
Hattie et ses stratégies efficaces d’enseignement Certaines approches d’enseignement sont-elles plus susceptibles que d’autres d’avoir un effet positif sur l’apprentissage des élèves? Quels facteurs ont un impact significatif sur la réussite scolaire? Lesquels ont moins d’impact? Le chercheur John Hattie a voulu répondre à ces questions. Une méta-analyse consiste à rassembler et à analyser les résultats d’un nombre important d’études traitant d’un sujet commun. Les données probantes en éducation (apports et limites) Il est plus probable qu’un enseignant ait un effet positif sur ses élèves s’il… apporte beaucoup d’aide et de soutien à ses élèves ;établit des relations positives avec ses élèves ;a des attentes claires quant aux objectifs d’apprentissage ;adopte des stratégies d’enseignement éprouvées par la recherche ;ajuste ses stratégies d’enseignement en fonction de leur effet sur l’apprentissage des élèves ;vise l’amélioration constante de sa pratique. Les stratégies d’enseignement les plus efficaces mbeo
Si l’évaluation n’était pas une finalité Si l’évaluation n’était pas une finalité au Québec, le quotidien scolaire de nos élèves serait bien différent. Voici quelques exemples éloquents : La rétroaction serait présente souvent et tôt dans le processus d’apprentissage Pour une fois que les chercheurs en éducation pointent tous dans le même sens ! Voilà une preuve accablante que nous accordons plus d’attention à l’évaluation en tant que produit fini considéré à tort comme imperfectible plutôt qu’à la progression de la démarche elle-même. Les possibilités de plagiat seraient minimes Cette citation tirée du Manifeste pour une pédagogie renouvelée, active et contemporaine en a fait sourciller plus d’un : « L’évaluation, dans un contexte numérique, est donc à remanier. La qualité de l’évaluation reflète bien souvent celle de la pédagogie et cette dernière, trop souvent, est complètement déconnectée des réalités sociales contemporaines. Les évaluations seraient différenciées Au Québec, on est loin de là.
Le secret des bons profs Un groupe d’élèves en difficulté dont le taux de réussite passe de 37 % à 97 % en un an. C’est l’expérience vécue par Mélanie Bellefleur, enseignante d’univers social (histoire) à l’école Cap-Jeunesse, à Saint-Jérôme, avec sa classe de 4e secondaire. Son secret : les méthodes d’« enseignement efficace », qui utilisent les évaluations pas seulement pour noter les élèves, mais aussi pour savoir ce qui cloche dans la classe. « Au début, ça déstabilise, parce que ça oblige à remettre en question notre enseignement, dit-elle. Mais ça marche. » Mélanie Bellefleur s’inscrit dans une mouvance qui est en train de transformer l’école publique classe par classe, école par école, une commission scolaire à la fois : le recours à l’enseignement efficace. Les résultats sont appréciables. Et la Rivière-du-Nord n’est pas « toute seule de sa gang ». « On peut faire mentir toutes les statistiques et tous les déterminants socioéconomiques avec l’enseignement efficace ! La lecture, clé de la réussite
Évaluation des apprentissages : pour être à la hauteur et se dépasser L’autoévaluation : ce qu’il faut savoir Cet article offre des pistes pédagogiques pratiques permettant aux enseignants, tout comme à leurs élèves, d’apprendre à utiliser l’évaluation pour prendre conscience et exercer un meilleur contrôle de leurs activités d’apprentissage, et ce à toutes les étapes. Le but visé est d’améliorer l’aptitude des élèves à s’autoévaluer et à s’autoréguler de manière efficace. L’autoévaluation vient naturellement à l’élève, un peu comme le personnage de Molière, M. de Jourdain, qui faisait de la prose sans le savoir. L’enjeu n’est donc pas de savoir si l’élève s’autoévalue et s’il en est capable. Autoévaluation et dialogue Un enseignant en photographie me mit au jour au défi de « faire l’évaluation formative de la créativité ». De ce bref échange est ressortie l’importance d’entamer un dialogue avec les élèves sur les attentes et les exigences. « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » Connais-toi toi-même et dépasse tes limites À votre tour NOUVEAU!
« Évaluer » c’est faire apparaitre de la valeur, c’est valoriser Cet article offre une réflexion profonde sur le rôle renouvelé de l’évaluation de chaque élève. Selon les auteurs, les pratiques exemplaires mettent l’accent sur les aspects qualitatifs, différenciés, collaboratifs et ils encouragent une conscientisation quotidienne de la part des enseignants et de leurs élèves en ce qui concerne leur apprentissage personnalisé menant à un succès académique significatif. C’est dans un esprit de mentalité de croissance que doivent être abordées toutes les questions relatives à l’évaluation. Puisque les attentes envers l’école comme institution sociale sont en transformation, comment pouvons-nous ajuster nos pratiques et les rendre plus cohérentes ? L’évaluation réfère évidemment à plusieurs conceptions, fort différentes les unes des autres, en fonction de l’expérience de chacun, mais est également solidement reliée à la conception du rôle de l’enseignant. Mais l’évaluation doit tout de même y trouver sa place. Notre monde éducatif est en mutation.
L’évaluation des compétences : une tâche complexe et nécessaire L’auteur de cet article présente en détail une approche ainsi que divers scénarios qu’un enseignant d’éducation physique pourrait utiliser afin de respecter des pratiques d’évaluation qui valorisent les compétences et les projets personnels des élèves. « Quand on ne sait pas où l’on va, tous les chemins mènent à nulle part ». Cette pensée de Henry Kissinger, diplomate, politologue et scientifique, montre bien toute l’importance d’être guidé pour être sûr de prendre une direction identifiée. Cependant, l’enseignant pourra proposer une rétroaction à ses élèves qu’à partir du moment où il aura observé et évalué leur prestation. Cette capacité d’adaptation que doivent acquérir les élèves semble essentielle pour leur vie professionnelle et personnelle future. D’ailleurs, en France, les plus récents programmes au niveau du collège4 encouragent définitivement l’utilisation de l’évaluation par compétence. Photo : iStock Première publication dans Éducation Canada, mars 2019 3 Howatt, W. (2017).
Comment bien réviser? Dans son article « Apprendre à réviser est un vrai métier », André Giordan, professeur de l’Université de Genève, analyse ce qu’est la révision en vue d’une évaluation. D’entrée de jeu, André Giordan affirme que l’apprentissage et l’évaluation ne requièrent pas nécessairement de moment de révision; la réalisation d’un projet, par exemple, est une activité d’apprentissage et d’évaluation ne demandant pas de période de révision de la part de l’apprenant. Apprendre à l’école, au collège se limiterait-il à mémoriser des savoirs partiels pour répondre à des épreuves stéréotypées. […] Peut-être un jour bannira-t-on les révisions pour véritablement favoriser l’apprendre? (Giordan, 2016, p. 5) Or, puisque la révision est un passage obligé pour bien des élèves et des étudiants, le chercheur partage sa conception d’une bonne révision. [Pour une consultation sur mobile, cliquez ici] [Consultez l’article] Pour aller plus loin, le RIRE vous suggère quelques articles sur le même thème : Comment étudier?
Des notes… pour qui, pour quoi? | Magazine Éducation Canada Dans cet article, l’auteure partage ses multiples expériences comme enseignante dans divers pays en se concentrant particulièrement sur l’aspect de l’évaluation. Elle décrit des approches qui parfois se distinguent l’une de l’autre assez radicalement, mais qui ont le plus souvent des points communs. En se basant sur son parcours pédagogique comme élève et comme enseignante, elle offre des conseils qui ont pour but d’assurer le meilleur succès académique des élèves. Je me souviens de ce moment d’attente après une évaluation et de cette question posée à l’enseignant concernant nos copies : « Madame est-ce que vous avez corrigé nos examens ? » Et de la déception sur nos visages lorsque ceux-ci n’avaient pas fait l’objet de l’évaluation tant attendue de tous. Quand la note est une nécessité pour certains et un frein à l’apprentissage pour d’autres Je suis le fruit d’une éducation à la française, un système dans lequel la note est le symbole de la réussite ou de l’échec. Le contrôle continu