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Les étapes de la politique de la ville en France

Les étapes de la politique de la ville en France
Dans les années 1980, une succession d'émeutes urbaines (à Lyon, Paris, Marseille, Avignon) révélaient le mal-être de certains quartiers, de certaines banlieues. Ces territoires coïncidaient souvent avec ceux des "grands ensembles" (barres, immeubles) tels qu'ils s'étaient développés au cours des années 1950 et 1960 (dans le cadre des ZUP par exemple). Il s'agissait alors de traiter une situation d'urgence. Mais ces grands ensembles se sont par la suite dégradés et ont fini par concentrer les populations en difficulté (étrangers, groupes socialement fragilisés, familles mono-parentales, etc.), en raison du départ des catégories moyennes assurant, à l'origine, une certaine mixité sociale. Ainsi se sont constitués autant de cercles vicieux de plus en plus difficiles à briser. Depuis lors, différentes politiques se sont succédé, avec des succès inégaux, certainement insuffisantes pour résoudre l'ensemble des problèmes socio-économiques rencontrés. Un zonage territorial complexe

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/territ/FranceMut/FranceMutDoc6.htm

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Rénovation urbaine : trois questions à se poser en attendant la liste des 200 quartiers prioritaires - Immobilier Pourquoi la liste des 200 quartiers qui bénéficieront d’une partie des 5 milliards d’euros de l’ANRU n’est toujours pas publiée ? L’effet de levier de 20 milliards attendu par le gouvernement sera-t-il au rendez-vous ? Des professionnels du secteur répondent au Moniteur.fr. "La France en villes", un chapitre du nouveau programme de 1ère - Le blog de A Lamotte Mise à jour : - le A.3 est enfin en ligne! - ex de production d'élève (A.4) Remarque : cette suggestion de séquence est essentiellement articulée autour de l'utilisation de sites de cartographie interactive.

Vocabulaire et notions générales Auteur(s) : Auteur(s) : Sylviane Tabarly et Marie-Christine Doceul (Dgesco - ENS de Lyon), avec des contributions des étudiants du master " Systèmes territoriaux, développement durable et aide à la décision" sous la direction d'Emmanuelle Boulineau, maître de conférence à l'ENS de Lyon, pour l’année 2012-2013 : Constance Berte, Pauline Brunschwig, Paula Dolci, Marie-Caroline Gaymard, Chloé Reiser, Jean-François Perrat Sources : - Denise PUMAIN, Thierry PAQUOT, Richard KLEINSCHMAGER, Dictionnaire de la ville et de l'urbain, Anthropos Economica, 2006 - Françoise CHOAY et Pierre MERLIN. - Dictionnaire de l'urbanisme et de l'aménagement, PUF, 3ème éd. 2010 - Jacques LEVY, Michel LUSSAULT, Dictionnaire de la géographie, de l'espace et des sociétés, Belin, 2ème éd. 2013 - le glossaire de l'Insee (définitions et méthodes) :

« La politique de la Ville aurait dû articuler la lutte contre les inégalités socio-spatiales et celle contre les inégalités raciales » - Jérémy Robine, géographe « Endroit criminogène, menaçant l’identité nationale » pour certains ; « lieu d’exclusion, symbole du racisme» pour d’autres : comment se fait-il que trente ans de politique de la Ville n’aient pas fait évoluer ce débat sur les banlieues ? A l’évidence, la politique de la Ville aurait dû davantage s’accompagner de discours portant sur la mémoire et de mesures symboliques envers les habitants des quartiers populaires, comme le droit de vote des étrangers aux élections locales. Les politiques de mobilité de l’ANRU et les actions culturelles de l’ACSé agissent sur les préjugés entourant les banlieues, mais cela demeure très insuffisant et n’empêche pas les stratégies d’évitement (résidentiel, scolaire) de se développer. La grande majorité des acteurs de la politique de la Ville a sincèrement pensé que le problème des banlieues était avant tout urbain.

Penser la ville et l’urbain, les paradoxes de la géographie française 1La ville, l’urbain sont des notions qui renvoient à des lieux et à des aires, à des sociétés inscrites territorialement, à des formes spatiales, à des paysages, à des polarisations et à des distances particulières. Aussi, la ville et l’urbain constituent-ils logiquement des objets de la géographie. L’expression « géographie urbaine » utilisée par Jean Bruhnes en 1900 est ainsi antérieure à celui de « sociologie urbaine » (1930) voire de « géographie rurale » (1960). La géographie urbaine, champ de recherche précoce en France est pourtant restée secondaire durant longtemps. Pourtant aussi, les géographes bien qu’ils soient présents dans de nombreux bureaux d’études et agences d’urbanisme le sont beaucoup moins dans les institutions et organismes français qui doivent travailler internationalement sur la ville comme le montrent les témoignages de Yves Dauge et Serge Allou.

