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Pour combattre la post-vérité, les médias condamnés à innover

Pour combattre la post-vérité, les médias condamnés à innover
Suffit-il cependant de produire les meilleures argumentations possibles, de publier les enquêtes ou dossiers les plus étayés, d’être omniprésents dans les discussions sur les réseaux sociaux pour gagner la confiance ? C’est tout le volet de la réception des messages envoyés par les médias et de leurs effets qui s’ouvre. Une dimension que les rédactions connaissent mal, voire sont réticentes à investir. Une dimension qui suppose bien plus que des intuitions, mais un travail de recherche, d’enquête, d’analyse de terrain, demandant des moyens, des compétences, de sociologues notamment. L’un des ateliers « recherche » de l’édition 2017 des Assises du journalisme en fournissait une nouvelle illustration à propos du fact checking. Ne pouvait-on trouver meilleur argument pour valider l’approche en faveur de l’interaction avec les publics, sur les lieux même des échanges à propos des informations ? Related:  Info ou IntoxPause numérique 4

Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information Théorie selon laquelle l'émotion et la croyance comptent désormais plus que les faits Post-truth, en anglais, fut le mot de l'année 2016, selon l'Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion ou aux croyances personnelles ». Si Ralph Keyes consacrait déjà un livre au sujet en 2004 (The Post-truth Era), c'est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l'expression s'est démocratisée. L'idée ne va pas sans poser de soucis : elle peut laisser croire que la vérité était auparavant chose acquise, au moins comme valeur. 🔗 Partager cet élément :

« Post-vérité » : nouveau mot ou nouvelles réalités Depuis au moins ces trente dernières années, un lent et méthodique travail de sape est à l’œuvre pour distordre les logiques de communication, au sens de permettre aux être humains d’être en contact et en intercompréhension les uns avec les autres, et les logiques d’information, au sens de faire des détenteurs de la souveraineté populaire des citoyens éclairés. Cela se faisant à travers la professionnalisation des métiers de la communication et de l’influence, ou les tactiques d’affaiblissement des médias présentés comme des ennemis. Dès lors, on peut identifier au moins trois racines profondes à la perception d’un basculement dans une ère de post-vérité où les fake news instillent le poison du doute. [3]. Accusation forgée dans les milieux conservateurs et dans le Parti républicain après le scandale du Watergate où la presse avait contraint à se démettre un président des États-Unis (Richard Nixon). Deuxième racine de la post-vérité, la naissance de l’industrie du mensonge.

How Teens In The Balkans Are Duping Trump Supporters With Fake News Why the SaaS era of journalism will be our most exciting. The third in a series of posts. You can read the first post here. The second post here. Even though an entire generation has grown up with the internet at their fingertips, it’s important to remember that digital journalism is still in its infancy. For context, the Lumiere brothers presented the first motion picture film in 1895. Sound in cinema would take an additional five years, virtual reality headsets another 115. I began thinking about this longer time frame and the evolution of journalism five years ago when I co-wrote an article in Nieman Reports with Harvard Business School Professor, Clayton M. The article, Breaking News, was a look at how traditional journalism had been disrupted by the internet. During the first quarter century of the commercial internet, digital journalism has already gone through three eras: the portal years, the search years, and the social years. Think of this as the stories as a service era, where journalism will be paid for by readers, for readers.

Mettons les choses au clair: c’est quoi, une «fausse nouvelle»? L’inspecteur viral prédisait la semaine dernière que l’expression «fausse nouvelle» perdrait tout son sens en 2017. Finalement, ça n’aura pris que quelques jours pour que la prédiction s’avère. Lors de sa première conférence de presse en tant que président désigné américain, Donald Trump a refusé de répondre aux questions du réseau CNN, arguant que cette chaîne d’informations en continu faisait de la «fausse nouvelle». M. Trump réagissait à un reportage de CNN sur un supposé document compromettant à son endroit dont disposeraient les services de renseignements russes. Nous voyons donc que plusieurs différentes parties se sont appropriées l’expression «fausse nouvelle», et détournent son sens pour atteindre leurs propres objectifs. Mais c’est quoi, au fait, une fausse nouvelle? Il y aura sans doute plusieurs débats sur cette question. Alors voilà, concept somme toute assez simple. Il est important de ne pas traiter toute information erronée de «fausse nouvelle».

Comment reconnaître du faux contenu en ligne : Fiche pratique anti-Fake News Comment reconnaître du faux contenu en ligne : 5 questions de base, c’est le titre d’une fiche pratique conseil (4 pages, en PDF) publiée début avril 2017, un vade-mecum réalisé par HabiloMédias, centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique, qui non seulement fait le point sur le phénomène des « fake news » (fausses informations) mais propose un guide pour distinguer facilement le vrai du faux sur Internet. Nous sommes les acteurs du partage des fausses informations Depuis 2016, on entend de plus en plus parler de cet aspect de l’Internet en plein boom, en particulier sur les réseaux sociaux numériques. En effet, un quart des adultes ont déjà partagé une fausse nouvelle sur Internet et nous prêtons moins attention à valider les nouvelles et infos que nous voyons dans les flux en ligne de nos connaissances car nous leur apportons immédiatement crédit. 5 questions essentielles pour reconnaître des fausses infos Quels types de faux contenu devrais-je surveiller ?

USAGES - Recherche d'informations Et bien non, il n'y a pas qu'un moteur de recherche dans la vie de l'internaute ! Ou du moins, il ne devrait pas... la pluralité des sources passe aussi par la pluralité des modes de recherche. A la différence des annuaires, les moteurs de recherche ont pour spécificité de procéder par une logique par mot clé et non thématique. Ces applications en ligne de type robots (on parle de bots ou encore de crawlers) extrêmement puissants scannent et indexent 24h/24 tout le contenu des pages Web du monde entier afin d'être capables, lors d'une requête, de repérer les ressources (sites, vidéos, images) les plus pertinentes par rapport aux mots clés que l'on a tapés. Ces robots sont un peu les rois, voire les maîtres de l'information mondiale. Petit tour d'horizon des différents types de moteurs disponibles Les plus connus en France Google, Bing, Voila, Yahoo! Yahoo ! Moteurs / metamoteurs de recherché assurant la protection de la vie privée DuckDuckGo Ix quick Startpage Seeks Et les annuaires ?

Trends in Newsrooms 1: The Rise of Bots - World News Publishing Focus by WAN-IFRA Photo Credit: Rog01/Flickr It’s been more than a year since Quartz launched its nascent chat app that sparked interest, praise and criticism within the industry. And ever since companies like Facebook, Telegram or Kik made the technology to build chatbots available to the general public, news organisations have been experimenting with it in various forms. Most news organisations see this trend as just that: a chance to experiment with an emerging technology on established platforms. And clearly, these experiments are primarily centred around testing the waters of a more personalised experience with their users. But like with any new technology, chatbots come with the expected yin and yang. A more personalised news experience “I think one of the big advantages is the ability to personalise your news stream to your taste and to your needs,” said Andrew Haeg, CEO of GroundSource, a company that allows organisations to build chatbots. Boosting discovery of content Limitations of chatbots

Les médias dans l’ère « de la politique post-vérité » La rédactrice en chef du « Guardian » revient sur la campagne du « Brexit », où dire la vérité était devenu un handicap et les médias étaient noyés dans le bruit des réseaux sociaux. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Luc Vinogradoff « Est-ce que la vérité compte encore ? » Katharine Viner, rédactrice en chef du Guardian, a longuement pensé à cette question, et à celles qui en découlent, pendant les semaines qui ont suivi le vote sur le « Brexit », la débâcle de la classe politique britannique et le rôle qu’ont eu les médias dans la diffusion et le décryptage d’informations pendant la campagne. Le résultat est une très longue analyse qui part du constat que « si les faits étaient une devise, ils viendraient de subir une sévère dévaluation » après ce référendum, le « premier vote majeur dans l’ère de la politique post-vérité », un monde où l’idéologie l’emporte sur la réalité. Les faits et « les faits » La Vérité, avec un grand V, n’existe pas. L’attirance gravitationnelle du clic La réponse ?

Fact-checking : notre kit de survie en 5 gestes qui sauvent (partenariat avec le CFJ) | Meta-media | La révolution de l'information A jours trois du premier tour de l’élection présidentielle, Méta-Media et France Télévisions lance une batterie d’initiatives pour lutter contre la désinformation. Il n’aura fallu que quelques mois au petit monde de l’info pour adopter une novlangue désormais incontournable : pas un jour ne passe sans que l’on ne parle de fake news, de post-vérité, de hoax, de bulles de filtre, ou même de debunking… Si cette taxinomie a l’inconvénient de composer avec des contours flous, elle n’en reste pas moins révélatrice des dangers auxquels s’exposent aujourd’hui nos démocraties en ligne. En pleine année électorale, la France et l’Allemagne sont sans surprise les nouvelles cibles des propagateurs de fake news. D’autant que chez nous, l’élection présidentielle sera suivie de près par les échéances législatives... Comme c’est le cas tout au long de l’année, le service public réaffirme sa mission clé : fournir une information vérifiée. L'affiche est à télécharger au lien suivant.

Le 4e pouvoir dans l’ère de la « post-vérité », un colloque à l’UNESCO Un colloque, organisé le 23 mars à l’UNESCO, s’intéressera à l’impact des mutations qui redessinent aujourd’hui le journalisme, comme la fragmentation du public, la désinformation ou le concept de « fausses nouvelles ». Intitulée Le journalisme sous le feu des critiques : relever les défis contemporains, cette conférence réunira des représentants de médias de premier plan, des journalistes, des spécialistes en sciences sociales, des représentants des réseaux sociaux et des organisations de développement des médias. L’objectif est de dresser un état des lieux des défis que rencontrent la profession. « Le mot de l’année 2016 dans le dictionnaire d’Oxford était “post-vérité” », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Nous assistons aujourd’hui à l’émergence de questions qui touchent au cœur même du journalisme libre, indépendant et professionnel. Nous devons examiner ces tendances, débattre de ces concepts et envisager de nouvelles façons d’aller de l’avant, ensemble.

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