background preloader

« Produire autrement et partager le travail pour en finir avec le chômage » (Dominique Meda)

« Produire autrement et partager le travail pour en finir avec le chômage » (Dominique Meda)
Reporterre - La Fête du Travail a-t-elle encore un sens pour vous qui avez écrit en 1995 Le travail. Une valeur en voie de disparition ? Dominique Méda - Dans cet ouvrage, je ne décrivais pas une situation objective. Continuer à faire du partage du travail une cause commune aux travailleurs de tous les pays – puisque je rappelle qu’il s’agit d’une Fête internationale des travailleurs ! Les chiffres du chômage sont parus la semaine dernière : 3 349 300 demandeurs d’emploi. On peut aussi évoquer trois autres chiffres : plus de six millions de personnes sont désormais, en France, inscrites à Pôle emploi dans l’une des cinq catégories ; plus de 42 % des demandeurs d’emploi en catégorie A, B et C sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an ; moins de 50 % des demandeurs d’emploi sont indemnisés. Quelles solutions l’écologie apporte-t-elle pour sortir de ces impasses ? D’abord, un message crucial : non, la croissance ne constitue pas la réponse au chômage. Comment ? Le plus grand bien ! Related:  Réduire le temps de travail, pour le partager

Malades du travail par burn out. Même si certaines entreprises ont pris conscience des risques psychosociaux, les salariés malades du travail apparaissent de plus en plus nombreux. Les jeunes diplômés n’échappent pas au phénomène. De 30 000 à… 3 millions. Telle est l’impressionnante fourchette qui permet d’évaluer, en France, le nombre de personnes touchées par le burn-out (épuisement professionnel). Le premier chiffre est avancé par l’Institut de veille sanitaire (InVS), le second par un cabinet spécialisé dans la prévention des risques. C’est en ce sens que la ministre de la santé, Marisol Touraine, a annoncé courant février la mise en place d’un groupe de travail chargé de définir « médicalement le burn-out et la manière de le traiter ». Hausse de l’intensité du stress Signe de la progression du sentiment de mal-être au travail, le nombre de dossiers présentés pour des affections psychiques devant les comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles augmente sensiblement depuis 2012.

Baisser le temps de travail, pour le partager avec ceux qui n'en ont pas. Emmanuel Macron et d’autres se sont de nouveau illustrés en dépeignant la réduction du temps de travail comme une recette inefficace du passé. La réduction du temps de travail est pourtant amenée à se poursuivre. Elle semble inéluctable, et la principale question est de savoir comment l’organiser. Contrairement aux idées reçues, les Français ne travaillent pas moins que leurs voisins européens. Loin d’être une exception, la France a vu son temps de travail baisser dans des proportions relativement similaires à ses voisins européens. Or, l’accroissement des temps partiels apparaît comme un facteur massif de disparités salariales entre les femmes et les hommes (les temps partiels étant très majoritairement occupés par les femmes) mais aussi de pauvreté chez les travailleurs. La première est liée à l’épuisement de la croissance économique. Dans ce contexte, il deviendra absolument vital «d’accroître le contenu en emplois de la croissance», si faible soit-elle.

"Travailler moins, est-ce vivre mieux ?" Sujet de bac philo 2016 LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marine Miller et Agathe Charnet « Marx dit : “La religion, c’est l’opium du peuple” ; Dieu est parfait, donc Dieu existe – c’est un syllogisme. Dieu est mort… Qui a dit Dieu est mort, déjà ? » A toute vitesse et à quelques minutes du coup d’envoi de l’épreuve de philosophie du bac 2016, Stella débite les citations qu’elle a minutieusement consignées en petites lettres noires sur une feuille. Sur le trottoir du lycée Paul-Valery, dans le 12e arrondissement de Paris, elle tâche, avec Emmanuelle et Kaïma, également élèves en terminale littéraire, de graver dans sa mémoire d’ultimes paroles de penseurs. « Dépêchez-vous, sortez vos convocations et vos pièces d’identités », les presse Muriel, postée à l’entrée de l’établissement parisien, qui fait partie des centres d’examen. Des lycéens « secoués » par les attentats Etienne et Jules, en terminale scientifique au lycée Sophie-Germain, sont eux aussi venus passer leur bac ce matin à Paul-Valery.

Des pistes existent pour créer de l'emploi: semaine de 32 heures ou de quatre jours, compte épargne temps ... Semaine de 32 heures ou de quatre jours, compte épargne temps, job rotation, temps partagé…, de nombreuses possibilités ont déjà été expérimentées, notamment à l'étranger. Si on passait tout le monde à quatre jours par semaine, en partie grâce à une politique incitative d'exonérations de cotisations sociales, je pourrais créer 20 % d'emploi en plus", assure Arnaud Lelache. Ce patron de l'Agence française informatique (AFI), qui développe des logiciels sous licences libres, croit à la réduction du temps de travail (RTT). La moitié des 80 salariés d'AFI télétravaillent et beaucoup sont déjà à la semaine de quatre jours. Nous avons des ingénieurs, formateurs, développeurs… qui travaillent depuis Marne-la-Vallée, Annecy, Marseille.

