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La fin du corset et la libération du corps de la femme

La fin du corset et la libération du corps de la femme
Contexte historique Le port du corset s’est généralisé au cours du XIXe siècle. Impossible alors de penser la silhouette de la femme hors de la contrainte de cet accessoire qui entrave ses mouvements. Huit mille ouvrières vivent ainsi de son commerce en France au milieu du siècle. Si les critiques (médicales surtout) s’intensifient, son usage, en revanche, ne cède pas, et cette pratique persistante montre combien demeure encore acceptable une esthétique qui fige l’apparence de la femme en décor et condamne ses chairs à la contention : « L’opulence, la laxité, la pesanteur des formes requièrent le port du corset, dans une idée de maintien. ». Analyse des images Le premier document est une épreuve de l’affiche publicitaire pour le corset Le Furet (1901) de Cappiello Leonetto. La photographie de Brassaï « Mannequin dans la vitrine » a été prise dans les années 1930. Interprétation Related:  histoire de la modeGénéalogie.histoire.géographieHistoire/géo

Repères chronologiques pour la mode La silhouette des femmes est particulièrement sinueuse en raison du corset. Seules les plus avant-gardistes le retirent avant la Première Guerre Mondiale. Paul Poiret ouvre sa maison. Il libère la femme du corset à partir de 1907. Mariano Fortuny effectue ses premières expérimentations sur le textile, particulièrement la soie et le velours. "Les Ballets Russes" à Paris : 1ère saison, révélant des spectacles mêlant des sources d’inspiration folklorique, aristocratique, orientale et romantique. Gabrielle Chanel s’établit rue Cambon pour vendre ses chapeaux, puis ses vêtements à partir de 1913, dans un style qui recherche la souplesse. Beaucoup de femmes sont contraintes de travailler pendant la Première Guerre Mondiale, ce qui favorise la simplification de la mode féminine. Pendant les Années Folles, allègement du vêtement : le corset disparaît, les ourlets remontent aux genoux. 1er n° de L'Officiel de la Couture et de la Mode Sonia Delaunay crée son atelier de mode et de textile à Paris.

Le grand magasin, « temple de la Femme » Contexte historique Au début du XIXe siècle, beaucoup de vêtements passent d’une classe à l’autre : la « marchande à la toilette » achète d’occasion des robes, des mantelets, des bonnets, qu’elle propose ensuite à de jeunes coquettes. Puis de nouveaux magasins se mettent à vendre du neuf tout fait. L’industrialisation a transformé l’offre. Un large « marché de la beauté » s’est constitué. Le grand magasin a créé ce cadre en révolutionnant le commerce des « nouveautés » à partir des années 1860. Spacieux, bien éclairés, avec des étalages où elles peuvent voir, palper, essayer, les grands magasins offrent aux femmes une véritable fête des yeux, du toucher, de l’imaginaire. Analyse des images Le premier document est un projet de décoration des façades des Magasins Réunis d’Épinal (1903) réalisé par l’architecte Joseph Hornecker, qui travaille à Nancy, haut lieu de l’Art nouveau. Interprétation

Accueil - Mnesys Claude Boucher ou l'évolution du métier de verrier Retourner à l'accueil Claude Boucher L'industrie verrière à Cognac La verrerie Claude Boucher La mécanisation du métier de verrier La machine de Claude Boucher Évolution du concept De Claude Boucher à Saint-Gobain Accédez à la version statique Accédez à la version animée (plugin Flash requis) Accédez à la bibliographie du dossier Accédez au texte complet imprimable © Conseil des musées de Poitou-Charentes, www.alienor.org | Plan du site | Aide

