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L'économie du bonheur

L'économie du bonheur
Les arguments de l’économie du bonheur : les critiques et les réticences des économistes sont-elles solubles dans l’économétrie et l’imagerie cérébrale ? Les déclarations des individus sur leur bien-être ne sont pas des phénomènes aléatoires et infondés. Les économistes en veulent pour preuve la correspondance entre les déclarations de satisfaction ou de bien-être et les manifestations physiques de la peine et de la joie, que peuvent capturer les sciences cognitives, la médecine ou la psychologie. Les individus qui se disent heureux ont par exemple une activité cérébrale plus importante dans la partie préfrontale du cerveau droit qui serait le siège des émotions positives, d’après des travaux d’imagerie cérébrale. Ces correspondances confortent les économistes. Pour appuyer son propos, Richard Layard va même jusqu’à reproduire les images de cerveaux dans son livre, Happiness. Les problèmes méthodologiques en suspens

https://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=RECO_604_0905&DocId=54876&hits=7587+7557+7480+7333+7319+7016+6988+6971+6856+6839+6823+6718+6697+6686+6674+6661+6590+6526+6500+6496+6483+6455+6408+6285+6267+5887+5844+5797+5674+5653+5624+5599+5520+5397+5269+5139+5100+5094+5041+5029+4989+4954+4917+4831+4804+4796+4794+4783+4771+4758+4720+4699+4692+4648+4068+3592+3338+3154+2987+2896+2665+2652+2630+2614+2602+2487+2480+2450+2361+2353+2338+2274+2241+2237+2200+2066+2054+2018+1984+1955+1935+1847+1735+1451+1432+1343+1140+1077+1041+973+715+642+520+494+487+480+457+443+417+384+367+260+29+4+

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Le bonheur, une idée neuve en économie En 2011, l'enseignante à l'université Paris-I-Sorbonne et membre de l'Ecole d'économie de Paris est sollicitée par les médias pour élucider ce phénomène en apparence inexplicable. Ses travaux ricochent aux Etats-Unis, où The New Yorker publie un article intitulé « Glad to be unhappy : the French case », et en Grande-Bretagne, où elle est citée à foison par le quotidien The Guardian. Tout le monde s'emballe. Il n'en fallait pas plus pour réveiller la controverse politique.

«La croissance harmonise le bonheur de tous» La croissance rend-elle les gens plus heureux ? Question hautement polémique au moment où la France s’enlise dans la récession, où la menace écologique est une urgence et où une partie des citoyens et des chercheurs militent pour un modèle décroissant. En interrogeant les ressorts de la croissance au regard du bien-être dans son nouveau livre l’Economie du bonheur, Claudia Senik, professeure à l’université Paris-Sorbonne et à l’Ecole d’économie de Paris, relance le débat. Cette chercheuse travaille sur un matériau assez nouveau, le bonheur, qui aussi subjectif et insaisissable soit-il, affine la compréhension des comportements humains dans une économie de marché. Ainsi se développe une approche psychologique de la crise, basée sur de grandes enquêtes de satisfaction auprès de la population.

Vers une économie du bonheur? « Plus précisément, il faut mettre en question radicalement la vision économique qui individualise tout, la production comme la justice ou la santé, les coûts comme les profits et qui oublie que l'efficacité, dont elle se donne une définition étroite et abstraite, en l'identifiant tacitement à la rentabilité financière, dépend évidemment des fins auxquelles on la mesure, rentabilité financière pour les actionnaires et les investisseurs, comme aujourd'hui, ou satisfaction des clients et des usagers, ou, plus largement, satisfaction et agrément des producteurs, des consommateurs et, ainsi, de proche en proche, du plus grand nombre. Pierre Bourdieu, Contre-feux, Paris, Raisons d’agir, 1998.

L'économie du bonheur On le sait peu mais les économistes s'intéressent au bonheur des gens ! On comprend pourquoi et comment grâce à cette introduction très claire de l'une des meilleures spécialistes du sujet. Tout démarre par un paradoxe mis en avant par l'économiste américain Richard Easterlin : devenir plus riche ne rend pas les gens plus heureux. Horreur !

Matérialisme et bonheur, des valeurs qui s'opposent L’argent ne fait pas le bonheur… La recherche psychologique récente a non seulement montré la vérité de cette maxime, mais a commencé à démontrer que quand les gens organisent leurs vies autour de la poursuite de la richesse leur bonheur peut même diminuer. Les études sur les rapports entre le bonheur et la richesse matérielle des psychologues américains E. Diener et D. Myers, rapportées par l’American Psychological Association (APA), soulignent que “les individus sont plus heureux s’ils vivent dans les pays riches plutôt que dans les pays pauvres. Cependant, une fois qu’ils ont assez d’argent pour subvenir aux besoins de base comme la nourriture, un toit, etc., l’argent ne contribue pas beaucoup à améliorer leur bonheur.

La société de consommation mène t-elle au Bonheur ? - Peace and Punk "Depuis le début du siècle, nous vivons dans une société de consommation. Ce phénomène social c’est accentué à la mesure que le temps avance et n’a sûrement pas atteint encore son paroxysme. Mais, ce système, quelque peu chaotique, fait ressortir diverses questions sur la société. Alors, on peut se demander si la société de consommation mène au bonheur ? Personnellement, je crois que la société de consommation ne mène pas le bonheur puisqu’elle crée des dépendances, des fausses attentes et bien sûr, des dettes. Selon moi, la société de consommation ne mène pas au bonheur puisqu’elle crée des dépendances et des fausses attentes face à des produits en ventes sur le marché.

Quand le matérialisme entrave la vraie vision du bonheur Alors oui vous allez me dire que les temps actuels sont quand même difficiles à cause de la crise économique créée par des dirigeants peu scrupuleux laissant bon nombre de citoyens en difficulté pécuniaire quotidienne. Mais c’est un autre débat . Ce dont il sera question, c’est du matérialisme et du fait que nous avons TOUT pour être heureux. Rapport social: «Le bonheur reste lié aux ressources matérielles» Pauvreté, chômage, exclusion, voilà qui peut entraver le bien-être personnel. Lapalissade? Un peu. Le Rapport social 2016, publié hier, ne réserve pas de scoop: les Suisses sont globalement contents de leur vie. Mais attention, prévient le professeur Dominique Joye, un des auteurs de l’étude, il y a aussi une pression sociale à déclarer qu’on est heureux. Retour en interview sur certaines conclusions surprenantes.

« Notre course à la croissance n’a pas de sens » Isabelle Cassiers est professeure d’économie à l’université catholique de Louvain (Belgique) et chercheuse qualifiée du Fonds de la recherche scientifique (FNRS, belge). Elle a coordonné le livre Redéfinir la prospérité, qui s’interroge sur la dissonance entre croissance économique, durabilité environnementale et bien-être humain. Convaincue du caractère non soutenable de notre développement économique, elle s’intéresse au nouveau paradigme que le Bhoutan tente de mettre en place à travers son indicateur du bonheur national brut. Isabelle Cassiers.

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