question de la politique de la ville. « La politique de la ville est-elle condamnée à ressembler à la politique tout court, qui exclut le peuple des décisions tout en se prétendant démocratique » ?, s’interroge l’association Arc en ciel théâtre, éditrice de la revue, qui propose à chacun d’envoyer ses réflexions et ses expériences sur ce sujet. Albert Camus suppose que, malgré la malédiction des dieux qui ont condamné Sisyphe à éternellement remonter la pente en poussant le fardeau d’un rocher qui redescend à chaque fois, il « faut imaginer Sisyphe heureux ». Est-il possible aujourd’hui d’imaginer heureux celles et ceux qui inlassablement se battent depuis près de quarante ans, pour que « les habitants » aient leur mot à dire dans l’aménagement de leurs conditions d’habitants. La faillite de la politique de la ville ? Une faillite, alors ? Le résultat ? Alors, Sisyphe ?

Politique de la Ville : Myriam El Khomri garantit aux communes un financement “sanctuarisé“ (fil-fax 17/10/14) Le financement des actions en lien avec la politique de la ville sera garanti en 2015 pour les associations, a assuré jeudi à Rouen Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, lors de la Journée interrégionale Normandie consacrée à ces questions. Elle répondait aux inquiétudes exprimées par des élus locaux qui attendent les signatures des nouveaux contrats de ville prévus pour avril 2015, alors que la géographie de la politique de la ville a été redéfinie, avec l’apparition de nouvelles zones prioritaires et la disparition d’autres. « Allez-y, foncez », leur a répondu Mme El Khomri forte de la garantie d’une « sanctuarisation » des crédits d’Etat pour son domaine d’intervention, soit un montant de 338 M€ pour trois ans (2015 – 2017). « 2015 sera une année de transition mais pas une année blanche », a-t-elle insisté.

Banlieue Le mot « banlieue » est polysémique puisqu’il recouvre trois significations qui se suivent chronologiquement : une signification juridique se rapportant aux droits et devoirs d’une partie des habitants à l’époque médiévale, une signification géographique, celle de ceinture urbanisée dépendante du centre, une signification symbolique relative à la marginalité et au discrédit qui pèsent sur ceux qu’on qualifie « d’exclus » par réduction hâtive.La première banlieue est étroitement liée à l’approche juridique de la ville au Moyen Âge. Finalement, par l’usage inconsidéré qui en est fait dans le cadre français, le mot banlieue renvoie non pas à une entité spatiale précise, mais à une notion vague susceptible de s’appliquer à tout secteur enclavé et à toute population qui s’écarterait de la norme. Le malaise des banlieues recouvrirait ainsi une approche géographique inexacte et une conception sociologique passablement floue. voir aussi « périurbain » Références

La politique de la ville a-t-elle oublié les habitants ? A l'heure du rapport Mechmache Bacqué sur la participation des habitants remis au ministre François Lamy et à l'heure de l'annonce de la refonte de la géographie prioritaire dans le cadre d'un projet de loi débattu le 27 novembre prochain, deux questions se posent : que reste-t-il de trente ans de politique de la ville ? Les habitants, censés être les premiers bénéficiaires de cet arsenal institutionnel, le sont-ils réellement ? Rapport Dubedout, rapport Bonnemaison, création du Conseil national de prévention de la délinquance, mission Banlieue 89, création du fonds social urbain. L’année 1983 signe la naissance officielle de la politique de la ville. Ixchel Delaporte Les décideurs et les habitants n’ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes besoins Par Salah Amokrane de l’association Tactikollectif, à Toulouse. Certains ont cru que la politique de la ville pourrait régler l’ensemble des problèmes des quartiers. Des quartiers populaires aux «cités à problèmes»

L'Antiquité en vidéo Faisant suite au précédent article sur les vidéos de la Préhistoire, j’ai regroupé ici des documentaires pertinents qui permettent à des élèves de CE2-CM de découvrir l’Antiquité. Les vidéos sont disponibles sur la plateforme Youtube et sont classées en cinq listes. Dans l’ordre chronologique, vous pouvez visionner des ressources qui concernent : les premières civilisations (Mésopotamie, Egypte, Grèce),les Celtes,la guerre des Gaules,les Gallo-romains, la romanisationles migrations barbares et la disparition de l’empire romain Ces ressources ont été uploadées par différents internautes. Usages Parfois, je me sers de ces films comme déclencheur : le visionnage de la vidéo permet de présenter une problématique qui nécessite ensuite une étude de documents pour y répondre. J’ai essayé de privilégier les vidéos courtes ou « »découpées » en plusieurs épisodes. Comment ? Ci dessous, vous trouverez les playlists que j’ai préparé pour l’Antiquité. Les playlists pour découvrir l’Antiquité Connexe

Après la conquête coloniale Recensé : Mary Dewhurst Lewis, Divided Rule. Sovereignty and Empire in French Tunisia, 1881-1938, Berkeley, University of California Press, 2014, 320 p. Depuis ces dernières années, l’histoire des empires coloniaux est florissante [1]. Tout en s’inscrivant dans ce courant, Divided Rule frappe par sa démarche. Suivant des « géographies de pouvoir » (p. 5), Mary D. Hiérarchie française Par la méthode qu’elle emprunte et ses conclusions, l’auteure se refuse à juger la colonisation française en termes « absolus et moraux ». L’ouvrage est construit autour de deux formes de contestation et de reformulation de cet ordre colonial : d’abord, autour des affaires qui concernent les ressortissants européens puis, autour de cas qui impliquent des sujets maghrébins et ouest-africains. « Protégés » et « sujets » Avec la conquête française de la Tunisie, ces protégés réclament plus que jamais de continuer à bénéficier de ces exemptions. Degrés d’action locale

Plan de Rome Le Plan de Rome Le Plan de Rome est une grande maquette en plâtre de près de 70 m² qui représente la Rome antique au temps de l'empereur Constantin (IVe s. apr. J.-C.). Classé à l'Inventaire des monuments historiques, il est l'œuvre de l'architecte normand Paul Bigot (1870-1942), Grand Prix de Rome en 1900 et Professeur à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Organisez une visite du Plan de Rome virtuel dans votre ville Afin de diffuser au plus grand nombre les réalisations du projet Plan de Rome, nous proposons désormais des visites interactives du Plan de Rome virtuel hors site. Photographie : © Claire Huille / Eure Infos - CIREVE® Visite interactive dans le Plan de Rome virtuel 18 | 2011 Le Japon et le fait colonial I La colonisation moderne, qui débute au milieu du xixe siècle, s'est déployée dans toute sa puissance entre le dernier tiers de ce siècle et la Première guerre mondiale sous l'impulsion des puissances ouest-européennes, de la Russie et du Japon. C'est à ce moment que le Japon constitue son empire colonial, en posant un pied dans la péninsule coréenne en 1876, avec le Traité d’« ouverture » du royaume de Chosŏn. L'archipel étend ensuite ses possessions coloniales jusqu’en 1914, en prenant l'île de Taiwan, conquise sur l'empire Qing en 1895, la péninsule coréenne (protectorat en 1905, annexée en 1910), la moitié sud de l'île de Sakhaline (1905), la péninsule du Liaodong, située au sud de la Mandchourie (1905) tout en étendant des concessions ferroviaires au sud-mandchourien, et l'archipel micronésien (1914).

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