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L'atelier de couture

L'atelier de couture
Contexte historique C’est sous le règne de l’impératrice Eugénie que naît le concept de haute couture, avec un nouveau protagoniste : le grand couturier. Jusqu’alors, les couturiers étaient des personnes de condition modeste – des femmes, en général –, qui se déplaçaient pour aller travailler chez leurs clients. Une innovation importante apparaît avec l’apparition des hommes dans l’industrie de la mode. Bien que d’origine anglaise, Charles Frédéric Worth devient en dix ans le grand initiateur des modes parisiennes et transforme entièrement l’image du couturier. Les couturières indépendantes ont pourtant encore de beaux jours devant elles et deviennent innombrables. Analyse des images Les deux œuvres mettent en scène deux célèbres ateliers de la Belle Époque, dirigés par les couturiers Paquin et Drecoll. Beaucoup de peintres impressionnistes fuient Paris et sa turbulence pour la campagne. Interprétation Related:  Ouvriers et ouvrières à la Belle EpoqueTravail des femmes

L'ouvrière au début du XXe siècle Contexte historique Peindre l’ouvrière au début du XXe siècle: du militantisme à l’académisme ? En 1905, la population ouvrière est estimée à plus de quatre millions de personnes, dont près d’un tiers de femmes. Les travailleuses en tout genre marquent l’époque et constituent un sujet de préoccupation majeur. Le monde ouvrier est souvent relativement familier aux artistes qui s’attachent à le dépeindre à partir du milieu du XIXe siècle. « Engagés », ils montrent la misère ou les difficultés liées au travail à des fins sociales et politiques. Mais à la fin du XIXe siècle le thème du travail et des travailleurs, longtemps jugé indigne, finit par s’imposer au-delà des artistes « engagés » pour devenir plus académique. Analyse des images L’ouvrière est une femme Avec Le Lever de l’ouvrière, Robert-Fleury choisit une scène intime qu’il travaille dans le sens d’un certain érotisme. Interprétation Erotismes Les deux images suggèrent de manière différente l’érotisme associé à l’ouvrière.

Femmes au travail Contexte historique Dès qu’il arrive à Paris, en 1881, Steinlen, Vaudois de naissance, se rapproche des milieux ouvriers anarchistes dont il accepte d’illustrer régulièrement les revues et journaux (La Voix du Peuple, Le Chat noir, Le Chambard socialiste, La Feuille,L’Assiette au beurre…). Il s’intéresse donc tout naturellement au monde du travail et spécialement au labeur des femmes, objet de débats acharnés, en France, durant la seconde moitié du XIXe siècle. Analyse des images La Rentrée des ouvrières est l’œuvre d’un dessinateur-illustrateur talentueux plus que d’un peintre habitué aux paysages. Interprétation Steinlen a débuté comme créateur de tissus, d’abord à Mulhouse – ville devenue allemande – où il entre en 1879 comme créateur de motifs chez Schonaupt, fabricant de cretonne imprimée et d’indienne, ensuite il trouve un emploi analogue à Paris chez l’industriel Demange.

Le travail ouvrier au travers des cartes postales Contexte historique Les cartes postales, un nouvel outil au service de la valorisation des activités et métiers traditionnels Au début du XXe siècle, la diffusion et la vente de cartes postales connaissent un grand essor. Liées au développement du tourisme et de la publicité, elles renvoient des images « typiques » et positives des différentes régions et activités de France. Les deux cartes postales « Parfumerie Bruno Court, Grasse » et « Roquefort (Aveyron) – Piqueuses et Brosseuses » ont manifestement été conçues dans un souci de valorisation des terroirs et de leurs spécificités, parmi lesquelles les activités et métiers traditionnels, que l’on pense alors en « crise ». Ces cartes postales furent diffusées à des milliers d’exemplaires, à l’initiative des pouvoirs locaux mais aussi, à des degrés divers, des sociétés concernées. Analyse des images Femmes et hommes au travail Interprétation L'image de la tradition Auteur : Alexandre SUMPF

Le travail des femmes au XIXe siècle Contexte historique Si le thème du travail dans la peinture est courant en Hollande, et ce depuis le XVIIe siècle, ce n’est pas le cas en France, où l’on a longtemps jugé ce sujet indigne. Boucher et Fragonard ont, certes, peint des lavandières au XVIIIe siècle, mais ce n’était là qu’un prétexte pour montrer des scènes galantes et des paysages oniriques. Millet est un des premiers, au milieu du XIXe siècle, à décrire sans détour des scènes de labeur, en l’occurrence celles de paysans ; il ouvrait ainsi la voie à l’exploration d’un thème dans lequel s’inscrivent ces quatre toiles conjuguées au féminin. Analyse des images Au-delà de ce premier point, force est de constater que le traitement varie d’une œuvre à l’autre. Chez Daumier comme chez Delachaux, il se dégage des personnages une impression de noblesse. Au contraire, La Blanchisseuse suggère clairement la difficulté de la tâche accomplie jour après jour. Chez Degas, l’approche du sujet est différente. Interprétation

Femmes à l'usine Contexte historique Dans le second XIXe siècle, avec la généralisation des machines qui exécutent elles-mêmes les travaux de force, le travail féminin s'impose dans les manufactures. Les femmes sont d’abord massivement employées dans les grandes fabriques textiles de Lyon, Lille et Mulhouse... où elles perçoivent un salaire souvent inférieur de moitié à celui des hommes. Comme les congés de maternité n'existent pas, elles besognent jusqu'au dernier moment et reprennent leur tâche le plus rapidement possible après l’accouchement. Au départ, cette main d’œuvre est déconsidérée. Analyse des images En 1916, à l'invitation du propriétaire, Lazare Lévy, Édouard Vuillard se rend à Lyon pour peindre, en deux tableaux, l’effort d’armement des Français. Interprétation

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