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Le blog de Francis Royo

Bribes 8.9 le jour éternellement à bout de regard à bout de pont bleu qui nous enjambe à bout de mains tendues vers les berges étonnées pilier de nos sourires et des lèvres du monde qui nous accueillent le jour le premier toujours Dires 141 je ne suis pas source vivante. mon eau s’avance avec lenteur aux seuils des maisons lourdes. rampe aux jardins des vénéneuses. s’abîme

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des lignes de nuit elle lève la tête elle oublie le ciel la terre le chemin elle dit- carton rouge du gouvernement - today gris bobo mais espoir je go Je ne me souviens plus de l’été C’est un pavillon qui ressemble presque trait pour trait à celui qui est sur sa gauche, à celui qui se trouve sur sa droite aussi. De la rue, j’aperçois le jardin, à l’abandon d’hiver, la façade teintée de bleu, les cyprès aussi qui font la fête au vent… et une lumière à l’étage, derrière la grande fenêtre aux volets non tirés. Derrière la grande fenêtre aux volets non tirés je vois le lit, à l’intérieur, je vois le grand lit et ces deux têtes d’enfants qui dépassent de la couette chaude. C’est le premier jour de décembre, il fait grand froid, je ne me souviens plus de l’été ici juste le vent glacial, c’est peut-être pour cela que mon coeur se serre encore plus fort je me mens si facilement c’est la faute du vent bien sûr c’est la faute du vent…

Yves Pagès 30 octobre 2015 [Rêverie d’un chômeur solitaire soumis aux aléas de l’Acronymat.] Perdu dans un dédale éclairé aux néons, un couloir après l’autre, je frappais à chaque porte sans succès, pressé de répondre au Dernier Avertissement Comminatoire (DAC) du Service des Déclarations Frauduleuses (SDF) qui menaçait d’interrompre leur versement mensuel – en l’espèce ma seule ressource d’existence – et, pire encore, d’exiger le remboursement d’un Trop Perçu Abusif (TPA) par un « divorcé inactif en fin de droits », alias moi-même, si je ne fournissais pas sans délais les preuves tangibles que cette Inaptitude à s’Auto-Entreprendre (IAE) n’était point le fruit d’une Mauvaise Volonté Patente (MVP) ou d’un Complément de Revenu Illicite (CRI) dont j’aurais camouflé l’origine, avec le risque infamant d’être incriminé sous le motif d’un Cumul de Bénéfices Indus (CBI). L’énumération obsédante m’avait mis la puce à l’oreille.

Pessan Eric Extrait d’un travail en cours dont le titre pourrait être "Nous, les héros". A partir de la photographie "Disparition" de SR. le 5 décembre 2013, Eric Pessan recevait Gérard Azoulay (astrophysicien) et Laure Limongi (auteur, éditrice) pour évoquer la revue de l’Observatoire de l’Espace Note de lecture du roman d’Eric Pessan, par Benoît Vincent Traduction théâtrale et plagiat Pour commencer, précisons qu’en tant que traducteurs, nous avons eu la chance exceptionnelle de commencer à travailler au théâtre avec des metteurs en scène particulièrement attentifs et soucieux d’interroger le texte : Antoine Vitez pour la traduction du Revizor de Gogol, puis Georges Lavaudant pour Platonov de Tchekhov, Stéphane Braunschweig pour La Cerisaie, Alain Françon pour La Mouette d’abord, puis la plupart des pièces de Tchekhov jusqu’à La Cerisaie que nous avons remise sur le métier à deux reprises avec lui. Nous avons, par la suite, travaillé avec de nombreux metteurs en scène et de nombreux comédiens qui nous ont permis d’améliorer notre texte — Claire Lasne-Darcueil, Mathias Langhoff, Jean-Louis Martinelli, Patrick Pineau, Jean-Yves Ruf, Claudia Stavisky, Claude Yersin… chacun a apporté sa touche à la version finale. 1.

Vendredi et samedi en trop de rescapées rescapées parce que j'en ai beaucoup effacées, un peu au hasard, dimanche, en m'arrêtant pour me reposer, cuisant sous le soleil, l'image de l'appareil brouillée par la lumière vendredi maison d'anciens nous l’eau recueille – temps contraires la terre le vent tombent s’écoulent, l’eau recueille, l’eau s’élève, l’eau se lève en silence, relie nuit au jour, grossit à l’horizon, l’eau tremble le vent, suspend la ronde des vols, plisse les nuages, l’eau recueille les restes du fracas des gels et des brasiers, l’eau disperse les vagabondes fleurs sans terre, l’eau recueille les nuages las et les sueurs de la terre, l’eau recompose les colonies égarées, l’eau perd la mémoire épouse tous les oublis, la pluie s’abat l’eau frétille, éblouit à perte de vue, l’eau lézarde, jaillit dans les grottes, glane les graines, s’abrite aux fruits, l’eau n’éteindra pas le feu, l’eau préférera la nuit Solaris (1972) Andrei Tarkovski About these ads WordPress:

Antoine Brea Si tu veux le vent c'est simple, c'est une masse de gaz en mouvement à la surface d'un plan, à la surface d'une planète. Et il y a comme pour toutes choses il y a des mouvements doux et des mouvements violents, voilà. Mais les vents les plus violents soufflent sur Neptune, sur Neptune et sur Saturne ils soufflent, mais pas par ici. Si tu veux le vent vient d'un frottement, c'est le frottement de l'énergie solaire d'avec la rotation de la planète, c'est le frottement des deux qui crée le vent, quelque part. Semenoir en lien avec martine drai, entrée déjà au semenoir ici les petites chaussures enfance plastique transparent - c'est des méduses ou quoi - pour marcher sur beaux rochers bruns bretons et fouiller les creux avec filets et pêcher crevettes et les lâcher plus loin dans un autre creux à petite flaque de mer les sandales nu-pieds à petites lanières cuir marron vacances ; quelle pointure, 33-34 ; eau de mer en plages, sel, pluie ; macadam quiberon, macadam préfailles, macadam belle-île, macadam le portel ; elles courent, elles sautent, elles gambadent, elles jouent à la marelle, un deux trois jusqu'à ciel, elles jouent à la corde, à la balançoire, à cache-cache, elles jouent au yoyo, au badminton, au jokari ; elles font la course avec soeurette ; ellles se lancent courir confiance mille à l'heure jusque dans des bras qui la soulèvent et qui la font fournoyer dans les airs comme astre en sa révolution chaussures cuir de nos grandes bêtes abattoirs alènes tranchets clous tiens te voilà scrupule

POLÉSIE BITCHES Il en reste un peu, je vous le mets ? #003 10:55 Sep 22nd, 2012 | 0 notes Attention, chaud les marrons chauds. Oeuvres Ouvertes : La revue |l’édito| |Littérature allemande contemporaine| |Une phrase| |Archives| le dernier des mahigan : gisent sur le sol nu de la mégapole gisent sur le sol nu de la mégapole 13 novembre 2013 Et à l’extrême les arrêtés, gisent sur le sol nu de la mégapole. Il y a des visions de trop, qui demandent une entière pudeur d’image. Ce jeune homme,

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