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«La croissance harmonise le bonheur de tous»

«La croissance harmonise le bonheur de tous»
La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Question hautement polémique au moment où la France s’enlise dans la récession, où la menace écologique est une urgence et où une partie des citoyens et des chercheurs militent pour un modèle décroissant. En interrogeant les ressorts de la croissance au regard du bien-être dans son nouveau livre l’Economie du bonheur, Claudia Senik, professeure à l’université Paris-Sorbonne et à l’Ecole d’économie de Paris, relance le débat. Cette chercheuse travaille sur un matériau assez nouveau, le bonheur, qui aussi subjectif et insaisissable soit-il, affine la compréhension des comportements humains dans une économie de marché. Ainsi se développe une approche psychologique de la crise, basée sur de grandes enquêtes de satisfaction auprès de la population. A côté du taux de chômage ou du PIB, le bonheur peut-il devenir un nouvel indicateur économique fiable au point de dessiner l’avenir d’un pays ? Comment expliquer ce phénomène ? Dessin Yann Legendre

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/24/la-croissance-harmonise-le-bonheur-de-tous_1128812

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La frise chronologique du bonheur by yves cochon on Prezi Le bonheur, une idée neuve en économie En 2011, l'enseignante à l'université Paris-I-Sorbonne et membre de l'Ecole d'économie de Paris est sollicitée par les médias pour élucider ce phénomène en apparence inexplicable. Ses travaux ricochent aux Etats-Unis, où The New Yorker publie un article intitulé « Glad to be unhappy : the French case », et en Grande-Bretagne, où elle est citée à foison par le quotidien The Guardian. Tout le monde s'emballe. Il n'en fallait pas plus pour réveiller la controverse politique. Claudia Senik, elle, a choisi son camp : « Une économie sans croissance ? L'argent est-il égal au bonheur ? La vérité est que nous (les êtres humains) avons besoin chaque fois plus que ce que nous avons déjà. Donc, les gens riches se plaignent que l’argent a volé leurs jours heureux et ceux qui ne sont pas aussi chanceux financièrement disent que seul l’argent pourrait arranger leur vie, qu’ils obtiendraient sûrement tout seuls si seulement ils avaient les moyens de le faire. La vérité se situe quelque part au milieu. Il est inexact de dire que l’argent apporte le bonheur, parce qu’il ne le fait pas. Nous ne sommes jamais vraiment heureux, peut-être juste lors de brefs moments où nous atteignons nos objectifs ou nous réalisons un de nos rêves. Que nous voulions l’admettre ou non, nous sommes tous heureux à certains moments dans la vie, mais tout ce que nous disons est que nous ne sommes jamais heureux. Et l’argent est en effet l’un de ces facteurs. En fait, nous devrions être heureux juste avec ce que nous avons et cesser de penser à tant d’argent.

L'économie du bonheur Les arguments de l’économie du bonheur : les critiques et les réticences des économistes sont-elles solubles dans l’économétrie et l’imagerie cérébrale ? Les déclarations des individus sur leur bien-être ne sont pas des phénomènes aléatoires et infondés. Les économistes en veulent pour preuve la correspondance entre les déclarations de satisfaction ou de bien-être et les manifestations physiques de la peine et de la joie, que peuvent capturer les sciences cognitives, la médecine ou la psychologie. Les individus qui se disent heureux ont par exemple une activité cérébrale plus importante dans la partie préfrontale du cerveau droit qui serait le siège des émotions positives, d’après des travaux d’imagerie cérébrale. Ces correspondances confortent les économistes. Les sciences naturelles et humaines nous apprennent également que la propension au bonheur est en grande partie un phénomène physique, qui trouve sa source dans nos gènes (Frey et Stutzer [2002]).

Vers une économie du bonheur? « Plus précisément, il faut mettre en question radicalement la vision économique qui individualise tout, la production comme la justice ou la santé, les coûts comme les profits et qui oublie que l'efficacité, dont elle se donne une définition étroite et abstraite, en l'identifiant tacitement à la rentabilité financière, dépend évidemment des fins auxquelles on la mesure, rentabilité financière pour les actionnaires et les investisseurs, comme aujourd'hui, ou satisfaction des clients et des usagers, ou, plus largement, satisfaction et agrément des producteurs, des consommateurs et, ainsi, de proche en proche, du plus grand nombre. Pierre Bourdieu, Contre-feux, Paris, Raisons d’agir, 1998. La recherche d’indicateurs alternatifs à l’hégémonie du produit intérieur brut ne peut pas rester complètement indifférente aux nombreux efforts actuels visant à mesurer le niveau de bien-être « subjectif » des individus à partir de données issues de questionnaires d’attitudes. [1] P. [4] C. [5] B.

Quand l'édition marche au bonheur Stéphane Koechlin « À force d’aimer un livre, on finit par se dire qu’il vous aime. » Cette phrase a été prononcée par une personnalité littéraire d’après-guerre aujourd’hui oubliée, Nicole Vedrès. Cette romancière inventait sans le savoir le livre-copain, celui qui paraît avoir été écrit pour vous, rien que pour vous, fait office de maman, de meilleur ami, de nounou, de médecin, remplit à peu près toutes les fonctions possibles. Quelqu’un à qui parler L’édition nous offre du bonheur plein les yeux, et ça marche ! « Au milieu de l’hiver… » Les titres de ces romans pratiquent le tutoiement, comme s’ils étaient de bons copains ! Ce courant de “développement personnel” doit certainement son origine au romancier nietzschéen Albert Camus. Laurent Gounelle, Et tu trouveras le trésor qui dort en toi, Kero, 336 pages, 20,90 €.

L'économie du bonheur On le sait peu mais les économistes s'intéressent au bonheur des gens ! On comprend pourquoi et comment grâce à cette introduction très claire de l'une des meilleures spécialistes du sujet. Tout démarre par un paradoxe mis en avant par l'économiste américain Richard Easterlin : devenir plus riche ne rend pas les gens plus heureux. Horreur ! D'une part, certains en concluent que la croissance à tout prix n'accroît donc pas le bien-être. Il fallait corriger ce mauvais résultat pour maintenir l'hypothèse de rationalité et la course à la croissance.

Consommation égale bonheur ? Article publié le 7 avril 2008 Drôle de question n’est ce pas ? En fait je me la pose parce que j’ai appris l’autre jour que l’indice appelé « moral des ménages » n’avait comme seule base de mesure le degré de capacité à consommer. C’est à ce genres de détails que l’on comprend que notre société s’est ultra engluée dans le consumérisme, au point de ne plus pouvoir imaginer vivre sans. Ce que l’indice de « moral des ménages » nous démontre, c’est cette incapacité de plus en plus flagrante des gens à trouver en eux et autour d’eux les sources d’un vrai bonheur. Il en va de même de tas de choses : la joie d’apprendre pour rien (s’intéresser à un sujet simplement par curiosité !) Revenons à la base, créons une société basée non pas sur l’asservissement à la consommation, mais sur la croissance exponentielle du bonheur. Soyons nous même constructeur de notre propre bonheur !

Matérialisme et bonheur, des valeurs qui s'opposent L’argent ne fait pas le bonheur… La recherche psychologique récente a non seulement montré la vérité de cette maxime, mais a commencé à démontrer que quand les gens organisent leurs vies autour de la poursuite de la richesse leur bonheur peut même diminuer. Les études sur les rapports entre le bonheur et la richesse matérielle des psychologues américains E. Diener et D. Myers, rapportées par l’American Psychological Association (APA), soulignent que “les individus sont plus heureux s’ils vivent dans les pays riches plutôt que dans les pays pauvres. Cependant, une fois qu’ils ont assez d’argent pour subvenir aux besoins de base comme la nourriture, un toit, etc., l’argent ne contribue pas beaucoup à améliorer leur bonheur. Ni les hausses de la croissance économique nationale, ni les augmentations de revenus personnels n’ont beaucoup d’effet sur le bien-être personnel des citoyens.” Matérialisme et bien-être psychologique La relation entre matérialisme et états mentaux est complexe.

L'auteur et le journal sont connus et crédible malgré la tendance politique de "Libération". Il se pose la question sur l'égalité du bonheur dans le monde. by momocam Mar 7

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