background preloader

[French] Le sexe est bien une construction

[French] Le sexe est bien une construction
: en discutant nature, culture et féminisme. Pascal Picq, paléoanthropologue de son état, a fait paraître dans le Monde renvoyant dans les cordes les 80 imb... abru... députés qui "pensent" (quand on écrit "théorie du genre sexuel" et qu'on prétend que cela a pour objectif de justifier la pédophilie, c'est que l'on est soit un crétin, soit quelqu'un de très malhonnête, et j'ai trop de respect pour nos représentant pour choisir la seconde option) qu'il ne faut pas dire aux lycéens que les gênes ne déterminent pas tout le comportement sexuel de l'être humain. Pourtant - peut-être du fait d'un certain opportunisme editorial - son texte s'intitule "Le sexe n'est pas que construction". Et de fait, il y critique certaines orientations "antibiologistes" (radicales, ajoute-t-il) des sciences sociales. Pourtant, le sexe - pas seulement le genre, pas seulement la sexualité - est bien une construction sociale. Il faut juste savoir ce que cela veut dire... On le voit, le ton est sans concessions.

http://uneheuredepeine.blogspot.com/2011/09/le-sexe-est-bien-une-construction.html

Related:  TFEGender StudiesSexe, genre, sexualitésSexismemiodvla

[French] Beauvoir : On ne naît pas femme : on le devient On ne naît pas femme : on le devient[1] par Simone de Beauvoir Extrait de « Le deuxième sexe » Aux origines du genre (3): avant le genre J’ai pour l’instant parlé de la naissance du concept de genre dans les milieux psychologiques étatsuniens dans les années 1950, ainsi que de son appropriation / tranformation par des féministes dans les années 1970. J’ai insisté, dans mon 2ème billet, sur l’écart important qui existe entre les premières utilisations du genre et les utilisations qui peuvent en être faites à partir de l’appropriation féministe. Etant donné cet écart, on peut se demander pourquoi et comment les féministes en sont venues à utiliser le concept. Pour comprendre cela, il manque un élément important dans la mini-généalogie du genre que j’essaie de présenter: les théorisations qui précèdent l’invention du concept mais contribuent à rendre le genre pensable (merci @sociosauvage pour la formulation).

Les violences faites aux femmes. L’arme du Patriarcat Les violences faites aux femmes ne relèvent pas de crises individuelles, comme beaucoup aimeraient le croire, mais bien d’un système : le patriarcat. Les violences exercées sur les femmes sont multiformes : il s’agit des actes qui, par la menace, la contrainte ou la force, leur infligent, dans la vie privée ou dans la vie publique, des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques dans le but de les intimider, de les punir, de les atteindre dans leur intégrité physique et mentale. Contrairement au simple conflit, la violence est perpétrée de manière destructrice et univoque, le vainqueur étant toujours le même.

[French]Eric Fassin: «Les députés confondent genre et sexualité» 18 personnes ont été interpellées après avoir manifesté contre le verdict dans la salle d'audience. Les dirigeants des plus importantes fédérations sportives du pays ont signé mercredi 9 avril une charte contre les discriminations des personnes LGBT dans le sport. Quand Martin se rase, ça le met en joie. Et nous avec. La sénatrice, dont la nomination vient d'être annoncée, succède dans ce domaine à Dominique Bertinotti. D'autres nouvelles têtes font leur entrée au gouvernement.

Aux origines du genre (2): comment le genre devient-il féministe? Dans le premier billet de cette série, j’ai évoqué l’invention du concept dans les milieux des médecins et sexologues étatsuniens dans les années 1950-1960. Le genre est alors défini de manière purement psychologique: il s’agit pour ces médecins de séparer le sexe (biologique, naturel) du genre qui, pour le Dr Robert Stoller, équivaut à l’identité de genre: sexe (état de mâle et état de femelle) renvoie à un domaine biologique quant à ses dimensions – chromosomes, organes génitaux externes, gonades, appareils sexuels internes (par exemple, utérus, prostate), état hormonal, caractères sexuels secondaires et cerveau; genre (identité de genre) est un état psychologique – masculinité et féminité.

