Les Jeux Olympiques de Rio 2016 : un héritage mais au profit de qui ?

À travers l'extrait ci-dessous du dossier de candidature de Rio à l'organisation des Jeux olympiques (JO) de 2016, apparaissent les motivations de la ville pour accueillir l’événement le plus médiatique au monde avec la Coupe du Monde de football qui s’est tenue aussi au Brésil, en 2014, avec une finale au Maracana, le stade emblématique de Rio (mais sans l’équipe du Brésil...). Complément 1 : extrait du dossier de candidature de la ville de Rio à l'organisation des Jeux olympiques « La candidature de Rio 2016 est motivée par la passion d’associer le pouvoir des sports olympiques et paralympiques à l’esprit festif des habitants de Rio, en vue d’apporter des avantages durables au Brésil et au monde entier. Rio organisera des Jeux Olympiques et Paralympiques qui tireront pleinement parti de la beauté naturelle, de la diversité et de l’énergie de la ville, de sorte que les festivités, au-delà des sites, atteignent les communautés locales au Brésil, et l’audience médiatique internationale.
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Périphéries de São Paulo
La majorité des onze millions d’habitants de São Paulo, et plus encore des 18 millions d’habitants de sa « région métropolitaine » de 39 municípios (communes) vivent dans les immenses périphéries poussées à la va-vite dans les années de sa croissance la plus rapide, dans les années 1950 et 1960. Une bonne partie de ces périphéries sont occupées par des favelas, qui entourent le centre – dégradé – de la ville et sa première couronne de quartiers chics – au sud-ouest – et de quartiers résidentiels pour classes moyennes. Au-delà persistent de vastes étendues de forêts, progressivement mitées par la croissance de la lointaine banlieue, que des lignes de train (pour les pauvres) et des voies autoroutières (pour les riches) rendent accessibles au prix de longues heures de transport. Ces banlieues ne sont pas très facile d’accès, car à la difficulté de s’orienter dans un lacis complexe de rues pas toujours asphaltées s’ajoute un fort sentiment d’insécurité.
L’âge des nations est révolu, celui des cités commence
Temps de lecture: 18 min Le XXIe siècle ne sera pas dominé par l’Amérique ou par la Chine, par le Brésil ou par l’Inde; il le sera par la ville. A une époque où tout nous paraît de plus en plus incontrôlable, les villes – plus que les Etats – sont en train de se transformer en îlots de gouvernance, qui serviront de base à l’ordre mondial de demain. Ce nouveau monde n’est pas – et ne sera pas – tant un «village planétaire» qu’un réseau de différents villages. L’époque, les découvertes technologiques et l’accroissement de la population ont grandement accéléré l’avènement de cette nouvelle ère urbaine. Dans le même temps, une nouvelle catégorie de mégalopole est en train de faire son apparition aux quatre coins de la planète, dépassant tout ce que nous avons pu rencontrer jusqu’ici. Nombre d’entre elles défieront les pays qui leur ont donné naissance. Aujourd’hui comme hier, les grandes villes sont les principaux pôles d’attraction économique et d’innovation politique. Parag Khanna
Abidjan, ville de riches ?
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