background preloader

La traite à la « côte d'Angole »

La traite à la « côte d'Angole »
Contexte historique A la fin du XVIIIe siècle, de nombreux négriers européens vont pratiquer la traite de Noirs sur la « côte d’Angole » qui désigne alors non seulement l’actuelle Angola, au Sud du fleuve Zaïre, mais surtout au Nord, les royaumes du Congo : le Loango, le Kacongo et le Ngoyo ou Gabinde, particulièrement productifs. Les captifs, que les Européens appellent Congos, viennent de la périphérie de ces royaumes, sur une aire d’environ 300 km et arrivent aussi, par le fleuve, de régions plus lointaines du centre et du sud de l’Afrique. Les archives de ce trafic se recoupent avec des récits de voyages, parfois illustrés. Capitaine négrier à la » côte d’Angole », en 1786-1787, Louis Ohier de Grandpré mène ensuite une vie aventureuse sous la Révolution, tour à tour armateur et marchand, agent secret, officier, ingénieur et écrivain féru de botanique. Analyse des images Un courtier africain Le registre de traite de La Manette Le quibanga La cargaison de La Manette « Noir au bois mayombé » Related:  Les traites négrières et l'esclavagela traite transatlantique

Les routes de l'esclavage à travers le Sahara en 1791 Contexte historique La connaissance de l’Afrique A la veille de la Révolution, le tracé des côtes d’Afrique est établi avec précision, notamment dans les zones où se pratique le plus important des commerces, la traite des Noirs, en direction des Antilles et des côtes des Amériques. La région du Niger et du Sénégal où des royaumes moins étendus remplacent les anciens empires est mieux cartographiée, grâce aux données plus précises rapportées par des voyageurs audacieux. La traversée du Sahara qui apparaissait infranchissable aux Européens est encouragée par l’African Association de Londres. Plusieurs récits de voyageurs et des cartes plus précises témoignent du désir de pénétrer à l’intérieur du continent, à la fin des années 1780, même si leur publication n’est effective qu’après la Révolution. Ces nouvelles avancées dans la découverte du Sahara n’ont pas échappé à l’homme des Lumières qu’est Jean Benjamin de Laborde (1734-1794). Analyse des images La carte « M. Interprétation

Un « Mozambique », esclave à l'Ile de France Contexte historique L’esclavage à l’Ile de France (Maurice) Les Français s’installent au XVIIIe siècle, dans l’ancienne colonie hollandaise de Maurice et baptisent Ile-de-France cette escale qui facilite et protège la route de leurs bateaux vers l'Inde. Analyse de l'image Des esclaves de diverses ethnies Cette estampe a été gravée d’après un dessin de Nicolas Martin Petit (1777-1804), l’un des artistes embarqués par le capitaine Baudin pour l’expédition aux terres australes partie de France en 1800. Nicolas Petit fait escale deux fois à l’Ile-de-France avec l’expédition Baudin : en 1801, à l’aller, et plus longuement en 1803, au retour. Petit lui fait prendre une pose classique, appuyé sur un tronçon de pierre, dans le style à l’Antique qu’il a pratiqué dans l’atelier de David. Les scarifications, largement pratiquées par les sociétés primitives, forment des boursouflures obtenues en introduisant des morceaux de bois sous la peau. Interprétation La perte de l’identité

« Noirs de pelle », esclaves en Guyane Contexte historique Les canaux, artères de communication en Guyane En Guyane, le travail des esclaves est largement mobilisé pour la création d’unités de production agricole, les habitations, vastes espaces de plusieurs centaines d’hectares gagnés sur la forêt par le défrichage, ainsi que pour l’aménagement du territoire. Analyse des images Les « Noirs de pelle » En plein labeur, les esclaves sont ici vêtus d'un simple pagne. Les esclaves sont bien moins nombreux en Guyane que dans les îles françaises des Antilles ou dans les colonies hollandaises et anglaises voisines. La maison du maître, maison créole traditionnelle en charpente avec debord de toiture et galerie en façade, conserve un caractère très rustique en Guyane. Les grandes constructions de bois plus sommaires, à l'arrière-plan, abritent probablement les équipements industriels (sucrerie, moulins, entrepôts…). L'habitation Savane Jappé au quartier de Montsinery. Le plan figure l'organisation générale d'une exploitation agricole.

La traite négrière rochelaise au XVIIIe siècle | Les Expositions Virtuelles de Fort Boyard Plus nombreux sur un navire négrier que sur les navires marchands, l’équipage dont les marins sont plus là par défaut que par choix, n’est pas toujours de qualité. Dans son journal, Claude-Vincent Polony avoue à son capitaine qu’à bord de La Reine de Podor, certains marins lui causent bien du souci : « soyez sans inquiétude à l’égard de nos captifs. Je le regrette, nos Blancs me donnent plus de peine à contenir ». La promiscuité - les plus gros négriers comptaient plus de 100 marins -, les risques, la durée du voyage, le climat, l’eau croupie et la mauvaise nourriture sont le lot quotidien d’un équipage qui n’hésite pas à déserter aux rares escales ou à l’arrivée aux Antilles. Mis à part quelques officiers, ces hommes ont souvent laissé peu de traces dans les archives.

Les Européens sur les côtes d'Afrique à la fin du XVIIIe siècle Contexte historique La traite des Noirs initiée par les Portugais et les Espagnols, est développée par les Hollandais et les Anglais, au XVIIe siècle, et par les Français, surtout au XVIIIe. Mais la suprématie de l’Angleterre qui effectue alors 50% de la traite et celle de la France qui se situe entre 20 et 25% sont contestées par les Portugais, les Espagnols et les Danois, à partir de 1760. Trois siècles après le début de la traite, tous les pays d’Europe sont donc présents sur la côte occidentale de l’Afrique. Les Européens ne pénètrent pas dans l’intérieur du continent car leur demande est économique beaucoup plus que politique. C’est à cette époque, précisément entre 1776 et 1800, que l’importance économique de la traite et la croissance de certaines îles antillaises font atteindre des sommets à ce commerce, avec une moyenne de 80 045 captifs transportés chaque année. Analyse des images Etablissements des Européens sur les côtes d’Afrique Les forts Les comptoirs Les bateaux

Sénat Junior - L'esclavage Un esclave est une personne qui n’est pas libre car elle appartient, comme un objet, à une autre personne. Elle doit lui obéir en toutes circonstances et travailler pour elle sans être payée. Apparu dans l’antiquité, l’esclavage est largement répandu dans la Grèce antique ou au sein de l’Empire Romain. On estime par exemple qu’au IVeme siècle avant Jésus-Christ à Athènes, le nombre d'esclaves s'élevait à 250 000, soit près d’un habitant sur deux. L’esclavage a aussi été largement présent dans le monde arabe ou encore en Chine. À partir du XVIe siècle, avec le développement des colonies, les Européens mettent en place un véritable système organisé de réduction en esclavage de population entière. Un certain nombre de pays européens, parmi lesquels la France, échangeaient des produits manufacturés (toiles, armes...) contre des hommes et des femmes en Afrique, pour aller les revendre comme esclaves aux Antilles et aux Amériques.

Les esclaves et la danse Contexte historique Une main d’œuvre servile peuple en nombre considérable les Antilles et les Amériques proches de celles-ci. Les propriétaires des plantations de canne à sucre ou de coton, avant l’invention de la photographie, font faire des peintures-souvenirs : portraits de la famille, petites scènes de genre, tableaux dont un des principaux objectifs est de rendre visible l’heureux aboutissement d’une ambition de prospérité harmonieuse dans la plantation. Certains maîtres tolèrent à leurs esclaves un repos le dimanche ; il arrive alors parfois que l’esclave et sa famille ne soient pas nourris par leur maître, ce dimanche devant être consacré à la culture vivrière d’un lopin de terre concédé autour de la case. Cette peinture non signée est attribuée à Augustin Brunias(1730-1796), peintre italien mort à la Dominique après avoir passé trente ans aux Antilles. Analyse des images Brunias observe. Interprétation Le tableau prend alors une signification plus profonde. Auteur : Yves BERGERET

Animated interactive of the history of the Atlantic slave trade. Source: slavevoyages.org For the full interactive version, use a larger device. Interactive by Andrew Kahn. Background image by Tim Jones. Usually, when we say “American slavery” or the “American slave trade,” we mean the American colonies or, later, the United States. This interactive, designed and built by Slate’s Andrew Kahn, gives you a sense of the scale of the trans-Atlantic slave trade across time, as well as the flow of transport and eventual destinations. History of American Slavery, Ep 2: The Atlantic slave trade during its heyday and the remarkable life of Olaudah Equiano. There are a few trends worth noting. In the 1700s, however, Spanish transport diminishes and is replaced (and exceeded) by British, French, Dutch, and—by the end of the century—American activity. In the final decades of the trans-Atlantic slave trade, Portugal reclaims its status as the leading slavers, sending 1.3 million people to the Western Hemisphere, and mostly to Brazil.

Liverpool museums - International Slavery Museum highlights Find out more about some of the highlights from the International Slavery Museum's collections and displays by following the links below. Galleries and displays The International Slavery Museum has three main galleries on the following themes: Life in West Africa | Exploring the story and culture of Africa and its peoples, who are central to the story of transatlantic slavery. Enslavement and the Middle Passage | Revealing some of the brutality and trauma suffered by enslaved Africans on the voyage across the Atlantic; then the oppression of their lives on plantations in the Americas. Legacy | The continuing fight for freedom and equality; the contemporary impact of transatlantic slavery, such as racism and discrimination; and the achievements of the African Diaspora. Exhibitions In addition to the three permanent galleries, the museum also hosts a changing programme of temporary exhibitions and displays | . Other major features The history of the slave trade Enslaved Africans: our truth

Et la France devint une puissance négrière | lhistoire.fr Au XVIe siècle, la France avait essayé de participer activement aux débuts de l'expansion maritime et coloniale européenne en direction des Amériques : en 1534, Jacques Cartier atteignait Terre-Neuve ; de 1556 à 1559, une colonie éphé-mère occupait la baie de Rio de Janeiro au Brésil - la fameuse « France antarctique »1 ; en 1608, Champlain découvrait Québec. Mais les premières colonies durables ont été fondées aux Antilles*2, à partir de 1626, soit près d'un siècle après le départ de Jacques Cartier de Saint-Malo. De nombreuses raisons ont été avancées afin d'expliquer ce « retard » français comparativement aux entreprises des Ibériques, pionniers en matière d'expansion coloniale, ou encore de l'Angleterre et des Provinces-Unies au XVIIe siècle. En réalité, plus que d'un retard, il faudrait parler d'un décrochage étant donné les tentatives rappelées plus haut et amorcées dès le XVIe siècle. Mais il y a eu aussi, tout simplement, un certain désintérêt.

navire négrier Accueil | Esclavage | Pédagogie | liens | Académie de La Réunion | Bulletin de la régionale Le voyage d'un navire négrier bordelais au Mozambique Cet extrait du journal de bord de J. La cargaison consistait en diverses marchandises pour la traite comme vin, eau-de-vie-, liqueur, fer en barre, fusils de traite, de munition et de chasse, poudre de guerre, toiles, draperies, soieries, galons d'or et d'argent et autres articles, le tout des fabriques de France avec des piastres d'Espagne pour la valeur du montant de la moitié de la cargaison. Ce navire, expédié des bureaux des classes de l'amirauté de Bordeaux, le 8 janvier 1787, leva l'ancre et démarra de devant ladite ville pour descendre la rivière jusqu'au bec d'Ambès pour finir d'y prendre le reste de son chargement (...) Le trajet de Mozambique au cap de Bonne Espérance fut heureus et assez beau. Le 21, je fis étancher une voie d'eau [...]. Le 21 avril, j'eus connaissance de la terre de Saint Domingue. Le 25, j'ouvris la vente.

esclavage à Bourbon Accueil | Calendrier | Esclavage | Pédagogie | Répertoire des liens | Académie de La Réunion | Bulletin de la régionale L'esclavage à Bourbon Famille esclave à Bourbon: gravure de Moreau le Jeune, 1772. La période de l'esclavage a profondément marqué l'histoire de La Réunion, comme celle des autres anciennes colonies françaises d'outre mer. vente d'esclaves à Zanzibar Au 19ème siècle, au cycle du café succède celui de la canne à sucre, tout autant demandeuse de main d'oeuvre: dès avant 1848, date de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, plusieurs propriétaires recrutent des "engagés", en provenance des colonies britanniques indiennes. Nous regroupons ci-dessous un certain nombre de liens vers des textes patrimoniaux relevant de cette période et vers des travaux issus de recherches menées localement; il va de soi que ces liens sont très incomplets et ne demandent qu'à être étendus! 1. Mûlatresse à Bourbon 2. 3. 4. JAUZE, Albert, Esclaves, Esclavage, Société,.

Related: