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L’entre-soi social confirmé par le big data

L’entre-soi social confirmé par le big data
La classe dominante ne se mélange pas. Le fait, connu des sociologues, est désormais démontré par l’analyse de données issues de cartes de crédit et de téléphonie. LE MONDE | • Mis à jour le | Par David Larousserie L’existence d’un club des ­riches, possédant la plupart des richesses et pratiquant l’entre-soi, n’est pas un fantasme. Si ce fait n’est pas nouveau pour les sociologues, la manière dont il vient d’être (re) démontré par des informaticiens est assez vertigineuse. Un groupe de chercheurs français (Inria, ENS Lyon, CNRS) et ­argentins de l’université de Buenos Aires et de l’entreprise GranData Labs a eu accès, légalement, à des données rares et sensibles en provenance du Mexique : des millions d’informations de téléphones portables ainsi que des relevés de cartes de crédit. Données analysées Plus précisément, les chercheurs ont analysé deux fichiers.

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2017/01/23/l-entre-soi-social-confirme-par-les-big-data_5067814_1650684.html

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Quelles inégalités devant le vote ? S’il est bien un domaine, après tous ceux évoqués auparavant dans cette émission (inégalités économiques, sociales, inégalités devant le réchauffement climatique...), s'il y a bien un domaine, donc, où l’on peine à identifier des inégalités criantes, c’est bien le vote : après tout, en France, il est universel à partir de 18 ans. Il n’y aurait donc pas vraiment de sujet… Fin de ce billet politique ? Quand même pas. D'abord, tous les cinq ans, les débats sur le vote à 16 ans ou sur le droit de vote des étrangers refont surface. Ils introduisent une première nuance. Mais d’autres phénomènes auxquels on ne pense pas spontanément constituent autant d'inégalités.

Usbek & Rica Moins médiatisés que le DarkWeb, de nombreux services et plateformes ambitionnent de créer des Internet parallèles, contribuant à rendre le web plus sécurisé, plus confidentiel et moins hiérarchisé. Le tout en s'appuyant sur la logique peer-to-peer et les crypto-monnaies. Focus sur IPFS, ZeroNet, Blockstack et SAFE Network, quatre acteurs particulièrement prometteurs en la matière. « Il faut re-décentraliser le web ». La relance... des inégalités Anthony Atkinson a ensuite étendu son approche à la mesure de la pauvreté Et « à la nature essentiellement multidimensionnelle du bien-être individuel, à la dynamique du revenu et en particulier la transmission intergénérationnelle de l’inégalité ». François Bourguignon insiste sur ses travaux concernant la théorie de la redistribution : « Sur le plan de la politique économique, Atkinson est celui qui a diffusé la microsimulation comme instrument d’analyse des politiques de redistribution, c’est-à-dire la simulation de réformes sur la diversité des situations réelles d’individus ou de familles plutôt que des cas type. » Une approche qu’il a utilisée « pour simuler l’instauration d’un revenu universel ou comparer les effets des politiques de redistribution entre pays européens ». Dans Libération, un collectif en appelle à renforcer les moyens de lutter contre l’évasion fiscale C’est ce que montre Sylvie Laurent dans son livre sur les inégalités raciales : La couleur du marché (Seuil).

Qu´en est-il de l'égalité face aux pratiques culturelles ? On dispose de peu d’éléments généraux puisque la prochaine grand e étude décennale du ministère sera lancée en 2017 et ses résultats seront dévoilés en 2018. Mais plusieurs études ciblées ont été menées ces dernières années et donnent quelques indicateurs ; la lecture est un bon exemple : le rapport à la lecture a semble-t-il généralement baissé, mais l’écart entre les classes populaires et les populations diplômées s’est encore creusé, avec une majorité d’individus qui ont au sein des classes populaires perdu tout contact avec le livre. Mais l’on doit sans doute repenser les termes de cette question de l’égalité face à la culture et prendre en compte la diversification extraordinaire du rapport à la culture qui a démarré dans les années 1980 et s’est prodigieusement accentué à l’ère du numérique, où tous les individus consomment des produits culturels, sans pour autant se rapprocher de la culture telle qu’elle est conçue et défendue par l’Etat. Intervenants

Civic Techs - 1 - Quand le numérique renouvelle la démocratie On aurait tort de croire que ces civic techs, particulièrement visibles en France à quelques mois de l’élection présidentielle de 2017, sont un phénomène récent. « Depuis environ deux ans, le mot à la mode est ‘civic tech’ mais beaucoup d’organisations labellisées ainsi comme mySociety, OKFN ou Regards Citoyens existaient bien avant. Ce n’est pas nouveau d’essayer d’utiliser le numérique pour améliorer la participation démocratique, même si l’on observe aujourd’hui une explosion des initiatives », souligne Benjamin Ooghe-Tabanou, l’un des administrateurs du collectif Regards Citoyens. Trois différences importantes distinguent les deux vagues de ce mouvement : une très grande partie de la population est maintenant connectée à Internet, les réseaux sociaux existent et beaucoup de ces projets ont une dimension entrepreneuriale.

