
Manie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Il ne faut pas confondre l’état maniaque avec des traits obsessionnels (obsession du ménage et de la propreté par exemple), acception pourtant retenue dans le langage courant. Symptômes et signes[modifier | modifier le code] Un épisode maniaque est caractérisé par une modification de l’humeur, et la survenue de certains symptômes tels ceux décrits ici. Bien évidemment, tous les symptômes ne sont pas présents à la fois chez un même individu. Beaucoup d’aspects permettent de considérer la manie comme une « dépression inversée », dans le sens d’une « accélération », une intensification des pensées, des émotions (tout est plus fort, plus vif, plus intense, y compris la douleur morale ou la tristesse parfois, ce qui amène à des confusions diagnostiques). Des symptômes typiques sont par exemple : Traitements[modifier | modifier le code] Le traitement préventif est essentiel pour éviter les rechutes. Notes et références[modifier | modifier le code]
Trouble bipolaire Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La cause n'est pas clairement déterminée. Elle associe à la fois des facteurs de vulnérabilité génétique et des facteurs environnementaux[1]. La prévalence des troubles bipolaires est estimée à environ 1 à 2% de la population[1]. Terminologie et définition[modifier | modifier le code] Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur qui se définit par une variation anormale de l’humeur : alternance de périodes d’excitation et de dépression. Jusqu’en 1980, le trouble bipolaire était dénommé psychose maniaco-dépressive[1] (PMD) ou maladie maniaco-dépressive (MMD). Diagnostic[modifier | modifier le code] Signes et symptômes[modifier | modifier le code] Lorsque les fluctuations d’humeur dépassent en intensité ou en durée celles de l’humeur normale et qu’elles entraînent des altérations du fonctionnement ou une souffrance, on parle de troubles de l’humeur. Épisodes dépressifs[modifier | modifier le code] Épisodes maniaques[modifier | modifier le code]
Anhédonie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Histoire[modifier | modifier le code] Le mot est un néologisme proposé par Théodule Ribot en 1896 pour désigner l'insensibilité au plaisir. Traduit en anglais par anhedonia, ce terme a eu beaucoup de succès dans les pays anglo-saxons, aboutissant à de nombreuses recherches et publications. Signification[modifier | modifier le code] Il existe différents modèles permettant de rendre compte de l'anhédonie : psychanalytique, phénoménologique, cognitif, biologique. Cause possible[modifier | modifier le code] La consommation de cocaïne ou de MDMA peut également provoquer le symptôme d'anhédonie. Évaluation[modifier | modifier le code] L'anhédonie peut être évaluée sur le plan quantitatif grâce à des échelles psychométriques spécifiques, dont deux ont été traduites et validées en français : Bibliographie[modifier | modifier le code] Loas G. Notes et références[modifier | modifier le code] ↑ Bottéro, Alain.
Dépression psychotique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Symptômes[modifier | modifier le code] Les individus atteint de dépression psychotique souffrent d'un épisode dépressif majeur accompagné de symptômes psychotiques incluant les délires et/ou les hallucinations[1]. Les délires peuvent être classifié comme interférant avec l'humeur, aux dépens de leur nature[1]. Cause[modifier | modifier le code] Les symptômes psychotiques tiendraient à se développer chez un individu dépressif sans antécédent de psychose[1]. Traitements[modifier | modifier le code] Les patients souffrant de dépression psychotique devraient être soigné par administration d'antipsychotique et d'antidépresseur, ou par électroconvulsivothérapie (ECT)[3]. Notes et références[modifier | modifier le code] (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Psychotic depression » (voir la liste des auteurs) Liens externes[modifier | modifier le code]
Délire Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les délires surviennent habituellement dans le contexte d'une maladie mentale ou neurologique, bien qu'ils ne soient liés à aucune maladie particulière et qu'ils puissent apparaître dans le contexte de certains états pathologiques (aussi bien physiques que mentaux). Cependant, ils sont d'une importance particulière dans le diagnostic des troubles psychotiques incluant schizophrénie, paraphrénie, épisodes maniaques du trouble bipolaire et la dépression psychotique. Définition[modifier | modifier le code] Le psychiatre et philosophe Karl Jaspers a été le premier à définir trois principaux critères de délires de son ouvrage de 1913 intitulé General Psychopathology[1]. Ces critères sont : le fait d'être sûr de cette croyance tenue avec une conviction absolue ;le fait que la croyance ne puisse pas être changée par des contre arguments convaincants ou par la preuve du contraire ;la fausseté ou l'impossibilité de la croyance.
Paraphrénie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La paraphrénie est un état délirant faisant partie des psychoses chroniques non dissociatives et est une condition nettement distincte de la psychose hallucinatoire chronique et de la paranoïa de par la coexistence d'une intense activité délirante limitée à certains domaines de la vie intellectuelle, et une vie par ailleurs normale dans d'autres domaines. Ainsi, le paraphrène agit et pense comme si le délire n'avait pas envahi tous les domaines de sa vie psychique : il existe une bonne adaptation au réel. La maladie débute habituellement autour de 40 ans, parfois brutalement, mais le plus souvent insidieusement. Historiquement le terme paraphrénie était concurrent de ceux de démence précoce ou de schizophrénie, ce dernier adopté par Eugene Bleuler . Classification [ modifier ] Voir aussi l'article Délire . La paraphrénie est une entité clinique distincte dont on retrouve plusieurs variétés. Le délire paraphrénique [ modifier ]
Paranoïa Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La paranoïa n'est pas un trouble anxieux mais une psychose. Elle implique essentiellement, non pas un sentiment d'angoisse ou de peur, mais des dérèglements de la pensée (jugement faussé, erroné) dont le malade n'a que rarement conscience. Il est opportun d'en différencier la personnalité paranoïaque, qui est un caractère particulier chez certains sujets, mais sans développement d'un délire (même si une personnalité paranoïaque peut évoluer vers une authentique paranoïa). Signes et symptômes[modifier | modifier le code] Le diagnostic de troubles de la personnalité suppose, chez les personnes affectées, un ensemble de traits de personnalité fixes et rigides apparaissant généralement lors de l'adolescence, ou au début de l'âge adulte, et remarquablement stables dans le temps. Ce trouble affecte de 0,3 à 2,5 % de la population générale[1]. Types[modifier | modifier le code] Caractères communs[modifier | modifier le code]
Délire paranoïaque Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En sémiologie psychiatrique, on appelle délire paranoïaque un syndrome délirant caractéristique de la paranoïa . Malgré la proximité entre les deux termes, il faut bien le distinguer du délire paranoïde qui est caractéristique du groupe des schizophrénies et qui présente une sémiologie bien différente. Sémiologie structurale [ modifier ] Le délire paranoïaque est – généralement basé sur une intuition délirante, ne fait ensuite plus appel qu'au mécanisme interprétatif ; – centré sur un seul thème (les thèmes possibles sont : jalousie, préjudice, complot , érotomanie , etc – est dit hautement systématisé : les prémisses sont délirantes (on parle d'une intuition délirante initiale, c'est comme si quelque chose avait été révélé au patient, qu'à partir de là, il « avait compris »), mais ensuite, le délire se déploie de manière parfaitement organisée, logique, claire, cohérente, pouvant même assez souvent emporter l'adhésion des auditeurs.