HAUTE COUTURE - repères chronologiques 1858 Ouverture de la maison Worth Bobergh à Paris. 1868 Création à Paris de la Chambre syndicale de la couture et de la confection pour dames. 1895 À la mort de son fondateur, la maison Worth emploie plus d'un millier de personnes. 1905 Lady Duff-Gordon crée à Londres la maison Lucile, dont les présentations de collections, à date fixe, sont conçues comme des spectacles. 1910 Création de la Chambre syndicale de la couture, qui dissocie définitivement les maisons de couture, qui habillent les femmes sur mesures, et les maisons de confection. 1924 Six des 32 mannequins de Jean Patou sont américains, plus longues, plus minces que les Françaises et chargées de séduire l'importante clientèle d'outre-Atlantique de la couture parisienne. 1925 La couture représente 15 p. 100 des exportations françaises. 1946 La France compte 106 maisons de haute couture, mais ce chiffre est dès lors en déclin : 60 maisons en 1952, 36 en 1958 et 19 en 1967.

L'évolution de la mode féminine 1880-1920 Contexte historique Au seuil du XXe siècle, la silhouette de la femme change radicalement. L’effet de cette transformation apparaît non seulement dans les modèles, mais aussi dans les pratiques : celle de l’amincissement en particulier, les corps étant moins dissimulés. Le couturier Poiret ose abolir le corset vers 1905 : il dessine des robes qui révèlent les formes. C’est sur cette évolution que s’inaugure la beauté du XXe siècle, « métamorphose » amorcée entre les années 1910 et 1920 : lignes étirées, plus grande liberté de mouvements. Analyse des images Le nostalgique Portrait de famille peint en 1923 par Paul-Albert Laurens rappelle qu’auparavant la crinoline s’imposait, même en plein été. La photographie d’Henri Lemoine, tirée d’un de ces albums de famille que bourgeois et aristocrates tiennent en nombre, fixe une autre mode, typique celle-là de la vie mondaine de la Belle Époque. Interprétation L’allure des femmes n’est pas seulement jeux d’images ou de mots.

Page d'accueil de la Bibliothèque numérique mondiale Gallé, magicien du verre Émile Gallé (1846-1904) reçut sa formation initiale en Lorraine au sein de l’entreprise familiale de commerce de d’édition de céramiques et de verreries. Parallèlement à ses activités de faïencier et de créateur de meubles, il mena avec la verrerie de Meisenthal, puis dans la manufacture qu’il créa à Nancy en 1894, d’innombrables expériences pour accroître les possibilités artistiques du verre. D’abord, il élargit la gamme de couleurs des émaux peints et du verre dans la masse, se faisant fort d’obtenir les nuances les plus fugitives. À partir de 1884, il travailla sur la coloration par adjonction en cours de soufflage de poudres, copeaux et autres « salissures ». Ses verres doublés et triplés superposaient des couches de couleurs différentes ensuite gravées à la roue ou à l’acide. Il introduisit des feuilles d’or ou de platine entre deux couches, apprivoisa des effets fortuits tels que bulles et irisations.

Histoire du tricot (4) - Le tricot au XXe siècle, 1900-1930 ►Des dessous « hygiéniques » fin XIXe au sportswear des Années folles ▲à g. : Le Chalet du cycle au bois de Boulogne, par Jean Béraud, fin XIXe-début XXe siècleMusée de l’Île-de-France, Sceaux sur Agence photographique de la RMN Les élégantes viennent au Chalet du cycle exhiber leur garde-robe sportive, la grande nouveauté, c’est la culotte bouffante qui permet de montrer ses jambes, ce qui n’est possible que par la pratique de la bicyclette. à dr. : Sweater en laine, France, vers 1895, The Metropolitan Museum of Art, New York ▲à g. : Sweater cardigan en laine, Amérique, vers 1900-1903 The Metropolitan Museum of Art, New York à dr. : Carte postale des montagnes du Doubs intitulée « Sports d’hiver, départ du bolide, 60 à l’heure », vers 1900 Dans la lignée de la fin du XIXe siècle et la vogue des lainages « hygiéniques » utilisés pour les vêtements de dessous puis les tenues de sport, la mode des vêtements en tricot se développe au début du XXe siècle.

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