
Arts Expositions : Néron et Messaline quittent le Bar Romain Les peintures de Gustave Surand, qui ornaient le célèbre restaurant parisien, seront vendues aux enchères lundi. Des copies prendront la relève. C'était la Belle Époque. À Paris, en 1905, au 6, rue Caumartin, le peintre Gustave Surand (1860-1937) orne les murs du Bar Romain de treize toiles évoquant la Rome antique. Le Bar Romain se situe juste à côté de l'Olympia, la salle de spectacle inaugurée en 1893, et ses vedettes franchissent vite la porte du restaurant: la danseuse américaine Loïe Fuller, Joséphine Baker, puis Jacques Tati, Fernand Raynaud, Barbara. Après deux cambriolages «Bruno Coquatrix allait chercher ses acteurs au bar, poursuit Pierre Sueur. Pierre Sueur découvre, lui, l'endroit, en 2004. Après deux tentatives de cambriolage, il préfère s'en séparer. Exposition publique jusqu'au dimanche 21 août (10h-13h et 15h-19h) et lundi 22 août (10h-11h).
La pédagogie du gibet Lecteurs et lectrices de Smollet, de Defoe, de Fielding, amateurs de l’œuvre gravé et peint de William Hogarth, de picaresque et de littérature canaille, ce classique de l’histoire sociale anglaise est pour vous ! Peter Linebaugh y évoque, dans un récit haut en couleur, la destinée tragique d’hommes et de femmes à la vie fragile, tireurs de bourse, prostituées, fieffés coquins, bandits de grand chemin, resquilleurs en tout genre. Mais on y voit surtout l’ombre d’une législation criminelle violente destinée à contenir dans la subordination le peuple londonien, l’ombre du gibet de Tyburn, véritable arme aux mains d’un capitalisme conquérant. Peter Linebaugh, Les pendus de Londres. Peter Linebaugh, historien de la société anglaise et irlandaise, historien du travail et de la colonisation, mais aussi auteur très engagé dans le combat abolitionniste, intellectuel marxiste, est moins connu en France que son alter ego Markus Rediker. À la Une du n° 59
L’enseignement de l’histoire : programmes et enjeux Ces controverses sont porteuses de conflictualités politiques. Elles soulèvent des questions qui traversent les tensions du moment, aujourd’hui largement focalisées sur la question de l’intégration, des valeurs de la république et des prétendus « malaises identitaires » dont souffre la société. Par ailleurs, elles s’accompagnent de nombreuses lamentations partisanes ou institutionnelles [1] sur la soi-disant ignorance des élèves ; L’histoire est sans doute la discipline lauréate en matière de micro-trottoirs médiatisés sur le niveau qui baisse. L’enseignement de l’histoire est donc saturé de finalités. Brève approche historique [5] des programmes et de leurs inflexions de la troisième république à nos jours Roman national : Dès le Second Empire et plus encore sous la Troisième République, on considère que l’histoire scolaire doit servir le politique. La timide ouverture aux civilisations étrangères : Les années 1960 et 1970 sont marquées par de dynamiques débats sur l’Ecole.
Etudier à Harvard gratuitement depuis chez soi, c’est possible - Enseignement / Internet Imaginez : vous êtes devant votre ordinateur, assis confortablement dans votre canapé. A l’écran, Earl Francis Cook, éminent professeur en épidémiologie à l’université d’Harvard, dispense un cours sur les méthodes quantitatives dans la recherche clinique et de santé publique. Une heure plus tard, la leçon est finie. Depuis quelques mois, les enseignements des meilleures universités du monde sont à portée de clic. Près de 3 millions d’étudiants Ce projet d’enseignements gratuits en ligne massifs (Massively open online courses, MOOC, en anglais) a été lancé aux Etats-Unis il y a un peu plus d’un an. Emportées dans le même élan, les universités de Stanford, Princeton, de Pennsylvanie et du Michigan créent ensemble leur propre plate-forme, Coursera. La formule est à peu près la même partout : des cours magistraux hebdomadaires en vidéo dispensés pendant dix semaines en moyenne, approfondis par des lectures personnelles et des travaux communs, et ponctués de devoirs et d’examens.
Livres : Rentrée littéraire : des livres d'histoire inattendus RENTRÉE LITTÉRAIRE 2011 - Jean-Christian Petitfils signe une biographie de Jésus et Jacques Le Goff s'intéresse à La Légende dorée. L'histoire de Rome, la vie du Christ et le Moyen Âge continuent d'inspirer les recherches les plus passionnées en cette rentrée 2011. On savait Xavier Darcos féru de Tacite et d'Ovide. Le voilà auteur d'un Dictionnaire amoureux de la Rome antique, qui paraît chez Plon, fin septembre. Au chapitre des livres inattendus: une biographie de Jésus de Jean-Christian Petitfils, spécialiste de Louis XIV et de Louis XVI. L'histoire n'est pas seulement tragique, elle peut aussi être lugubre, mais ce n'est pas une raison pour détourner les yeux. Liens entre théologie et politique dans l'islam De son côté, Fabrice d'Almeida, professeur à la Sorbonne, se penche, dans Ressources inhumaines, sur la vie quotidienne des gardiens des camps de concentration au cœur de l'Allemagne de Hitler. Heureusement, cette rentrée n'exclut pas la poésie.
Vie et mort des civilisations L’histoire a vu se succéder de grandes puissances qui semblent connaître un même destin : naissance, croissance et mort. Mais le destin des cultures suit une autre dynamique que celle des empires. Ce qui invite à reconsidérer l’histoire des civilisations. Qu’est ce qu’une civilisation ? Quelque part dans notre imaginaire, le mot « civilisation » évoque d’abord des mondes disparus. L’Empire romain, sa grande armée, ses empereurs, le Colisée, les arènes, les grandes voies qui sillonnent un territoire immense. À première vue, la définition d’une civilisation est donc assez claire : c’est une puissance (économique, politique et militaire) soudée par une culture commune (une écriture, une langue, un art, une religion) qui domine un grand espace à une époque donnée. Sauf qu’à y regarder de plus près, l’histoire se laisse rarement enfermer dans des schémas aussi simplistes. La notion de civilisation s’est construite en trois temps correspondant grosso modo aux trois derniers siècles.
Colloque « Apprendre l'histoire et la géographie à l'École » - Apprendre l'histoire et la géographie, inventaire critique Dominique Borne, doyen de l'Inspection générale de l'Éducation nationale Il me revient la responsabilité de dire l'état des lieux, de tenter un inventaire critique permettant de mesurer où nous en sommes depuis les dernières grandes réflexions sur l'enseignement de l'histoire et de la géographie. Il m'incombe aussi de poser quelques questions. Deux remarques en guise de préambule Vous disposez dans vos dossiers, entre autres documents qui permettent de faire le point, des seize propositions de la commission présidée en 1988-1989 par Philippe Joutard. Le premier constat est donc positif. Des horaires, des professeurs, des programmes Toujours associées, l'histoire et la géographie sont présentes à tous les niveaux de l'école, du collège et du lycée. L'horaire est inférieur au collège : 2 heures au total, une heure pour chaque discipline. Enfin, on fait bien souvent appel aux historiens-géographes pour enseigner autre chose que l'histoire et la géographie. Cf.
Ministère de la ré éducation nationale Nous sommes mal élevés… non pas que nous parlions la bouche pleine ou mettions nos doigts dans le nez ! Non ! mais nous méritons d’être rééduqués sans doute pour être plus républicains. En fait, nous, les adultes, nous sommes peut-être largement perdus pour la cause, aussi faut-il battre le fer chaud, travailler l’argile pendant qu’elle est malléable : bref, l’État, bon père parent 1, la République bonne mère parent 2 ont décidé de porter leur bienveillante sollicitude d’éducateurs sur nos enfants : nous sommes désormais doté d’un ministère de la rééducation nationale. Car vos enfants ne sont pas vos enfants, vous connaissez la formule de Gibran… La morale laïque à l’école. Aujourd’hui plus rien de tel mais Vincent Peillon espère que l’école de la République parviendra à atteindre un objectif ambitieux. La morale laïque c’est comprendre ce qui est juste, distinguer le bien du mal, c’est aussi des devoirs autant que des droits, des vertus, et surtout des valeurs (JDD). Like this: