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Les Matins - Frédéric Lordon

Les Matins - Frédéric Lordon

Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas La colorimétrie des demi-habiles ne connaissant que deux teintes, toute mise en cause de l’Europe, fût-elle rendue au dernier degré du néolibéralisme, est le commencement d’une abomination guerrière, toute entrave au libre-échange est la démonstration manifeste d’une xénophobie profonde, toute velléité de démondialisation l’annonce d’un renfermement autarcique, tout rappel au principe de la souveraineté populaire la résurgence d’un nationalisme du pire, tout rappel au principe de la souveraineté populaire en vue d’une transformation sociale, la certitude (logique) du… national-socialisme, bien sûr ! Voilà sur quel fumier intellectuel prospère le commentariat européiste quand, à bout d’argument, il ne lui reste plus que des spectres à brandir. Souverainisme de droite, souverainisme de gauche « Repli national », en tout cas, est devenu le syntagme-épouvantail, générique parfait susceptible d’être opposé à tout projet de sortie de l’ordre néolibéral. Faucher la nation au FN

ChevalDeuxTrois: ses vidéos LES NAVETS BLANCS EMPÊCHENT DE DORMIRRachel LANG - fiction - 27'48 - France/Belgique - 2011 SYNOPSIS1. Trouver une explication rassurante à une insomnie : avoir mangé des navets blancs. 2. Observer le mécanisme des passions3. Sortir des idées inadéquates" Les navets blancs" c'est l'histoire d'une rupture amoureuse SYNOPSIS1. - Prix du jury 13th Belo Horizonte International Short Film Festival (BRÉSIL)- Prix INGMAR BERGMAN Festival international du film court d'Uppsala (SUÈDE)- 2e prix du Jury au festival Silence, on court ! - Festival International du Film Francophone (BELGIQUE) - Festival Internacional de Curtas de Belo Horizonte (BRÉSIL) 2011- Uppsala Kortfilmfestival (SUÈDE) - Internationale Kurzfilmtage Winterthur (SUISSE) - Festival Media 10/10 (BELGIQUE)- Internationaal Kortfilmfestival Leuven (BELGIQUE)

Ruffin, Morel, Lordon, Fakir & Co : VIVE LA BANQUEROUTE ! L’histoire comme arme Ce n’est pas comme ça Yves Calvi , animateur de C dans l’air : « Le seul enjeu de 2012 ne doit-il pas être la réduction de la dette française et les moyens proposés pour y arriver ? » Nicolas Baverez , du Point : « Oui. » Nicolas Beytout , des Échos : « Si. » Jean-Pierre Gaillard , de LCI : « Bah oui ! Philippe Dessertine , professeur de finance et de gestion, qui signe régulièrement dans Libération : « Bien sûr... Yves Calvi : « Tout le monde est d'accord ? Nicolas Baverez : « Il n'y a pas d'alternative au désendettement de l'État. » (France 5, 14 septembre 2011). Cette petite musique, nous la connaissons par cœur. La dette est à payer. L’austérité, nécessaire. Les réformes, impératives. Sur tous ces points « il ne devrait pas y avoir de débat », prévient le Cercle des économistes. Tout ce fatalisme, là réside leur habileté, se déguise en « leçon de réalisme ». « Regardons la réalité en face », répètent-ils. Tel un miroir, le réel ne renvoie plus qu’au réel. Une tradition

Lordon chez Taddei : vers le pluralisme économique ? Tiens, les sarkozystes commencent à se plaindre du temps d'antenne de la primaire socialiste. Il est vrai qu'on les voit, les socialistes. On ne voit qu'eux. De temps en temps, à l'arrière-plan, glisse une silhouette: c'est Sarkozy qui rencontre Merkel. Sidérante illustration de l'inversion ? D'autant que Lordon, au milieu d'un plateau comme celui de Taddei, donne l'impression d'être le seul à proférer une pensée articulée, et à faire l'effort de poser sur le chaos de la situation les mots les plus justes, les moins jargonneux, et les moins timorés (menace des queues aux boulangeries, et du retour au potager). Abonnez-vous !

Frédéric Lordon lance une charge virulente contre Thomas Piketty et son “Capital au XXI ème siècle” - NPA - Comité de l'Ariège Ce 17 avril dans “Ce Soir (ou jamais !)”, l’économiste et sociologue Frédéric Lordon a débattu avec l’auteur du “Capital au XXIe siècle” Thomas Piketty sur la nature du capitalisme et les moyens d’en sortir. Lordon est l’auteur d’une charge virulente du livre de Piketty ce mois-ci dans “Le Monde diplomatique”. Deux ans après la parution du Capital au XXIe siècle (éd. L’article de Frédéric Lordon dénote dans le paysage médiatique qui a été unanime pour saluer la qualité et la teneur politique de ce livre. “On cherche en vain les luttes sociales”S’il lui reconnaît “l’énormité et la qualité du travail statistique”, Frédéric Lordon est loin d’être convaincu par l’analyse et les conclusions jugées faussement subversives de Piketty.

2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre" Voué à se perdre dans la prolifération des événements de première grandeur, comme seules les crises historiques en réservent, l’exercice de la rétrospective économique a tout d’une gageure. Si vraiment il fallait donner une cohérence à l’année 2011, il est possible que, d’abord entendu en son sens étymologique, et puis peut-être en son sens ordinaire, ce soit le mot d’apocalypse qui, appliqué à la construction européenne, convienne le mieux. L’apocalypse, c’est la révélation, et ce que l’année 2011 aura révélé, visibles sans doute depuis longtemps mais à qui avait au moins le désir de voir, ce sont les irréparables tares de la monnaie européenne, désormais mises en pleine lumière, accablantes, incontestables aux yeux mêmes des plus bornés soutiens de "L’Europe", ce générique qui n’a jamais eu de sens sinon celui de rejeter dans l’enfer "nationaliste" des "anti-Européens" tous ceux qui avaient à redire, non pas à l’Europe, mais à cette Europe. "Tout ça ne pourra pas durer éternellement"

La Société des affects (2013), Frédéric Lordon, Sciences humaines Voilà que les sciences sociales contemporaines se prennent de passion pour les « émotions ». Mais le risque est grand que ce « tournant émotionnel » les fasse tomber dans un individualisme sentimental qui porte à son comble l’abandon des structures, des institutions et des rapports sociaux, par construction coupables de ne pas faire de place aux choses vécues. Comment articuler les affects et les désirs des hommes avec le poids de détermination des structures ? Économiste devenu philosophe, Frédéric Lordon s’attache au fond par ce travail à la « réfection de nos sous-sols mentaux ». Directeur de recherche au CNRS, Frédéric Lordon est notamment l’auteur de L’Intérêt souverain (2006), J usqu’à quand ?

Sur le toboggan de la crise européenne, par Frédéric Lordon On sait de connaissance expérimentale qu’on peut regarder Laurel entarter Hardy (ou l’inverse) un nombre incalculable de fois et en redemander sans jamais se lasser — mais les sommets européens ?... Par une regrettable erreur d’appréciation, quoique dans l’intention sans doute louable de combattre la morosité, l’Union européenne (à laquelle on pourrait ajouter le G20) semble avoir considéré que le comique de répétition était une arme possible contre la crise. On ne voit guère d’autre hypothèse à la hauteur de l’étonnante récurrence dans la pantalonnade, devenue la seule ligne ferme et claire de gouvernants européens par ailleurs en état de totale sidération. Si ce n’est pas l’esprit de Laurel et Hardy qui règne aujourd’hui sur l’Europe, c’est alors peut-être celui de saint Augustin : « Credo quia absurdum » (« Je crois parce que c’est absurde »). Des artificiers s’estimant quittesd’avoir remboursé la poudreune fois le bâtiment soufflé

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