
theconversation Before Brexit and the US elections, Nature magazine columnist Colin Macilwain set out a challenge: “If Donald Trump were to trigger a crisis in Western democracy, scientists would need to look at their part in its downfall.” Now Trump has become president, the possibility of crisis is real, including the spectre of a “Twitter ban” for scientists. So what of scientific introspection? Macilwain argues that the scientific elite is inextricably linked to the centrist, free-market political establishment. We share Macilwain’s diagnosis, and note that the scientific community seems set to avoid a much-needed soul-searching about its responsibility in the twin crises of science and democracy, escaping introspection by using denial, dismissal, diversion and displacement. These tactics need to be understood in order to address the current crisis and its potential solutions. Denial and dismissal Denial goes something like this: “There is no crisis in science. Diversion and displacement
Retour sur deux mois d’intox en images autour de la présidentielle française La campagne présidentielle française, qui s’achève dimanche, a été marquée par de très nombreuses manipulations en images, parfois des photos, parfois des vidéos, visant des candidats ou tentant de diffuser de fausses informations, particulièrement sur des thématiques comme l’immigration ou la sécurité. Pourquoi ces images sont-elles des intox ? Et surtout, comment les repérer ? Depuis deux mois, les Observateurs de France 24 participent à CrossCheck, une plateforme collaborative entre une trentaine de médias français pour traiter les affirmations fausses, trompeuses ou prêtant à confusion, qui circulent en ligne. Sur Crosscheck, nous avons essentiellement apporté nos compétences en vérification des images. La campagne d’Emmanuel Macron financée par l’Arabie saoudite ? Des images venues d’Asie pour tromper le web en France Parfois, les images qui circulent sur Internet sont sorties de leur contexte. Des gendarmes en stage de "culture arabe": histoire d’une photo manipulée depuis 7 ans
Pour mieux saisir la post-vérité, relire Hannah Arendt M’interrogeant sur la « post-vérité », ou ce qu’on appelle ainsi, j’ouvris la page Wikipédia fort documentée et anormalement longue (détaillée et passionnante) pour une notion aussi récente. Sans doute la longueur des articles du net sur le net est-elle à proportion de la contemporanéité, pour ne pas dire de l’actualité bien que les deux notions aient tendance à fusionner, du concept. Un concept encore assez mal défini, et qui fut forgé en réaction à une série d’événements politiques et géopolitiques dont le mensonge de Bush Junior à propos des armes de destruction massive en Irak est le préalable, mais dont la multiplication, de la propagande du Brexit au grand déballage de « Bullshit » de Trump sont la consécration. Raison pour laquelle l’expression d’ère « post-vérité » a été élue « mot de l’année 2016 » par le dictionnaire d’Oxford, qui la définit ainsi : Ère post-vérité, ère de l’indifférence Les traces du totalitarisme Homme privé – homme public Mise en scène du « moi privé »
Fake news, la complexité de la désinformation - First Draft News FR Aujourd’hui, nous reconnaissons tous que le terme fake news, particulièrement répandu en anglais et toujours plus utilisé en français pour désigner des fausses informations, ne s’avère pas très utile. Cependant, sans qualificatif pour le remplacer, nous sommes contraints à employer cette formule en mimant des guillemets. Trouver une expression de remplacement n’est pas chose aisée, car il s’agit d’évoquer bien plus que des simples actualités. Pour comprendre le système actuel de l’information, nous devons considérer trois éléments : Les différents types de contenus créés et partagésLes motivations des personnes à l’origine de ces contenusLes modes de diffusion de ces contenus Le sujet est important. Les différents types de mésinformation et de désinformation En novembre, je m’exprimais à propos des différents types d’informations problématiques dont je constatais la diffusion dans le cadre de l’élection aux États-Unis. Quelles raisons poussent à fabriquer de telles publications ?
Pourquoi certains nient les résultats de la science DANS sa dernière chronique (payante) publiée dans Le Monde et consacrée au concept de post-vérité dans les sciences de l'environnement, mon confrère Stéphane Foucart rappelle notamment qu'on trouve, parmi les grandes figures du climatoscepticisme, de véritables scientifiques – en général non issus des sciences du climat. La question souvent posée à leur sujet est la suivante : comment se fait-il que des chercheurs rompus à la méthodologie scientifique et capables de lire les publications dans les revues spécialisées refusent d'accepter les résultats et éléments de preuve écrasants rassemblés par leurs collègues climatologues ? La question ne se cantonne pas à ces quelques réfractaires – dont certains aiment aussi à se mettre dans la posture d'un Galilée seul contre tous – mais s'étend à tous ceux que la science ne parvient pas à convaincre. Pour chacun des deux graphiques, plus on va vers la droite, plus la culture scientifique des participants au sondage est élevée. Lire aussi :
Education aux médias et à l'information 200 pages, voilà l'épaisseur du programme de formation des enseignants en éducation aux médias et à l'information, publié en 2012 par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Pourquoi éduquer aux médias et à l'information ? Avec l'avènement des nouvelles technologies de l'information et la communication - mais pas à cause d'elles seulement - nous sommes submergés par l'information. Pour l'Unesco, la problématique de l'éducation aux médias et à l'information (EMI) ne réside pas dans sa plus ou moins grande abondance. Dans cette perspective, l'EMI regroupe des connaissances essentielles sur (a) les fonctions des médias et des autres diffuseurs d’information dans les sociétés démocratiques, (b) les conditions dans lesquelles les médias d’information et les diffuseurs d’information peuvent effectivement remplir ces fonctions, et (c) la façon d’apprécier comment ces fonctions sont remplies en évaluant les contenus et les services qu’ils offrent.
Facebook's new anti-fake news strategy is not going to work – but something else might Have you seen some “tips to spot fake news” on your Facebook newsfeed recently? Over the past year, the social media company has been scrutinized for influencing the US presidential election by spreading fake news (propaganda). Obviously, the ability to spread completely made-up stories about politicians trafficking child sex slaves and imaginary terrorist attacks with impunity is bad for democracy and society. Something had to be done. Enter Facebook’s new, depressingly incompetent strategy for tackling fake news. New products The first part of the plan is to build new products to curb the spread of fake news stories. It will then send the story to independent fact checkers. This sounds pretty good, but it won’t work. If non-experts could tell the difference between real news and fake news (which is doubtful), there would be no fake news problem to begin with. Facebook is like a megaphone. The company’s algorithms largely determine both the content and order of your newsfeed.
Infographie : OTT, comprendre les nouveaux usages de l’audiovisuel Il y a un an, Netflix a fait une arrivée fracassante sur le territoire français, faisant redouter aux acteurs historiques de la télévision la concurrence de cet acteur « Over The Top » remettant en question leur position économique. En effet, jusqu’à présent, la distribution des contenus audiovisuels était l’apanage d’acteurs établis (chaînes TV, plateformes VoD, offre triple play des opérateurs télécoms) par le biais des réseaux du satellite, du câble ou de la téléphonie. Avec Internet, des opérateurs de services OTT viennent concurrencer ces acteurs traditionnels et distribuent leurs contenus directement aux utilisateurs, sans rétribuer les opérateurs réseaux.
Teaching and learning in a post-truth world In today’s post-truth environment, university educators face new challenges. Their students are surrounded by a broader spectrum of ideologies and beliefs than ever. Some are fuelled by the US alt-right movement and the growth of similar identitarian movements across Europe. With Brexit and Trump as its mascots, 2016 has ushered in what David Simas calls a whole new “permission structure” enabled by social media. This new structure enables individuals to bypass traditional authorities who once served as the standard bearers of acceptable political discourse, including spiritual leaders, political party elders and influential journalists. The US elections demonstrated a turning point, in terms of emboldening behind-the-scenes supporters of totalitarian thinking. Conservative writer David Horowitz, for example, has made a living out of this role inversion principle, targeting “dangerous professors” or “progressive racism” in his books. New tools Building respect for others Learn from history
Les moutons enragés - Les moutons en ont marre, ils s'informent!