La ville aux prises avec l’urbain Face à l’éparpillement du développement urbain, affronter les paradoxes de la ville aujourd’hui, plurielle mais « commune ». La « France des villes » ne s’oppose pas à la « France des champs ». Cette distinction n’a plus aucune pertinence, ni statistique, ni économique et encore moins sociétale. La France est résolument urbaine, l’Europe également, quant au vaste monde, il s’urbanise là où l’urbain ne s’est pas encore totalement déployé… Mais, s’étonnera l’habitant de La Rochelle, Perpignan, Colmar ou Menton : « Ma ville existe, je m’y promène, je peux en faire le tour, alors que me répondez-vous ?

L'avenir des villes se décide-t-il avec ou sans ses habitants Le prochain numéro de la revue Résonnances, dédiée à l’éducation populaire et l’action culturelle, abordera la question de la politique de la ville. « La politique de la ville est-elle condamnée à ressembler à la politique tout court, qui exclut le peuple des décisions tout en se prétendant démocratique » ?, s’interroge l’association Arc en ciel théâtre, éditrice de la revue, qui propose à chacun d’envoyer ses réflexions et ses expériences sur ce sujet. Albert Camus suppose que, malgré la malédiction des dieux qui ont condamné Sisyphe à éternellement remonter la pente en poussant le fardeau d’un rocher qui redescend à chaque fois, il « faut imaginer Sisyphe heureux ».

Les Hauts de Vaugrenier: un exemple atypique de la fermeture résidentielle en France Les 4 et 5 mai 2008, un article du Monde attire notre attention (Barelli, Sanson, 2008). Les deux envoyés spéciaux du quotidien dépeignent l’une des réalisations résidentielles françaises les plus atypiques: le Domaine des Hauts de Vaugrenier. Des gardes à l’entrée, une enceinte entièrement clôturée, une gestion privatisée de 130 hectares, des aménités dignes d’une petite municipalité, jamais le rapprochement avec la gated community à l’américaine n’aura été aussi tentant. Alors que nous sommes généralement plutôt prudents (Billard, Chevalier, Madoré, 2005) vis-à-vis du transfert médiatique du modèle de l’entre-soi et du ghetto résidentiel états-unien en France, le cas des hauts de Vaugrenier nous interpelle. Au-delà de l’article du Monde, c’est notre visite dans ce domaine en mars 2008, dans le cadre d’une étude sur la sécurisation résidentielle en France (Madoré, 2008) qui a suscité ce désir de présenter ce lieu unique en France.

Banlieue Le mot « banlieue » est polysémique puisqu’il recouvre trois significations qui se suivent chronologiquement : une signification juridique se rapportant aux droits et devoirs d’une partie des habitants à l’époque médiévale, une signification géographique, celle de ceinture urbanisée dépendante du centre, une signification symbolique relative à la marginalité et au discrédit qui pèsent sur ceux qu’on qualifie « d’exclus » par réduction hâtive. La première banlieue est étroitement liée à l’approche juridique de la ville au Moyen Âge. Le mot est formé de la racine germanique bann qui se rapporte aussi bien à la proclamation publique qu’à l’exclusion, et du terme leuga (la lieue) usité dès l’époque gallo-romaine. « Ban-lieue » apparaît pour la première fois dans un texte picard daté de la fin du XII° siècle, mais son équivalent latin (Banni-leuga) a été relevé dans des archives datant de 1036 et concernant la ville d’Arras. Références

Politique de la Ville : Myriam El Khomri garantit aux communes un financement “sanctuarisé“ (fil-fax 17/10/14) Le financement des actions en lien avec la politique de la ville sera garanti en 2015 pour les associations, a assuré jeudi à Rouen Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, lors de la Journée interrégionale Normandie consacrée à ces questions. Elle répondait aux inquiétudes exprimées par des élus locaux qui attendent les signatures des nouveaux contrats de ville prévus pour avril 2015, alors que la géographie de la politique de la ville a été redéfinie, avec l’apparition de nouvelles zones prioritaires et la disparition d’autres. « Allez-y, foncez », leur a répondu Mme El Khomri forte de la garantie d’une « sanctuarisation » des crédits d’Etat pour son domaine d’intervention, soit un montant de 338 M€ pour trois ans (2015 – 2017). « 2015 sera une année de transition mais pas une année blanche », a-t-elle insisté.

Planète urbaine « Sociologie urbaine L’hypothèse de Henri Lefebvre, qui envisageait une urbanisation totale de la planète, se vérifie de plus en plus. En un siècle, le nombre de citadins au niveau planétaire a en effet été multiplié par douze. En 2009, pour la première fois de son histoire, la population mondiale est devenue majoritairement urbaine : plus de 3,4 milliards d’individus résident désormais dans une ville, soit plus de 50 % de la population mondiale. Chaque année, ces urbains sont rejoints par 60 millions d’autres, si bien qu’en 2030, ils seront environ 5 milliards. Nous entrons dans le « temps des villes » ou plutôt dans ce que H.

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