
Métropolisation - HYPERGEO Accueil > Français > Spatialité des sociétés > Index complémentaire > Métropolisation samedi 11 mai 2019, par B. E. La « métropolisation » est une notion construite par l’extension du terme « métropole » (étymologiquement : la ville mère) qui sert à désigner des processus de transformation, à la fois fonctionnels et morphologiques, démographiques et réticulaires des systèmes de villes. Aboutissant à un accroissement de la captation de la croissance par le niveau supérieur de la hiérarchie urbaine, ces processus s’articulent autour de l’impact différencié sur les entités urbaines des connexions de multiples réseaux, qu’ils soient matériels ou immatériels. La métropolisation peut se mesurer et s’apprécier à l’aide de toute une série de critères structurels, fonctionnels, ou encore dynamiques qui permettent d’établir hiérarchies, classifications, typologies. Le problème de l’universalité des formes prises par la métropolisation doit être également posé. Bernard Elissalde Bibliographie Alonso.
Comment Amazon a mangé la ville de Seattle - Les Inrocks : magazine et actualité culturelle en continu Dans la cité émeraude, Amazon invente son avenir et le futur de nos villes. Comme l’antichambre d’un empire commercial, Seattle nous donne un aperçu du monde selon Jeff Bezos : des technologies vertes aux inégalités urbaines. C’est le genre d’histoire qui galvanise les jeunes start-uppers. Amazon débute dans le garage de Jeff Bezos en 1994. "À quel point Amazon peut grandir et rester à Seattle ? Le chômage diminue, les loyers explosent Ennemi juré des librairies et commerces indépendants, Amazon a paradoxalement participé à la redynamisation du centre-ville. “C’est une tendance qu’on voit à l’échelle mondiale, y compris en Afrique. Avec un schéma classique d’embourgeoisement, le chômage a diminué à Seattle et les salaires ont augmenté. Seattle, laboratoire à ciel ouvert Avec un art tout américain du storytelling, les dirigeants d’Amazon dénient tout sectarisme et romancent leur attachement à la ville et sa communauté. First plant in the ground at #TheSpheres, 39,999 to go.
Vidéo. Le défi des villes chinoises, par le Professeur C. Chancel. Géographie urbaine Si la ville a une tradition particulière en Chine, la transformation récente d’un pays de ruraux en une nation de citadins remet en cause les relations ville-campagne, à une échelle XXL qui se retrouve dans les problèmes et les risques que cela représente, jusqu’au point de rupture ? La Chine est un empire qui est aussi un vieux pays rural, mais dont une de ses composantes essentielles ont été ses capitale historiques : Luoyang, Keifeng, Chang’an, devenue Xi’an, Hangzhou, « la plus belle ville du monde » selon Marco Polo et où s’est tenu le G20 de 2016, Nankin et Pékin… Justement, cette « Capitale du nord » comme son nom l’indique, ville du pouvoir par excellence, est le centre politique et culturel absolu de la Chine. Claude Chancel regroupe ses observations autour de trois parties : I. De l’Empire au management territorial. II. III. Cette vidéo peut facilement être diffusée en classe ou en amphi pour illustrer un cours ou un débat.
Quand les métropoles façonnent le monde - Ép. 1/4 - Le nouvel empire des villes Depuis les années 1970, les villes se développent et concentrent toujours plus de populations, d'activités et de pouvoirs au point de devenir les centres névralgiques de nos sociétés. Aujourd’hui, les villes génèrent plus de 80% du produit intérieur brut mondial et quasiment 40% pour les seules dix plus grandes régions urbaines, dans lesquelles vivent plus de la moitié de la population mondiale. Mais si l’urbanisation augmente la croissance, la productivité et qu’elle favorise l’innovation ; elle s’accompagne également de nombreux défis : en matière de logements, de transports et infrastructures en tout genre et ne sont pas sans poser problème, notamment en ce qu’elles produisent de l’inégalité et de l’exclusion. Le gouvernement chinois commence à comprendre qu’on ne peut pas forcer la mégapolisation et la métropolisation sous peine de créer des contraintes environnementales et socio-politiques majeures. Michel Lussault Une émission préparée par Maïder Gérard. Extraits sonores :
::. Virtual tours - Ruins of Detroit in 360 panoramic photography Russell Industrial Center Commercial Space in Detroit Detroit Russell Industrial Center Virtual Tour 360 virtual tour of Michigan Central Station in Detroit. The station (also known as Michigan Central Depot or MCS), built in 1913 for the Michigan Central Railroad, was used since its opening in 1913 until the cessation of Amtrak service on January 360 virtual tour of the Ruins of Detroit: The waiting room of Michigan Central Station in Detroit. 360 panoramic photography of the Fisher Body Plant 21 located on the southeast corner of Piquette and St. Packard was an American luxury automobile marque built by the Packard Motor Car Company of Detroit, Michigan, and later by the Studebaker-Packard Corporation of South Bend, Indiana. 360 panoramic photography of the Fisher Body Plant 21 located on the southeast corner of Piquette and St. The exterior of the abandoned train station Michigan Central Station in Detroit.
De la crise urbaine à la réappropriation environnementale et alimentaire du territoire – M@ppemonde « Déserts alimentaires », « environnements obésogènes », « quartiers au faible potentiel piétonnier » – autant de nouvelles manières de nommer les quartiers défavorisés aux États-Unis. Dans ces inner cities, les habitants relatent un quotidien fait d’effluves nauséabonds, d’air pollué, de rivières souillées, de terrains vagues, de squares dégradés et de commerces d’alcool en guise de supermarchés. Les problèmes traditionnels des « ghettos » se doublent ainsi d’inégalités environnementales et alimentaires. Face à ces inégalités, les habitants, via des associations locales, se mobilisent pour améliorer leur environnement quotidien et créer parcs, coulées vertes et fermes urbaines. La méthodologie utilisée a privilégié une approche ethnogéographique, à la fois compréhensive et critique, partant des valeurs qui fondent l’action et des systèmes qui contraignent les acteurs. Figure 1. Les quartiers en déclin reflètent la distribution spatiale de la valeur foncière. Figure 2. Figure 3.
Le classement des villes mondiales/globales du GaWC, version 2016 Le groupe de travail sur les villes mondiales du département de géographie de l'université de Loughborough a publié en mars 2017 la version 2016 de son glassement des villes mondiales/globales (le GaWC utilise cette double dénomination, voir notre entrée de glossaire Villes globales, villes mondiales). En voici les premières lignes (le tableau complet ici) : Le haut du classement connaît quelques réajustements par rapport à la version de 2012 : Paris passe derrière Singapour, Tokyo derrière Pékin, Sydney derrière Doubaï. Le GaWC propose également un portail de ressources pédagogique (en anglais) où on trouvera la carte de 1998 en forme d'archipel des villes mondiales, ou encore celle de 2010 qui insiste sur les interrelations entre les villes : Pour aller plus loin :
Notion à la une : shrinking city Bibliographie | citer cet article | français | Deutsch Le regard des enseignants Shrinking city ou « ville rétrécissante », est une notion complexe à laquelle les professeurs sont de plus en plus confrontés en abordant en terminale la mondialisation et le continent américain (en DNL ou non) Ce court article permet de comprendre la complexité de la notion avec des exemples concrets, européens pour la plupart. L’article permet d’actualiser les connaissances et d’améliorer la maîtrise de ce concept assez récent dans la géographie scolaire et de ne pas le cantonner au seul continent américain, ouvrant l’utilisation de la notion vers les horizons des programmes de seconde et de première. A. F. / Atelier pédagogique de l’APHG de Lyon La shrinking city fait partie de ces notions au nom trompeur, dont la traduction stricte en ville rétrécissante ne colle souvent pas à la réalité observée. La ville de Leipzig 1918-2016 : le même nombre d’habitants, un fort étalement Bibliographie de référence
Mieux accueillir les femmes dans l’espace public : le casse-tête des urbanistes et des chercheurs Des événements récents dans certains quartiers de Paris et de sa banlieue ont mis en lumière un problème étudié depuis déjà des années, non sans difficultés. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Feriel Alouti Des détritus qui jonchent le sol, des traces d’un liquide suspect qui colle à la semelle, des squares cadenassés, des terrains de basket verrouillés et une forte odeur d’urine qui s’immisce dans les narines. Saleté, pauvreté et promiscuité constituent dans ce quartier de la capitale un cocktail explosif, auquel s’ajoute une occupation des lieux très masculine, jugée par certaines femmes écrasante. Lire (en abonnés) : A Paris, des femmes dénoncent le harcèlement de rue Après l’affaire de Cologne, en Allemagne, où des femmes avaient été agressées lors de la nuit du nouvel an 2015 et celle d’un café de Sevran prétendument interdit aux femmes, l’épisode de la Chapelle a relancé le débat sur la place des femmes et leur sécurité dans l’espace public. Plus de bancs
Croquis E3C Paris métropole mondiale, pistes de différenciation avec (...) Les nouvelles épreuves du baccalauréat dites E3C (Épreuves Communes de Contrôle Continu) proposent une nouvelle approche de l’exercice du croquis de géographie en première comme en terminale. Pratiqué depuis le cycle 3, il nécessite la mise en place et la maîtrise de nombreuses capacités pour les élèves. La précédente version de l’épreuve du croquis, toujours en épreuve finale de baccalauréat pour la session 2020, était devenue obsolète du fait de la pratique d’un apprentissage par cœur peu réflexif. D’après les programmes officiels, avec cette version rénovée il s’agit de "Transposer un texte en croquis" en une heure. Même si le document écrit est explicite, les références spatiales balisées, il n’en reste pas moins que pour l’élève les opérations intellectuelles requises sont complexes. En effet, il lui faut mobiliser des compétences d’abstraction pour passer d’un document rédigé à un croquis légendé et éventuellement problématisé.
Un classement des villes globales : le Global power city index 2017 Le Global power city index est un indicateur d'intégration des métropoles à la mondialisation proposé par l'Institut pour des stratégies urbaines de la Mori Memorial Foundation. Parmi les membres du comité en charge de ce travail, on retrouve Saskia Sassen et trois récipiendaires du prix Vautrin Lud : Peter Hall (2001), Allen J. Scott (2003), Michael Batty (2013). Le classement repose sur 70 indicateurs répartis en 5 domaines : économie, recherche et développement, interaction culturelle, vivabilité, environnement, et accessibilité. Comme souvent dans ce type de travaux, c'est moins le résultat et le classement des villes en lui même qui sont intéressants que la méthode employée, la discussion que peut soulever cette méthode, et le discours que cela produit autour des villes mondiales : des témoignages de maires de villes concernées (Amsterdam, Vienne), sont ainsi reproduits sur la page internet du rapport. >>> Télécharger le rapport complet [pdf] Pour compléter avec Géoconfluences :
Le « New Urbanism » et la soutenabilité Kentlands (Maryland) © Cynthia Ghorra‑Gobin Dossier : Actualité des modèles urbanistiques Le New Urbanism (NU), un courant d’urbanisme made in America officiellement fondé en 1993, a déjà plus de vingt ans. Toutefois, en dépit de sa forte visibilité dans la sphère architecturale et urbanistique, le NU ne bénéficie pas, en Europe, d’une image très positive. Trois questions guident l’analyse : Le NU peut-il être considéré comme un modèle renouvelant la conception du lotissement résidentiel dont la spécificité serait qu’il minimise l’empreinte foncière ? Des principes architecturaux communs plus qu’un modèle Le New Urbanism s’inscrit dans la tradition du Garden Cities Movement du début du XXe siècle : ses fondateurs partent du principe que travailler sur la forme urbaine est susceptible d’améliorer le vivre ensemble (Talen 2008). Photo 1. © Cynthia Ghorra‑Gobin. Des principes ajustés à l’échelle du lotissement Aux trois questions de l’introduction, il est aisé de répondre par l’affirmative.
Créer une carte interactive avec Umap : New York ville mondiale (4ème) - Odyssée : Histoire Géographie EMC L’application : Umap Umap est une application de cartographie qui présente de nombreux avantages : totalement gratuite, simple d’utilisation, cartographie dans le monde entier, nombreux fonds de carte disponibles, pas besoin d’ouvrir un compte pour créer et partager une carte. Il est aussi très facile de travailler en collaboratif sur une même carte Umap. Tutoriel - Umap, croquis et carte interactive (bases sans création de compte) Le scénario pédagogique : New York, ville mondiale Une activité numérique dans le cadre du sous-thème de géographie en 4ème : "L’adaptation du territoire des États-Unis aux nouvelles conditions de la mondialisation". New York, une ville qui possède de nombreux centres de commandement, des lieux de pouvoir New York, une ville connectée aux réseaux d’échanges mondiaux New York, une ville qui rayonne dans le monde et qui attire Les compétences mises en œuvre : Échelle descriptive New York Créer une carte interactive avec Umap : New York ville mondiale (4e)
Les "shrinking cities" anglo-américaines, un laboratoire du renouveau urbain ? Deux articles récents du Monde évoquent le renouveau des shrinkring cities, ces villes touchées par le déclin démographique, économique et social. Ils sont réservés aux abonnés du quotidien mais les principaux thèmes qui y sont abordés sont repris ci-dessous. Pittsburgh a cessé de perdre des habitants, comme d'autres villes en déclin telles Glasgow. Le « shrinkage », ou rétrécissement urbain, se traduit par une perte d'habitants qui accompagne souvent la désindustrialisation d'une ville lorsque son économie était basée sur un cycle industriel en déclin. La conséquence de cette situation est la multiplication des vacants : ces friches urbaines qui entraînent certains quartiers dans un cercle vicieux : les maisons abandonnées font baisser la valeur et la demande des maisons habitées, les habitants restant ne parviennent pas à vendre et finissent eux aussi par abandonner leur maison.