background preloader

Les premiers chemins de fer

Les premiers chemins de fer
Contexte historique Au début du XIXe siècle, la France est encore un pays essentiellement rural où les dépêches sont acheminées à cheval et où les voyages s’effectuent sur des routes cahoteuses, dans l’inconfort des diligences et des malles-poste. La lenteur du rythme des échanges entrave l’essor économique. L’usage de la machine à vapeur provoque cependant une croissance sans précédent de la production industrielle et une véritable révolution dans les transports. En France comme en Angleterre, les premières lignes de chemin de fer apparaissent dans les régions minières. C’est à partir de 1850 que les chemins de fer sont construits à un rythme accéléré pour constituer un maillage ferroviaire raccordé à celui des pays voisins. Analyse des images Ces mêmes moyens de transport sont également associés sur la lithographie anonyme qui illustre « les différentes manières de voyager ». Interprétation Related:  Le chemin de fer au XIXe siècleThème 1 : l'âge industriel

Le chemin de fer dans le paysage français Contexte historique En France, le Second Empire ouvre à bien des égards l’ère du rail. La révolution que le pays connaît dans les années 1850 et 1860 est due à l’initiative privée et à quelques capitalistes à la tête d’empires financiers, mais aussi à l’État, lequel accorde à ces derniers de nombreuses concessions nouvelles et des baux emphytéotiques (de 99 ans). Autrefois divisé en réseaux minuscules et dispersés, le réseau ferroviaire français est partagé à partir de 1857 entre six grandes compagnies (du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du PLM, du Paris-Orléans et du Midi). Analyse des images Le Pont du chemin de fer à Argenteuil, sur lequel passe discrètement un train, joint les deux rives verdoyantes de la Seine ; son panache de fumée se distingue à peine sur le ciel nuageux ; le fleuve clapote contre les colossaux piliers de l’ouvrage. Interprétation Les toiles de Monet et de Renoir témoignent des changements qu’a subis l’espace français pendant la révolution ferroviaire.

Le chemin de fer, symbole d'une nouvelle révolution industrielle. Contexte historique Symbole de la révolution industrielle naissante, le chemin de fer se développe en France à partir des années 1820. Longtemps considéré comme une curiosité, un " jouet " selon Thiers, il devient sous le Second Empire un nouveau, prodigieux, moyen de transport. Rapidement, la construction de voies ferrées et de gares remodèle le visage de Paris, au centre du réseau en étoile des six grandes compagnies. Analyse de l'image En janvier 1877, Claude Monet s’installe près de la gare Saint-Lazare. Installé sur le quai de la ligne d’Auteuil, Monet représente l’activité fourmillante du lieu. Monet saisit sur le vif l’atmosphère bouillonnante qui, tour à tour, estompe ou souligne la charpente métallique et la verrière de la marquise, le tracé des voies, les façades des immeubles, les silhouettes. Interprétation

Une brève histoire des chemins de fer français L'histoire du chemin de fer en France, comme dans la plupart des pays, est caractérisée par une concentration progressive où l'on peut distinguer schématiquement cinq périodes principales. 1821 - 1841 - L'Epoque des tronçons C'est la période d'expérimentation des chemins de fer en France. 1842 – 1874 – L’étoile de Legrand, la constitution des six grandes compagnies A la suite du vote de la loi du 11 juin 1842 décidant la création de 9 grandes lignes joignant Paris aux frontières et au littoral de la Manche, de la Méditerranée et de l’Océan (Etoile de Legrand), on entre dans une période de construction plus active. La crise économique et politique qui suit la révolution de 1848 compromet leur situation financière et l’Empire s’attache à constituer des compagnies puissantes par voie de fusion. Ces conventions accordent à chaque compagnie pour les lignes dites « du nouveau réseau » (les moins productives) la garantie d’intérêt. politique du programme Freycinet.

La puissance industrielle britannique Contexte historique Cardiff, située à l'embouchure de la Severn et symbole de l'industrialisation britannique, est à la fin du XIXe siècle un port très actif. Venant des cités minières de Rhondda ou de Mertyr Tydfill, véritables villes-champignons, les trains de houille y arrivent en masse. Le bassin charbonnier du pays de Galles est alors l'un des plus productifs de Grande-Bretagne, et Cardiff en est le premier port d'exportation. Cette fonction portuaire explique la croissance très rapide de Cardiff, dont la population passe de moins de 20 000 habitants en 1851 à 129 000 habitants en 1891. Analyse de l'image En 1894, Lionel Walden, spécialiste des paysages marins et des ports, présente au Salon de Paris le tableau intitulé Les Docks de Cardiff. Ce qui frappe dans ce panorama portuaire, c'est que l'eau en est absente alors que le ciel, barré de trois panaches de fumée, occupe plus du tiers de la toile. Interprétation

L'ouvrière au début du XXe siècle Contexte historique Peindre l’ouvrière au début du XXe siècle: du militantisme à l’académisme ? En 1905, la population ouvrière est estimée à plus de quatre millions de personnes, dont près d’un tiers de femmes. Les travailleuses en tout genre marquent l’époque et constituent un sujet de préoccupation majeur. Au-delà des débats politiques, économiques et sociaux qu’elles suscitent, elles font l’objet de diverses représentations, et « l’ouvrière » s’impose comme un thème littéraire et pictural à part entière. Le monde ouvrier est souvent relativement familier aux artistes qui s’attachent à le dépeindre à partir du milieu du XIXe siècle. « Engagés », ils montrent la misère ou les difficultés liées au travail à des fins sociales et politiques. Mais à la fin du XIXe siècle le thème du travail et des travailleurs, longtemps jugé indigne, finit par s’imposer au-delà des artistes « engagés » pour devenir plus académique. Analyse des images L’ouvrière est une femme Interprétation Erotismes

L’Amérique et les chemins de fer : une histoire d’amour oubliée « C’est le chemin de fer qui a fait l’Amérique […]. Sans le chemin de fer, les États-Unis ne seraient pas devenus les États-Unis. » Dans son dernier ouvrage The Great Railway Revolution. The Epic Story of the American Railroad, Christian Wolmar défend et illustre avec talent cette idée, qui n’a en réalité rien de révolutionnaire : pour les historiens du chemin de fer et les spécialistes de l’histoire américaine, elle constitue presque un lieu commun. Mais si cette vérité n’est pas d’une bouleversante nouveauté, elle ne perdait rien à être rappelée encore une fois. Aux yeux de beaucoup d’Européens, la civilisation américaine est par excellence celle de l’automobile. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Baltimore, Boston, Philadelphie et New York L’histoire du chemin de fer aux États-Unis est celle d’une irrésistible ascension suivie d’un lent déclin. Le modèle de Phileas Fogg L’histoire de ce projet a maintes fois été racontée. Le principe des fuseaux horaires L’instrument de la liberté

La gare dans le paysage urbain Contexte historique Avec le développement du réseau ferré apparaissent des ouvrages et des équipements nouveaux, mais aussi des lieux qui n’existaient pas auparavant. Les gares, qui s’insèrent dans le tissu urbain, sont dans la deuxième moitié du XIXe siècle l’un des symboles de la civilisation moderne, comme les Expositions universelles et les grands magasins. A Paris, leur emplacement a été décidé sous Louis-Philippe : les gares Montparnasse, du Nord, de l’Est, Saint-Lazare et d’Orléans-Orsay ont été placées à la périphérie de la ville, contrairement à celles de Londres, construites le plus près possible du centre. Analyse des images La toile de Chabaud, peinte au début du XXe siècle, évoque moins une gare qu’un tunnel ou une souricière géante, dont l’ouverture est fermée à moitié par une herse et que s’apprête à quitter un train surmonté d’un panache noir. Interprétation

Le travail ouvrier au travers des cartes postales Contexte historique Les cartes postales, un nouvel outil au service de la valorisation des activités et métiers traditionnels Au début du XXe siècle, la diffusion et la vente de cartes postales connaissent un grand essor. Liées au développement du tourisme et de la publicité, elles renvoient des images « typiques » et positives des différentes régions et activités de France. Les deux cartes postales « Parfumerie Bruno Court, Grasse » et « Roquefort (Aveyron) – Piqueuses et Brosseuses » ont manifestement été conçues dans un souci de valorisation des terroirs et de leurs spécificités, parmi lesquelles les activités et métiers traditionnels, que l’on pense alors en « crise ». Ces cartes postales furent diffusées à des milliers d’exemplaires, à l’initiative des pouvoirs locaux mais aussi, à des degrés divers, des sociétés concernées. Analyse des images Femmes et hommes au travail Interprétation L'image de la tradition Auteur : Alexandre SUMPF

Ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est l'une des grandes artères radiales du réseau ferré français, d'une longueur de 228 kilomètres. Elle relie Paris aux agglomérations de Mantes-la-Jolie, de Rouen et du Havre, à travers les régions Île-de-France et Haute-Normandie. Tracée le plus souvent dans la vallée de la Seine, franchissant six fois le fleuve, cette grande radiale possède un profil plutôt favorable de Paris à Rouen. Construite de 1843 à 1847 et destinée à relier Paris à Rouen puis au port du Havre, elle assure un important trafic inter-régional de voyageurs, mais également un fort trafic de marchandises, reliant le port du Havre, second port maritime français, à l'agglomération parisienne. Histoire[modifier | modifier le code] Chronologie[modifier | modifier le code] Création de la ligne[modifier | modifier le code] De Paris à la mer[modifier | modifier le code] Paris - Rouen[modifier | modifier le code] Tunnel de Tourville (1843)

Le chemin de fer à Paris Contexte historique Après l’ouverture, le 1er janvier 1828, de la première voie ferrée française, qui relie Saint-Étienne à Andrézieux, Baptiste Alexis Victor Legrand (1791-1848), directeur général des Ponts et Chaussées, met en œuvre dès 1832 un vaste programme de chemins de fer qui a Paris pour centre. Sa réalisation commence en 1850, et, en 1859, tous les grands axes ferroviaires qui rayonnent actuellement à partir de Paris sont terminés, à l’exception de Paris-Toulouse et des liaisons avec la Bretagne. Dans le même temps, la capitale a été progressivement dotée d’« embarcadères » au départ des grandes lignes. Le premier d’entre eux est celui de Saint-Lazare, bâti en 1837 pour la ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye. Sont ensuite construites la gare Montparnasse et la gare d’Austerlitz (1840), la gare du Nord (1846), la gare de l’Est et la gare de Lyon (1849). Analyse des images Interprétation La doyenne est la gare Saint-Lazare, née en 1837. Auteur : Alain GALOIN

Le travail dans les mines Contexte historique François Bonhommé a représenté avec une grande fidélité l’activité sidérurgique et métallurgique dans les grands foyers industriels de la France du milieu du XIXe siècle, entre Abainville et Le Creusot. Il n’a pas éludé la représentation des paysages et du travail liés à l’extraction du charbon qui, dans le cas des bassins de Blanzy et du Creusot, se trouvaient si proches de ceux du fer et si étroitement associés à eux. Si Constantin Meunier a puisé son inspiration dans une région différente – la Belgique du “ sillon Sambre-Meuse ” –, ses sujets peuvent être rapprochés de ceux de Bonhommé, lui aussi attentif aux acteurs et aux gestes du travail, et appartiennent à un même contexte contemporain. Analyse des images Dans l’exploitation de la houille, le cheval a été l’auxiliaire indispensable de l’homme : sans lui, le charbon abattu n’aurait jamais pu être véhiculé jusqu’aux ascenseurs qui remontaient la production à la surface. Interprétation

Related: