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Autopoïèse

Autopoïèse
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'autopoïèse (du grec auto soi-même, et poièsis production, création) est la propriété d'un système de se produire lui-même, en permanence et en interaction avec son environnement, et ainsi de maintenir son organisation malgré le changement de composants (structure). Le concept d'autopoïèse est inventé par Humberto Maturana et Francisco Varela dans l'article Autopoietic Systems, présenté dans un séminaire de recherche de l'université de Santiago en 1972. Il vise notamment à définir l'être vivant, et depuis rencontre un succès théorique dans des domaines aussi divers que l'intelligence artificielle, les neurosciences, et la sociologie. Définition[modifier | modifier le code] Francisco Varela propose la définition suivante de l'autopoïèse dans son livre Autonomie et connaissance : Autopoïèse et biologie théorique[modifier | modifier le code] Autopoïèse et intelligence artificielle[modifier | modifier le code] Références[modifier | modifier le code]

Madhyamaka Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Madhyamaka (sanskrit ; chinois : Zhōng-guān 中觀, tibétain : dbu ma) ou Voie du milieu ou médiane, constitue avec le Cittamātra l'une des deux principales écoles spécifiques du bouddhisme mahāyāna. Un mādhyamikā est un tenant de cette doctrine. Origine de la voie du milieu[modifier | modifier le code] Ce concept de voie médiane fut exposé dès le premier sermon du Bouddha, comme intermédiaire entre la complaisance sensuelle et l'ascétisme. L'école est fondée en Inde au (IIe - IIIe siècle) ; son fondateur est Nāgārjuna, auteur des Stances du milieu[3]. L'école Madhyamaka professe la vacuité, Śūnyatā, de tous les phénomènes sans exception. L'enseignement Madhyamaka[modifier | modifier le code] Base, voie et fruit[modifier | modifier le code] Comme souvent dans le Bouddhisme, l'enseignement est présenté sous la forme « Base, voie et fruit »[5]. La base du Madhyamaka consiste à unir les deux vérités, conventionnelle et ultime[5]. Et il ajoute: I.

Enaction Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La notion d'énaction est une façon de concevoir l'esprit qui met l'accent sur la manière dont les organismes et esprits humains s'organisent eux-mêmes en interaction avec l'environnement. L'énaction selon Francisco Varela[modifier | modifier le code] Dans The Tree of Knowledge: The Biological Roots of Human Understanding, Francisco Varela et Humberto Maturana utilisent ce terme face « au problème de comprendre comment notre existence -- la pratique de notre vie -- est couplée à un monde environnant qui apparaît empli de régularités qui à chaque instant sont le résultat de notre histoire biologique et sociale.... trouver une voie moyenne : pour comprendre la régularité du monde vécu dont nous faisons l'expérience à chaque instant, mais sans autre point de référence que nous-mêmes qui donnerait une certitude à nos descriptions et affirmations. — Francisco Varela et Humberto Maturana, Tree of Knowledge, p. 241 (traduction personnelle)

Francisco Varela Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Varela. Francisco Javier Varela (Santiago du Chili, – Paris, ) neurobiologiste et philosophe chilien. Biographie[modifier | modifier le code] Francisco Varela est l'auteur de nombreux ouvrages en biologie théorique et sciences cognitives ayant eu une influence théorique largement au-delà de ses domaines d'études initiaux. Disciple et collaborateur de Humberto Maturana, Varela élabore avec lui une théorie de l'organisation biologique, identifiant la vie avec l'autopoïèse, c'est-à-dire pour simplifier un réseau de processus se régénérant lui-même récursivement. Varela prolonge ses réflexions sur l'autopoièse, en proposant une théorie originale de la cognition, cherchant à dépasser l'opposition du subjectivisme et objectivisme : la théorie de l'énaction ou cognition incarnée. Ses travaux ont influencé le domaine de recherche de l'intelligence artificielle et plus précisément de la vie artificielle.

Coproduction conditionnée Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La coproduction conditionnée (pratîtyasamutpada en sanskrit, prononcer « prətī:tyə səmŭtpα:də », paticcasamuppāda en pāḷi) est le concept bouddhique de conditionnalité, de dépendance, de réciprocité. D'après Christian Maës, une traduction plus correcte en français devrait être : « coproduction conditionnelle », mais le terme « coproduction conditionnée » reste majoritairement utilisé. Ce terme signifie littéralement « l'origine d'une action ». L'essentiel du concept réside dans la notion d'interdépendance. La coproduction conditionnée est un concept très étendu dans la littérature bouddhique, que ce soit au sein du canon bouddhique ou dans les écritures et commentaires des différentes écoles, comme dans le Lalitavistara, texte du bouddhisme mahâyâna décrivant la vie du Bouddha et, notamment, sa découverte de la vérité de la conditionnalité au moment de son atteinte de l'éveil. Formulations[modifier | modifier le code] Condition causale

Humberto Maturana Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Humberto Maturana est un biologiste, cybernéticien et philosophe chilien, né le 14 septembre 1928 à Santiago du Chili. Il a passé sa carrière à élaborer sa théorie au sein d'un projet de recherche biologique dans son laboratoire de Santiago (au sujet duquel il a écrit Experimental Epistemology Lab). Après des recherches en biologie de la perception, Maturana a développé la biologie de la cognition et la biologie de l'amour. Son travail s'inscrit dans le courant constructiviste, produisant des preuves expérimentales que la réalité est une construction consensuelle commune qui apparaît en fait comme existant « objectivement ». Avec son collaborateur Francisco Varela, il a proposé la théorie de l'Autopoïese dans le prolongement de Gregory Bateson, Ludwig Wittgenstein, Paul Weiss (notion d'autoproduction), etc... Humberto Maturana, Francisco J.

Mème Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour l'article concernant les phénomènes Internet, voir Mème Internet. Un mème (de l'anglais meme ; calqué sur gène, sans rapport et à ne pas confondre avec le français même) est un élément culturel reconnaissable répliqué et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus. L'Oxford English Dictionary définit le meme comme « un élément d'une culture (prise ici au sens de civilisation) pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par l'imitation »[1]. L'étude des mèmes a donné naissance à un nouveau discours : la mémétique. Définition[modifier | modifier le code] Mème et mémétique sont analogues à gène et génétique, appliqués aux éléments des cultures et non aux individus biologiques. On parle par exemple de « communication virale » (William Seward Burroughs) pour la diffusion de bouche-à-oreille d'information et de concepts. Voir aussi[modifier | modifier le code]

Nāgārjuna Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Statuette de Nāgārjuna à Kullu (Inde). Nāgārjuna est un moine, philosophe et écrivain bouddhiste indien (IIe - IIIe siècle), originaire de la région correspondant à l'Andhra Pradesh actuel. Biographie[modifier | modifier le code] Sa vie n'est pratiquement pas connue. Il fut le plus grand théoricien de la doctrine madhyamaka, la Voie du Milieu. Compte tenu de la longueur exceptionnelle que l'on prête à sa vie (plus de 600 ans), il est vraisemblable qu'il y eut plusieurs personnes portant ce nom. L'essentiel de l'œuvre de Nagarjuna consista à présenter, expliquer et démontrer l'enseignement de la Vacuité contenu dans les prajnaparamita Sutras. Influence[modifier | modifier le code] Nagarjuna est un des grands philosophes et métaphysiciens du bouddhisme Mahāyāna et le fondateur de l'école Madhyamaka. L'ouvrage le plus célèbre de Nāgārjuna est le Prajñānāma mūla madhyamaka kārikā, « Les stances-racine de la voie du milieu »[6]. « 1.

Réseau complexité "Nous sommes tous des concepteurs" par Jean-Louis Le Moigne lisant H.A Simon (1968) Ndlr : Sous ce titre que l’on tiendra peut-être pour provoquant, on s’autorise ici, en guise de présentation de l’éditorial qu’on pourra lire dans la rubrique habituelle , à reprendre non plus le premier mais le dernier paragraphe de cet éditorial, texte que pour l’essentiel nous empruntons à une conférence de H A Simon donnée en 1968 au Massachusetts Institute of Technology. « Historiquement et traditionnellement la mission des disciplines scientifiques a été d’enseigner les connaissances relatives aux phénomènes naturels ; comment sont-ils constitués et comment fonctionnent-ils ? Les ingénieurs ne sont pas les seuls concepteurs professionnels. intellectuelle par laquelle sont produits les artefacts matériels n’est pas fondamentalement différente de celle par laquelle on prescrit un remède à un malade ou par laquelle on imagine un nouveau plan de vente pour une société , voire même une politique formation sciences

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