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Les pratiques culturelles demeurent inégalitaires

Les pratiques culturelles demeurent inégalitaires
22 juillet 2011 - Les pratiques culturelles des Français restent marquées par de profondes disparités liées à l’âge et au statut social. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du magazine Alternatives Economiques. En 2008, les pratiques culturelles les plus courantes confirment les tendances observées dix ans plus tôt (voir « pour en savoir plus »). Côté audiovisuel, l’équipement en téléviseurs continue à progresser et la proportion de personnes qui déclarent regarder la télévision « tous les jours ou presque » a nettement augmenté depuis 1997 (de 77 % à 87 %), avec une hausse particulièrement forte chez les 25-54 ans. Allumer la télé en rentrant chez soi semble devenir une sorte d’automatisme. Les sorties ne connaissent pas la crise. La pratique de la lecture et la crainte de son déclin constituent un éternel débat en France. La stabilité des comportements ou la confirmation de tendances passées ne signifient pas que rien ne change.

L'impérialisme culture occidental et devenir de la culture africaine: Défis et perspectives - Bernard ZRA DELI Les relations et les brassages internes des cultures ont donné lieu au phénomène de l'homogénéisation culturelle. Cette nouvelle forme culturelle semble construire une nouvelle société humaine calquée sur l'uniformisation des traits culturels suite aux influences des cultures les unes sur les autres. Ainsi, les cultures se mondialisent et provoquent l'avènement d'une nouvelle société. Les moyens de communication, les techniques modernes de production et de distribution ont rendu plausible ce degré évolutif de la culture. Le métissage culturel constaté dans les comportements est autant de traits d'union entre une culture ancienne et une culture moderne. Les aspirations sont presque les mêmes aujourd'hui : les mêmes travaux, les mêmes règles de comportement, les mêmes quêtes de liberté. L'unité homogène des cultures, surgie du brassage culturel, permettra la révision de beaucoup des cultures.

Qu'est-ce qu'Internet change dans notre rapport à la culture Internet a-t-il bousculé le rapport que les Français entretiennent avec la culture ? C’est ce qu’a cherché à analyser le ministère de la Culture et de la Communication en réalisant, entre 2007 et 2008, une vaste enquête de terrain pour mieux appréhender les comportements des Français dans les domaines de la culture et des médias. Dirigée par le sociologue Olivier Donnat et intitulée Enquête sur les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique , elle souligne le tournant fondamental opéré par l’essor de la culture numérique et d’Internet. En moins de dix ans, notre accès et notre rapport à la culture ont été profondément bouleversés par le développement du numérique et des nouvelles technologies. Faisant suite à la dernière enquête nationale de 1997 , 5004 personnes âgées de plus de quinze ans et vivant en France métropolitaine ont ainsi été interrogées de novembre 2007 à février 2008 en face-à-face pendant près de cinquante minutes. L’avènement de la "culture de l’écran"

Une jeunesse déclassée 17 décembre 2010 - L’emploi qualifié continue de se développer, mais le déclassement des générations qui arrivent sur le marché de l’emploi n’est pas un fantasme. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, extraite du hors série « Générations », du magazine Alternatives Economiques. Les jeunes générations sont-elles « déclassées » ? L’ascenseur social fonctionne toujours… La première façon d’appréhender le phénomène consiste à observer l’évolution globale de la structure des emplois. Ce mouvement n’est pourtant pas univoque. Les jeunes générations ont tiré parti de ce phénomène. … mais plus lentement Bon nombre de jeunes adultes, qui se battent pour prendre pied dans l’emploi, doivent se frotter les yeux à la lecture de telles données. Par ailleurs, la mobilité sociale totale rassemble des flux de montée et de descente dans l’échelle sociale. Entre ces deux groupes, la part des trajectoires descendantes est passée de 25 % à 35 %. Louis Maurin En savoir plus

1.0 Différentes cultures en fonction des générations, du genre et des positions sociales. Les Français et la culture : révolution chez les 15-24 ans Recul de la télé et de la radio, nouvelles frontières entre art et divertissement... La révolution numérique n'a pas fini de chambouler nos pratiques culturelles. En avant-première, les conclusions d'une vaste enquête menée sous l'égide du ministère de la Culture. C'est une sorte de vaste check-up. Une radiographie effectuée tous les dix ans, depuis le début des années 70, par le département des études du ministère de la Culture. La dernière prise de température remontait à 1997. Et alors, dira-t-on ? Tout change pourtant si l'on se concentre sur les comportements des jeunes générations. Sans le contrepoids des baby-boomers, dont la réactivité culturelle est supérieure à celle des générations précédentes au même âge (ils ont aujourd'hui entre 50 et 65 ans), c'est donc bien un bouleversement des pratiques culturelles que révèlent ces nouvelles courbes de température. La première de ces générations, née avant la Seconde Guerre mondiale, a 70 ans et plus. Plus rien à partager ?

L'orientation des élèves : un marqueur politique majeur La sup­pression des pro­cé­dures d’orientation est enfin un thème public. La FCPE, par son pré­sident Jean-​​Jacques Hazan vient d’en for­muler la demande, et le Café­pé­da­go­gique en rend compte dans son expresso du 13 sep­tembreJean Marie Quairel (ancien directeur de CIO) que je citais dans mon dernier post « Les 40 ans des Nou­velles pro­cé­dures d’orientation » m’a proposé de publier le texte qui suit. Le contexte des projets politiques La période que nous vivons, démontre l’importance des enjeux autour de la question de l’orientation. Le constat des verrous scolaires Aujourd’hui, des verrous existent en fin de 6°, 4°, 3° et Seconde qui expliquent en partie le blocage de l’ascenseur social, les orien­ta­tions par l’échec, la désaf­fection pour la voie pro­fes­sion­nelle et la crois­sance expo­nen­tielles des décro­chages. Les déci­sions d’orientation : une question démo­cra­tique cruciale Observons que ce débat véhicule un non dit assour­dissant et une belle hypo­crisie.

Les pratiques culturelles des Français sont-elles encore liées aux catégories socioprofessionnelles ? L'essor des médias de masse pourrait laisser penser que désormais les Français ont les mêmes pratiques culturelles, quelle que soit leur appartenance sociale. Véhiculée par les médias, la culture commune gommerait les différences de classe. Les statistiques prouvent le contraire : la catégorie socioprofessionnelle détermine encore largement la consommation culturelle. Reste à expliquer le phénomène pour en saisir l'ampleur. 1. La radio, la télévision et Internet se sont installés dans les foyers. La consommation des services fournis pas les médias varie sensiblement selon les catégories sociales Tout d'abord, la consommation de ces médias varie quantitativement selon les catégories sociales. La consommation de médias varie aussi dans la qualité des programmes plébiscités, ce qui empêche de conclure à une uniformisation des pratiques culturelles. Il est difficile de relier de manière automatique les programmes choisis à l'appartenance sociale. 2. Cette analyse a un double mérite. 3.

Enquête : Les français face au roman Pingz Man, CC BY 2.0 Menée par Marco Caramelli, chercheur à l'INSEEC, l’enquête sur la lecture de romans touchera ces différents sujets et bien d’autres. « L’un des objectifs finaux sera de proposer des moyens d’inciter les Français à lire davantage, cause que nous considérons d’utilité (de santé ?) publique », explique-t-il. Y répondre prend moins de 5 minutes lorsqu’on est un petit lecteur (ou un non-lecteur) de romans, et une vingtaine de minutes lorsqu’on est un lecteur régulier. Les résultats n’ont en effet pas vocation à être vendus, mais seront simplement publiés dans des revues scientifiques et diffusés gratuitement. Pour participer à l’enquête, il suffit de cliquer sur le lien.

Qui sont les pauvres en France ? 24 décembre 2016 - La moitié des pauvres ont moins de trente ans, autant disposent au maximum du brevet des collèges, plus d’un quart vivent au sein d’une famille monoparentale. Portrait de la pauvreté en France. Plutôt jeune, vivant en famille, peu diplômé, ouvrier ou employé : voici le portrait robot d’une personne pauvre. 1,8 million de pauvres sont des enfants et des adolescents : ils représentent 36 % de l’ensemble des cinq millions de personnes pauvres. Plus souvent des femmes et des familles monoparentales La pauvreté se vit d’abord en famille : 42 % des pauvres sont des couples avec enfant(s) et près d’un quart, des familles monoparentales. Le sexe ne fait plus une très grande différence en matière de pauvreté. Les deux tiers des pauvres ont au plus le CAP L’absence de diplôme et le milieu social sont les caractéristiques clés pour comprendre la pauvreté. Le faible niveau de diplôme conduit le plus souvent à une position sociale peu favorable. Photo/ © Virginie de Galzain

La démocratie culturelle : un autre modèle de politique culturelle | Politiques de la culture par Alice Chatzimanassis J’aimerais vous proposer une réflexion sur l’orientation des politiques culturelles et les principes qui en guident l’action. Ma communication s’articulera en 3 parties. Je commencerai par discuter le concept de démocratisation de la culture. Je présenterai ensuite la notion de démocratie culturelle comme contre-modèle au paradigme de la démocratisation. Critique du projet de démocratisation L’architecte Manon Asselin, lauréate du concours lancé par le Musée des beaux-arts de Montréal pour réaliser son 5ème pavillon1, disait, il y a quelques mois, dans le magazine du musée : « Aujourd’hui, toujours impulsé par la critique bourdieusienne des années 1960, le musée poursuit cette idéologie d’accès à la culture légitime pour tous et développe son rôle social et son approche communicationnelle. »2 Ces quelques lignes illustrent parfaitement ce qui constitue à mon sens le principal « défaut » du concept de démocratisation. La réhabilitation de toutes les cultures

Mutation de l'animal lecteur : les nouvelles pratiques de lecture On lit de moins en moins de livres… Mais l'homme pressé d'aujourd'hui, entouré d'écrans, n'a jamais autant lu ! Où l'on découvre que les pratiques de lecture ont connu bien des mutations. « Je crois que nous sommes, dans l'âme, des animaux lecteurs et que l'art de lire, au sens le plus large, définit notre espèce », écrit Alberto Manguel, dans son Nouvel Eloge de la folie (éd. Actes Sud). La belle affirmation de l'écrivain argentin ne constitue-t-elle pas pourtant une profession de foi obsolète ? L'être humain ne serait-il pas aujourd'hui en train de muer, de muter, de s'extraire de sa peau d'« animal lecteur » pour en revêtir une nouvelle, incertaine encore ? “Plus que jamais auparavant, l'écrit est partout dans nos vies…” « Nous sommes dans un moment de mutation, c'est certain. De fait, les enquêtes quantitatives menées depuis quarante ans montrent qu'incontestablement, en France comme dans tous les pays occidentaux, on lit moins de livres qu'avant. Le canon des classiques est délaissé

L'âge et le statut social demeurent des variables significatives pour comprendre les écarts dans les pratiques de lecture des français, et plus largement dans leurs pratiques culturelles. by eglantine_a Mar 1

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