background preloader

Le Manuel de la Transition de Rob Hopkins

Le manuel de Transition de Rob Hopkins : de la dépendance au pétrole à la résilience locale "Le pic pétrolier est un point tournant de l’histoire d’une ampleur sans précédent, car jamais auparavant une ressource aussi essentielle que le pétrole n’a entamé son déclin par épuisement naturel sans qu’un meilleur substitut ne soit déjà en vue". Colin Campbell, géologue "Nous avons tout au plus dix ans – non pas dix ans pour décider d’agir, mais dix ans pour modifier fondamentalement la trajectoire des émissions mondiales de gaz à effet de serre". James Hansen, directeur, Goddard Institute for Space Studies de la NASA "Si une crise pétrolière d’importance se produit, comme il est fort probable, les esprits s’en trouveront merveilleusement focalisés. Ce scénario catastrophe est loin d’être paranoïaque. Déjà, des milliers d’Initiatives locales ont démarré leur processus de Transition. L’auteur : Fondateur du mouvement de Transition, Rob Hopkins enseigne la permaculture et continue d’animer avec fougue ce mouvement en marche.

Connecting the Collaborative Economy Guide de transition Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec). « Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique.

Vous avez dit croissance - William Rees (Créateur du concept d’« empreinte écologique ») nous explique ce qu’est « Notre empreinte écologique » (Éditions Écosociété,‎ 1999) - Thomas Greco (Économiste) : pourquoi il faut « réinventer l’argent » ( - Dominique Meda (Sociologue) : un changement profond s’impose comme la solution la plus raisonnable, en rupture avec « La mystique de la croissance » (Flammarion 2013) - Andrew Dlugolecki (GIEC) : le regard prospectif d’un spécialiste de l’assurance, qui se revendique « rationnel-pessismiste » ( - Tim Jackson (Économiste) : parce que notre modèle économique se trompe sur la nature humaine, on peut parler sans paradoxe d’une « Prospérité sans croissance » (De Boeck, 2010) - Nico Paech (Économiste) nous guide « vers une économie post-croissance » (« Vom grünen Wachstumsmythos zur Potstwachstumökonomie », Fischer, 2011)

Pour sauver la planête, sortez du capitalisme Pour sauver la planète, Sortez du capitalisme Un autre monde est possible, il est indispensable, il est à notre portée. Le capitalisme, après un règne de deux cents ans, est entré dans une phase mortifère : il gère tout à la fois une crise économique majeure et une crise écologique d’ampleur historique. Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, janvier 2009, aux éditions du Seuil. Ce livre a reçu le Prix du Livre Environnement 2009, décerné par la Maison de la nature et de l’environnement de l’Isère et la FNAC Grenoble. La traduction en arabe est parue en mars 2014 au Centre national de la traduction (Le Caire). La traduction en coréen est parue en avril 2013 chez Booksea Publishing, sous le titre 지구를 구하려면 자본주의에서 벗어나라 !. La traduction en japonais par Kamio Kenzi est parue en mars 2011 chez Riokufu Shuppan sous le titre 資本主義からの脱却 La traduction en italien est parue en janvier 2010 chez Garzanti sous le titre Per salvare il pianeta dobbiamo farla finita con il capitalismo.

Le rapport au Club de Rome : stopper la croissance, mais pourquoi ? En 1972, la publication de The Limits to growth ou « rapport Meadows », le rapport commandité par le Club de Rome et préparé par une équipe de scientifiques du Massachusetts Institute of Technology, produit un impact considérable sur le monde académique et politique. Ce rapport affirme, en s’appuyant sur un modèle mathématique du monde, et à grand renfort de graphiques, que le système planétaire va s’effondrer sous la pression de la croissance démographique et industrielle, à moins que l’humanité ne décide délibérément de stabiliser sa population et sa production. Il préconise donc de stabiliser la population et la production à l’échelle mondiale, sans préciser d’ailleurs par quelles mesures politiques y parvenir, afin d’échapper à la catastrophe qui s’annonce. En réaction à cet appel à la « croissance zéro », de nombreuses prises de position, dans le monde politique et académique, rejettent les conclusions du rapport, sur des bases philosophiques, méthodologiques ou politiques.

L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie L’édition de poche du livre est parue en collection Points, avec une préface originale et au prix de 7 €. Eléments récents de cette page : Le député lit le livre à l’Assemblée. C’était le 23 juillet 2013. Source : Le Lab, Europe 1 En Algérie, recension par Maurice Tarik Maschinodans El Watan : "Lisez d’urgence L’oligarchie, ça suffit, vive la démocratie, le petit livre – accablant, effrayant – d’un journaliste essayiste, le 25 avril 2013. Sommes-nous en dictature ? En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs anciens et qu’ont oubliée les politologues : la domination d’une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens. Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.

Manifeste de l’Association pour une Constituante Depuis des décennies, le pays est plongé dans un marasme dont les cercles dirigeants des institutions politiques portent la responsabilité. Le chômage de masse détruit progressivement, depuis 1983, tous les rouages de la société. Les partis qui se sont succédé au pouvoir ont choisi de s’affranchir des principes de la démocratie républicaine pour accentuer les dérives qui nous conduisent à la catastrophe. La dernière illustration de cette pratique dictatoriale est l’adoption du traité constitutionnel européen qui, rejeté par le peuple, lui est imposé par les parlementaires, sous le nom de traité de Lisbonne. Ce véritable coup d’État montre que c’est bien sur le plan constitutionnel que les problèmes se posent et que le peuple doit les résoudre. Il est temps qu’une Assemblée constituante élue au suffrage universel se réunisse pour sortir le pays de la crise. Les constitutions naissent dans les crises. La vie politique en France est aujourd’hui pervertie.

Après Cahuzac : oui, il faut une VIe République L’argent, le pouvoir, la justice, la presse. Les ingrédients d’une série américaine ? Non, le quotidien de la France. En trois semaines, on a vu le pire des scénarios – comme dans un film accéléré – de ce qu’a produit la Ve République. Deux semaines après que le Parti socialiste a mis sa fédération des Bouches-du-Rhône sous tutelle, suite à la mise en examen de deux de ses élus, dont le premier secrétaire de ladite fédération, président du conseil général et sénateur, Jean-Noël Guérini, placé en garde à vue pour trafic d’influence. Le même jour, Jérôme Cahuzac, l’ex-ministre du Budget, pilier du système Hollande, mis en examen pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, avoue un mensonge d’Etat. Une République en décomposition Tout cela, malheureusement, en dit long sur les mœurs de la classe politique d’une République en décomposition. Le syndrome du « je te tiens, tu me tiens… » a fonctionné, dans un premier temps, avec une intensité jamais égalée. La faute de François Hollande

Comment la gauche s'est couchée devant les rapaces‏ En cédant face aux « pigeons », le gouvernement a fini par faire le lit des intérêts des gérants de fonds d’investissement. L’épilogue de la saga des « pigeons » s’est écrit discrètement la semaine dernière. Non seulement le gouvernement a cédé devant la levée de boucliers des créateurs d’entreprises, quasiment épargnés de l’effort fiscal demandé aux Français, mais il a aussi plié devant les gérants de fonds d’investissement, qui n’ont vraiment rien, mais alors vraiment rien, de pauvres volatiles qu’on plumerait. Première manche pour les « pigeons » La première partie du match est connue. Il faut dire que Bercy avait donné des verges pour se faire battre : afin de ramasser le plus d’argent possible, le dispositif imposant les plus-values de cession des parts d’entreprise était rétroactif. Mais Jérôme Cahuzac, sur ordre de Matignon et de l’Elysée, va aller beaucoup plus loin que de revenir sur la rétroactivité, effectivement impossible à soutenir. Deuxième manche pour les rapaces

Voici pourquoi j'ai rompu avec la gauche Au moins depuis la parution d’Impasse Adam Smith en 2002, un livre de Jean-Claude Michéa est toujours attendu. Avec jubilation. Ou avec un fusil, c’est selon. D’abord parce que la parole de ce philosophe, nourri à la pensée de George Orwell, de Guy Debord et du meilleur Marx, est extrêmement rare dans les médias. Ensuite parce qu’il appartient à cette espèce politiquement ambidextre, hélas si peu représentée et si mal comprise, capable de se montrer aussi cruel à l’égard d’une gauche libérale qui s’autocaricature en valorisant toutes les prétendues transgressions morales et culturelles, qu’il sait se montrer lucide à l’égard de l’incroyable cynisme des dirigeants de la droite actuelle (Sarkozy et Copé en tête), lorsqu’ils se posent en défenseurs des « petites gens », que vient en fait piétiner tout leur programme économique, voué à l’expansion illimitée des intérêts du CAC 40. Un grand millésime donc, pour l’orwellien de Montpellier. Mais je n’ai là aucun mérite.

"La décroissance permet de s'affranchir de l'impérialisme économique" Serge Latouche est professeur émérite d’économie et un des principaux inspirateurs du mouvement de la décroissance. On avait envie de le revoir, pour retracer les racines de la décroissance, entre Club de Rome, Illich et Gorz, et savoir où il en est par rapport au pouvoir, aux économistes altermondialistes, et à la gauche. Reporterre - Quelle est l’histoire de la décroissance ? Serge Latouche - L’histoire de la décroissance, en tant qu’étiquette, est très brève. Cette appellation a été inventée dans les années 2000 par des « casseurs de pub ». Elle a pour fonction de casser la langue de bois. Elle débute en 1972 avec la publication du rapport au Club de Rome Les limites de la croissance. Mais un second courant, porté par Ivan Illich – qui a d’ailleurs refusé de participer au Club de Rome –, est apparu en disant que ce n’est pas parce que la croissance est insoutenable qu’il faut en sortir, mais parce qu’elle n’est pas souhaitable ! Pourquoi la croissance n’est-elle pas souhaitable ? Oui.

Hervé Kempf

Related: