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Puissance de la dissémination, misère du droit… mort de la création?

Puissance de la dissémination, misère du droit… mort de la création?
Contre le droit et le copyright, un cliché du photographe israélien Noam Galai a traversé plusieurs dizaines de pays, pour s'afficher dans la rue ou sur des produits dérivés. Calimaq revient sur l'histoire et les enjeux de cette nouvelle circulation de l'image. En 2006, le photographe israélien Noam Galai publiait sur son compte FlickR quelques photos de lui, en train de crier. Il ne se doutait pas que grâce à la puissance de dissémination d’internet et du numérique, ces clichés allaient connaître une incroyable destinée et faire à son insu plusieurs fois le tour du globe, en complète violation des règles du droit d’auteur et du droit à l’image… Il y a 5 milliards de photographies dans FlickR, mais il devait y avoir quelque chose de très particulier dans les portraits de Noam Galai, car ces photos ont rapidement inspiré d’autres artistes, dans plus de 40 pays dans le monde, de l’Iran au Honduras, en passant par l’Espagne et l’Argentine, et sous des centaines de formes différentes !

New York Park Après l’excellent projet Inception Park, le créatif Fernando Livschitz a réalisé avec la société Black Sheep Films cette vidéo autour d’un parc d’attractions fictif en plein New York. Reprenant des symboles forts de la ville comme l’Empire State Building, le rendu est à découvrir dans la suite de l’article en vidéo. ECJ: Streaming is ok! Dans un jugement sur la réception par satellite, dont le raisonnement s'adapte au streaming, la Cour de Justice de l'Union Européenne estime que la personne qui regarde une oeuvre sans l'autorisation des ayants droit n'est pas coupable de contrefaçon. Même lorsque l'oeuvre est reproduite temporairement et partiellement dans une mémoire et à l'écran. A l’occasion de sa décision de juger illégales les exclusivités territoriales et les restrictions d’accès géographiques imposées par les ayants droit, la Cour de Justice de l’Union Européenne a pu donner lundi son avis sur la légalité du streaming. Ou plus exactement, en l’espèce, sur la légalité des « actes de reproduction effectués dans la mémoire d’un décodeur satellitaire et sur un écran de télévision« , sans l’autorisation des ayants droit, ce qui pose juridiquement le même problème que le fait de regarder des œuvres en streaming lorsqu’elles sont publiées illégalement.

Balgique contre Hadopi Les Belges ne goûteront finalement pas à la riposte graduée. Malgré ses problèmes de gouvernement, le pays a en effet commencé à débattre hier au Sénat sur deux propositions de loi totalement opposées, l'une sur une copie d'Hadopi, l'autre sur une licence globale. Premier résultat, et non des moindres, le sénateur Richard Miller a annoncé le dépôt d’un amendement visant à retirer les articles 14 à 24 de sa proposition de loi. En somme, la loi est lavée de son système de répression et de la riposte graduée. La Hadopi belge est donc en partie castrée de son essence. La riposte graduée, un système inefficace et inapplicable Mais pourquoi un tel revirement de la part de Richard Miller, qui s’était contenté de reprendre la proposition de Philippe Monfils, lui-même qui s’était fortement inspiré de la Hadopi made in France ? Pas de surveillance-sanction pour les internautes ? Cela ne signifie pas pour autant que la licence globale verra le jour outre-Quiévrain. Un article 12 problématique

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