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Le Seum Collectif

Le Seum Collectif
[Ce texte contient des descriptions de viol. Nous avons choisi de présenter deux textes qui montrent le débat actuellement en cours, au sein du Seum des meufs, sur la question du sexe hétéro ] C’est une réalité pour les femmes que d’avoir à composer sans cesse avec le sexe forcé au cours d’une vie normale. Le sexe imposé, habituellement le coït, est un enjeu central dans la vie de chaque femme. Laquelle d’entre nous n’a jamais été confrontée au sexe forcé au cours de sa vie ? En réalité, le premier rapport hétéro c’est le début d’une longue vie de contraintes face à l’exigence de coït, mais aussi de stratégies qu’on imagine, qu’on teste, qu’on met en œuvre. « Je ne trouve pas que ma première fois ait été violente au sens physique du terme, par contre je suis sûre qu’elle a été à 100% forcée. “De ma première fois, je me rappelle surtout du malaise et de la peur. Elle doit s’y plaire Maintenant, les meufs sont poursuivies par la peur d’être des mal-baisées. Elle doit le contrôler WordPress: Related:  Baby feminism!FEMINISME

La faute à Ève Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Évidemment, il faut se bagarrer pour. Voilà. J’ai eu ça dans la tête pendant vraiment longtemps. Et puis un soir, il m’est arrivé un truc moche. Je me lance… : Un dimanche soir, à 21h52, j’ai découvert que j’étais raciste. J’étais sur Twitter, et j’ai cliqué sur une vidéo. J’ai eu l’impression d’être Ellen Ripley. Et j’ai réalisé d’un coup. J’ai avalé la pilule rouge, sans préavis. Depuis j’essaie d’apprendre. Et des fois, quand j’essaie d’expliquer un peu tout ça à des gens, je les écoute me répondre ce que j’ai dit moi-même pendant tellement d’années que je ne peux pas vraiment leur en vouloir, même si j’ai envie de leur fracasser la boîte crânienne à grands coups de pilule rouge. Voilà.

GALANTERIE MASCULINE ET "ALIENATION OBJECTIVE" DE LA FEMME : CONSIDERATIONS INTRODUCTIVES : DON ET INTERET : PRIX DES CHOSES DONNEES ET VALEURS DES GENS QUI REÇOIVENT.Les discours de genre et du féminisme consacrés, discours dans une large mesure critiques du système social de «la domination masculine » (BOURDIEU, 1998) sont aussi pour la plupart des rationalisations de légitimation de la mobilisation sociale pour «l’égalité dans la différence » (BADINTER, 1986), pour la parité des sexes en tant qu’expression de la modernité : « C'est essentiellement la question de la modernité qui [est] l’enjeu dans le débat sur le statut de la femme » (SAMANDI 1998 : 4). SEXISME : En tant qu'homme, je ne suis pas féministe, peut-être proféministe Une mode est récemment apparue dans la presse française et internationale à propos des hommes qui se disent "féministes" et dont on présente l'engagement comme "essentiel" pour les droits des femmes. Il est temps de se demander si cette nouvelle habitude qui se veut bienveillante n'est pas finalement contre-productive. Pas une semaine sans qu'un article, une campagne ne nous vante les mérites des hommes "les vrais", les gentils, ceux qui brillent dans le bon camp et affichent un "féminisme" évident. Cette pratique part de l'idée que l'égalité est "l'affaire de tous" (et même plus de toutes) et que les hommes doivent y jouer un rôle central. Comment pourrais-je croire que je mène le même combat qu'une femme? En tant qu'homme, je ne peux qu'observer que, même en dénonçant les inégalités, je reste membre d'une classe dominante qui me confère des privilèges que je ne peux pas toujours remettre en question individuellement. Etre un "homme féministe" apporte des bénéfices secondaires

De la scientificité dans le débat féministe. – Kumokun – Medium Il y a quelques jours, certains milieux féministes sur Facebook étaient en ébullition après la parution d’un nouvel article de Peggy Sastre sur Brain Magazine. Pour expliquer cette levée de bouclier, il faut rappeler qui est l’autrice et quelle est sa position sur l’échiquier idéologique (anti)-féministe. Elle est détentrice d’un doctorat de philosophie portant sur les généalogies de l’éthique et l’origine des comportements moraux telles que pensées par Nietzsche et par Darwin. Cette trame évolutionniste semble traverser de part en part son parcours intellectuel, puisqu’en tant que journaliste-autrice, elle développe le concept d’évoféminisme, qui se veut un féminisme basé sur des connaissances et des analyses évolutionnistes (au sens de Darwin), plutôt que sur des analyses sociologiques. 1) que son énoncé principal est faux : le déclin du nombre de rapports sexuels ne peut pas être imputé aux possibles tensions issues de la lutte féministe contre la culture du viol

Contre le couple Ca fait un moment que je pense à écrire mon avis sur le couple. On me demande souvent pourquoi je suis contre le couple. Ce n’est pas si simple. A la limite, il faudrait plutôt que ce soit les gens qui m’expliquent pourquoi ils sont pour, et pourquoi ils se mettent en couple. Justifier mon opposition au modèle du couple est compliqué dans la mesure où j’ai plutôt l’impression que ce serait aux autres de justifier l’existence de ce modèle, mais je suis en minorité, il me faudra donc énoncer des évidences oubliées et enfoncer quelques portes ouvertes. Par ou commencer? Le couple est une institution sociale Première chose importante, le couple est une institution sociale. Le couple, ce n’est pas entièrement personnel. Le couple est en fait l’institution sociale de base. Au sein du couple, il existe des règles, des droits et des devoirs qui n’ont pas été inventées ni décidées par ses protagonistes. Le couple est obligatoire Ne le lache surtout pas ! Le couple est une institution patriarcale

SEXISME : La chose que font toutes les femmes et que vous ignorez Le mot “autrice“ vous choque-t-il S’il vous est arrivé de pousser un cri d’horreur en entendant le mot autrice (pour auteure) et de pester contre cette sale manie qu’ont adopté les Présidents de dire, en préambule de leurs discours, «Français, Françaises», lisez ce qui suit. Pourquoi le mot queue est-il féminin et le mot vagin masculin ? C’est l’arbitraire de la langue. Au XVIIe siècle, des puristes décident de faire rentrer les mots de force dans des cases sexuées. Couramment utilisé au XVIe siècle, le mot autrice vient du latin auctor-auctrix, «matrice naturelle des doublets auteur/autrice et acteur/actrice». Tomber en quenouille Il s’avère en effet que de nombreuses règles de grammaire, de conjugaison et de masculinisation des mots datent d’une époque qui correspond à une crise dynastique : dans les années 1580, «alors que la descendance d’Henri II et de Catherine de Médicis semblait assurée, avec quatre garçons, aucun n’a eu de fils légitime et presque tous sont morts jeunes, voire très jeunes.»

“Qui ne dit mot consent” - Considérations sur le viol et le patriarcat “Qui ne dit mot consent” - Considérations sur le viol et le patriarcat L’année dernière, on a commencé un cycle de réflexion autour du genre et du patriarcat [1]. « On », des filles, des garçons, avec la volonté d’approfondir des réflexions, plutôt en mixité, en examinant au cas par cas les envies et besoins de chacun.e. Dans mon cas, ce cycle venait répondre à plusieurs besoins. D’abord, celui de régler des comptes « personnels », des blessures, des souffrances, infligées par le système patriarcal, mais aussi par l’ensemble des normes imposées par le capitalisme et la morale. Une tentative de reprendre pied dans mon corps et mon esprit mutilés par ce monde. Ensuite, il s’agissait à mes yeux d’élaborer une perspective de lutte autour d’enjeux trop souvent considérés comme secondaires. Développer des idées seul.e ne suffit pas. Personnellement, j’ai mis des années avant de pouvoir mettre le mot « viol » sur ce truc que j’ai vécu quand j’avais 12 ans. Une femme n’existe pas sans homme.

SEXISME : Comprendre la culture du viol A Steubenville, une jeune fille a été violée. Plus exactement, après qu'elle soit en plein coma éthylique, elle a été transportée de lieu en lieu par deux adolescents rigolards, violée et filmée, sous le regard d'autres personnes. Des photos et videos ont été publiées sur les réseaux sociaux dont certaines plaisantant sur ce viol. Certains ont même twitté la scène en direct avec le hashtag #rape. Viol, films et rigolade. Le 18 mars l'un a été condamné à un an de prison, l'autre à deux ans. Alors c'est quoi la rape culture ? Ce fait-divers nous montre, dans toute son horreur, ce qu'est la culture du viol, ce qu'est une société où non seulement l'on viole, mais où l'on encourage, entraîne, pousse à trouver le viol normal, inévitable, naturel et au fond drôle. Il serait simple - et c'est ce qui est en général fait - de se dire qu'on est face à des gens ivres, qui ont perdu conscience de ce qu'ils faisaient, ou des fous, ou des malades. 09:25.

Les 8 choses qu'on entend forcément lors d'un débat féministe Cet article est (très) librement adapté inspiré de l’article de Cracked : 8 Things Some A$$#ole Says in Every Debate About Sexism. J’ai féminisé/masculinisé volontairement les rôles, par pure provocation gratuite, car je suis un instrument du démon. #8 Le « Duh-DoS » La technique est simple. NON, l’égalité au niveau professionnel existe, il n’y a pas de sexisme au travail, prouve-le moi immédiatement ! Et l’interlocutrice de chercher sources, références statistiques (c’est bien pratique). Dans le monde de l’informatique, ce type d’attaque est appelé « DDoS » (Distributed Denial of Service). Bonus : Le Duh-DoS occupe alors une fausse position d’autorité. Parade : Lui rappeler que c’est à celui qui affirme que revient la charge de la preuve. #7 Le « Semantic Quo » Outre ses goûts vestimentaires plus que douteux, le Diable se cache dans les détails. Je vois que tu utilises le mot « genre » dans ta phrase. Parade : Idem que ci-dessus. #6 « Sois une sainte ou va te faire foutre » #4 L’Outré

7 raisons pour lesquelles tant d’hommes ne comprennent pas le consentement sexuel – Vous n'êtes pas ici Je vous propose aujourd’hui la traduction d’un article écrit par David Wong le 3 novembre 2016 sur Cracked.com. L’article original est ici. Il détaille des mécanismes qui incitent les hommes à ne pas prendre en compte le consentement des femmes en matière de sexualité (ce qu’on appelle la culture du viol). Je le trouve clair et bien illustré par des exemples de culture populaire très connus. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter si vous avez des remarques à faire sur le fond ou la forme (la traduction, la grammaire et l’orthographe…). Eh bien, il y a une chose que vous devez savoir : depuis ma naissance, on m’apprend que c’est exactement ce comportement que les femmes désirent. Nous continuons à enseigner cela aux garçons, tous les jours. 7 — « Imposer son désir aux femmes les fait tomber amoureuses » Donc nous sommes bien d’accord que les héros de culture pop influencent les jeunes, n’est-ce pas ? Très bien, voici la première leçon que j’ai reçue sur le consentement sexuel. Sexy.

SEXISME : Le publisexisme, vecteur de toutes les oppressions La publicité est le vecteur de l'idéologie du système capitaliste, elle porte en elle l'apologie de la société de consommation et de la culture de masse. Son but est de vendre et rien d'autre (1). Omniprésente, elle est tentaculaire, aucun lieu ne lui échappe, aucun regard ne peut l'éviter. Pour être efficace, la publicité s'appuie sur les codes sociaux normatifs existants. La publicité utilise les clichés de la féminité comme matière première, la représentation du corps féminin permet de jouer sur différents ressorts indispensables : la séduction , l'esthétique et le désir sexuel pour susciter de la frustration, créant ainsi une corrélation entre désir sexuel et pulsion d'achat. Le publisexisme (4) se définit par l'ensemble des images commerciales qui exploitent les stéréotypes sexistes (féminité et virilité) et qui présente l'hétérosexualité comme seule norme existante. Dictature de l'apparence et de la séduction Séducteurs, c'est à eux que s'offrent les femmes-publicité. 1. 2. 3. 5. 6.

Une bonne fois (pour toutes?) Les fausses allégations de viol sont rares Dans l'enquête de victimation Enquête "Cadre de vie et sécurité" 2011 réalisée conjointement par l'INSEE et l’ONDRP (Observatoire National de Délinquance et des Réponses Pénales), on mesure qu'en 2009-2010, 1% des femmes de 18 à 75 ans ont déclaré avoir été victimes de violences sexuelles soit un peu moins de 220 000 femmes. Ce taux est de 0,3% pour les hommes de 18 à 75 ans : un peu plus de 60 000 hommes seraient victimes de violences sexuelles chaque année . En 2011, d'après les statistiques centralisées par la Direction centrale de la Police Judiciaire, 4983 personnes majeures ont porté plainte pour viol en commissariat de police et de gendarmerie. On constate donc un écart extrêmement important entre le nombre de déclarations d'agressions et le nombre de plaintes enregistrées. Les viols et les agressions sexuelles sont les crimes et délits pour lesquels on porte le moins plainte en France. De nombreuses personnes croient que les femmes mentent lorsqu'elles disent avoir été violées :

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