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Livre numérique: quelle bibliothèque pour demain?

Livre numérique: quelle bibliothèque pour demain?
Pourquoi avoir choisi d'écrire un ouvrage sur ce sujet? Je suis partie d'une constatation évidente, que nous faisons tous: le basculement de l'imprimé au numérique concerne de nombreux métiers du livre. On parle de plus en plus des conséquences que cela engendre chez les lecteurs, auteurs, éditeurs mais très rarement du cas des bibliothèques et des bibliothécaires. Pourtant, ces derniers sont très actifs et s'intéressent de près au sujet. Où en est-on avec le numérique dans les bibliothèques françaises aujourd'hui? Des bibliothèques expérimentent... mais le plus souvent séparément, sans plan d'ensemble concerté. Pour le reste, nombreuses sont celles qui numérisent leurs fonds. Et à l'étranger? Les deux premières bibliothèques sans livres ont ouvert leurs portes l'été dernier aux Etats-Unis. On peut se demander s'il est pertinent d'aller dans une bibliothèque pour être comme chez soi, face à son ordinateur portable. Les dix prochaines années vont être très riches. Oui, en effet.

«La faible présence des seniors dans les bibliothèques n’est pas une fatalité» - Yves Alix, inspecteur général des bibliothèques Avez-vous été surpris par les résultats de votre enquête ? Oui. Ma première surprise a été de constater que les plus de 60 ans disparaissent rapidement des bibliothèques. Il y a trois grands paliers : autour de 55-64 ans,puis de 65-74 ans,et, enfin, 75 ans et plus. Je ne pensais pas que la baisse de fréquentation commençait si tôt. Dans un second temps, j’ai été surpris de voir que les professionnels n’avaient pas fait ce constat. Mais cette situation n’est pas une fatalité. Dans votre rapport, vous expliquez pourquoi il est nécessaire de distinguer entre personnes âgées et retraités actifs, d’une part, et entre personnes âgées et personnes handicapées, d’autre part. C’est effectivement une grande difficulté, qui peut freiner les initiatives. On pourrait, alors, formaliser les grands objectifs et les pratiques, qui seraient recensées, échangées, labellisées, et soutenues. Il permettrait aussi une meilleure identification des actions par les conseils généraux. Focus

Politiques universitaires | BU : quel bilan trois ans après le plan Pécresse ? En 2011, les BU ouvraient en moyenne 61 heures par semaine contre 52 heures avant le plan Bibliothèques de février 2010. © 06photo - Fotolia.com En janvier 2010, des étudiants de l'association « BU by Night » avaient occupé la bibliothèque universitaire (BU) de la faculté de droit de Nancy en pyjama pour en obtenir l'ouverture 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24... Un objectif certes difficilement atteignable pour de simples questions de droit du travail, mais une demande en partie entendue par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de l'époque, Valérie Pécresse. Quelques jours plus tard, le 17 février 2010, elle annonçait son plan Bibliothèques universitaires, avec « cinq engagements-phare au service de la vie étudiante », à commencer par une extension des horaires avec la labellisation « NoctamBU » pour les bibliothèques ouvrant plus de 65 heures par semaine, durée considérée comme un standard en Europe, six devant atteindre les 84 heures.

La documentation numérique de premier cycle La question des usages de la documentation numérique à l’université est un sujet qui a été traité ces dernières années sous l’angle des usages relatifs aux niveaux master, doctorat et plus globalement à des fins de recherche 1. Cet angle s’explique par l’écart de développement évident des offres documentaires proposées pour les années d’étude du niveau L (licence) d’une part et des niveaux M (master) et D (doctorat) d’autre part. L’objectif de cet article est de faire un point sur l’état du savoir concernant les usages de la documentation numérique à l’université, en focalisant le propos sur le premier cycle (licence). Il ne vise pas à proposer une analyse exhaustive de l’ensemble des résultats obtenus. Il constitue un premier jalon dans l’exploitation des données produites par l’Observatoire numérique de l’enseignement supérieur 2. L’Observatoire numérique de l’enseignement supérieur Ce travail a pris en 2012 la forme de deux études importantes, réalisées avec l’institut CSA.

2012 une année record pour les emprunts d’ebooks dans les bibliothèques Les bibliothèques américaines adaptent leurs modèles aux nouvelles technologies et prennent en marche le train du livre numérique. Un grand nombre d’entre-elles ont mis en place des systèmes permettant d’emprunter des ebooks notamment avec le concours du spécialiste en la matière, OverDrive. 2012 a été une année record pour l’emprunt d’ebooks. OverDrive a annoncé que désormais 22 000 bibliothèques et écoles utilisaient ses services. La société a enregistré 192 millions d’utilisateurs l’an passé. C’est une augmentation de 93% par rapport à 2011. 70 millions de titres numériques ont été empruntés l’an passé. 2,7 milliards de pages ont été consultées dans sa base de données. Signe de changement, il faut également noter que les connexions depuis un appareil mobile représentent maintenant 47% de l’ensemble des visites. Selon Shannon Lichty, manager du service en relation avec les partenaires, « les bibliothèques numériques ont connu un record de trafic l’an dernier ». Via : goodereader

Tab en Bib : les premiers retours en Tarn-et-Garonne Voilà maintenant 6 mois que les tablettes sont proposées en consultation dans les bibliothèques participant à l’expérimentation. Je vous propose donc de dresser un petit état des lieux concernant leur utilisation et leur consultation. Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, les usagers ne se sont pas bousculés au portes des médiathèques pour découvrir ces nouveaux supports et les ressources numériques mises à leur disposition. De façon générale, les enfants font preuve de beaucoup de curiosité et n’hésitent pas à naviguer dans les contenus, à ouvrir les différentes applications proposées dans le bouquet jeunesse. Chez les adultes, 3 grandes catégories d’usagers peuvent être identifiées : le curieux, le fidèle et le consommateur. L’usager curieux est une personne âgée, ou un adulte souvent accompagné d’un enfant, qui souhaitent découvrir la tablette et les contenus proposés. L’usager fidèle est assidu mais rare. « Le sous-marin de Scott Tab En Bib, Tarn & Dadou, phase deux »

(2012) - Quelle communication pour quelle bibliothèque ?  Longtemps perçues comme des institutions pérennes et dont l'existence n'était guère contestée , les bibliothèques, en ce début de 21 ème siècle, voient leur situation évoluer radicalement : elles sont soumises à des pressions multiples (budgétaires, économiques, politiques), des menaces inquiétantes (fermeture, réduction d'horaires, de personnel) ou simplement à la concurrence (celle de la technologie et des moteurs de recherche, ou d'autres services plus attractifs). Pour s'adapter, les bibliothécaires apportent plusieurs réponses et développent ou se réapproprient un certain nombre de concepts : on pense à la « bibliothèque 3ème lieu », aux « Ideas Stores » londoniennes qui allient un certain nombre de services aux usagers ; à des services numériques qui prennent de l'ampleur tels les services de référence virtuels ; aux catalogues de bibliothèques évoluant vers des catalogues enrichis ; à la « bibliothèque 2.0 » et à ses multiples facettes et outils promotionnels... cop. juin 2013

Les jeunes Américains, la lecture et l’usage des bibliothèques Une enquête récente (23 octobre 2012) du Pew Research Center's Internet and American Life Project révèle la part importante qu’occupent les livres, les bibliothèques et les nouvelles technologies dans la vie des Américains de 16 à 29 ans. Dans un contexte où la crainte que la “Facebook génération” ne lise plus – ou seulement des textes de 140 signes – est largement partagée, cette étude se présente comme une bonne surprise. Un résumé des résultats :– Les livres lus et l’usage des bibliothèques : les Américains de moins de 30 ans lisent plus et vont plus à la bibliothèque que leurs aînés (60 % des moins de 30 ans disent fréquenter la bibliothèque).– L’usage de l’e-book : chez les jeunes Américains, l’e-book ne remplace pas le livre ; il permet des attitudes de lecture dans d’autres contextes : l’e-book multiplie les occasions de lire. Pour en savoir plus: America’s Facebook Generation Is Reading Strong, npr, 23 octobre 2012. Pour aller plus loin :

Le marketing dans les bibliothèques ou comment se rendre visible Je suis à l’emploi de la bibliothèque du Cégep et de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis un peu moins de 4 ans et j’ai passé les 27 précédentes années au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue à titre de conseiller en communication. Le monde de la publicité et des relations publiques m’habite encore passablement. L’une de mes préoccupations présentes consiste bien évidemment à mieux faire connaître notre bibliothèque auprès des usagers. Lorsque je suis tombé par hasard sur The Visible Librarian (en bouquinant parmi les livres électroniques d’Ebsco), j’ai constaté que les efforts déployés par notre équipe s’orientent manifestement dans le bon sens et que cet ouvrage pourrait nous inspirer pour améliorer nos stratégies. Écrit en 2003 par Judith A. Bien que les médias sociaux aient pris une ampleur qu’on ne connaissait pas 10 ans auparavant, le propos du livre demeure pertinent. Vendre l’invisible : le service à la clientèle Offrir les bonnes ressources. Par : Louis Paré

Christophe Pérales (ADBU) : "Il faut replacer les bibliothèques au centre des pratiques pédagogiques" Votre association est intervenue à plusieurs reprises sur la question de l’apport du numérique à l'enseignement supérieur. Sur quoi faut-il concentrer les efforts ? Selon nous, la vraie question est celle de la rénovation pédagogique qui a été d’ailleurs très peu abordée lors des dernières Assises de l’enseignement supérieur. L’association défend ainsi le principe de la pédagogie inversée. En outre, des recherches ont montré que plus l’étudiant lit, plus il réussit. Comment comptez-vous faire évoluer la situation ? C’est un travail de conviction à mener pour changer les pratiques et les représentations. La mise en place du certificat informatique et internet (C2i) dans les parcours de licence n’a-t-il pas eu des effets positifs ? Ce certificat n’est pas satisfaisant. Les professionnels des bibliothèques ont fait un sort depuis longtemps au mythe de la génération Y et des digital natives. De même, souvent les étudiants n’ont aucune stratégie de recherche sur Internet. Effectivement.

Prospective, le couple formation-information en 2024 : quel rôle pour les bibliothèques, l’IST, la documentation ? | BibliOpen (c) Lance Miyamoto Nouvel arrivant dans la blogosphère Educpros, je vous invite pour ce premier billet à un exercice de prospective sur l’avenir du couple information-formation à l’horizon 2024. Un couple qui se heurte à au moins deux éléments d’incertitude Le premier pourrait se résumer ainsi : quel sera le visage de la création de contenus dans les prochaines décennies ? Quelles mutations du système de formation dans les années à venir ? Les pays développés ont fait le pari qu’ils se trouvent désormais à un stade de leur histoire où l’essentiel de la richesse produite résultera du capital humain mobilisable pour des activités à forte valeur ajoutée.

Ouvrons + les bibliothèques ! Bibliothèques : Ouvrir plus ou ouvrir mieux ? Avant d’ouvrir le dimanche ou le soir, les bibliothèques devraient déjà pouvoir fonctionner normalement en semaine. Les bibliothèques municipales de France et de Navarre ne sont pas au mieux : sous-effectif, organisation du travail, action culturelle, politique documentaire, conditions matérielles… c’est par ces maux que les bibliothécaires décrivent leur quotidien sans être entendus par les élus et leur administration. Une crise existentielle partagée visiblement par toute la profession quelque soit la taille ou la couleur politique de leur commune d'exercice. On ne compte plus les fermetures de petites bibliothèques ou celle contrainte de réduire leurs horaires d’ouverture faute de moyens. Une véritable vague de contestation est à l'oeuvre dans les bibliothèques à Angers, Bordeaux, Lyon, Nantes ou Rennes, sans même parler de l’état du réseau parisien. « J'y suis favorable » renchérit pour sa part la ministre de la culture, Aurélie Filipetti, « mais dans des bonnes conditions sociales.

Ouvrons mieux les bibliothèques

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