
Les algorithmes de recommandation Nous vous invitons à découvrir le principe de fonctionnement des algorithmes de recommandation, ceux utilisés pas les grandes plateformes de vente du Web qui vous disent ce qu’ont acheté les autres acteurs ou qui vous enferment dans une bulle informationnelle. Nous nous concentrons ici sur les aspects techniques et auront sans doute d’autres occasions de considérer des aspects sociétaux, comme l’importance de la recommandation sur les résultats d’élections. Nous avons demandé à Raphaël Fournier-S’niehotta, spécialiste de ces algorithmes, de nous en dire plus. Pierre Paradinas Dans les jours qui ont suivi l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, le 8 novembre dernier, la polémique a enflé : comment la plupart des sondeurs et des journalistes avaient-ils pu autant sous-estimer le nombre d’électeurs de Donald Trump ? Figure 1 – REUTERS/Mike Segar Un peu d’histoire Un peu de technique Figure 2 – L’utilisateur u1 a donné la note de 5 à l’objet i3, la note de 2 à l’objet i4.
Le «marché linguistique» haïtien: fonctionnement, idéologie, avenir Cette étude a bénéficié de remarques et de commentaires apportés par mon ami et collègue linguiste, Michel DeGraff. Il est entendu que je suis le seul responsable des erreurs ou lacunes qui pourraient être contenues dans le texte. Le concept de «marché linguistique» a été introduit en France vers la fin des années 1970 par le célèbre sociologue et philosophe français Pierre Bourdieu (1930-2002). Ce concept n’est peut-être pas aussi connu que d’autres concepts bourdieusiens, comme le capital (culturel, social, symbolique), l’habitus, le champ, la reproduction, la violence symbolique, la distinction…mais il occupe une place fondamentale dans la réflexion de Bourdieu sur la langue. C’est dans son livre inoubliable Ce que parler veut dire (1982) sous-titré «L’économie des échanges linguistiques» que Bourdieu a développé ce concept apparu pour la première fois dans un exposé fait à l’Université de Genève en décembre 1978 puis repris dans son livre Questions de Sociologie (1980). Noam Chomsky
Bulle de filtres La bulle de filtres[1] ou bulle de filtrage[1] (de l’anglais : filter bubble) est un concept développé par le militant d'Internet Eli Pariser. Selon Pariser, la « bulle de filtres » désigne à la fois le filtrage de l'information qui parvient à l'internaute par différents filtres ; et l'état d'« isolement intellectuel » et culturel dans lequel il se retrouve quand les informations qu'il recherche sur Internet résultent d'une personnalisation mise en place à son insu. Selon cette théorie, des algorithmes sélectionnent « discrètement » les contenus visibles par chaque internaute, en s'appuyant sur différentes données collectées sur lui. Chaque internaute accéderait à une version significativement différente du web. Il serait installé dans une « bulle » unique, optimisée pour sa personnalité supposée. Cette bulle serait in fine construite à la fois par les algorithmes et par les choix de l'internaute (« amis » sur les réseaux sociaux, sources d'informations, etc.).
Quand les mots valent de l’or, par Frédéric Kaplan (Le Monde diplomatique, novembre 2011) Le succès de Google tient en deux algorithmes : l’un, qui permet de trouver des pages répondant à certains mots, l’a rendu populaire ; l’autre, qui affecte à ces mots une valeur marchande, l’a rendu riche. La première de ces méthodes de calcul, élaborée par MM. Larry Page et Sergey Brin alors qu’ils étaient encore étudiants en thèse à l’université Stanford (Californie), consistait en une nouvelle définition de la pertinence d’une page Web en réponse à une requête donnée. En 1998, les moteurs de recherche étaient certes déjà capables de répertorier les pages contenant le ou les mots demandés. Mais le classement se faisait souvent de façon naïve, en comptabilisant le nombre d’occurrences de l’expression cherchée. Au fur et à mesure que la Toile s’étendait, les résultats proposés aux internautes étaient de plus en plus confus. — L’enchère sur un mot-clé. — Le calcul du score de qualité de la publicité. — Le calcul du rang.
Voici ceux qui contrôlent votre fil d'actualité Facebook À chaque fois que vous ouvrez Facebook, l’un des algorithmes les plus influents, controversés et incompris au monde se met à en œuvre. Il scanne et collecte tout ce qui a été posté dans la semaine passée par chacun de vos amis, chaque personne que vous suivez, chaque groupe auquel vous appartenez et chaque page Facebook que vous aimez. Pour un utilisateur standard, cela correspond à plus de 1.500 posts. Si vous avez plusieurs centaines d’amis, cela peut monter à 10.000. Ensuite, grâce à une formule jalousement gardée et en constante évolution, l’algorithme de Facebook les classe dans ce qu’il croit être l’ordre précis de l’intérêt que vous allez leur porter. La plupart des utilisateurs ne verront que les cent premiers environ. Personne en dehors de Facebook ne sait exactement comment il fait cela et personne à l’intérieur de la société ne vous le dira. «Parfois» n’est pas le genre de taux de succès que l’on attendrait d’un bout de code aussi admiré et redouté. Redoutables modifications
O21 : « La transparence des algorithmes relève des droits civiques » Une plate-forme nationale, TransAlgo, est en train d’être mise en place afin de surveiller les biais éventuels des algorithmes. Entretien avec sa responsable, Nozha Boujemaa. LE MONDE | • Mis à jour le | Propos recueillis par Paloma Soria Selon quels critères fonctionnent les systèmes de recommandation personnalisée ? Google classe-il les résultats de recherche de façon neutre ? Les algorithmes sont partout dans notre vie quotidienne numérique, déterminant ce que l’on voit sur les plates-formes d’achat en ligne, les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche. Pour ce faire, cette directrice de recherche à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), a été chargée en décembre 2016 de lancer la plate-forme TransAlgo pour la transparence et la responsabilité des algorithmes et des données, dans la foulée de la loi pour une République numérique. A quels problèmes le projet TransAlgo entend-il apporter une solution ? Prenons les systèmes de recommandation.
Vous saurez tout sur l’algorithme de Facebook - 6 février 2016 « Chaque fois que vous ouvrez Facebook, l’un des algorithmes les plus influents, les plus controversés et incompris du monde entre en action. » Slate a décidé de s’attaquer à un secret bien gardé chez Facebook : ce processus de classement automatisé qui « façonne le vie sociale et les habitudes de lecture de plus d’un milliard d’utilisateurs quotidien ». Ce même algorithme qui fait les beaux jours de startups comme BuzzFeed et mettent à mal les journaux traditionnels. « L’algorithme du fil d’actualité de Facebook [...] peut nous rendre heureux ou triste ; il peut nous exposer à des idées nouvelles et stimulantes ou nous isoler dans des bulles idéologiques. » Bref, ces algorithmes – qu’on trouve chez d’autres géants du web – sont devenus dans l’imaginaire collectif « des entités mystérieuses et puissantes ». « L’intelligence derrière le logiciel Facebook est fondamentalement humaine » « Il commence, comme le font souvent les ingénieurs, au tableau blanc » Les publications virales
Homo servus, l’homme algorithmique Le livre commençait plutôt bien. Dans Homo deus. Une brève histoire de l’avenir (Albin Michel, 2017), Yuval Noah Harari revient sur notre temps heureux, des morts infantiles moindres, de l’allongement de la vie, des guerres moins meurtrières. Certes, l’on continue de mourir, mais parce que l’on est obèse, dépressif et vieillissant, et pas nécessairement sur un champ de combat ou atteint d’une maladie infectieuse dévastatrice. Une fois posé cela, le tableau s’obscurcit néanmoins. La santé permettra bientôt de donner un avantage comparatif aux individus… et qui refusera sera lésé, sans parler de celui qui n’y aura pas accès, pour des raisons économiques ou politiques. La lutte des classes pourrait reprendre (s’est-elle arrêtée d’ailleurs ?) « Oui, la technologie du XXIe siècle peut pirater l’humanité, la hacker... »
Editors vs algorithms: who do you want choosing your news? | Reuters Institute for the study of Journalism By Emma Goodman A new Reuters Institute report, Brand and Trust in a Fragmented News Environment, has found that many news users prefer an algorithm to choose their news, rather than an editor. Although most of those interviewed for the report had not previously given much consideration to how their news was curated, when they were asked, algorithms were preferred, particularly among the younger and more technologically engaged. This was despite the fact that most had concerns regarding the accuracy of news content on social media, and many trust in the experience of establish news brands. Aggregators such as Google News or Apple News use algorithms to surface stories in response to search terms or past consumption. Why are algorithms more popular? Those who favored algorithms did so both because of their perceived independence from editorial and political agendas, and the potential for personalization based on prior reading habits. The filter bubble The ‘democracy’ of algorithms
In Defense Of (some kind of) Trolling : Les internets entre Trollarchie et Algocratie ? Avant la rentrée, laissez-moi vous conter 3 lectures qui sont entrées en résonance les unes avec les autres. La première est un article a beaucoup tourné sur mes internets personnels. Il est intitulé "Pourquoi je quitte Twitter". Le second c'est "Comment internet a facilité l'organisation des révolutions sociales mais en a compromis la victoire", le titre d'une intervention de Zeynep Tufekci lors des conférences TED en 2014. Et le troisième c'est un article (que je ne retrouve plus ah si il est là) dans lequel un universitaire évoque la question d'une "algocratie" pour décrire le pouvoir qu'ont pris actuellement les algorithmes, notamment dans le rapport au travail (Digital Labor). Trollarchie, algocratie et de l'un à l'autre, un réseau qui facilite l'organisation des révolutions sociales mais en compromet la victoire. "Mais repensez à (...) cet écrivain assassiné en 1942 dans la furie staliniste, un ami sauve une valise de manuscrits. Tout est là. Et puis il y a les trolls alternatifs.