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Les attributs du pouvoir et leur confiscation aux femmes. Le genre et la parole.

Partie 1 : l’occupation de l’espacePartie 2 : le temps de parole et le choix des sujets de conversation Partie 3 : l’expression de la colère Nous avons vu que les hommes – ou du moins les personnes masculines – occupaient plus d’espace que les personnes féminines. Nous allons voir maintenant comment se répartit le temps de parole entre les genres. Je vous renvoie d’emblée à cet article très intéressant « La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation » de Corinne Monnet. Cependant, la plupart des références de l’article sont un peu anciennes (années 1970 et 1980) ; je vais donc tenter de les réactualiser dans cet article, et d’apporter des informations complémentaires. Avant de continuer plus loin, je voudrais expliquer les « règles du jeu » de la conversation, comme les ont définies Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. Selon un mythe bien ancré, les femmes parleraient plus que les hommes. Cette socialisation commence avec les parents. 1. 2.

https://antisexisme.net/2012/07/08/genre-et-parole/

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Le "male gaze" (regard masculin) Après l’article de Thomas la semaine dernière sur le « slut-shaming », on continue avec les concepts féministes difficilement traduisibles. To gaze signifie en effet « regarder fixement », « contempler »; on peut le traduire par « regard masculin », que j’emploierai alternativement avec l’expression anglaise. Issu de la critique cinématographique, ce concept est devenu central dans le vocabulaire du féminisme anglophone. Le « male gaze » peut en effet être étudié au cinéma, mais aussi dans d’autres domaines de la culture visuelle (BD, publicité, jeux vidéo…). Selon moi, on peut aussi l’étendre à l’expérience quotidienne, celle d’un regard omniprésent, un regard qui est aussi jugement et auquel on ne peut pas échapper. Origines du concept: Laura Mulvey, « Visual pleasure and Narrative cinema »

Soyez galant, ça rend les femmes bêtes Pour beaucoup de femmes, la galanterie est souvent l’envers de la goujaterie. Ont-elles tort de penser que ces marques d’attention sont une manière déguisée de les circonvenir ? D’amortir leur jugement critique ? De les convaincre de leur faiblesse ? Le responsable d'un site de « revenge porn » condamné à 18 ans de prison Kevin Christopher Bollaert, un développeur Américain âgé de 28 ans a été condamné à 18 ans de prison aux Etats-Unis vendredi 3 avril pour extorsion et vols d'identité après avoir publié 10 100 photos sexuellement explicites sans le consentement des personnes, une pratique désignée sous le nom de « porno vengeur » (revenge porn, en anglais). Le revenge porn consiste à exposer par vengeance les photos de son ancien(ne) partenaire sexuel(le), dérive visant quasi exclusivement des femmes, à des fins de revanche. Kevin Christopher Bollaert a été déclaré coupable de 27 délits par un tribunal de San Diego (Californie) pour avoir géré des sites de « porno vengeur », grâce auxquels il gagnait des milliers de dollars. M. Bollaert a créé en décembre 2012 une page sur laquelle il a publié des photos explicites sans le consentement des personnes qui y figuraient. L'accusé a créé un autre site à partir duquel il demandait 350 dollars aux personnes qui le contactaient pour faire retirer les photos.

Contre le masculinisme. Petit guide d'autodéfense intellectuelle Cette brochure se veut un outil « d’autodéfense intellectuelle » : nous proposons ici quelques pistes pour identifier les discours et les pratiques de ce mouvement réactionnaire que l’on nomme le masculinisme, de manière à pouvoir mieux les repérer et les « démonter ». Pour nous, tout a commencé à Grenoble, un soir de janvier 2011, où nous nous sommes retrouvé.e.s quelques potes à la projection d’un documentaire intitulé « Des hommes en vrai » [1] ; projection organisée par la mairie de Grenoble et en présence des membres du Réseau Hommes Rhône-Alpes (voir la partie 1). Nous avons été atterré.e.s par ce que nous avons vu et entendu ce soir-là, et nous avons alors décidé de réagir. Nous avons commencé à mieux nous informer sur « le masculinisme » et à mettre en place un travail de veille. Quelques mois plus tard, nous avons organisé une soirée publique, histoire de diffuser de l’information et de partager nos analyses.

Féminin trop singulier LE MONDE | • Mis à jour le | Par Catherine Vincent Quand la misogynie va se nicher jusque dans le dictionnaire, la féminisation des noms devient un combat. Retour sur un siècle de polémiques Quel rôle pour les femmes dans les jeux vidéo ? Anita Sarkeesian s’est faite un nom chez les féministes américaines. Spécialisée en sociologie des médias, la jeune femme est aussi la créatrice du blog Feminist Frequency. Au début de l'année, et comme nous le raconte Sophie-Pierre Pernaut sur madmoiZelle.com, Anita Sarkeesian a lancé une campagne de crowdfunding sur Kickstarter. L'objectif ? Réunir suffisamment de fonds pour étudier la représentation des personnages féminins dans les jeux vidéo. Si elle s’est attirée les foudres de certains internautes, elle a toutefois réussi à rassembler 150 000$ alors qu’elle n’en cherchait que 6000.

Le masculin et le féminin Quand Virginia Woolf essaie de comprendre ce qui pousse tant d’hommes, et si différents, à vouloir écrire et légiférer sur les femmes, elle ne leur trouve qu’un point commun : ils ne sont pas des femmes. Et elle écrit, de son côté, Une chambre à soi. J’ai le bonheur de re-traduire ce joyeux livre, presque cent ans après sa première parution. Bien sûr, quand elle parle de son métier à elle, je traduis par écrivaine. Et par professeure, quand elle évoque telle amie beaucoup moins bien payée que ses collègues masculins. Tout le livre de Woolf est une histoire des femmes et des métiers : ceux qu’elles n’ont pas pu exercer, l’argent qu’elles n’ont pas pu posséder, le pouvoir qu’elles n’ont pas pu exercer. Pourquoi les hommes ont tant de mal à repérer la misogynie Si des hommes ont été surpris par la réaction autour de #YesAllWomen après les meurtres d'Elliot Rodger, c'est parce que les hommes ne voient pas ce que vivent les femmes. Le mois dernier, quand la police de Santa Barbara s'est présentée au domicile d'Elliot Rodger – suite à un signalement de sa mère qui venait de découvrir ses vidéos YouTube dans lesquelles il détaillait son hostilité à l'égard des femmes qui avaient refusé d'avoir des relations sexuelles avec lui, étalait sa jalousie envers les hommes qu'elles avaient pu lui préférer, tout en faisant part de ses intentions de remédier à cette «injustice» en exhibant toute sa «puissance» et sa «magnificence» –, les officiers allaient repartir avec l'impression que Rodger était un «être humain merveilleux, gentil et tout à fait courtois». Ce week-end, les informations sur la tuerie ont rapidement fait le tour du monde, et le réveil a une nouvelle fois été très dur sur les médias sociaux.

Quelques mecsplications Le "mescplication", charmante traduction de l'anglais "mansplaining" proposée par @celinelt, fait débat sur la toile. Ca a commencé par une discussion sur Twitter qui a donné lieu à un billet sur le (très bon) blog Ça fait genre. L'article a déchaîné les passions sur la toile, j'ai vu passer plein de tweets du style : "et alors les hommes n'ont pas le droit de s'exprimer sur le féminisme ?" Je ne sais pas si le monsieur incriminé dans le post a effectivement fait du mansplaining, et j'avoue que je m'en fous. Ce n'est pas le sujet. Sexe et thé : l’analogie du siècle pour comprendre le consentement   Le consentement sexuel n’est pas sorcier. Depuis quelques mois, une analogie circule en ligne, en anglais, pour faire comprendre à quel point c’est simple. J’ai envie de la traduire maintenant, parce que selon un sondage réalisé en ligne par la Fondation canadienne des femmes, deux Canadiens sur trois ne comprennent pas bien de quoi il s’agit. La majorité des gens ignorent, par exemple, que le consentement sexuel peut être retiré à tout moment. Voici donc l’analogie du siècle pour parler de consentement :

La photographe était une femme – Sexisme ordinaire EDIT le 10/01/13 : Merci à Ourageis13, qui a bien voulu me donner la parole suite à cet article. Questions pertinentes de Molly Benn, réponses le nez dans mon grog, et reportage au salon de la photo. Avant tout, soyons clairs : J’adore mon métier.

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