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Les dynamiques spatiales de la gentrification à Paris

Les dynamiques spatiales de la gentrification à Paris
1La notion de gentrification présente l’intérêt de mettre l’accent à la fois sur la dynamique des divisions sociales de l’espace et sur la complexité de leur agencement, entre changement social et changement urbain. Elle désigne une forme particulière d’embourgeoisement des quartiers populaires qui passe par la transformation de l’habitat, voire de l’espace public et des commerces. Analysée dès les années 1970 en Angleterre et en Amérique du Nord, cette notion a donné lieu à une abondante littérature internationale et commence à être étudiée en France (Bidou-Zachariasen, 2003 ; Fijalkow et Préteceille, 2006 ; Authier et Bidou-Zachariasen, 2008). Processus de conquête des quartiers populaires par les classes moyennes et supérieures, la gentrification peut être vue comme l’adaptation de l’espace urbain ancien à l’état actuel des rapports sociaux. 3Le cas de la capitale française est beaucoup moins connu. Figure 1. Les données statistiques utilisées Figure 2. Figure 3. Figure 4. Figure 5. Related:  urbanisme / architecturegéo urbaine

Urbanisme à la française Télérama Télérama Echangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Non : le résultat de choix politiques et économiques. Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un prototype, une ZAC, « zone d'aménagement concerté » : les hangars y poussent un par un. C'est à ce moment-là que ça s'est compliqué pour les parents de Jean-Marc. Ça s'est passé près de chez Jean-Marc, à Brest, mais aussi près de chez nous, près de chez vous, à Marseille, Toulouse, Lyon, Metz ou Lille, puis aux abords des villes moyennes, et désormais des plus petites. Avec un formidable coup d'accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Rien à comprendre, vraiment ? L'empire du hangar L'homme le plus riche de France ? Le rêve pavillonnaire

Laurent Cailly • Existe-t-il un mode d’habiter spécifiquement périurbain ?  L’exemple de l’aire urbaine d’une ville française (Tours). Laurent Cailly Lorsqu’on parcourt les recherches menées dans les sciences sociales sur les modes d’habiter1, un thème apparaît particulièrement sous-exploité, celui des effets de « contexte ». Paradoxalement, alors que les géographes sont prompts à évoquer, pour expliquer la différenciation des modes d’habiter, le poids des déterminismes sociaux, la place occupée dans le cycle de vie, le genre ou les logiques individuelles, ils interrogent assez peu l’impact du contexte spatial de résidence sur les pratiques spatiales des individus, objet davantage étudié par les sociologues (Authier, 2001)2. Dans une société urbanisée de part en part, selon une intensité variable, les géotypes d’urbanité (Lévy 1994, Lussault 2003) fournissent une nomenclature a priori pertinente pour appréhender ces contextes spatiaux. À première vue, les habitants des zones denses et des périphéries, ont des modes de vie contrastés, voire antinomiques.

Le combat urbain des bobos de banlieue Toulouse envoyée spéciale C'est sans doute un symptôme. Peut-être celui d'une crise de croissance dans une agglomération qui grandit trop vite. Les opposants qui rejettent le «projet d'implantation du méga-centre commercial des Portes de Gascogne» ne se battent pas contre un bâtiment qui menacerait de leur boucher la vue. Ceux que l'on entend, ce sont d'autres habitants, membres du collectif citoyen «Non aux Portes de Gascogne». Blocage. Mais ce qui est sûr, c'est que les clients ne traverseront pas Tournefeuille. Confusion. De ce fond, Progreso Marin témoigne en effet. «A l'américaine», le mot qui résume. Côté contenu, Nicolas Monnier, le directeur du développement, recense une longue liste de cadeaux à la population, où l'on trouve une crèche, une grande salle associative, un théâtre de plein air donnant sur un bassin et un lac, une serre géante utilisable pour de grands banquets... Inaudible. Plaisance-du-Touch a 17 000 habitants, greffés en quelques années sur un ancien village.

Géographie urbaine critique, néolibéralisme, gentrification et droit à la ville 5 mai 2012 J’ai déjà évoqué ici l’excellente Revue des Livres, qui succède à la Revue internationale des livres et des idées, animés par l’équipe qui publie par ailleurs les Editions Amsterdam, spécialisées dans la traduction de travaux de sciences sociales et de pensée critique venant du monde anglophone, dont notamment un texte de David Harvey. C’est en partie sur cette même thématique qu’est bâtie la RdL. Elle s’intéresse régulièrement à des travaux de géographie ou d’urban studies, ainsi qu’à l’écologie. La gentrification à Paris : une carte de synthèse - (c) Cybergéo / Anne Clerval A signaler dans le numéro de mai-juin 2012 justement : un long entretien avec Anne Clerval, géographe à l’université de Paris Est-Marne la Vallée, sur le thème de la gentrification. Elle revient ensuite sur l’exemple parisien, en analysant le rôle de gentrifieurs et les politiques ambiguës, mais en fin de compte adjuvantes de ce mouvement, menées par la municipalité parisienne. Imprimer ce billet

