background preloader

Syrie : le reflux de l’Empire…

Syrie : le reflux de l’Empire…
Les armées par procuration des États-Unis font face à une défaite décisive à Alep Par Mike Whitney – Le 8 décembre 2016 – Source CounterPunch Dimanche, les hélicoptères de l’armée syrienne ont lancé des tracts sur des quartiers de l’est d’Alep, demandant aux combattants anti-gouvernementaux de se rendre alors qu’ils en avaient encore l’occasion. Des centaines de djihadistes ont déjà déposé les armes et se sont rendus, alors qu’un groupe de rebelles jusqu’au-boutistes purs et durs continue à repousser l’armée qui avance rapidement. La situation semble de plus en plus désespérée pour le groupe hétéroclite d’insurgés qui ont perdu plus de la moitié du territoire qu’ils détenaient au cours de la semaine dernière. Toutes les tentatives qu’ils ont faites pour briser les lignes de l’armée syrienne ont été repoussées, les laissant à défendre quelques districts en retrait, où ils se rendront ou mourront. «Les groupes qui refusent de quitter l’est d’Alep seront traités comme des terroristes. Related:  Syrie

Qui a planifié l’opération terroriste à Palmyre ? Le 14 décembre 2016 – Source Oriental Review L’attaque militante inattendue sur Palmyre le 10 décembre était une révélation désagréable pour tous ceux qui s’attendaient à ce que IS / Daesh succombe rapidement après sa défaite cuisante à Alep. Environ 5 000 terroristes ont surmonté la résistance des petits contingents de l’Armée syrienne qui ont dû se retirer vers la base aérienne T4. Plus que toute autre chose, l’attaque a été un coup sérieux visant l’image internationale de la Russie, car le monde associe celle-ci à Palmyre après que Valery Gergiev a dirigé un concert inoubliable là-bas en mai dernier. Malheureusement, l’état-major général syrien n’a pas accordé beaucoup d’importance aux escarmouches des 9 et 10 décembre près de la colline de Qasr al-Halabat au sud-ouest de Palmyre, Jabal Hayan dans la banlieue ouest, South Sawamea au nord-est et Hawaisis au nord-ouest, par conséquent, les combats ont progressé jusqu’à moins de quatre kilomètres des faubourgs de la ville. Oriental Review

La Russie et la Chine bloquent la Résolution de l’ONU sur une nouvelle trêve à Alep Par Andrei Akulov – Le 7 décembre 2016 – Source Strategic Culture La Russie et la Chine ont mis leur veto à un projet de Résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, le 5 décembre, qui appelait à une trêve de sept jours dans la deuxième ville de Syrie. Le vote n’a pas tenu compte de l’accord conclu le 2 décembre entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’Etat américain John Kerry pour mettre en place un groupe d’experts sur Alep. Le plan comprenait le retrait des rebelles de la partie orientale de la ville. En fait, en soutenant la résolution, l’ambassadeur américain entravait l’initiative diplomatique de son propre département d’État ! Après le vote, les États-Unis ont rompu l’accord, prouvant à nouveau qu’ils ne sont pas un partenaire fiable. Le vote a également violé les procédures de travail du Conseil de sécurité parce qu’on n’a pas respecté le délai traditionnel de 24 heures pour présenter le projet. Traduction : Dominique Muselet

Les médias ont créé une tempête de fausses nouvelles autour de l’effondrement de la partie « rebelle » d’Alep C’est la première fois que j’assiste à un pareil assaut de nouvelles mensongères. Tous les grands médias et toutes les agences semblent avoir perdu toute inhibition et ils présentent n’importe quelles rumeurs concernant la libération d’Alep-Est comme des faits. Voyez cette annonce de la BBC en ouverture du journal : Bataille d’Alep: selon l’ONU, 82 civils ont été abattus sur place Les forces pro-gouvernementales syriennes ont pénétré dans des maisons d’Alep-Est et ont tué ceux qui étaient à l’intérieur, y compris des femmes et des enfants, selon l’ONU. Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a affirmé avoir des preuves fiables que dans quatre zones 82 civils avaient été abattus à vue. 1-Il n’y a pas de bureau des droits de l’homme de l’ONU, cela n’existe pas. 2-Le bureau n’a pas « dit » que « 82 civils avaient été abattus », ni rien d’aussi monstrueux. Je trouve irresponsable que le HCDH mentionne des informations non vérifiées dans ses conférences de presse. Post scriptum

Syrie : quand les médias font l’apologie du terrorisme Un soldat des forces gouvernementales syriennes fait le signe de la victoire au dessus du quartier est d’Alep. Photo Reuters La libération par l’armée syrienne des quartiers d’Alep-Est encore aux mains des djihadistes a donné lieu dans la presse française à une étrange inversion des faits, un « négationnisme en temps réel » destiné à supplanter la réalité par une narration falsifiée qui entre dans le cadre de la campagne de propagande initiée dés le début du conflit syrien par les puissances occidentales et visant un changement de régime. Avant d’aborder les aberrations de la couverture médiatique de la libération d’Alep il faut replacer cette dernière dans son contexte. Alors que les médias – suivant en cela la narrative de l’exécutif français – ont pris fait et cause pour les « rebelles assiégés » à Alep-Est par «le régime », il est essentiel de spécifier ce que sont en réalité ces prétendues « forces d’opposition » qui agissent à Alep et dans le reste de la Syrie. L’injonction émotive

Sur la Syrie, la France est en état d’extinction cérébrale La Tour Eiffel éteinte le 14 décembre.@ LUDOVIC MARIN / AFP Provoquée par la cupidité des puissances occidentales et des pétromonarchies corrompues, la guerre en Syrie connaît avec la libération d’Alep un tournant majeur. Le dernier carré des terroristes d’Al-Qaida et consorts, cerné dans les décombres, est sur le point de céder devant la progression fulgurante de l’armée arabe syrienne. Les civils s’enfuient en masse vers le reste de la ville, tenu par les troupes gouvernementales. Que fait la France ? Car ils ont commis une faute impardonnable, ces Syriens qui ne demandaient qu’à vivre en paix, un crime qu’on ose à peine nommer. On fait l’impossible, en revanche pour sauver la peau des mercenaires recrutés en masse pour détruire l’Etat syrien, laïque et souverain, et le remplacer par un Etat-croupion d’obédience wahhabite. Pourtant on les voit, ces civils, qui fuient les quartiers rebelles dès qu’ils le peuvent, essuyant les tirs de leurs soi-disant protecteurs.

Syrie : Une libération crève-cœur pour la coalition internationale Pour les habitués de l’information alternative, celle qui ne franchit pas les studios de nos télévisions et qui ne retient pas l’attention des éditorialistes et analystes de nos grands médias, cette libération d’Alep représente une grande victoire des forces gouvernementales syriennes et de ses alliés. Ce sont des centaines de milliers de personnes, utilisées comme bouclier humain par les rebelles et terroristes, qui échappent aux tenailles de ces derniers. Cette victoire humanitaire, pour des millions de personnes, est devenue une mauvaise nouvelle pour les forces de la Coalition internationale, sous commandement étasunien. Comment, en pareilles circonstances, ne pas se poser la question du rôle véritable de cette coalition dite internationale ? Il est bon de noter que pour la coalition internationale, les terroristes en Syrie sont des rebelles, comme on le voit dans cette résolution, alors que l’opposition en Ukraine est terroriste. Oscar Fortin | 11 décembre 2016

Syrie – Les États-Unis ont créé une tempête de propagande en Syrie Comme nous l’avons souligné hier, une récente série de tweets du Club des Cordeliers a donné quelques indications intéressantes sur la campagne de propagande #StandWithAleppo: La campagne « Stand with Aleppo » a été lancée aux États-Unis par Becky Carroll qui est membre du Parti démocrate et également PDG d’une société de relations publiques et « conseillère en affaires stratégiques » à Chicago. Les Cordeliers ont aussi fait quelques remarques sur la propagande anti-syrienne. Commençons par les remarques du Club des Cordeliers sur la campagne de vidéo qui sort de Syrie, et pour le moment surtout d’Alep-Est: Le Département d’état étasunien forme ouvertement des « militants » syriens aux techniques de propagande dans les médias sociaux depuis 2012. Les États-Unis ont formé des contre-propagandistes syriens dans des séminaires organisés à Istanbul. Un document très influent de 1989 sur la guerre de quatrième génération (4GW) promeut la guerre psychologique basée sur la technologie.

Comment les militaires ont exclu la Maison Blanche des négociations internationales sur la Syrie Photo Reuters/Maxim Shemetov Le NYT déplore aujourd’hui que les négociations internationales sur la situation en Syrie se poursuivent sans aucune participation américaine: la Russie, l’Iran et la Turquie se rencontrent pour des pourparlers en Syrie, sans les Etats-Unis La Russie, l’Iran et la Turquie se sont réunis à Moscou mardi pour travailler à un accord politique qui mette fin à la guerre de près de six ans et trouver une solution au conflit qui serve leurs intérêts, en laissant les États-Unis de côté. Le secrétaire d’État John Kerry n’a pas été invité. Les Nations Unies n’ont pas non plus été consultées.Avec les forces pro-gouvernementales ayant fait des gains critiques sur le terrain, … (Note: La dernière phrase disait à l’origine, à juste titre, «les forces pro-syriennes …», pas «les forces pro-gouvernementales …» Elle a été modifiée après que j’ai noté le changement de ton «pro-syrien» sur Twitter. L’accord de Kerry avec la Russie n’est pas « tombé à l’eau » tout seul.

La grande tricherie mise à découvert à Alep Lorsque les terroristes se révèlent être des mercenaires à la solde de la coalition internationale, la lutte contre les terroristes prend un tout autre sens. Déjà, certains milieux, à l’affût d’informations de sources crédibles, avaient dénoncé des liens directs de Washington et de la Coalition internationale avec les terroristes. Ces informations, prises au sérieux par beaucoup d’autres intervenants, avaient amplement circulé sur le Net, mais de là à convaincre le grand public qu’il en était bien ainsi, ce n’était pas encore chose faite. Ce qui se passe présentement à Alep, ville de 1 693 603 habitants, met à découvert cette grande mise en scène d’une coalition internationale qui se proclame contre le terrorisme tout en l’alimentant, le soutenant et l’orientant militairement. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le représentant des Nations Unies, Staffan de Mistura, qui exhorte les combattants d’Al-Nosra à quitter au plus vite Alep.

Le changement de régime par Takfiris interposés a échoué Les lobbyistes appellent à l’occupation américaine de la Mésopotamie supérieure Moon of Alabama – 7 décembre 2016 La bataille d’Alep se termine. La Syrie va remporter la guerre contre les Takfiris soutenus par l’étranger, tout comme l’Irak. Il faut donc que les instigateurs et les commanditaires de la guerre trouvent autre chose pour atteindre leurs objectifs. Voilà une carte du chaudron est-Alep il y a 2 jours. Voilà la carte de ce matin. Cartes de @NatDefFor Depuis ce matin, une autre partie de la zone tenue par les « rebelles » au sud-est du chaudron, le quartier du Sheik Sa’ed, a été libérée par les forces gouvernementales syriennes. On pense que toute la zone tenue par les « rebelles » d’Al-Qaïda sera libérée et nettoyée des Takfiris ce week-end. Comparez ces cartes à la (grande) carte que nous avons postée dans notre dernier article sur Alep. Au total, il y avait là 28 700 civils qui ont quitté les zones précédemment « rebelles ». Voilà ce qu’écrivent ces impénitents suppôts de guerre:

En Syrie, la fête est finie pour les charlatans Un tank dans les rues d’Alep-Est, le 27 novembre 2016. / AFP Avec la prochaine libération d’Alep, le rêve des charlatans de la révolution syrienne vire au cauchemar, il prend des allures d’enfer dantesque. Après des années de proclamations ronflantes sur la « victoire imminente » des insurgés, cette aventure qui n’avait de révolution que le nom tourne au désastre. Elle s’effondre de toutes parts, disparaissant sous ses propres décombres. Après les rodomontades, voici la débandade ! Hagards, hirsutes, les desperados du takfir, exhumant de leur trou leurs carcasses fatiguées, finiront par se rendre les uns après les autres. En sonnant le glas d’une insurrection télé-guidée de l’étranger, la débâcle d’Alep dissipe une énorme supercherie. Qu’on se souvienne seulement avec quels accents enflammés les chantres hexagonaux de cette révolution-bidon nous serinaient depuis six ans qu’une glorieuse insurrection allait mettre à bas l’odieuse tyrannie ! Le drame syrien est un révélateur chimique.

Lettre ouverte aux «défenseurs des droits de l’homme» à propos d’Alep Tout d’abord, ceci n’est pas une attaque contre les droits de l’homme, comme idéal à atteindre, et le titre complet de l’article devrait être: «Lettre ouverte à ceux qui invoquent sélectivement les droits de l’homme pour justifier la politique d’ingérence des puissances occidentales dans les affaires intérieures des autres pays.» En effet, la seule question qui mérite d’être discutée à propos de l’affaire syrienne, ce n’est pas la situation sur le terrain (qui est sans doute compliquée), mais la légitimité de la politique d’ingérence des États-Unis et de leurs «alliés», c’est-à-dire des Européens, de la Turquie et des États du Golfe, dans ce pays. Le principe de non ingérence rend illégal tout ce que font les États-Unis un peu partout dans le monde: pas seulement les invasions «préventives», mais aussi les achats d’élections, les armements de rebelles, ou les sanctions et embargos unilatéraux. C’est pourquoi le rejet de la politique d’ingérence fait la quasi unanimité des pays du Sud.

Related: