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Décodex : comment reconnaître une théorie complotiste ?

Décodex : comment reconnaître une théorie complotiste ?
Voici nos conseils pour faire la distinction entre le doute légitime et le conspirationnisme. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs Il existe plusieurs définitions de ce qu’est une théorie conspirationniste (on dit aussi « complotiste »). D’une manière générale, l’expression désigne les thèses qui affirment qu’un groupe plus ou moins occulte manipule le monde ou au moins certains grands événements (élections, attentats…) dans le plus grand secret. Selon les cas, il peut s’agir des « reptiliens » (des reptiles humanoïdes), des Illuminati, des francs-maçons, ou toute autre organisation à l’influence supposément importante – mais toujours cachée. On constate souvent que les théories conspirationnistes circulent abondamment sur les réseaux sociaux, particulièrement après des événements comme les attentats de Paris en novembre 2015. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/23/decodex-comment-reconnaitre-une-theorie-complotiste_5067727_4355770.html

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Conspirationnisme : la paille et la poutre, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 24 août 2012) Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pardon : c’est une bénédiction. C’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. Les th. du complot bien implantées... Ce phénomène est d’autant plus marqué chez les jeunes, révèle une étude de l’IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch. S’ils sont eux-mêmes à prendre avec précaution, compte tenu des marges d’erreur inhérentes à tout sondage, les résultats de l’étude sur le complotisme publiés dimanche 7 janvier par la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, font froid dans le dos. Cette enquête de l’IFOP, réalisée en ligne les 19 et 20 décembre auprès de 1 252 personnes, montre une forte prégnance des théories du complot au sein de la population française en général, et des plus jeunes en particulier.

Médiaeducation : aborder les complots Les théories complotistes qui se sont répandues immédiatement après les attentats de l'année 2015 ont provoqué la prise de conscience de leur prégnance dans la société. Des scénarios pédagogiques existent pour en parler avec les jeunes, dans lesquels les journalistes tiennent une place. Depuis la diffusion de quelques scénarios peu soucieux des faits après les attentats terroristes, des médias nombreux se sont penchés sur le succès des thèses complotistes. Puis les pouvoirs publics se sont émus de leur influence. La communauté éducative n’a pas attendu ces cris d’alerte pour s’inquiéter du phénomène. Elle élaborait déjà quelques propositions pédagogiques. Pourquoi il faut arrêter de parler de « fake news » Le terme s’est répandu depuis quelques mois dans le vocabulaire des médias et le débat public. Mais il recouvre des réalités très différentes, et a déjà été récupéré. « La France fait la chasse aux fake news avant l’élection présidentielle » ; « Les médias et Facebook montent au front contre les fake news » ; « Présidentielle et fake news : les autorités veulent rencontrer Facebook, Google »… Il n’est pas besoin de chercher très loin pour voir le terme de « fake news » mis à toutes les sauces. Mais paradoxalement, tout le monde n’en a pas la même définition, ce qui pose un problème important pour une tendance supposée majeure de ces derniers mois. Un anglicisme trompeur La notion de « fake news » pose d’abord un problème de traduction : à strictement parler, le terme anglais ne désigne pas un article faux, au sens d’inexact, mais plutôt un faux article, une publication qui se fait passer pour un article de presse sans en être un.

Comment des internautes créent l’intox autour des images de migrants Face à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants en Europe, des internautes, le plus souvent sympathisants de groupuscules d’extrême-droite, n’hésitent pas à relayer de fausses informations sur les réseaux sociaux. Objectif : convaincre par tous les moyens qu’il ne faut pas accueillir ces nouveaux arrivants. Tour d’horizon avec huit intox décryptées. Opposés à ces politiques, des sites ultraconservateurs, ouvertement anti-immigration, comme Fdesouche, Dreuz.info, ou encore les Observateurs.ch. en profitent pour s’adonner à des tentatives de désinformation, utilisant au maximum les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations ou donner leur version de certaines actualités. Voici quelques exemples des méthodes utilisées ces derniers jours.

Informations, le grand complot - Actu et société - Enquêtes et reportages Enquête sur les théories du complot et les fake news qui foisonnent à l’ère des réseaux sociaux. Ce documentaire montre combien ces fausses informations sont faciles à produire et à assimiler. Un marché de dupes qui rappelle, plus que jamais, la nécessité d’aiguiser notre esprit critique.

Les 10 plus grandes théories du complot... 1. Les attentats du 11 septembre 2001 Bien qu’Al Qaïda se soit vanté à plusieurs reprises d’avoir préparé ces attentats, et en dépit des enquêtes et des images, certaines rumeurs continuent d’enfler à propos de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center, selon elles parce que Bush voulait en tirer une excuse pour attaquer des pays du Moyen Orient. Le « Mouvement de la Vérité du 11/9 » (the 9/11 Truth Movement), affirme avoir des preuves attestant que l’avion n’a pas frappé le Pentagone comme cela avait été déclaré, et que le World Trade Center ne pouvait pas s’être effondré uniquement à cause des impacts des deux avions, et des incendies alimentés par la combustion du carburant des avions. Enfin, de nombreux témoins, y compris des pompiers, des policiers et des personnes qui se trouvaient dans les tours au moment des impacts, prétendent avoir entendu des explosions qu’ils localisent en dessous du point d’impact (y compris dans les sous-sols) avant les crashs des avions.

"Madame, c'est abusé, Charlie" Lyon -- Il y a deux ans, au moment de l'attentat contre Charlie Hebdo, si je m'étais retrouvée face à quelqu'un qui n'"était pas Charlie", je l'aurais mal vécu. Très mal. Depuis, j'en ai croisé tellement des jeunes qui ne sont "pas Charlie", dans mes ateliers d'éducation aux médias, que j'ai dû m'y faire. Et surtout tenter de comprendre comment nous en sommes arrivés là. Postulat de départ : quand on va dans une classe pour parler de la presse et qu'on est journaliste, il faut rapidement sortir de sa zone de confort.

Les théories du complot ébranlent-elles l'école ? Mensonges officiels, Illuminati et autre complot juif mondial : les thèses conspirationnistes se répandent aujourd'hui dans l'esprit des élèves français qui en viennent à mettre en doute, voire à refuser l'enseignement de leurs professeurs... À l'occasion des Rendez-vous de l'histoire de Blois, qui se mêlent en particulier de sciences cette année, Rue des écoles enquête sur la présence d'un imaginaire et d'un "savoir" complotiste dans les salles de classe, sur ses sources et les moyens de le combattre, tout en gardant toute sa place à la joie de l'illumination... - Cécile Dunouhaud, professeure agrégée d'histoire, enseignante au lycée Marguerite Yourcenar (Morangis). Retrouvez son intervention du samedi 7 octobre aux Rendez-vous de l'histoire : De la confiance à la défiance : les sciences face à la théorie du complot - Emmanuelle Perez-Tisserant, maîtresse de conférences à l'Université Toulouse Jean Jaurès et spécialiste de l'histoire contemporaine de l'Amérique du Nord.

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