Jacques Lévy: "Nos communes sont des fossiles" Votre livre, Réinventer la France (1), est sous-titré "Trente cartes pour une nouvelle géographie". Vous y dénoncez notamment les représentations traditionnelles de la France... Oui, car elles sous-estiment un phénomène majeur : la France, ce vieux pays d'agriculteurs, est devenue presque totalement urbaine! Vous exagérez : les campagnes regagnent même de la population... Tout dépend de ce que vous entendez par "campagne". Cette société agraire a, chez nous, définitivement disparu. A des degrés divers, tout de même, non? Bien sûr. Comment l'expliquez-vous? Le rapport à l'autre n'est pas le même. Et quel est le rapport avec les cartes traditionnelles? Nos bonnes vieilles cartes de France ne rendent pas compte de l'urbanisation du pays, car elles représentent les kilomètres et non les populations. Prenez Arles, la plus grande commune métropolitaine par la superficie. C'est pourquoi je conçois des cartes où chaque petite tache de couleur est proportionnelle à la population. Oui. Pourquoi? Oui.

Comment la France est devenue moche - Le monde bouge Echangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Non : le résultat de choix politiques et économiques. Historique illustré de ces métastases pé­riurbaines. Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Et pour rejoindre Brest, à quelques kilomètres au sud, une bonne route départementale goudronnée. Un hypermarché Leclerc s'installe au bout de la nouvelle voie express qui se cons­truit par tronçons entre Brest et Rennes. C'est à ce moment-là que ça s'est compliqué pour les parents de Jean-Marc. Les fermes voisines deviennent gîte rural ou centre équestre. Ça s'est passé près de chez Jean-Marc, à Brest, mais aussi près de chez nous, près de chez vous, à Marseille, Toulouse, Lyon, Metz ou Lille, puis aux abords des villes moyennes, et désormais des plus petites. L’empire du hangar Le rêve pavillonnaire

Pour les 5e : BedZED, un exemple d'écoquartier. Le quartier de BedZED (Beddington Zero Energy Developpement) est un îlot urbain de 1,7 hectare, situé dans le quartier de Sutton, dans le sud-ouest de Londres, à une vingtaine de kilomètres du centre. A la fin du XXe siècle, il comprend une centaine de logements, des terrains vagues et des friches industrielles. Entre 2000 et 2002, un projet de développement durable urbain, inspiré des objectifs de l'Agenda 21, est mis en œuvre. Il est porté par les élus du burrow, le cabinet d'architecture Bill Dunster et l'ONG caritative Fondation Peabody. Il est centré sur les trois grands objectifs du Développement durable. Le web et la télévision donnent une vision très (trop) optimiste de cette expérience : -Cabinet Bill Dunster, architecte du projet BedZED (diaporama intéressant). -Novethic. D'après Yvette Veyret et Jacqueline Jalta, Développements durables, Paris, Autrement, 2010. Vocabulaire : Développement : capacité d'une société à satisfaire les besoins de sa population (santé, habitat,ect).

Official Website of the Community of Celebration| Located next to Walt Disney World | Celebration, FL Travail-Emploi - Dynamiques métropolitaines du Scot de Lille : une approche démographique du potentiel d'emploi Juin 2012 Pilotage partenarial : Yves Fostier, Pierre La Rosa (LMCU). Pilotage scientifique : Arnaud Degorre (Insee). Auteur : David Desrivierre (Insee), Contributeur : Annie Firlej (Insee), Relecture en chef :Nathalie Delattre (Insee) Sommaire Avertissement au lecteur Dans le cadre de l'Observatoire Partenarial de l'Économie (OPELM), l'Insee et Lille Métropole se sont engagés, aux côtés du laboratoire EQUIPPE (Économie Quantitative Intégration Politiques Publiques Économétrie) et de l'ADULM (Agence d'Urbanisme de Lille Métropole), dans la réalisation d'une contribution au volet économique du prochain Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) de l'arrondissement de Lille. En perspective des débats relatifs à l'élaboration de ce SCOT, la présente étude vise à apporter des éléments de cadrage, tantôt quantitatifs, tantôt qualitatifs, sur les trajectoires démographiques et économiques passées et à venir sur le territoire du SCOT de Lille à horizon 2030. Haut de page

Urbanisme, embourgeoisement et mixité sociale à Paris Les beaux quartiers [12] Voir M. Pinçon et M. Pinçon-Charlot, Dans les beaux... [12] sont de plus en plus homogènes et se caractérisent par une faible présence des classes moyennes du privé comme du public. En revanche, la distance sociale entre une classe bourgeoise à très haut niveau de revenu et une classe domestique de proximité (femmes de ménage, concierges, hommes d’entretien, personnel de surveillance, nourrices, etc.) produit une forte polarisation sociale. Dans ce cas, la cohabitation entre les deux extrémités de l’échelle sociale est organisée sur des rapports sociaux de domination qui s’inscrivent dans la domesticité, une petite partie de la population étant « au service » de l’autre. Les quartiers de la bourgeoisie intellectuelle sont tout aussi sélectifs socialement. La question de la mixité sociale urbaine ne se limite donc pas à la seule analyse de la ségrégation résidentielle.

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