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Du bonheur en boîte

Du bonheur en boîte
Les humains détestent le travail, l’effort, les responsabilités. Ils consacrent l’essentiel de leur talent à déjouer les règlements ; leurs seules motivations sont le salaire et la sécurité de l’emploi. En conséquence, les directions des entreprises doivent les affecter à des tâches limitées et les soumettre à une hiérarchie autoritaire. Cette vision pessimiste des employés par les manageurs a été appelée la théorie X par un professeur de management du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Douglas McGregor, ancien dirigeant d’entreprise. Dès les années 1960, il lui oppose dans un ouvrage célèbre, The Human Side of Enterprise (La Dimension humaine de l’entreprise, Gauthier-Villars, 1970), la théorie Y. Celle-ci avance que travailler est une activité naturelle et gratifiante. Patrons atypiques Depuis quelques années, la théorie Y de McGregor inspire explicitement un courant d’idées radical, à la fois théorique et entrepreneurial : le mouvement de l’« entreprise libérée ».

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/06/09/dans-l-entreprise-liberee-ni-dieu-ni-contremaitre_4944348_3232.html

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Recherche. Et s’il y avait un gène du bonheur ? Des scientifiques ont isolé les parties du génome humain qui pourraient expliquer nos différentes perceptions du bonheur. Cette découverte contribuera peut-être à faire évoluer les traitements contre la dépression. “Des scientifiques ont peut-être découvert le gène du ‘bonheur’ humain”, s’enthousiasme le site américain Headlines & Global News. Jusqu’où peut-on « libérer » l’entreprise ? Affranchir les cadres du « reporting » et les salariés du stress en jouant la confiance et l’autonomie, qui n’en a pas rêvé ? Mais l’exercice a ses limites, constate Patrice Roussel, directeur du Centre de recherche en management de Toulouse. LE MONDE ECONOMIE | | Par Patrice Roussel (directeur du Centre de recherche en management de Toulouse (Université Toulouse Capitole, CNRS) Par Patrice Roussel (Directeur du Centre de recherche en management de Toulouse)

«Aujourd’hui, le bonheur est à vendre» 3 Mars 1794. Lors d’un discours devant la Convention nationale, Saint-Just prononce une phrase devenue célèbre : «Le bonheur est une idée neuve en Europe». Une définition nouvelle du bonheur est en passe de voir le jour. Michel Faucheux, maître de conférences à l’Institut national des sciences appliquées de Lyon et auteur d’Histoire du bonheur (Oxus, 2007), revient sur les différentes représentations du bonheur qui ont traversé les siècles, du mythe paradisiaque à la possession matérielle de la société contemporaine. Qu’est-ce que le bonheur au XXIe siècle ? Le bonheur, tel qu’on nous le renvoie depuis les Trente Glorieuses et l’avènement de la société de consommation, est celui de la possession et de la marchandisation.

Faire confiance est-il vraiment dangereux? L’expérience Chrono Flex de l’« entreprise libérée » Management. Dans une « entreprise libérée », le PDG n’est plus celui qui commande tout mais celui chargé « d’inspirer une vision qui sera co-construite par les équipiers, de faire émerger les valeurs, puis d’en être leur gardien suprême », explique Isaac Getz, professeur a l’ESCP-Europe et coauteur de « Liberté & Cie » (Fayard, 2012). LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isaac Getz (Professeur à l’ESCP Europe) Nombreux parents savent aujourd’hui que commander ses enfants, voire crier sur eux pour qu’ils obéissent, donne des résultats à court terme ; à long terme, c’est contre-productif.

Vivre intensément, sinon rien ! L'intensité, est-ce le bonheur ? Libertins puis romantiques le pensaient. Aujourd'hui, c'est peut-être un leurre, explique le philosophe Tristan Garcia. C'est notamment via l'œuvre plastique de Pierre Huyghe que le jeune philosophe et romancier Tristan Garcia a pénétré les arcanes de l'intensité, sujet électrique de son dernier essai, La Vie intense. Le monde de l’entreprise est-il absurde ? Incongru, irrationnel, insensé ? Récit au vitriol du travail au quotidien dans un grand groupe, vue par un directeur de production. Marc, directeur de production pour une entreprise française, est envoyé à Genève suivre une formation sur le lean management. Maudit bonheur à marde  Le concept du bonheur, je ne suis plus capable. Faut être heureux, absolument. Faut bien manger pour être heureux et trouver le bonheur. Le bonheur, ça se trouve à coup de de fruits et légumes. Faut aussi faire de l'exercice, méditer, pardonner, penser positivement, ne pas chialer, s'occuper de soi, se réaliser, vivre en harmonie avec les autres, être écolo, s'aimer plus que tout, se trouver beau...

L'« entreprise libérée » fait des émules en France Suivant l'exemple de Zappos aux Etats-Unis, Auchan, la fonderie Favi ou le fabriquant de clôtures Lippi ont choisi d'alléger la hiérarchie. LE MONDE | • Mis à jour le | Margherita Nasi C'est l'histoire d'un beau rebond. Pour être heureux, oubliez-vous! De nos états de conscience les plus troubles à la régulation de l'écosystème bactérien de nos intestins, la quête du bien-être qui nous obnubile est-elle en train de tourner au cauchemar? C’est l’hypothèse avancée par Carl Cedeström et André Spicer, deux professeurs d’économie, l’un Suédois et l’autre Néo-zélandais –ce qui leur donne une certaine autorité en la matière– dans un essai sarcastique paru en avril, Le syndrome du bien-être. Les deux auteurs se demandent pourquoi «bien se nourrir est devenu une activité qui confine à la paranoïa», pourquoi la méditation pleine conscience et la gym sont prescrits aux cadres dirigeants sur encouragement (voire injonction) des DRH, ce qui motive les adeptes de la quantification de soi qui mesurent et enregistrent leurs moindres activités physiques, ou encore comment la pratique du sport amateur s’est transformée en une gestion de l’hygiène de vie jadis réservée aux athlètes olympiques. Le poids de l’injonction au bonheur est trop lourd

Le management en quête de sens Pour produire mieux, plus et moins cher, les entreprises font appel à des techniques de management de plus en plus pointues. Mais sont-elles toujours synonymes d’efficacité ? LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Antoine Reverchon Après un mois à « penser à autre chose », les salariés retrouvent en septembre la communauté humaine avec laquelle ils passent la plus grande part de leur vie éveillée : celle de l’atelier, du bureau, du magasin.

Bhoutan : au pays du Bonheur national brut Lancé en 1972, le "nouveau paradigme" s’appuie sur quatre piliers : la protection de l’environnement, la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise, la bonne gouvernance et le développement économique responsable et durable. Aujourd’hui, le BNB irrigue toute la vie du pays, entraînant de profonds bouleversements dans l’agriculture (objectif : 100% biologique en 2020), l’éducation nationale, où l’on prépare les élèves à devenir des "ambassadeurs du changement", la gestion des ressources naturelles (réglementation stricte de l’abattage des arbres et de l’exploitation minière), la santé - gratuite pour tous -, le tourisme - haut de gamme -, ou le commerce (non adhésion à l’Organisation mondiale du commerce). Le film raconte le développement du BNB à travers le témoignage de hauts responsables mais aussi d’acteurs de terrain, habités par une vision du bonheur et du bien commun qui a fait l’objet d’un rapport très remarqué aux Nations unies. Comment s’est passé le tournage ?

Chrono Flex, le pari gagnant de l'autonomie et de la coordination Comment dirigent-ils ? Cette société, spécialiste du dépannage de flexibles hydrauliques sur les engins de chantier s'est réorganisée en privilégiant un mode de management fondé sur la confiance. E n 2009, Chrono Flex "se prend une baffe", raconte son PDG, Alexandre Gérard. Après des années de croissance soutenue, ce spécialiste du dépannage de flexibles hydrauliques sur engins de chantier perd un tiers de son chiffre d'affaires en un an. C'est la chute : de 21 à 14,2 millions d'euros ! En quête de solutions, son patron rencontre Jean-François Zobrist, ex-PDG de la fonderie Favi, où les échelons hiérarchiques ont été supprimés.

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