background preloader

Le livre numérique en bibliothèques, entre absences et attentions

Communication du 24 novembre 2015Biennale du numérique (Enssib) Comment se dessinent les offres de livres numériques qui sont actuellement ou seront proposées demain aux usagers des bibliothèques ? Si le livre numérique est réputé immatériel, le faire entrer dans les catalogues des bibliothèques exige des opérations qui, quant à elles, s’inscrivent dans des dispositifs sociotechniques, des interactions, des organisations, des savoir-faire ou bien encore des usages loin d’être évanescents. Ce sont notamment ces allers-retours incessants entre éditeurs, distributeurs, agrégateurs de contenus, médiateurs et usagers, sans oublier les représentants des différentes tutelles nationales ou locales, qui conforment les offres de livres numériques et les usages qui sont susceptibles d’en être faits. La numérisation bouscule les notions d’acquisition, de fonds documentaires ou bien encore de pérennité d’accès. Comment les professionnels se réapproprient-ils les règles de ce nouveau marché ?

http://bbf.enssib.fr/revue-enssib/consulter/revue-2016-04-012

Related:  Les bibliothèques et les nouvelles pratiques de lectureBibliothèquesLe numérique en bibliothèque

Collaboration, organisation : l’impact du numérique Communication du 23 novembre 2015Biennale du numérique (Enssib) Introduction Orhion (Observatoire des organisations et des ressources humaines sous l’impact opérationnel du numérique), créé fin 2009 à la Bibliothèque nationale de France, s’est donné pour mission d’observer et d’analyser la mise en place des grands projets numériques à la BnF (numérisation de masse, DL web, Spar – préservation du numérique) et de contribuer à la définition de la collection numérique. Rassemblant des cadres opérationnels, Orhion s’est concentré sur les projets numériques et leur mise en place, avant de s’intéresser aux métiers et leurs évolutions dans un contexte numérique (signalement et magasinage numérique). Orhion travaille actuellement sur les rôles transverses. Orhion propose ici un état des lieux de ses observations autour de deux axes principaux :

Ressources numériques dans les bibliothèques publiques : état des lieux En partenariat avec l’association Carel (Coopération pour l'Accès aux Ressources Numériques en Bibliothèque), le Service du Livre et de la lecture a réalisé d’octobre à décembre 2013 une enquête sur les ressources numériques des bibliothèques publiques : politiques documentaires, usages, médiations et attentes des bibliothécaires.L’enquête constate une hausse très nette des usages à distance. Certaines ressources d’autoformation sont plébiscitées (code de la route, manuels de langue), ainsi que les vidéos de fiction. Lire la suite : Acquisitions de ressources numériques par les bibliothèques publiques : publication d'une étude, site Livre et lecture du Ministère de la Culture et de la communication, 21 mars 2014.

PNB “n'est pas exclusif du développement d'autres formules” pour le prêt numérique La réponse était attendue depuis le mois d'octobre 2015. L'Association des Bibliothécaires de France avait diffusé un communiqué mettant en cause « la transparence » du système PNB, Prêt Numérique en Bibliothèque. L'organisation professionnelle mettait également en cause le rôle du Ministère de la Culture, qui présentait PNB comme le seul système viable. Prêt en bibliothèque : la loi de 2003 concerne livres imprimés et numériques ActuaLitté, CC BY SA 2.0 À ce jour, le fonctionnement est en effet simple : pour les ouvrages papier, la divulgation d’une œuvre littéraire – mais également scientifique ou artistique – implique le prêt, effectué par des établissements publics. Il s’agit là d’une exception au droit d’auteur, consentie en ce que l’ayant droit est rémunéré pour le prêt. En France, elle fit l’objet d’une modification du Code de la propriété intellectuelle, avec la loi du 18 juin 2003.

La réforme européenne du droit auteur avance bien, se félicite la Commission ActuaLitté, CC BY SA 2.0 Proposition de résolution, étude, projets d’avis : l’Assemblée nationale n’en finit plus d’examiner le projet de réforme de l’Union européenne, dans le domaine du droit d’auteur. Son président, Claude Bartelone, a récemment reçu un courrier de Frans Timmermans et Andrus Ansip, tous deux vice-présidents de la Commission. Les deux hommes remercient, en substance, les travaux de l’Assemblée, dont les propositions font évoluer la Commission vers « l’objectif de la stratégie d’un marché unique numérique ». Lequel vise évidemment à gommer toute différence de régime entre les États, en matière de droit d’auteur. L’autre grand point, c’était la fameuse proposition de directive sur « certaines utilisations autorisées d’œuvres et d’autres objets protégés par le droit d’auteur et les droits voisins en faveur des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés ».

Bertrand Calenge Notre siècle encore débutant, baigné dans le numérique et tellement nourri d’incertitudes, voit s’affirmer progressivement deux modalités du métier de bibliothécaire, ou plutôt en rend plus aiguisées deux dimensions distinctes : l’ingénieur plongé dans le traitement et l’exploitation des données, et le médiateur plongé dans l’accompagnement de publics en soif d’apprendre. Data librarian, le bibliothécaire de données Jusque-là consacré à la génération et à l’exploitation des métadonnées des notices bibliographiques – qui ont pris la suite de ce bon vieux catalogage -, le bibliothécaire expert sait que de plus en plus son activité ne peut plus se cantonner à son seul catalogue : déjà, les collections s’enrichissent de ressources électroniques dotées de leurs propres métadonnées, les chercheurs produisent des travaux eux-mêmes truffés de données, sans parler des données véhiculées par le web. Et voilà en outre que se profilent les fameuses big data, ces données massives proliférantes.

Authorize your computer in iTunes Learn how to authorize your computer in iTunes before you use it to sync or play content that you download from the iTunes Store. When you authorize your Mac or PC, you give it permission to access your apps, audiobooks, books, music, movies, and other content. You can authorize up to 5 computers, which means that you can play your content on 5 different computers.You can authorize a computer only through iTunes on that particular computer. You can't authorize a computer from another computer or from your iPhone, iPad, or iPod touch.

Objet : usages collectifs des applications en bibliothèque et modèle d’achat. Le réseau de bibliothèques dans lequel je travaille possède 10 iPads... Objet : usages collectifs des applications en bibliothèque et modèle d’achat. Le réseau de bibliothèques dans lequel je travaille possède 10 iPads et une réflexion est en cours sur la manière dont ceux-ci pourront être déployés sur les lieux. A cet effet, la question des droits m'interroge beaucoup. Une bibliothèque a-t-elle le droit d'acheter des applications sur iTunes (ou toute autre plateforme), comme le ferait un particulier, pour les mettre à disposition des publics ? Il me semble qu'en faisant cela nous contrevenons aux CGU. Un modèle en B to B existe-t-il pour les applications ?

Où en est le portail de prêt numérique en bibliothèque ? Comme en 2016 à la même époque, le ministère de la Culture a publié « les éléments d’évaluation du dispositif Prêt numérique en bibliothèque » (PNB). Mise en place en 2012 sous l’égide de la Rue de Valois, ce portail permet aux bibliothèques francophones qui le souhaitent de proposer le prêt d’ouvrages numériques. Le PNB met en relation les équipements de lecture publique avec les catalogues des éditeurs, par l’intermédiaire de librairies volontaires. Le portail a pour opérateur Dilocom, société d’intermédiation pour les échanges et le partage de données entre acteurs du livre. 1 – La progression des adhésions s’accélère 117 bibliothèques sont aujourd’hui raccordées au PNB, dont 108 équipements ou réseaux français (les autres sont des bibliothèques, suisses et monégasques, ainsi que les bibliothèques des Instituts français à l’étranger).

L’éducation artistique et culturelle en priorité : Nyssen dans les pas d'Azoulay On imagine aisément que les dossiers sont en cours de lecture : si le directeur de cabinet de Françoise Nyssen est désormais connu (il s'agit de Marc Schwartz), la composition de l'équipe qui l'accompagnera est encore en cours d'élaboration. Pour son premier déplacement officiel, la ministre de la Culture a donc joué la prudence en mettant l'accent sur l'éducation artistique et culturelle, qui était déjà le mantra du ministère précédent, voire de celui de Fleur Pellerin. Au cours de son déplacement à La Villette du vendredi 19 mai, rapporte le ministère de la Culture, Françoise Nyssen s'est entretenue avec « les jeunes du service civique de La Villette engagés dans des missions de médiation culturelle essentielles au sein de l’établissement comme dans tous les établissements culturels accueillants du public ». La ministre a également pu s'entretenir avec les élèves du collège Lucie Faure (Paris 20e) et d'autres enfants scolarisés à Montreuil.

La France veut libérer les livres numériques de l'emprise d'Amazon Imagens Evangélicas, CC BY 2.0 Entre le format EPUB qui en France représente, selon les estimations moins de 50 % des ventes, réparties entre l’ensemble des revendeurs, et le format propriétaire Kindle (celui d’Amazon), qui rafle la mise, l’interopérabilité dans le livre numérique est un vœu pieux. D’autant plus qu’au sein même du format EPUB, certains ne jouent pas pleinement le jeu – la faute aux incompétentes mesures techniques de protection. Le CSPLA souligne ainsi que l’actuelle situation pose « un grave problème d’entrave aux intérêts des consommateurs comme d’atteinte aux exigences de protection et de promotion de la diversité culturelle ». Définir l'intéropérabilité, vaste chantier

" Les plus jeunes, comme les plus âgés, se montrent moins enclins que les autres à déployer une grande variété de pratiques en bibliothèques, comme d’autres études avant la nôtre l’ont déjà montré (Poissenot, 1997). Ainsi, lorsque l’on construit des indicateurs permettant d’attribuer un score pour chacune des pratiques documentaires déclarées en bibliothèque ou à domicile (pratiques numériques ou non), l’éclectisme culturel est moins marqué chez les fractions jeunes de l’échantillon. L’indicateur consistant à compter le nombre de pratiques déclarées indique une nette surreprésentation des plus jeunes parmi les individus au score inférieur à 4 (29 % contre 20 % de l’échantillon global), ainsi que des plus âgés (20 % score inférieur à 4 et 24 % score de 4 à 6 contre 18,5 % de l’échantillon global). Présents plus longtemps, davantage investis dans la consultation que dans les emprunts, les plus jeunes déploient dans la bibliothèque un spectre de curiosités moins large que les usagers d’âge moyen et qui présentent plutôt un profil inversé." by litteraturenumerique Apr 15

Related: