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L'histoire par l'image

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La grève des années 1880 Contexte historique Les années 1880 sont marquées par une importante crise économique et sociale. Les mouvements de grève, autorisés depuis la loi de 1864 sur les coalitions, sont fréquents comme à Decazeville en 1886 et chez les terrassiers parisiens en 1888. Soutenus par le puissant parti ouvrier belge, tout proche, et forts des lois Waldeck-Rousseau de 1884 qui légalisent enfin les syndicats, les ardoisiers, sommés par leurs patrons de choisir entre l’usine et le militantisme, multiplient depuis 1885 les actions violentes et entraînent dans leur sillage les mégissiers qui, eux, rejettent le machinisme dans la fabrication des cuirs.

Le travail des enfants dans le Nord en 1901 Contexte historique Un cadre législatif balbutiant Le travail des enfants n’est pas une nouveauté du XIXe siècle, mais la révolution industrielle, avec le développement de l’exploitation du charbon, du fer, l’utilisation de la vapeur et la fièvre de la production, développe cette pratique de façon plus abusive et fait prendre conscience progressivement de la nécessité de la limiter. Le 22 mars 1841, la première loi française concernant le travail des enfants fixe l’âge minimum d’entrée en usine à 8 ans ; la deuxième loi datant du 19 mai 1874 le porte à 12 ans. Cependant cette législation n’est guère appliquée. La loi du 2 novembre 1892 met en phase la réglementation du travail avec la scolarité obligatoire (1882).

L'application des 8 heures Contexte historique La loi des 8 heuresLa limitation de la durée de la journée de travail à 8 heures constitue l’une des revendications majeures du monde du travail dès les années 1880. A partir de 1890, la manifestation internationale du 1er Mai s’organise autour de cet objectif. Au sortir de la Grande Guerre, dans un climat marqué par une forte pression revendicative et par la crainte d’une contagion révolutionnaire, le gouvernement Clemenceau satisfait à cette exigence.

L'histoire par l'image Contexte historique Ville située dans la banlieue industrielle du nord de Paris, Saint-Ouen compte au début du XXe siècle de nombreux ateliers métallurgiques et des entreprises de divers secteurs (fabriques de cirage, imprimeries, construction automobile…). Le mouvement social y est anciennement enraciné et s’appuie sur la tradition de sociabilité de l’artisanat bien plus vivante que dans la grande industrie comme au Creusot. La conscience politique y a même permis l’installation entre 1887 et 1896 d’une des premières municipalités socialistes révolutionnaires. A la vague de grèves et à la poussée syndicale spectaculaire que connaît toute la France dans les années 1904 à 1907, la population de Saint-Ouen apporte bien sûr sa participation : plus particulièrement en 1907, ce sont les boulangers et les gaziers, puis, au début de 1908, c’est au tour des terrassiers du chantier du métro parisien.

De l'artisanat à l'industrie métallurgique Contexte historique Les représentations de Bouhot et de Chassériau datent des années 1820-1840, celles du démarrage décisif de l’industrialisation moderne, qui combine l’usage de machines et celui d’énergies nouvelles. Les deux tableaux et le dessin ne traitent de cette industrialisation que dans un secteur : celui de la production de la fonte et du fer, et plus précisément de la production de fer dans une « affinerie ». La construction du réseau de chemins de fer va considérablement stimuler cette production dès les années 1830 (la demande portant sur les rails, les locomotives, le matériel roulant). Cependant Bouhot et Chassériau se sont intéressés ici à deux âges de la métallurgie, qui ont continué à coexister un certain temps (quinze ans environ séparent leurs œuvres).

L’Internationale, hymne révolutionnaire La figuration d’un hymne emblématique C’est en 1887 qu’Eugène Pottier édite le poème L’Internationale. Le guesdiste Gustave Delory demande dès l’année suivante à Pierre Degeyter de composer sur ce texte une partition destinée à la société musicale lilloise La Lyre des travailleurs. Réaliser une utopie; la vie quotidienne au familistère Godin Jean-Baptiste Godin dénonce dans Solutions sociales (link is external) les limites de la solution mise en place dans le cadre des cités ouvrières de Mulhouse qui sont à l’honneur lors de l’Exposition universelle de 1867 et qui ont la faveur des autorités du Second Empire. Ces cités combinent l’idéal de la petite maison, de la propriété du logement et de la moralisation de la famille ouvrière par son isolement. Au contraire, les choix préconisés dans le cadre du familistère de Guise, construit à partir de 1859, sont de favoriser la vie collective des familles, de prendre en charge l’organisation des relations sociales, d’exalter le travail ouvrier et les vertus de l’enseignement et de la culture. Les mères peuvent amener les nouveau-nés à la « nourricerie » et au « pouponnat » sans sortir du familistère, en échappant, grâce aux grandes verrières, aux rigueurs du climat.

Un palais social pour les ouvriers Contexte historique L’industrie n’a pas, dans la France du XIXe siècle, bouleversé l’armature urbaine. Pourtant, dans certaines localités, au Creusot ou à Mulhouse, à Roubaix ou dans des cités minières, l’industrialisation a entraîné une très forte augmentation du nombre des familles ouvrières, et cela n’est pas allé sans difficultés de logement parfois dramatiques. Dans ce contexte se sont alors développées diverses expériences de logement patronal. Parmi ces dernières, le cas du familistère de Guise, construit par l’industriel Jean-Baptiste Godin, est assez original, car il n’envisage pas l’isolement de la famille ouvrière dans la maison unifamiliale qui demeure l’idéal des cités ouvrières, mais entend favoriser les relations sociales dans le cadre d’un habitat collectif qu’il appelle « palais social ». Son portrait, ses vêtements (le col mou, par exemple), sont plus ceux d’un esprit libre que d’un baron de l’industrie.

Le travail des enfants au XIX° siècle en France. - [Le site du collège Pierre de Coubertin de St-Jean de Braye] Origines Le travail des enfants se développe dans la France du siècle dernier pour quatre raisons principales : 1/ Les enfants sont moins payés que les adultes. En outre, le salaire des adultes est nivelé vers le bas par la présence des enfants dans les usines.

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