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Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849

Victor Hugo « discours sur la misère » à l’Assemblée Nationale le 9 juillet 1849
Couvre feu contre la misère ! «Je ne suis pas, Messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde, la souffrance est une loi divine, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, Messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. La misère, Messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir où elle en est, la misère ? Mon Dieu, je n'hésite pas à les citer, ces faits. Voici donc ces faits : Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Victor Hugo Vous en une ligne Biographie Centres d'intérêt

Victor Hugo - textes et discours sur le web Victor Hugo (1802-1885) - Victor Hugo 2002 : expo virtuelle à la BNF Illustre poète et écrivain, Victor Hugo a traversé le XIXème siècle. " Je veux être Chateaubriand ou rien " Victor Hugo naît le 26 février 1802 à Besançon. Son père Léopold est un général de l’Empire napoléonien. Alors qu’il est au lycée Louis-le-Grand, Victor Hugo semble déjà avoir une idée très précise sur son avenir. Le 12 octobre 1822, il épouse Adèle Foucher, une amie d'enfance. Les débuts littéraires - Le chef du romantisme Victor Hugo se regroupe avec quelques écrivains, qui forment ensemble le Cénacle. A 27 ans, Victor Hugo présente une nouvelle pièce, Hernani, à la Comédie-Française. Deux ans plus tard, en 1831, Victor Hugo publie son premier roman historique, Notre-Dame de Paris. En février 1833 est donnée la première représentation de Lucrèce Borgia. En 1841, il est élu à l’Académie française. L’engagement politique le conduit à l’exil Louis-Philippe nomme Hugo Pair de France en 1845. .

Victor Hugo : petite anthologie de quelques grands discours On trouvera ci-dessous cinq discours ou extraits de discours pris parmi les plus célèbres de Victor Hugo, précédés de leur contexte. Ce choix ne vise pas l’exhaustivité littéraire ; pour une vision complète de l’œuvre politique de Victor Hugo on ne manquera pas de se reporter aux éditions de référence, telle l’édition chronologique dirigée par Jean Massin au Club français du livre, en 1967-70 (introduction aux œuvres politiques par Jean-Pierre Wytteman), ou le tome « Politique » des de Victor Hugo publiées chez Laffont Bouquins en 1985, sous la direction de Jacques Seebacher assisté de Guy Rosa. Cette dernière édition doit faire l’objet d’un nouveau tirage en 2002. L’objectif est ici d’offrir à la curiosité des lecteurs un échantillon immédiatement disponible de cette prose oratoire brillante et généreuse, où la rhétorique reste au double service de l’idéal et des faits. Les discours de Victor Hugo et leur publication Les deux séries d’extraits qu’on lira ci-dessous sont donc tirées :

Grands moments d'éloquence parlementaire - Tocqueville (1848) Alexis de Tocqueville © Assemblée nationale « Je crois que nous nous endormons sur un volcan » Discours à la Chambre des députés : 27 janvier 1848 Voir aussi : Alexis de Tocqueville [Fiche biographique] [Table nominative des interventions] M. de Tocqueville : Messieurs, mon intention n'est pas de continuer la discussion particulière qui était commencée. [...] Si je jette, messieurs, un regard attentif sur la classe qui gouverne, sur la classe qui a des droits et sur celle qui est gouvernée, ce qui s'y passe m'effraie et m'inquiète. Messieurs, mon intention n'est point de forcer la Chambre à s'appesantir plus qu'il n'est nécessaire, sur ces tristes détails ; je me bornerai à m'adresser à mes adversaires eux-mêmes, à mes collègues de la majorité ministérielle. Or, qu'est-ce que tout cela, sinon une dégradation successive et profonde, une dépravation de plus en plus complète des moeurs publiques ? On a dit qu'il y avait deux morales : une morale politique et une morale de la vie privée. M.

1848 et l'éloquence parlementaire En 1848, avec l'avènement de la République et le suffrage universel, l'Assemblée nationale devient le lieu où les projets de réforme portés par l'élan révolutionnaire sont débattus par les représentants de la nation. (Voir aussi : la République et le suffrage universel - 1848 : « Désormais le bulletin de vote doit remplacer le fusil ») Les plus grandes voix de l'époque, tout comme celles des élus les plus humbles, s'y font entendre. Hippolyte Detours plaide pour l'inviolabilité du suffrage universel, Louis Blanc pour la création d'un ministère du progrès et du travail, Paul Rabuan pour l'abolition complète de la peine de mort, Alphonse de Lamartine pour le droit au travail, Victor Hugo pour la liberté de la presse et Agricol Perdiguier pour le maintien de la limitation des horaires de travail. © Bibliothèque de l'Assemblée nationale Hippolyte Detours Le citoyen président. La parole est au citoyen Detours pour développer cet article additionnel. Le citoyen Detours. Ah ! Un membre.

Grands moments d'éloquence parlementaire - Victor Hugo (1849) Le discours de Victor Hugo appuie la proposition d'Armand de Melun visant à constituer un comité destiné à « préparer les lois relatives à la prévoyance et à l'assistance publique ». [Fiche biographique] Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère. Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n'est pas fait, le devoir n'est pas rempli. La misère, messieurs, j'aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu'où elle est, la misère ? Voilà un fait. Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! Voir aussi :

Grands moments d'éloquence parlementaire - Ledru-Rollin (1848) Alexandre Ledru-Rollin Assemblée nationale Débat sur le droit au travail Discours à l'Assemblée nationale constituante : 11 septembre 1848 [Fiche biographique] Le citoyen Ledru-Rollin : Le droit au travail ! En doutez-vous ? « Les secours publics sont une dette sacrée. Le citoyen Ledru-Rollin: le droit au travail pour les valides et le droit à l'assistance pour les infirmes, pour ceux qui ne peuvent pas travailler. Je me résume : On a dit, le droit au travail, c'est le socialisme. RFI Abidjan Accueil Langue Française Comprendre l'actualité Apprendre à écouter Exercices d'écoute TCF Cours de français le Talisman brisé Mission Europe L'Affaire du coffret Comment vont les affaires ? Enseigner Dossiers pour la classe Fiches pédagogiques Outils L'actu du FLE Infos pratiques Qui sommes-nous ? Services Exercice d'écoute Victor Hugo : "Discours sur la peine de mort" 1- Repérage sonore Exercice 1 : Ecoutez le document sonore puis répondez aux questions suivantes en cochant les bonnes réponses. Dans ce document vous entendez :une voix d'hommedeux voix d'homme Les personnes que vous entendez se trouvent-elles:au même endroitdans des endroits différents La première voix est:en colère neutrejoyeuse Pour la première voix, il s'agit de:un journaliste qui introduit le sujetun journaliste qui interviewe la deuxième personne La deuxième voix est:une voix de jeune hommeune voix d'homme âgé Cette personne se trouve:dans une petite salledans une grande salle Exercices proposés par Mathilde Landier

Textes de Victor Hugo : défense de la culture « Mes concitoyens, Je réponds à l’appel des soixante mille électeurs qui m’ont spontanément honorés de leurs suffrages aux élections de la Seine. Je me présente à votre libre choix. Dans la situation politique telle qu’elle est, on me demande toute ma pensée. Deux républiques sont possibles. De ces deux républiques, celle-ci s’appelle la civilisation, celle-là s’appelle la terreur. Source et édition : Victor Hugo, Actes et Paroles, Avant l’exil (1841-1851), tome 1, éditions Nelson, Paris, Pages 164 et ss. Victor Hugo défend le budget de la culture Discours prononcé en 1848 par Victor Hugo devant l'Assemblée Nationale. « Personne plus que moi, messieurs, n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget. C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts. Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée. L'ignorance. (...) V.

Victor Hugo : Sauver la culture et l'éducation Discours prononcé en 1848 par Victor Hugo devant l'Assemblée Nationale. « Personne plus que moi, messieurs, n'est pénétré de la nécessité, de l'urgente nécessité d'alléger le budget. J'ai déjà voté et continuerai de voter la plupart des réductions proposées, à l'exception de celles qui me paraîtraient tarir les sources même de la vie publique et de celles qui, à côté d'une amélioration financière douteuse, me présenteraient une faute politique certaine. C'est dans cette dernière catégorie que je range les réductions proposées par le comité des finances sur ce que j'appellerai le budget spécial des lettres, des sciences et des arts. Que penseriez-vous, messieurs, d'un particulier qui aurait 500 francs de revenus, qui consacrerait tous les ans à sa culture intellectuelle, pour les sciences, les lettres et les arts, une somme bien modeste : 5 francs, et qui, dans un jour de réforme, voudrait économiser sur son intelligence six sous ? Voilà, messieurs, la mesure exacte de l'économie proposée.

Discours à l’Assemblée constituante 1848 I ATELIERS NATIONAUX[1][modifier] ART. 1. L’allocation de 3 millions demandée par M. le Ministre des travaux publics pour les ateliers nationaux lui est accordée d’urgence. ART. 2. ART. 3. 20 juin 1848. Messieurs, Je ne monte pas à cette tribune pour ajouter de la passion aux débats qui vous agitent, ni de l’amertume aux contestations qui vous divisent. La question des ateliers nationaux a déjà été traitée à diverses reprises devant vous avec une remarquable élévation d’aperçus et d’idées. Ce qui me frappe au premier abord, ce qui frappe tout homme de bon sens dans cette institution des ateliers nationaux, telle qu’on l’a faite, c’est une énorme force dépensée en pure perte. Je dis donc que ce qu’il y a de plus clair jusqu’à ce jour dans les ateliers nationaux, c’est une énorme force dépensée en pure perte ; et à quel moment ? Ce langage rude et chagrin, je ne le tiens pas précisément, je ne vais pas jusque-là. Ce mot le voulût-on, je viens de le prononcer ; il m’est échappé. UNE VOIX. M.

Les grands discours Les mots peuvent changer le monde, infléchir le cours des choses, l'analyser, le penser. Ils s'inscrivent dans l'Histoire, collective comme individuelle, sociale comme politique. Ils sont l'Histoire. Ainsi ces grands discours dont nous ne sommes souvent capables que de citer la date, l'incipit ou une phrase slogan :I have a dream, Yes we can, « Demain vous voterez pour l'abolition de la peine de mort ». A compter du 27 août 2009, Points Seuil dédie une collection à ces leçons de politiques, ces utopies devenues réalités pour certaines (Badinter, Obama, Simone Veil luttant pour le droit des femmes à l’avortement en 1974), ces discours qui modelèrent durablement la société, le regard que nous portons sur elle, les lois qui la cadrent.Ce faisant, l’éditeur s’adresse certes à des lecteurs mais surtout à des citoyens. Huit textes ouvrent la collection « Les Grands Discours », tous au prix de 3 €. A noter : les volumes consacrés à des discours étrangers sont en édition bilingue.

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