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Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine. Joël de Rosnay

Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine. Joël de Rosnay
LA TRIBUNE - Vous venez de publier votre nouvel ouvrage, "Je cherche à comprendre... - Les codes cachés de la nature"(*), quel en est le message principal? JOEL DE ROSNAY - Le mot-clé, c'est « codes ». Les codes qui semblent avoir été utilisés pour programmer la nature et lui conférer une telle unité, une telle harmonie, que je décris en évoquant notamment la suite de Fibonacci ou le nombre d'or. La perspective du transhumanisme fait planer la menace d'un monde dans lequel l'homme se trouve en concurrence avec lui-même et crée les conditions de sa propre disparition. À qui s'adresse votre livre ? Je l'ai d'abord écrit pour moi. Qu'est-ce qui vous donne néanmoins espoir ? La montée de cette génération mondiale, née avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies, me donne le sentiment que l'on peut faire quelque chose ensemble. On voit néanmoins fleurir des initiatives innovantes dans certaines villes ou au sein de certaines entreprises... C'est vrai. (*) "Je cherche à comprendre... Related:  Transhumanisme

Il y a, dans le transhumanisme, le pire et le meilleur. Luc Ferry Après la vie bonne, la spiritualité et l'amour, comment en êtes-vous venu à vous pencher sur le sujet très "scientifique" du transhumanisme? La première tâche de la philosophie consiste à penser son époque. Elle doit être, comme le disait Hegel, "son temps saisi dans la pensée". Or nous vivons une troisième révolution industrielle, une révolution qui bouleverse le monde, avec deux retombées principales: d'un côté, la naissance de la technomédecine, de l'autre, celle de l'économie collaborative, avec des applications comme Uber, Airbnb, BlaBlaCar, etc. Je n'en pouvais plus des idéologies dépressives, des nostalgies de la IIIe République. Quelles sont les grandes caractéristiques du transhumanisme? D'abord, et avant tout, ce mouvement entend passer d'une médecine thérapeutique classique - dont la finalité, depuis des millénaires, était de soigner, de "réparer" - au modèle de l'"augmentation" du potentiel humain. Concrètement, comment passe-t-on du thérapeutique à l'augmentatif?

Le but ultime des nanotechnologies : transformer l’être humain Les nanotechnologies ont maintenant largement dépassé le champ des récits de science-fiction. Après les vélociraptors de Jurassic Park, l’écrivain Michael Crichton campe, dans La Proie, un monde dominé par des nanorobots qui ont échappé au contrôle de leurs créateurs et menacent l’humanité. Or, des machines de quelques milliardièmes de mètres existent déjà quand le romancier et scientifique écrit son livre au début des années 2000 : « Les nanotechnologies s’intéressent principalement aujourd’hui à la composition des matériaux, mais leurs applications potentielles vont bien au-delà. Aujourd’hui, ces particules invisibles figurent sur la liste des ingrédients de milliers de produits commercialisés. « C’est un progrès pour la durabilité de notre activité sur Terre » « Je pense que c’est un progrès pour la durabilité de notre activité sur Terre. » Jean-François Perrin en est convaincu. Stopper le vieillissement et prolonger la vie indéfiniment Technologies convergentes ? Photos : .

Entretien avec Luc Ferry: La révolution transhumaniste Daniel Salvatore Schiffer : Votre dernier livre, intitulé « La Révolution transhumaniste », envisage la manière dont la « technomédecine », mais aussi l' « uberisation » du monde moderne, vont changer notre existence, modifier en profondeur, au sein de nos sociétés contemporaines, notre mode d'être, notre approche de la vie, tant sur le plan économique que professionnel. C'est là ce que vous appelez la « révolution transhumaniste ». Qu'est-ce à dire ? Luc Ferry : Cette révolution transhumaniste n'est pas, loin s'en faut, de la science fiction ! Les biotechnologies, par exemple, sont déjà capables, à l'heure actuelle, de modifier, de façon potentiellement irréversible, l'espèce humaine, à l'instar de ce l'on fait, depuis de nombreuses années, avec la culture transgénique, que ce soit de maïs, de riz ou de blé... ce que l'on appelle les OGM. L.F. D.S.S. : En serions-nous donc, malheureusement, déjà là ? L.F. : Non, pas encore tout à fait ! D.S.S. : Lesquels ? L.F. : Exact !

Un autre transhumanisme est-il possible ? RÉFLEXION. "Un autre transhumanisme est possible" ! telle est l’affirmation étonnante, entendue dans les couloirs du colloque "Transhumanisme, homme augmenté, quelles limites thérapeutiques, techniques, éthiques ?" organisé à Paris, le 9 mars, par la mutuelle Mgen et l’Institut des Sciences de la communication (ISCC) de l’université Paris-Sorbonne. Le transhumanisme, c’est un courant de pensée, lancé par des futurologues américains, puis soutenu par les géants de la high-tech, qui voit dans la technologie la réponse à tous les maux du siècle, jusqu’à résoudre le mal ultime, la mort elle-même. Un transhumanisme à la Française Cette phrase-slogan, prononcée par Marc Roux, le président de l’Association française transhumaniste (AFT) - Technoprog, un des onze orateurs invités du colloque, est révélatrice. Ce matin-là, dans les locaux de la Mgen dans le 15e arrondissement de Paris, la salle de conférence est quasi-comble. La mort de la mort n’est qu’un slogan pour attirer les médias.

"Immortalité, dernière frontière", un documentaire d'ARTE A travers un documentaire diffusé sur Arte, Sylvie Blum et Caroline Arrighi de Casanova ont mené l’enquête sur une quête qui a traversé les âges de l’humanité : l’immortalité. Seulement, il n’est pas question de mythe, de fantasme ou de science-fiction, mais bien d’un état des lieux de la situation actuelle. L’enquête porte sur les recherches en cours dans le domaine, et les enjeux économiques, sociaux et éthiques, de cette « mort de la mort » que le XXIe siècle entend rendre possible. Le documentaire explore trois pistes sérieusement suivies aujourd’hui pour assouvir le désir d’extension de la vie auquel les avancées de la science et de la technique donnent corps : la cryogénisation, le clonage reproductif, et l’immortalité digitale, brossant par-là le portrait de l’homme transhumain, augmenté, qui pourrait « advenir » parmi nous. La CRYOGENISATION : « l’espoir d’une résurrection future » Le CLONAGE : du refus à l’acceptation thérapeutique

Recension: « Homme perfectible, homme augmenté ? », un numéro hors-série de la « Revue d’éthique et de théologie morale » Marc Feix et Karsten Lehmkühler (éd.), Homme perfectible, homme augmenté ?, Actes du colloque de l’ATEM (Association des théologiens pour l’étude le la morale), Strasbourg le 29 août 2014, Revue d’éthique et de théologie morale, hors-série, n° 286, Éditions du Cerf, Paris, 2015, 226 p. Au cours de ces dernières décennies se sont développées aux États-Unis, puis répandues dans le monde occidental, diverses théories qui se rattachent à ce que l’on appelle le courant transhumaniste, qui est puissamment soutenu par de grands groupes internationaux comme Google. Ce courant vise à un dépassement des limites de l’homme actuel. Il comporte à un premier niveau la promotion de tous les moyens techniques permettant ce que l’on appelle en anglais un human enhancement, c’est-à-dire un perfectionnement et une « augmentation» de l’être humain. Ces communications ont, comme on l’aperçoit à leurs titres, des contenus très variés.

Transhumanisme H+, un symbole du transhumanisme. Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer la condition humaine notamment par l'augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains. Les transhumanistes considèrent certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subis comme indésirables. Le transhumanisme partage de nombreux éléments avec l'humanisme, y compris le respect de la raison et de la science, une volonté de progresser et une valorisation de l'existence humaine (ou transhumaine). Il en diffère cependant par la reconnaissance et l'anticipation des changements radicaux que pourraient entraîner les techniques émergentes[1]. Le mouvement transhumaniste se préoccupe des dangers comme des avantages que présentent de telles évolutions[2]. Histoire[modifier | modifier le code] Cet article a besoin d'un nouveau plan(mai 2016).

Intelligence artificielle : le transhumanisme est narcissique. Visons l'hyperhumanisme Le transhumanisme est-il un humanisme ? (Flickr-CC-cblue98) Récemment, des scientifiques et des dirigeants d’entreprises influents déclaraient publiquement que l'intelligence artificielle (IA) constituait l’une des pires menaces pour l’humanité. C’est en tous les cas le point de vue de l’astrophysicien Stephen Hawking, du fondateur de Microsoft, Bill Gates, ou encore d’Elon Musk, cofondateur de Tesla Motors et de SpaceX. Atteint de la maladie de Charcot (dystrophie neuromusculaire) Stephen Hawking, qui communique pourtant avec le monde extérieur grâce à un ordinateur synthétiseur de voix, actionné par le mouvement de ses yeux, explique que l’IA risque de conduire l’humanité à sa perte parce que les ordinateurs et les robots devenus plus intelligents que l’Homme finiront par le réduire à l’esclavage. De nouvelles dimensions plutôt qu'une domination Le mythe de Frankenstein Cette question philosophique et éthique du travail se pose depuis l'origine de l'humanité.

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