Cartographie des inégalités françaises (2ème partie) L’augmentation de la proportion de bacheliers et la massification de l’accès à l’enseignement supérieur cachent des disparités fortes. La démocratisation de l’enseignement supérieur n’est pas allée avec « la démocratisation des conditions de la réussite » comme l’écrit Monique Canto-Sperber. Les jeunes accèdent à l’enseignement supérieur mais parmi eux, moins nombreux sont ceux qui terminent leurs études et obtiennent un diplôme capable d’assurer leur entrée dans la vie professionnelle. Les inégalités n’ont pas disparu, elles se sont seulement déplacées.

Taxer les robots? Voyons d’abord ce que disent les données Une curieuse coalition semble se former autour de la taxation des robots. Benoît Hamon l’a évoquée récemment. Interviewé par Quartz, Bill Gates avance qu'une telle taxe pourrait contribuer au financement d’emplois d’intérêt général comme s’occuper des personnes âgées, par exemple, ou du soutien scolaire. Le débat a également été porté au Parlement européen, avec la proposition de faire payer aux entreprises s’équipant de robots la formation des travailleurs qui perdent leur emploi. La proposition a été rejetée.

Cartographie des inégalités françaises L'INSEE estime que la pauvreté a augmenté en 2015 et touchait près d'un Français sur 7, quand dans le même temps, les écarts de revenus se creusaient. Les mesures redistributives amortissent les chocs, mais les disparités entre centres et périphéries, jeunes et vieux, chômeurs ou travailleurs précaires et salariés protégés se font plus saillantes. A lire : Sept inégalités criantes dans la France de 2017 A l'heure où la croissance se fait plus rare, le partage inégal de ses fruits scandalise sans que des changements n'adviennent cependant.

« Sur Internet, nous travaillons tous, et la pénibilité de ce travail est invisible » Le chercheur Antonio Casilli explique comment, derrière des services en apparence gratuits, Facebook, Amazon, Google… ont créé une « économie du clic ». Quel est le point commun entre le moment ou vous remontez votre fil Facebook, celui où vous regardez des vidéos sur YouTube et lorsque vous cherchez des photos de chatons sur Google ? Dans les trois cas, vous l’ignorez sans doute, vous êtes en train de travailler.

Elites françaises : enquête sur un monde clos Au pays de la méritocratie républicaine, l’accès aux plus hautes fonctions dépend toujours de l’origine sociale. Historiens, sociologues et politologues décryptent les mécanismes à l’œuvre. LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Raphaëlle Rérolle Entre-soi, cupidité, égoïsme, incompétence… Pas un jour sans que les élites soient accusées de tous les maux. Depuis le krach financier de 2008, la critique flambe et prend de l’ampleur dans la plupart des pays démocratiques.

La disruption, obsession stérile des grandes entreprises Innovation Le 21/03/2017 L’innovation radicale est sur toutes les lèvres. Mais l’utilité de cette notion ne serait pas à la hauteur de sa popularité. L’innovation radicale obsède, dans les entreprises comme dans le monde académique, de même que son néologisme français, l’« ubérisation » (même s’il ne s’agit pas exactement de la même chose), que ce soit en France ou dans la Silicon Valley. L’innovation radicale (ou « disruption ») est devenue populaire grâce au livre de Clayton Christensen, « The Innovator’s Dilemma », publié en 1997 (lire aussi son article « Qu’est-ce que l’innovation disruptive et comment l’appliquer ?

Les Fractures françaises : tout comprendre aux inégalités dans l’hexagone « Le Monde » revient en cinq grands récits graphiques sur les divisions et les tensions qui traversent notre pays, le jour de l’élection présidentielle. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Service infographie A l’issue du quinquennat de François Hollande, plusieurs gros dossiers attendent le prochain locataire de l’Elysée. Les conseils décapants du sociologue Michel Maffesoli aux créateurs de start ... Présent au Spring Campus organisé du 20 au 22 mars par Croissance Plus, qui réunissait 300 entrepreneurs, le sociologue Michel Maffesoli a livré ses clés pour mieux comprendre le monde contemporain et pouvoir ainsi relancer l'économie. "On ne peut entreprendre que si on est en phase avec l'esprit du temps", a-t-il expliqué lors de la conférence d'introduction du Spring Campus. Or, l'esprit du temps a changé, il faut l'admettre. Pas de panique cependant ! Cela ne signifie pas la "fin du monde", mais la "fin d'un monde" rassure le professeur de sociologie à la Sorbonne, qui rappelle qu'il faut éviter catastrophisme et sinistrose, et simplement prendre conscience des nouvelles valeurs qui régissent notre société post-moderne. 5 valeurs d'antan...

Comment définir les classes sociales à l’échelle internationale ?, par Cédric Hugrée, Etienne Pénissat & Alexis Spire (Le Monde diplomatique, mai 2017) Comment définir les classes sociales à l’échelle internationale ? Les économistes découpent des groupes selon les écarts de revenus ; les sociologues mettent davantage l’accent sur la place dans la hiérarchie socioprofessionnelle. Mais les classifications varient selon les États : elles correspondent à l’histoire des groupes sociaux et de leurs représentations. Par exemple, la catégorie française de « cadres » n’a pas d’équivalent exact au Royaume-Uni, où l’on distingue les managers (dirigeants) et les professionals (experts). Ces spécificités rendent délicates les comparaisons internationales, d’autant qu’il n’existe pas de schéma de classes parfaitement consensuel à l’échelle européenne.

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