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Fiche de lecture : Architecture de l’information : méthodes, outils, enjeux, J.-M. Salaün et B. Habert – Monde du Livre

Fiche de lecture : Architecture de l’information : méthodes, outils, enjeux, J.-M. Salaün et B. Habert – Monde du Livre
Architecture de l’information : méthodes, outils, enjeux, sous la direction de Jean-Michel Salaün et Benoît Habert, Paris, De Boeck Supérieur, coll. « Information et stratégie », 2015. Qu’est-ce que l’architecture de l’information ? Depuis sa naissance dans les années 1990, le Web a connu un essor considérable, qui a notamment fait apparaître de nouveaux métiers, qui n’existaient pas auparavant. Histoire d’un mouvement Nous associons généralement l’apparition de l’architecture de l’information à celle du Web. « Information Architecture for the World Wide Web », Peter Morville et Louis Rosenfeld, O’Reilly, publication originale en 1998. Toutefois, les origines de cette discipline peuvent remonter aux années précédant la naissance du World Wide Web, et plus précisément à la création du Xerox PARC3 en 1970. Une définition évolutive Drapeau des États-Unis, CC0 Public Domain Un terrain principalement nord-américain – Un gain de temps sur la recherche de l’information pour les utilisateurs ; Notes :

Olivier le Deuff Technologies de l'information et intelligences collectives Un ouvrage collectif ambitieux et de niveau recherche Ce livre rassemble les contributions de plusieurs auteurs dignes d’intérêt qui viennent éclairer les mutations actuelles des technologies du numérique. L’ouvrage est une entreprise collective de haut niveau, qui nécessite souvent des connaissances préalables et une réflexion, voire une pratique, déjà affirmées. Les contributeurs sont pour la plupart chercheurs. L’ouvrage conviendra à toute personne et étudiant désireux d’aborder la question de l’évolution des objets techniques et des potentialités offertes par le numérique pour le développement des intelligences collectives. Le choix a été fait ici de mettre au pluriel le concept développé notamment par Pierre Lévy, qui est d’ailleurs l’un des auteurs. De l’émergence de technologies intellectuelles… … au nouveau modèle de l’individuation… … et aux techniques d’apprentissage La place de l’usager

Yves François le Coadic Usages et usagers de l'information Ce manuel pratique, premier de la série « Information et documentation » de la collection 128 1, traite des usages et usagers de l'information. Fini, diront certains, « l'heureux » temps où les bibliothèques et les centres de documentation pouvaient fonctionner sans les usagers. Certes ! Ils perturbent l'organisation interne, la manière de classer et de « cacher » l'information. Définitions des publics « Qu'on le souhaite important ou confidentiel, docile ou insoumis, silencieux ou doué de parole, composé de pairs ou de vulgaires, savant ou ignorant, le public est toujours le référent ultime, celui qui légitime la proposition et ses coûts, celui sur lequel, d'une manière ou d'une autre, on souhaite agir, celui que l'on veut toucher. « Existe-t-il un grand public ? « Par l'approche orientée-usager, l'usager passe du statut d'utilisateur final à celui de partenaire à part entière des systèmes d'information. Former l'utilisateur, le faire participer, le motiver

Anne Cordier Grandir connectés « Grandir connectés » est déjà en réimpression chez C & F Éditions, et c’est une bonne nouvelle. On ne peut que se réjouir du fait qu’un ouvrage qui repose sur des données originales (essentiellement qualitatives), un travail de terrain rigoureux et surtout une posture de chercheuse soucieuse de ses informateurs ait pu trouver rapidement son public. Il faut dire que le sujet traité prête à questions et controverses : les pratiques de recherche d’information des adolescents (collégiens et lycéens) ; la culture numérique qu’ils parviennent à se forger individuellement et collectivement ; la confrontation entre les pratiques non formelles ou ordinaires (essentiellement expérimentées au sein du milieu familial, par transmission et imitation) et les pratiques plus formelles ou académiques (construites en milieu scolaire). L’enquête de terrain qui permet de fonder tous ces constats repose sur un patient travail de production de données amorcé en 2009 et poursuivi jusqu’en 2015.

