background preloader

L'esclave une non-personne

L'esclave une non-personne

http://education.francetv.fr/matiere/temps-modernes/cm1/video/l-esclave-une-non-personne

Related:  Esclavagisme et traite négrièreL'esclavage

La traite des Noirs en 30 questions par Eric Saugera Introduction ? Le trafic " connu sous le nom de traite des Noirs ", selon une formule en vogue sous la Restauration, a profondément marqué l’histoire et la mémoire des hommes. Du milieu du XVe siècle à la fin du XIXe siècle, des millions d’êtres humains ont été arrachés au continent africain et conduits vers des terres étrangères et lointaines - qui les rendirent esclaves. Extraits du Code noir — Histoire du Droit des colonies à Montpellier Le Code noir ou recueil d’édits, déclarations et arrêts concernant les esclaves nègres de l’Amérique a été rédigé en 1685 à la demande de Louis XIV. Première réglementation de l’esclavage, il sera peu modifié et restera en vigueur jusqu’à l’abolition de l’esclavage en 1848. On y trouve des articles parlant de punitions physiques et déclarant que l’esclave est un meuble qui font contraste avec un article parlant du bonheur lorsqu’il est question des affranchis, ce qui est assez inédit dans un texte de loi. « Article 38 : L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lis une épaule ; s’il récidive un autre mois pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d’une fleur de lis sur l’autre épaule et la troisième fois, il sera puni de mort. » « Article 44 : Déclarons les esclaves être meubles... »

Planche de l'Encyclopédie : une sucrerie antillaise [source] [image] Previous article AGRICULTURE ET ECONOMIE RUSTIQUE, |SUCRERIE ET AFFINAGE des Sucres. (Page 18:1:11) SUCRERIE ET AFFINAGE des Sucres. AGRICULTURE ET ECONOMIE RUSTIQUE, |SUCRERIE ET AFFINAGE des Sucres. L’esclavage et l’économie de plantation dans les colonies européennes A. Des colonies de plantations Des colons européens dirigent des plantations de tabac, d'indigo, de café, de cacao, de coton en Amérique, aux Antilles et dans l'océan Indien (doc. 3). Au xviiie siècle, les plus grandes plantations sont destinées à la culture de la canne à sucre.À partir du xviie siècle, l'administration royale définit le cadre légal de l'esclavage pour les colonies françaises (Guadeloupe, Martinique, Saint-Domingue, Guyane, Louisiane, La Réunion et Maurice) dans une série de textes officiels désignés sous le nom de Code noir (doc. 4). Les colonies sont soumises aux principes de l'Exclusif : elles ne doivent commercer qu'avec leur métropole. B.

La définition de l'esclavage dans l'Encyclopédie [source primaire] Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, article « esclavage » du chevalier de Jaucourt, 1755. Extraits. « Après avoir parcouru l’histoire de l’esclavage, nous allons prouver qu’il blesse la liberté de l’homme, qu’il est contraire au droit naturel et civil, qu’il choque les formes des meilleurs gouvernements, et qu’enfin il est inutile par lui-même . La liberté de l’homme est un principe qui a été reçu longtemps avant la naissance de Jésus-Christ, par toutes les nations qui ont fait profession de générosité. La liberté naturelle de l’homme c’est de ne connaître aucun pouvoir souverain sur la terre et de n’être point assujettie à l’autorité législative de qui que ce soit, mais de suivre seulement les lois de la Nature : la liberté dans la société est d’être soumis à un pouvoir législatif établi par le consentement de la communauté, et non d’être sujet à la fantaisie, à la volonté inconstante et arbitraire d’un seul homme en particulier.

Glossaire : les mots de l'esclavage Publié le 29-03-2013 - Mis à jour le 17-09-2015 Code noir C'est un recueil d'une soixantaine d'articles promulgués en 1685 sous le règne de Louis XIV. Il rassemble toutes les dispositions réglant la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles et de Guyane. Il a servi de modèle à d'autres règlements utilisés dans d'autres colonies européennes.

Stedman, la répression des esclaves du Suriman [images] John Gabriel Stedman Narrative of a five years’ expedition against the revolted negroes of Surinam in Guiana, on the wild coast of South America from the year 1772 to 1777, elucidating the history of that country and describing its productions… Londres, J. Johnson / J. La vie dans les colonies Représenter la traite négrière et l’esclavage Entraves, fers, chaînes, fouets et cravaches, éléments de la vie quotidienne sous le système esclavagiste, ont rapidement disparu, dès l’abolition de 1848, des quais des ports négriers et des plantations des Caraïbes-Amériques ou des colonies de l’océan Indien où ils avaient été si nombreux pendant près de quatre siècles. Les navires négriers furent reconvertis, les témoignages de ce qui permit une exploitation exceptionnellement intensive de la terre et de la main-d’œuvre servile aux Caraïbes-Amériques ou à La Réunion disparurent peu à peu. Mais à partir de la fin du XVIIIe siècle, certains de ceux qu’on appela les « abolitionnistes » voulurent montrer à leurs contemporains les réalités du travail, de la discipline et des châtiments sur les plantations des denrées coloniales qui affluaient dans les grands ports européens. Il fallait prouver pour mobiliser une opinion publique ignorante des choses coloniales.

Résistances et abolitions Représenter la traite négrière et l’esclavage Entraves, fers, chaînes, fouets et cravaches, éléments de la vie quotidienne sous le système esclavagiste, ont rapidement disparu, dès l’abolition de 1848, des quais des ports négriers et des plantations des Caraïbes-Amériques ou des colonies de l’océan Indien où ils avaient été si nombreux pendant près de quatre siècles. Les navires négriers furent reconvertis, les témoignages de ce qui permit une exploitation exceptionnellement intensive de la terre et de la main-d’œuvre servile aux Caraïbes-Amériques ou à La Réunion disparurent peu à peu. Mais à partir de la fin du XVIIIe siècle, certains de ceux qu’on appela les « abolitionnistes » voulurent montrer à leurs contemporains les réalités du travail, de la discipline et des châtiments sur les plantations des denrées coloniales qui affluaient dans les grands ports européens. Il fallait prouver pour mobiliser une opinion publique ignorante des choses coloniales.

La traite des esclaves La traite des esclaves Si la traite a vu le jour en France en 1673, elle s’est surtout développée au début du XVIIIe siècle. En 1716, les négociants du royaume de France furent autorisés à pratiquer le «commerce des Nègres, de la poudre d’or, et de toutes les autres marchandises qu’ils pourront tirer des côtes d’Afrique». Les principaux ports négriers procédant au commerce triangulaire étaient Nantes, Bordeaux, le Havre et la Rochelle, tandis que, parmi les plus importants centres de la traite figuraient le Ghana, le Togo, le Bénin, la Mauritanie, la Sierra Leone, le Congo, l’Angola, le Nigeria, sans oublier Gorée au Sénégal. Prisonniers de guerre ou familles entières capturées au cours de razzias, les esclaves étaient rapidement mis en vente aux enchères dans leur pays d’origine par lots appelés «pièces d’Inde». Le prix dépendait de l’âge, du sexe, et de la robustesse physique de l’individu.

La voie de l'abolition La voie de l'abolition Le 21 janvier 1790, la Société des amis des Noirs réclamait la suppression de la traite. Les partisans de l’abolition étaient nombreux à se regrouper en associations, en cette fin de XVIIIe siècle marquée par les écrivains et penseurs des Lumières, pour se faire entendre du gouvernement en usant aussi bien d’arguments politiques, économiques que philosophiques. L’insurrection des esclaves de Saint-Domingue, en 1791, suivie de la naissance de la République d’Haïti, fut comme une première réponse au désir impérieux d’indépendance des peuples asservis. Lieux et conditions de vie Lieux et conditions de vie Les esclaves parvenus en vie jusqu’aux plantations coloniales n’ont pas toujours résisté au climat tropical et à la dureté des tâches qui leur incombaient. De plus, insuffisamment nourris, ils étaient obligés, pour la plupart, de consacrer les quelques heures de repos dont ils disposaient à cultiver une petite parcelle de terre non loin de leur case. Celle-ci, étroite et vétuste, contenait une table, un banc et, généralement, une paillasse qui faisait office de lit. La tenue vestimentaire était aussi réduite au minimum et quasiment jamais renouvelée. Comme l’a écrit Frédérick Douglass dans son autobiographie :

22 août 1791 - Révolte des esclaves à Saint-Domingue Dans la nuit du 22 au 23 août 1791 éclate une violente insurrection à Saint-Domingue, colonie française des Antilles. Esclaves noirs et affranchis revendiquent la liberté et l'égalité des droits avec les citoyens blancs. C'est le début d'une longue et meurtrière guerre qui mènera à l'indépendance de l'île ; la plus grande révolte servile de l'Histoire... et la seule qui ait réussi. Une prospérité compromise De son nom officiel «côtes et îles de Saint Domingue en l'Amérique sous le vent», la colonie est, avant la Révolution, la plus prospère des possessions françaises d'outre-mer grâce à ses plantations de café et de canne à sucre et à ses nombreux esclaves. La colonie compte près de 600.000 habitants, dont 40.000 affranchis, essentiellement des mulâtres, et 500.000 esclaves noirs régis par le Code noir.

Révoltes armées d'esclaves en Guyane Contexte historique La région des Guyanes, et particulièrement la colonie hollandaise qui rassemble près de 50 000 esclaves, se caractérise par des révoltes incessantes et de grande ampleur. Mis en échec, le Gouvernement de Surinam a pour seule solution de conclure des traités reconnaissant comme peuples libres deux groupes d’esclaves rebelles, les Njuka (1760) et Saramaka (1762) qui s’établissent au-delà de la zone de colonisation. Sur le territoire français voisin, où ces événements ne sont pas sans répercussion, les esclaves bien moins nombreux se constituent aussi en bande pour fuir les plantations, créer de petites sociétés indépendantes et lutter contre la répression qui s’abat sur eux.

Related: