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Les discours médiatiques

Les discours médiatiques
La revue TDC du réseau Canopé finit l’année scolaire avec un passionnant numéro spécial consacré aux « discours médiatiques ». Un numéro indispensable à tous ceux qui s’intéressent à l’éducation aux médias. Je vous le recommande. Je le recommande aussi à tous les étudiants en journalisme et aux confrères en activité. TDC propose en effet un tour d’horizon assez complet des questions que la production et la diffusion d’informations posent dans nos sociétés modernes. TDC propose avec ce numéro tout à fait remarquable de prendre le recul et le temps nécessaire à la réflexion. La revue interroge la place des médias et des journalistes dans nos démocraties avec notamment une longue interview d’Hervé Brusini, journaliste à France Télévision, qui plaide pour une pédagogie des médias et du métier de journaliste lui-même. Passionnant également l’article d’Isabelle Dumez Féroc maître de conférences à l’Université de Poitiers consacré à l’emballement médiatique. Lien : TDC Les Discours Médiatiques. Related:  Discours médiatiques

Baromètre médias, les journalistes sommés de se remettre en question Insultes, menaces de viol, jets de projectiles, coups, scènes de lynchage… Après plusieurs agressions de journalistes, des agents de protection accompagnent des équipes de télévision ou radio lors de mobilisations de gilets jaunes. Une « escalade de la haine » dénoncée par l’ONG Reporters sans frontières, qui héberge sur son site la pétition #Libresdinformer, lancée par des collectifs de journalistes et de citoyens pour défendre le droit d’informer. Sans surprise, dans ce contexte de crise sociale où la presse est prise à partie, les indicateurs du 32e Baromètre de la confiance dans les médias réalisé par le groupe Kantar pour La Croix sont en berne. Si l’intérêt pour l’actualité remonte (à 67 %, + 5 points), les journalistes sont jugés indépendants par seulement un quart des sondés et la confiance envers les différents médias est au plus bas. « Les “intellos” n’ont pas les mêmes sources d’information que Il reste 80% de l'article à lire. La Croix,Cultivez votre différence

Pourquoi se méfie-t-on des médias L’étude “Bias, bullshit and Lies : Audience perspective on Low Trust in the Media” (Biais, bullshit et mensonges : la perspective des publics sur la méfiance envers les médias) publiée le 1er décembre sur le site de Reuters, se penche sur une question que tous se posent : pourquoi nous méfions-nous tant des médias? Les auteurs Nic Newman et Richard Fletcher, chercheurs chez Reuters.org, ont utilisé les résultats de plus de 18.000 personnes interrogées dans neuf pays (Allemagne, Royaume-Uni, Irlande, Danemark, Espagne, Grèce, Etats Unis, Australie, et France) pour répondre à cette question. Biais politiques et économiques Pour Nic Newman et Richard Fletcher, 25% des personnes interrogées jugent que les médias échouent à faire la part des choses entre info et intox. 40% des sondés pensent, au contraire, que les médias s’y prennent bien, et 35% des sondés ne se sont pas prononcés sur la question. à lire aussi ARTICLEPub, fake, info ? En France, une crainte liée aux grands groupes

Les Français et les médias : entre confiance et méfiance depuis trente ans Coup de tonnerre dans la relation entre les médias et leur public. La confiance accordée par les Français aux journalistes est au plus bas selon le 32e baromètre Kantar pour La Croix, réalisé entre le 3 et le 7 janvier 2019. La crédibilité de la télévision dégringole à 38%, soit dix points de moins que l'an passé. Un résultat inquiétant mais sans grande surprise pour autant. Le baromètre mis en place en 1987 révèle une confiance très fragile tout au long de ces dernières années. 1989 : le malaise de Timisoara Le baromètre de La Croix analyse une première cassure entre 1989 et 1990. Même s'il est difficile d'assurer un lien de cause à effet entre les événements sociaux et les ruptures analysées dans ce baromètre, pour Jean-Marie Charon, cette première chute s'explique en partie par le mauvais traitement médiatique d'un événement qui a bousculé le public mais aussi la profession : la couverture en Roumanie de la fin de la dictature de Nicolae Ceaușescu. 2015 : effet Charlie ? Écouter 1 min

« Il y a un déficit de régulation dans l’industrie des médias » La Croix : Pourquoi des industriels comme Daniel Křetínský s’intéressent-ils à la presse ? Julia Cagé : Tous tiennent un discours politiquement correct en faveur de la liberté de la presse, quatrième pouvoir d’une société démocratique. Si tel était le cas, rien ne les empêcherait de transférer aux journalistes des rédactions leurs droits de vote au conseil d’administration. Ils ne sont pas non plus motivés par le profit, car les titres de presse ont perdu beaucoup d’argent et le retour sur investissement reste très faible. Comme d’autres, je pense que Daniel Křetínský s’intéresse au Monde pour s’acheter un accès au pouvoir politique, une légitimité, une visibilité. Qu’est-ce qui a permis à ces investisseurs de se faire une place dans le monde des médias ? J. Comment les journalistes peuvent-ils protéger leur indépendance ? J. Un autre modèle est-il imaginable ? J.

Le documentaire à charge : nouvelle arme de manipulation massive Capture d'écran YouTube du documentaire d'Arte "Le Monstre de Wall Street"-19 septembre 2019 Par Philippe Mösching. Alors qu’un documentaire devrait être une forme d’expression grand public qui éveille l’esprit en nous offrant des points de vue nouveaux, il se révèle au contraire être une arme militante qui impose son parti pris non pas par la force de ses arguments mais uniquement sur une mise en scène grandiloquente. Comment manipuler les mains vides : décryptage par l’exemple. On peut s’attendre à ce qu’un documentaire essaie de confronter différentes opinions, d’offrir au spectateur plusieurs points de vue de sorte à développer son esprit critique, puis lui permette de se forger une opinion ou de réviser ses positions. Si les émissions de débats existent toujours, malheureusement trop souvent limités aux sujets politiques, un nouveau genre populaire est apparu : le documentaire à charge. 37 secondes suffisent… …puis une heure et demie de reprises La manipulation par la forme

Quand le service public finance des documentaires trompeurs ou mensongers Un documentaire implique écriture, réalisation, production et diffusion. Ces processus sont coûteux : en 2022, le tarif moyen d’une heure de documentaire s’élève à environ 200 000 € [1]. Cependant, en rognant sur la qualité, il est possible de réduire drastiquement ce budget : la première édition du documentaire complotiste sur les attentats du 11 septembre Loose Change (2005) n’a coûté que 6 000 $ (un peu plus de 5 000 €). Pour rassembler les sommes nécessaires, le crowdfunding se démocratise (financement participatif via des plateformes en ligne qui se substitue au prêt bancaire classique). Ainsi, Hold-Up (2020), le documentaire complotiste sur la pandémie de Covid-19, a récolté plus de 300 000 € de cette façon [2]. Des fonds privés peuvent également être sollicités. Mais parmi les œuvres ainsi aidées par des fonds publics se trouvent des documentaires trompeurs ou ouvertement mensongers. C’est également le cas de Demain tous crétins ? Coproduire et financer Références

D’un documentaire à l’autre Les articles les plus lus Le nuage de Tchernobyl qui s’arrête à la frontière : une fable sans cesse réitérée Le 22 mars 2021 - Science et médias Troubles de l’attention et hauts potentiels intellectuels Le 22 juillet 2023 - Cerveau et cognition Mieux connaître les savants des pays d’islam : Al-Biruni, le « Maître » de l’an mille Le 25 août 2023 - Histoire des sciences Que penser des jus végétaux pour l’alimentation des nourrissons et des jeunes enfants ? Le 30 mars 2022 - Alimentation Haut potentiel intellectuel : le mal du siècle ? Le 26 avril 2023 - Cerveau et cognition Notes de lectures Giordano Bruno Jean Rocchi Nous et les autres Évelyne Heyer, Carole Reynaud-Paligot (Dir.) Votre santé Didier Raoult Le livre noir de l’écologie - Le livre noir de l’AFP Jean Robin La nouvelle idéologie dominante Shmuel Trigano Universités populaires hier et aujourd’hui Dirigé par Gérard Poulouin Toutes les notes de lecture

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