Françoise Benhamou Le livre à l’heure numérique. Papier, écrans, vers un nouveau vagabondage couverture du livre de Françoise BENHAMOU Le livre à l’heure numérique. Papier, écrans, vers un nouveau vagabondage, Paris, Seuil, 2014, 224 p., 17€. « L’attention est la matière première de l’économie culturelle. » (p.57) Internet est l’espace d’une pratique quasi constante de lecture. Mails, journaux ou encore sites divers et variés, l’internaute est en premier lieu un lecteur. Les tablettes, liseuses et autres écrans de lecture ne trouvent pas leurs acheteurs en Europe, et encore moins en France. Les éditeurs traditionnels doivent donc composer avec ce paysage : la forte concurrence d’une part, le changement des pratiques d’autre part. Dans la lignée des acteurs du monde du livre, les libraires sont également confrontés aux changements. Qu’en est-il des auteurs ? Éditeurs, libraires, bibliothécaires, auteurs, universitaires et chercheurs sont pris dans la vague numérique qui bouscule pratiques et statuts à toutes les échelles.

"Dans le labyrinthe" avec Alexandre Serres Dans le labyrinthe Evaluer l’information sur Internet d’Alexandre Serres Introduction : L’évaluation de l’information a toujours existé ; elle est d’autant plus nécessaire aujourd’hui que le numérique induit certaines "confusions documentaires" : celle de la structure du document, dont la chaîne technique est totalement redéfinie ; cela crée une confusion entre document et information, encore renforcée par la complexité des "écrits d’écran" ; celle des acteurs et de leurs compétences, les uns et les autres difficiles à identifier. celle des supports et des genres documentaires, amplifiée par l’apparition de genres nouveaux sur Internet (blogs, wikis...), mais aussi celle des limites du document, difficiles à cerner. la popularité, qui privilégie le quantitatif, porteur de dérives, la visibilité, une e-reputation bien maîtrisée devenant (abusivement) synonyme de qualité sur le fond, l’opinionnite qui encourage les jugements simplistes, Dans le chapitre 3, A. En conclusion :

Jean-Michel Salaün, Clément Arsenault, Introduction aux sciences de l'information 1A l'heure du web 2.0, des blogues, des wikis, Jean-Michel Salaün et Clément Arsenault effectuent dans ce « grand manuel » de la collection Repères à la Découverte, un travail salutaire de (re)définition de ce que sont aujourd'hui les « informations », les « documents », les « connaissances ». Ils proposent un parcours cohérent et didactique depuis la description des acteurs (les professionnels de l'information et les utilisateurs), la présentation des contextes (institutions et missions) jusqu'aux techniques de traitement, de recherche et de diffusion de l'information. Destiné aux étudiants en master professionnel, ce manuel vise non pas à fournir les fondements théoriques des sciences de l'information, mais bien plus privilégie une approche pragmatique avec un texte orienté vers la présentation de savoirs et pratiques concrets. Un index permet une lecture ciblée et autonome de chaque chapitre.

Olivier Le deuff, Folksonomies - les usagers indexent le web Le terme de folksonomie est apparu récemment sur le web pour désigner le phénomène d’indexation des documents numériques par l’usager. On rencontre également fréquemment le mot tag qui désigne en quelque sorte un mot-clé. Le terme de folknologie est aussi employé, mais plus rarement. Ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur avec l’avènement des nouvelles technologies du web, dites « web 2.0 », qui donnent plus de possibilités d’expression à l’internaute. Le phénomène est-il durable ou n’est-ce qu’un effet de mode ? Caractéristiques Les folksonomies constituent la possibilité pour l’usager d’indexer des documents afin qu’il puisse plus aisément les retrouver grâce à un système de mots-clés. Le paradoxe vient sans doute du fait qu’un esprit collaboratif marque le fonctionnement des systèmes dits de tags comme le fameux Technorati, l’un des plus importants moteurs d’indexation de blogs. L’ouverture d’esprit caractérise la folksonomie, comme le web 2.0. Deux types de folksonomies

Dominique Cardon, À quoi rêvent les algorithmes 1Les algorithmes – c’est-à-dire les instructions qui commandent le fonctionnement des programmes informatiques – ont des effets concrets sur nos actions et sur les formes de sociétés que nous construisons. Si Dominique Cardon s’attache à montrer les conséquences des algorithmes sur nos vies, c’est d’abord pour souligner que les machines et les humains ne s’opposent pas ; au contraire, humains et machines se créent mutuellement. Ce premier point se lie à un second ayant une portée plus politique : en connaissant les effets concrets des algorithmes sur nous, humains, nous pourrons, espère l’auteur, contester certains types d’algorithmes en posant à leurs inventeurs de bonnes questions. 2La première famille à faire son apparition sur le web est celle des algorithmes qui étudient la popularité des pages web, principalement en comptant combien de visiteurs elles reçoivent.