Le "male gaze" (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…). Selon moi, on peut aussi l’étendre à l’expérience quotidienne, celle d’un regard omniprésent, un regard qui est aussi jugement et auquel on ne peut pas échapper. Origines du concept: Laura Mulvey, « Visual pleasure and Narrative cinema »

[French] Genre, sexe, orientation sexuelle, les députés UMP confondent tout des cupcakes sur lesquels sont inscrits les mots boy (garçon) et girl (fille) (Kristin_A/Flick/CC). Quatre-vingts parlementaires, dont les fondateurs de la Droite populaire, ont demandé le 30 août 2011 au ministre de l’Education nationale le retrait de manuels scolaires accréditant l’idée que l’identité sexuelle est autant le fruit de l’environnement socioculturel que de la biologie. Cette demande fait suite à plusieurs interpellations du ministre sur cette question au mois de juillet dernier.

Aux origines du genre (1): l’invention médico-psychologique Je commence une série de billets sur les origines du genre, qui devrait (je n’ai pas encore tout écrit) se décomposer comme suit: 1- L’invention médico-psychologique 2- Comment le genre devient-il féministe? 3- Avant le genre (ou: comment le genre est-il devenu pensable?) 4- Synthèse et évolution du concept Pourquoi une telle série?

Le "Slut Shaming" Cet article est une contribution de Thomas, merci à lui. Pour contribuer à ce blog, vous pouvez envoyer une proposition d’article à l’adresse cafaitgenre[at]gmail.com. [Les réactions violentes subies par une amie proche qui aurait eu une attitude « malsaine » et « dévergondée » à l’égard des hommes (c’est-à-dire une attitude séductrice et entreprenante tout à fait banale pour un homme, mais qui ne peut être que « malsaine » et « dévergondée » pour une femme…) m’ont inspiré cet article sur la question du « slut shaming ». Cet article ne prétend ni à l’exhaustivité ni à l’objectivité : j’ai simplement essayé de faire un compte-rendu critique de quelque chose que je ne vis pas, mais qui m’a beaucoup énervé de l’extérieur.] « Slut shaming » est une expression anglaise, formée à partir de « slut » (« salope ») et « shame » (« honte »). Une traduction approximative pourrait être « stigmatisation des salopes ».

Faut-il avoir peur du grand méchant porno? L’affaire a agité la presse nationale. Cinq élèves de Montaigne, un collège parisien huppé, ont été sanctionnés mi-mai après avoir visionné des vidéos porno sur leurs smartphones dans la cour de récré et pratiqué des attouchements sur certaines de leurs camarades. Le lien de cause à effet n’a pas tardé à être établi, le porno se retrouvant une nouvelle fois pointé du doigt. Ainsi, dans un sujet daté du 15 mai, BFM-TV n’hésite pas à parler de “génération Youporn”, avant de donner la parole à une prof de biologie qui se désole de “la banalisation de tout ça”. En rendant l’accès au porno plus simple, Internet – et le développement de vidéos X en streaming gratuit – a eu pour effet de le banaliser, mais, aussi, paradoxalement, de le rendre d’autant plus dangereux aux yeux de certains.

Aux origines du genre (4): rendre justice à la complexité du genre Si je devais résumer les éléments abordés dans cette série en les replaçant dans l’ordre chronologique, ça donnerait quelque chose comme ça: Même si le concept ne date que des années 1950, certains travaux et réflexions ont permis, avant cette époque, de poser les bases de ce qui deviendra le concept de genre dans le discours féministe. Je me suis concentrée dans le 3ème billet de la série, « Avant le genre », sur deux figures: Margaret Mead, anthropologue étatsunienne, et Simone de Beauvoir, philosophe française. Toutes des salopes, ou le mythe du mec trop gentil Je vais vous raconter une histoire que vous connaissez déjà. Comme vous la connaissez déjà, pour la rendre un peu plus intéressante, et aussi parce que j’ai faim, les protagoniste auront des noms de fruits. Il était une fois un garçon qui s’appelait Poire. Poire fréquentait des filles. On lui avait appris qu’il fallait être gentil avec les filles, et Poire était de toutes façons quelqu’un de gentil.

Related: