Charles Sanders Peirce : La sémiotique
Suivez-nous Peirce Après avoir présenté les trois catégories philosophiques de Charles Sanders Peirce, nous expliquons comment ces catégories interviennent à différents niveaux dans le fonctionnement des signes ou processus sémiotique. Le processus sémiotique est un rapport triadique entre un signe ou representamen (premier), un objet (second) et un interprétant (troisième). Chacun de ces trois termes se subdivise à son tour selon les trois catégories. A partir de là, et en tenant compte de la hiérarchie des catégories, on peut répertorier dix modes de fonctionnement de la signification. Ce texte peut être reproduit à des fins non commerciales, en autant que la référence complète est donnée : Nicole Everaert-Desmedt (2011), « La sémiotique de Peirce », dans Louis Hébert (dir.), Signo [en ligne], Rimouski (Québec), Peirce a élaboré une théorie sémiotique à la fois générale, triadique et pragmatique1. Une théorie générale : 1. 2. 3. 4. 1. 2. 3.
Umberto Eco : Le processus sémiotique et la classification des signes
Suivez-nous Eco La sémiotique touchant une diversité de signes différents, Eco a élaboré une classification qui distingue notamment les signes artificiels des signes naturels, auxquels nous nous limitons dans ce chapitre. La théorie d’Eco part du fait que l’être humain évolue dans un « système de systèmes de signes » et ce, que ce soit dans les civilisations industrialisées ou dans la nature. Des multiples significations données du « signe » dans les dictionnaires, une définition synthèse ressort : « Le signe est utilisé pour transmettre une information, pour dire ou indiquer une chose que quelqu’un connaît et veut que les autres connaissent également » (Eco, 1988 : 27). source – émetteur – canal – message – destinataire – Ce schéma s’applique à la majorité des processus communicatifs. Le code se retrouve dans le schéma de la communication de Jakobson. Dans le processus de signification, le code est primordial. Les codes sont nécessaires à l’activité de communication. A. B. C.
Polyphonisme, de Bakhtine à Ricoeur
En étudiant le phénomène polyphonique qu'il expose dans Les problèmes de la poétique de Dostoïevski[1](1929/1962), Bakhtine se réfère pratiquement de manière exclusive à l'œuvre de Dostoïevski: "Dostoïevski est le créateur du roman polyphonique. Il a élaboré un genre romanesque nouveau." (Bakhtine, 1970/1998, p. 35). Il considère en tout cas Dostoïevski comme le premier véritable auteur polyphonique. Plus tard dans ce même livre, il nuancera ses propos en soulignant que l'emploi du terme de polyphonie emprunté à la musique et appliqué à la littérature ne peut être que métaphorique: Il faut remarquer que la comparaison que nous établissons nous-mêmes, entre le roman de Dostoïevski et la polyphonie, n'est rien de plus qu'une figure analogique. Nous nous permettrons de commencer par faire ici deux remarques aux affirmations de Bakhtine. 1. Un pas important est ici franchi par Bakhtine: de l'influence du contexte extérieur, on passe à une considération intérieure de l'auteur. 2. 3. 4.
Ludwig Wittgenstein : Les jeux de langage
Wittgenstein Dans leur acception tardive (à partir des Investigations philosophiques), les jeux de langage de Wittgenstein constituent des notions de première importance pour la réflexion sur les signes dans la mesure où ils recouvrent l’entier des pratiques sémiotiques. Ils sont à concevoir comme les paramètres conceptuels partagés qui permettent le repérage ou la production des signes, ainsi que l’établissement des relations de signification et de représentation. On présente ici trois notions interdépendantes : les jeux de langage (pratiques sémiotiques – qui, malgré le terme « langage », ne se limitent pas au langage verbal), les coups dans les jeux de langage (actions concrètes accomplies au sein d’un jeu de langage donné et matière première de la réflexion sémiotique) et la grammaire des jeux de langage (architecture conceptuelle qui conditionne l’usage des signes). « Commander, et agir d’après des commandements. Décrire un objet d’après son aspect, ou d’après des mesures prises.
L’intérieur comme enjeu
On peut circonscrire de façon assez précise la période de réception du psychologue Wolfgang Köhler[1] par Wittgenstein : en 1946 débute une phase en quelque sorte intermédiaire entre la première partie des Recherches philosophiques I (achevée autour de 1945) et De la certitude (1949-51), durant laquelle Wittgenstein étudie en particulier les problèmes de la philosophie de la psychologie. Des premiers textes de cette époque jusqu’aux Remarques sur les couleurs (1950-51), nous trouvons un nombre étonnant de références et d’allusions à Köhler et à la psychologie de la forme en général. En plus du Nachlass, Wittgenstein mentionne Köhler maintes fois dans ses cours sur la philosophie de la psychologie à Cambridge de 1946-47[2]. Ce que j’entreprends dans cet article, c’est une tentative de clarification non pas, premièrement, de tel ou tel point précis que discute Wittgenstein, mais du contraste qu’il pose lui-même entre sa philosophie et la psychologie de la forme. Concernant Wittgenstein
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