Olivier Ertzscheid, Qu’est-ce que l’identité numérique ? Identité numérique et e-réputation 1 1Cet ouvrage, très court, est le fruit d’une journée de formation sur l’identité numérique et a été, entre autres, organisée par des étudiantes de l’IUT de La Roche-sur-Yon. L’auteur, Olivier Ertzscheid, est Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication et spécialiste des enjeux politiques, économiques et sociétaux d’Internet. L’ouvrage est également en libre accès sur le site des éditions openpress et s’inscrit dans la collection « L’encyclopédie numérique » qui entend aborder, pour le grand public, un ensemble de thématiques1. L’ouvrage Qu’est-ce que l’identité numérique ? vise plus précisément à « présenter une synthèse accessible à tous, pour que chacun d’entre nous puisse devenir, ou redevenir, le premier acteur de son identité en ligne, de sa présence numérique » (p. 9). 2La première partie pose les fondements de l’identité numérique : comment se constitue-t-elle ?

Olivier Le Deuff (dir.), Le temps des humanités digitales. La mutation des sciences humaines et sociales 1La notion d’humanités digitales (souvent appelées également humanités numériques) correspond à l’intégration des technologies de l’information et de la communication aux différents stades de l’activité de recherche en sciences humaines et sociales (SHS), depuis la veille documentaire jusqu’à la diffusion des résultats scientifiques en passant par le recueil, le traitement et l’archivage des données. Mais les humanités digitales (DH) ne se résument pas à l’utilisation de technologies : elles constituent un véritable champ de recherche qui conjugue une dimension appliquée (développement d’outils et de méthodologies spécifiques) et une dimension plus réflexive, d’ordre épistémologique, dans la mesure où le numérique bouleverse non seulement les savoir-faire de l’activité scientifique, mais aussi ses perspectives heuristiques. 1 Milad Doueihi, Pour un humanisme numérique, Paris, Seuil, 2011. 3Cela n’empêche pas un certain unanimisme quant à l’intérêt de développer les DH en France.

Olivier Le Deuff, La documentation dans le numérique 1 Moatti, Alexandre, « Le numérique, adjectif substantivé », Le Débat, n° 170, mai-août 2012. 2 Nous renvoyons à la cartographie des métiers proposé par l’Association des professionnels de l’info (...) 3 Le Deuff Olivier, La formation aux cultures numérique. Une nouvelle pédagogie pour une culture de l (...) 1Appréhender l’interaction entre documentation et numérique suppose d’aller au-delà de l’idée reçue d’un déclin du livre, du texte, au profit du web. La réflexion qui est proposée interroge les représentations répandues de ces deux notions. 2L’ouvrage se propose de brosser une image globale, mais néanmoins tributaire des orientations de l’auteur, du secteur de la documentation. 4 Otlet, Paul, Traité de la documentation, Le livre sur le livre, théorie et pratiques, Bruxelles, Pa (...) 3Olivier Le Deuff réaffirme que l’accessibilité de l’information a toujours été la mission première du professionnel de la documentation.

Leçon 7 Fin de série. Voici le dernier épisode de la série. l’épisode 1 est ici, le second est là , le troisième ici , le quatrième puis le cinquième et le sixième. La culture de l’information repose sur des hypomnemata qui présentent un caractère double. Le besoin d’information demeure souvent inconscient et la priorité notamment des jeunes générations se situe ailleurs dans des démarches de reconnaissance et d’inscription au sein de groupes. Ce genre de description nous fait demeurer dans une vison tantôt technophile, tantôt technophobe. Un contrôle de soi qui s’opère par la skholé, cette capacité à s’arrêter, à prendre le temps de l’analyse et de la réflexion, cette distance critique sans laquelle il ne peut y avoir de culture de l’information. Ce contrôle de soi, passe par l’attention, la capacité à se concentrer durablement sur un objet. Je joints à cet épisode, le support de mes communications en mars 2012 au CDDP de Gironde…en attendant la version filmée.

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