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Google Plus, la dictature des vrais noms

Google Plus, la dictature des vrais noms
En obligeant les membres de son réseau social à utiliser leurs vrais noms, Google a commis une grave erreur, analysée ici par danah boyd. Les liens de cet article sont en anglais. Tout le monde parle des“nymwars” [(contraction des termes anglais Anonym et Wars (guerres)], suite à la décision de Google Plus d’appliquer sa politique qui n’autorise que les comptes utilisant le “vrai nom” de leurs utilisateurs. Au départ, Google Plus a été pris d’une frénésie de suppression, éliminant les comptes qui enfreignaient la règle. Quand la communauté a fait part de son indignation, les dirigeants de Google Plus ont essayé d’apaiser leur colère en détaillant leur “nouveau” mécanisme “amélioré” pour appliquer la règle des “vrais noms” (en évitant de supprimer des comptes). Cela n’a fait qu’intensifier la discussion autour de la valeur du pseudonymat. Des dizaines d’articles de blogs défendant le pseudonymat sont apparus, chacun détaillant ses arguments. Vous noterez qu’une thématique se dégage…

http://owni.fr/2011/08/08/google-plus-dictature-vrais-noms-anonymat-identite/

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[Dictionnaire] Pseudonymat – Technologies discursives 1. Définition Le pseudonymat, pratique aussi ancienne que le port d’un nom, est le choix par un individu d’un autre nom que le sien, quasiment toujours choisi, pour des raisons variées qui ont toutes en commun de masquer son identité officielle. Sur internet, la pratique du pseudonyme (pseudo, dans les usages courants en ligne) est constitutive d’une culture de l’anonymat contemporaine de la démocratisation des usages au début des années 1990, comme le montre le légendaire cartoon « On the Internet, nobody knows you’re a dog », publié en 1993 dans The New Yorker. Google+ inaugure t-il une nouvelle ère ? Si vous vous êtes interrogé sur Google +, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seuls. C’est impressionnant le bruit autour de Google+, en à peine 5 jours, j’ai lu des milliers d’avis sur Twitter, Quora, Facebook… Google + est dans la bouche de tous les technophiles, dont les plus grands influenceurs. Google +, Google Plus ou G + inaugure t-il une nouvelle ère ? Le lancement a tout de même été assez modeste, un billet sur le blog officiel de Google et des invitations privées (je vous invite à lire l’article d’introduction de G +). Une semaine plus tard, des millions d’utilisateurs se sont déjà rués sur ce réseau social d’un nouveau genre.

Pour Danah Boyd, la privacy n’est pas morte  Danah boyd est une sociologue qui explore, depuis plusieurs années, la façon dont les gens s’approprient les médias sociaux, qu’il s’agisse des adolescents américains sur myspace, de tout un chacun sur Facebook, ou de l’élite geek sur Twitter. C’est aussi une excellente oratrice, très incisive, et c’était un réel plaisir de l’entendre prononcer la conférence plénière d’ouverture du festival. La conférence portait sur la « privacy », qu’on peut traduire imparfaitement par droit à la vie privée ; autrement dit, la capacité des individus à contrôler quels aspects de leur vie sont rendus publics, et à quel public. Le discours de danah boyd s’inscrivait en réaction directe à plusieurs déclarations récentes de caciques de l’Internet annonçant la fin de la privacy : Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, l’a déclarée « morte » il y a quelques mois, tandis que le PDG de Google, Eric Schmidt, avait soupçonné les gens qui s’inquiètent pour la privacy « d’avoir quelque chose à cacher ».

L'anonymat en ligne doit disparaître, selon une responsable Facebook Les pseudonymes finiront-ils par disparaître, remplacés par l'identité réelle des internautes ? Avec l'émergence des réseaux sociaux, en particulier Facebook, le patronyme est de plus en plus visible sur la toile. Forcément très utilisé sur la plate-forme conçue par Mark Zuckerberg, le couple nom/prénom se fait aussi de plus en plus présent ailleurs. Et pour cause, un nombre croissant de sites et de services intègre des modules de discussion issus de Facebook. Facebook, fort de ses 750 millions de membres, cherche-t-il à tuer le pseudonyme ? La fin de l’Internet illimité Des opérateurs veulent mettre un terme aux forfaits Internet illimités dans les foyers français. Un document de la Fédération Française des Télécoms, qui regroupe Orange, SFR et Bouygues, et consulté en exclusivité par OWNI, amorce ce virage. Dans une relative confidentialité, des opérateurs, et non des moindres, réfléchissent à la mise à mort de l’Internet illimité dans les foyers français. “Oui, il y a certains forfaits sur lesquels on risque de mettre des seuils” confirme ainsi sans détour le porte-parole d’Orange Jean-Marie Culpin, interrogé par OWNI. Si elle s’actualise, la situation serait alors inédite en France, habituée à des “boxs” leur offrant l’un des accès à Internet les plus compétitifs au monde et surtout ne comportant aucun seuil de navigation.

[Dictionnaire] Extimité – Technologies discursives 1. Définition L’extimité consiste sur internet, et tout particulièrement sur les réseaux sociaux numériques (RSN) du web 2.0, en l’extériorisation de l’intimité des internautes à des fins de validation de l’image de soi. Serge Tisseron la définit comme « le processus par lequel des fragments du soi intime sont proposés au regard d’autrui avant d’être validés » (Tisseron 2011 : 84). L’extimité, contrairement à ce que la morphologie du mot peut laisser penser (pseudopréfixe ex– vs in-), n’est pas le contraire de l’intimité mais en est une forme, possédant une fonction sociale précise : le processus d’extimité vise à obtenir une validation de la part d’autrui, en sollicitant sa reconnaissance (Granjon 2012). Ainsi l’extimité apparaît comme une pratique d’exposition et de dévoilement de soi destinée à consolider et à s’approprier son image, ainsi qu’à augmenter son capital social (Casilli 2013).

Vie privée sur Internet : état des lieux sur un débat en évolution Accueil > Rubriques > Vie privée sur Internet : état des lieux sur un débat en évolution Beaucoup de publications au cours des dernières semaines ont traité de la question de la protection de la vie privée sur Internet. Jean-Marc Manach écrivait cette semaine dans un billet de son blog, que deux articles récemment publiés sur le site du Monde avait été parmi les plus téléchargés et signalés par les lecteurs à leurs correspondants de tout le site [1]. Autant de signes qui indiquent une réelle inquiétude sur cette question. Il faut dire que les dirigeants des deux plus importantes sociétés de traitement de l’information sur Internet, Mark Zuckerberg pour le réseau social Facebook, et Eric Schmidt pour le moteur de recherche Google ont récemment jeté de l’huile sur le feu avec des déclarations qui ont provoqué un certain émoi. Tout ceci fait penser à un célèbre chanson de Georges Brassens.

La reconnaissance faciale sur le réseau social facebook se heurte au d La question de la reconnaissance faciale proposée sur le réseau social Facebook a déjà fait couler beaucoup d'encre des deux côtés de l'océan atlantique, mais elle revient ces jours sur le devant de la scène pour des raisons différentes. Depuis fin 2010, le réseau social Facebook propose une fonction de reconnaissance faciale. L’utilisateur se voit ainsi proposer de marquer (tag) ses amis qui figurent dans les photos qu’il a téléchargé. Les photos avec des visages similaires sont regroupées et les noms des amis qui auraient été marqués précédemment sont suggérés.

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