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« Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science

« Monsanto papers » : la guerre du géant des pesticides contre la science
Pour sauver le glyphosate, la firme américaine a entrepris de nuire par tous les moyens à l’agence des Nations unies contre le cancer. Premier volet de notre enquête. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart et Stéphane Horel « Nous avons déjà été attaqués par le passé, nous avons déjà subi des campagnes de dénigrement, mais nous sommes cette fois la cible d’une campagne orchestrée, d’une ampleur et d’une durée inédites. » Christopher Wild a vite replié sa haute silhouette et son sourire. Les toits de Lyon se déroulent en contrebas de la tour où siège le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), derrière les épaules de son directeur. Christopher Wild a pesé chaque mot avec une gravité à la mesure de la situation. Les hostilités ont été ouvertes à une date bien précise : le 20 mars 2015. C’est aussi le Léviathan de l’industrie agrochimique. Le glyphosate, clef de voûte de Monsanto Related:  Pesticides réglementationGlyphosateBayer - Monsanto

Données sur le glyphosate : les eurodéputés écologistes saisissent la justice européenne Des députés européens écologistes ont saisi la Cour de justice de l'Union européenne pour accéder aux études sur lesquelles l'Efsa a basé son avis pour juger que l'herbicide controversé glyphosate ne présenterait pas de risque cancérogène. Quatre eurodéputés du groupe des Verts/Alliance libre européenne (ALE) ont annoncé, ce 1er juin, avoir saisi la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour obliger l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) à publier les études sur lesquelles elle s'est fondée pour conclure, en novembre 2015, que le glyphosate "n'était probablement pas cancérigène pour l'Homme". Les avis scientifiques divergent sur le rôle de la substance herbicide glyphosate dans l'apparition de cancers, alors que la Commission européenne a proposé, le 16 mai dernier, de renouveler son autorisation de mise sur le marché pour dix ans. La Convention d'Aarhus en appui Inciter les agences européennes à privilégier la transparence au secret commercial

Des courriels montrent que Monsanto s'inquiète des risques du glyphosate depuis 1999 - La Parisienne Une cour fédérale vient de rendre publics des documents montrant que la firme Monsanto s'inquiète de potentiels effets cancérogènes du désherbant depuis 1999. Les 250 pages de documents ont été déclassifiées après l’action en justice collective lancée devant une cour fédérale de San Francisco par plusieurs centaines de salariés agricoles atteints par un cancer du sang (lymphome non hodgkinien). Les plaignants attribuent leur maladie à leur exposition au glyphosate, s’appuyant sur les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la Santé. Les méthodes de Monsanto pour peser sur la recherche Les investigations ont duré deux ans et obligé la firme établie à Saint-Louis (Missouri) à mettre à disposition de la justice ses correspondances internes ainsi que ses échanges avec les autorités de régulation. leparisien.frSébastian Compagnon

Glyphosate : Monsanto ne pourra plus accéder au Parlement européen Depuis jeudi 28 septembre, les employés de l'entreprise Monsanto ne peuvent plus accéder au Parlement européen, comme le révèle le journal Le Soir. L'entreprise est depuis quelques semaines au cœur d'une polémique concernant l'herbicide Round Up, qualifié de "potentiellement cancérigène". Le produit, qui contient du glyphosate, un composé chimique dangereux, est commercialisé depuis dix ans au sein de l'Union européenne, qui doit décider prochainement de renouveler ou non cette autorisation de vente. Convoqué il y a deux semaines au Parlement Européen pour discuter de ce sujet, les employés de Monsanto ont refuser de se présenter. À la suite de cette absence délibérée, la Commission des présidents a décidé d'interdire aux employés de Monsanto d'accéder au Parlement européen. Lire la suite

Pertubateurs endocriniens et glyphosate : l'Europe ne parvient pas à prendre position Cinquième loupé pour la Commission européenne. Mardi 30 mai, elle a renoncé à présenter au vote sa définition et ses "critères d’identifications" des perturbateurs endocriniens. Ces produits chimiques capables de modifier le système hormonal sont présents partout : produits d’hygiène, meubles, électronique, alimentation... L’enjeu est pourtant de taille. "Un niveau de preuves inatteignable" Paradoxalement, ce nouvel échec de la Commission est une "bonne nouvelle", pour l’association environnementale Générations futures. Plusieurs États, dont la France qui a mené ce combat lorsque Ségolène Royal était ministre de l’Environnement, estiment que les définitions proposées par la Commission ne sont pas assez protectrices. Le ministère de la Transition écologique et des solidarités, avec à sa tête Nicolas Hulot, n’a pour l’instant pas répondu à nos questions sur la position de la France. Le glyphosate, également dans le flou Marina Fabre @fabre_marina

Glyphosate : des traces de l'herbicide trouvées dans des produits de consommation courante Le glyphosate, la molécule de base du Roundup, est toujours en sursis dans l'attente d'une nouvelle homologation européenne de 10 ans. En attendant, l'ONG anti-pesticides Générations futures a fait analyser 30 produits de consommation courante. Elle publie ses résultats jeudi 14 septembre : plus de la moitié des produits contiennent des traces de l'herbicide. C'est en partant du constat que le glyphosate était très rarement recherché dans nos aliments par les services de la répression des fraudes -car les analyses coûtent cher- que l'association a eu l'idée de vérifier par elle-même. Des membres de Générations futures sont allés faire leurs courses dans deux supermarchés, à Paris et en Picardie. Sur 30 échantillons analysés, 16 contenaient du glyphosate. Certains taux sont assez élevés : jusqu'à 2 microgrammes/kg d'aliment. Dans une précédente étude, publiée en avril dernier, Générations futures avait montré que 100% des personnes testées avaient du glyphosate dans leurs urines.

« Monsanto papers », les agences sous l’influence de la firme Pour contrer le soupçon qui entoure le glyphosate, son produit-phare classé « cancérogène probable », la firme américaine interfère auprès des organismes de réglementation. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Foucart et Stéphane Horel En quatre décennies, la version officielle n’a jamais changé : le glyphosate n’est pas cancérogène. C’est ce que concluent avec constance les expertises des plus grandes agences réglementaires, chargées d’évaluer la dangerosité d’un produit avant et après sa mise sur le marché : l’Agence de protection de l’environnement (EPA) américaine et, sur le Vieux Continent, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Il a fallu attendre mars 2015 pour qu’une autre organisation, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) des Nations unies (ONU), parvienne à la conclusion inverse. Comment expliquer cette spectaculaire divergence ? Une expertise « scientifiquement erronée »

Glyphosate et cancer : un toxicologue américain relance le débat La Commission européenne a proposé un renouvellement de l'autorisation du glyphosate pour 10 ans, après le feu vert des agences d'expertise européennes. Ces dernières auraient sous-estimé des études démontrant des cas de cancers sur des rongeurs. Dans une lettre adressée le 28 mai au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le toxicologue américain Christopher Portier dénonce l'évaluation scientifique d'études, menée par l'Agence de sécurité alimentaire européenne (Efsa) et l'Agence européenne des produits chimiques (Echa), qui sous-estimeraient le lien entre plusieurs cas de cancer et la substance herbicide glyphosate. Ces agences d'expertise "ont échoué à identifier tous les cas statistiquement significatifs d'augmentation d'incidence de cancers, dans les études de cancérogénicité chronique menées sur les rongeurs", a indiqué M. Portier dans sa lettre. Eric Andrieu et Marc Tarabella, eurodéputés Huit cas cancérigènes répertoriés M. M.

Débat : peut-on se passer du glyphosate ? - Le Parisien Un pas en avant, un pas en arrière. Le gouvernement a décidément du mal à parler d'une même voix sur le dossier ultrasensible des pesticides. Lundi matin, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, affirmait que le glyphosate, l'herbicide le plus vendu au monde, « ainsi que tous ceux qui lui ressemblent et qui menacent la santé des Français », serait interdit en France « d'ici la fin du quinquennat ». Rétropédalage en milieu de journée. Entre-temps, la FNSEA est montée au créneau. CONTRE : «Je suis passée au bio et mon vin est meilleur» Claire Laval est porte-parole de la Confédération paysanne, et viticultrice bio en Gironde. Peut-on se passer de glyphosate ? C.L. La FNSEA dit qu'il n'y a pas d'alternative. Malgré un plan de réduction des pesticides qui a coûté des centaines de millions d'euros, ce syndicat n'a jamais bougé d'un iota sur ce sujet. Vous pensez le contraire ? Les agriculteurs « traditionnels » disent qu'il n'y a pas d'impact sur la santé... É.T.

Biopiraterie La biopiraterie (ou biopiratage) est l'appropriation illégitime des ressources de la biodiversité et des connaissances traditionnelles autochtones qui peuvent y être associées. Description[modifier | modifier le code] Elle s'exprime sous la forme de dépôts de brevets, de marques sur des noms d'espèces ou de variétés typiques d'une région, ou encore par l'absence de juste retour aux États et communautés traditionnelles qui en sont les dépositaires. Elle peut être mise en œuvre par des entreprises privées ou par des centres de recherche, qui exploitent ces ressources génétiques sans autorisation préalable ou partage des avantages ou bénéfices avec l'État et les communautés indigènes ou locales qui ont initialement développé ces connaissances. Il s'agit d'un terme du langage courant, inventé par Pat Mooney de l'organisation ETC Group, et diffusé par des militants comme Vandana Shiva et des organisations de la société civile. La biopiraterie peut faire référence : Bioprospection Brevet

Reporterre sur France Inter : un million de citoyens contre le glyphosate Lundi 19 juin 2017 - Une Initiative citoyenne européenne contre le glyphosate a recueilli plus d’un million de signatures. Elle vise à obliger la Commission européenne à ne pas renouveler l’autorisation de cet herbicide classé « probablement cancérigène » par le Centre international de recherche sur le cancer. Écouter ici : La Science de l’environnement, dans « La Tête au carré », avec Reporterre, animé par Mathieu Vidard, avec Axel Villard, Hervé Kempf, et François Veillerette, de l’association Générations futures. Photo : Action de protestation contre le glyphosate en mars 2017 (Corporate Europe observatory). Reporterre, tous les lundi à 14 h 05 sur France Inter, dans l’émission « La Tête au carré », animée par Mathieu Vidard. « L’actualité de toutes les sciences dans tous les domaines de la recherche. À écouter sur France Inter, dont voici la carte des fréquences FM, selon le lieu où vous habitez. Vous avez aimé cet article ?

Pesticides : le Parlement européen vote en faveur de la disparition du glyphosate d’ici à 2022 La résolution adoptée par les eurodéputés, mardi, n’est pas contraignante. Elle vise à mettre la pression sur la Commission européenne, qui veut renouveler pour quinze ans la licence de l’herbicide. Le Parlement européen a voté, mardi 24 octobre, une résolution non contraignante demandant la disparition du glyphosate dans l’Union européenne (UE) d’ici à 2022. Le glyphosate est un herbicide non sélectif qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto et est très critiqué par les défenseurs de l’environnement. Lire aussi : Nouvelle autorisation ? Une licence en sursis Les députés européens demandent également que l’utilisation du glyphosate à des fins non professionnelles soit interdite dès le 15 décembre 2017. La résolution, votée à 355 voix pour et 204 contre (et 111 abstentions), est un simple avis et n’est pas contraignante. Les Etats membres doivent se prononcer mercredi sur cette proposition.

Effrayante cette tentative de prise de contrôle sur la science et sur la recherche scientifique ! On se croirait revenu aux temps des procès de l'inquisition ou de celui de Galilée. Sauf que la motivation, au lieu d'être religieuse, est ici de basse économie ! Les gains scandaleux de quelques-uns, aux dépens de la santé du plus grand nombre... by lanava Jun 1

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