Quinze ans après leur entrée en vigueur, les 35 heures restent un chiffon rouge LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bertrand Bissuel Plus de quinze ans après leur entrée en vigueur, les 35 heures restent au cœur de controverses acharnées, dans le monde politique tout comme parmi les chercheurs en sciences sociales. La moindre tentative pour dresser un bilan de cette réforme, introduite par les lois Aubry de 1998 et de 2000, dégénère presque immanquablement en pugilat, les protagonistes s’accusant mutuellement de parti pris idéologiques. Dernière illustration en date de ces embrasements : la polémique déclenchée par un projet de rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Citant des études réalisées par l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et par la Dares (le service recherches du ministère du travail), ils ajoutent que les lois Aubry ont permis de créer 350 000 postes dans le secteur marchand, sur la période allant de 1998 à 2002. « Baisse du coût du travail » Sitôt dévoilé, ce projet de rapport a soulevé une déferlante...

"Travailler moins, vivre plus" : aux Pays-Bas, un phénomène inspirant « Travailler pour vivre et non vivre pour travailler »… Aux Pays-Bas, cette façon de voir est en train de bouleverser les vieilles habitudes. Un Néerlandais sur deux est déjà passé au temps partiel… et le pays tient toujours debout ! Lumière sur un phénomène inspirant. Aux Pays-Bas, la durée moyenne de travail est désormais de 29 heures par semaine (contre 36 en France). Est-ce que les entreprises s’en plaignent ? France 2 a récemment consacré un reportage à cette manière qu’ont les Néerlandais de « travailler moins pour vivre plus ». Ça fait envie, vous ne trouvez pas ? Très souvent, les hommes politiques français (de droite ou de gauche) citent l’Allemagne et la Grande-Bretagne comme étant des exemples à suivre. Quoi qu’il en soit, voici qui élargit le spectre de notre réflexion… et pourrait donner des idées à chacun.

Le travail au-delà de l’emploi A l’approche du scrutin des primaires de la gauche organisées les dimanches 22 et 29 janvier, des économistes réfléchissent au renouvellement des idées progressistes. Ainsi, Pierre-Yves Gomez, Bernard Stiegler et Roger Sue suggèrent une rupture radicale avec les politiques traditionnelles de lutte contre le chômage. Pierre-Yves Gomez signale que l’individu, contrôlé par « ceux qui détiennent le capital et la technologie », a été formaté « à ne considérer comme relevant du travail que le temps contrôlé par les entreprises ou les administrations. Au point de méconnaître le fait que, sur cent heures travaillées, un Français en effectue en moyenne une moitié comme salarié et l’autre sous des formes autonomes ou auto-organisées, domestiques, associatives ou collaboratives ». Redistribution Des raisons d’espérer Rejoignant l’analyse de M. Ce qui lui donne des raisons d’espérer : le travail ne manque pas. A lire sur le sujet : – « Ce n’est pourtant pas le travail qui manque ! A lire aussi :

"Rappelons un fait de bon sens : le volume de travail... Le « partage du travail », alternative au « revenu universel » Accepter de travailler moins individuellement mais plus collectivement est avant tout un choix de société au même titre que celui du choix de la flexibilité ou de celui de la création d’un revenu universel, selon l’économiste Gérard Fonouni. LE MONDE | | Par Gérard Fonouni (Agrégé d’économie et gestion) Par Gérard Fonouni, agrégé d’économie et gestion Alors que la richesse économique ne cesse de s’accroître à un rythme inégalé ces cinquante dernières années, la contribution quantitative du travail à la création du produit intérieur brut se réduit parallèlement peu à peu. Nous nous trouvons à l’ère de la révolution numérique dans une situation dans laquelle moins de travail est nécessaire pour produire plus et mieux. Cette situation d’abondance se traduit inévitablement par moins de travail et plus de capital pour garantir la croissance économique. Un monde de plus en plus pauvre en emplois

« Travailler moins, mais mieux » Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn s’appuie sur une enquête américaine qui démontre que les personnes qui obtiennent les meilleurs résultats travaillent plutôt moins, mais en se concentrant davantage sur un nombre limité de tâches à accomplir. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Annie Kahn Ma vie en boîte. Les dernières statistiques de la Caisse nationale d’assurance-maladie peuvent sembler alarmantes. On ne discutera pas des raisons de cette situation : outil statistique inadapté, disent les uns, vieillissement de la population active, stress accru en raison du développement des outils numériques, dégradation des conditions de travail pour les autres… Toujours est-il que la statistique aurait pu être bien pire. Le syndrome du bon élève, qui vous pousse à toujours répondre positivement à toute demande de travail accrue, est contre-productif Plus précisément, 7 % des arrêts ont été pris, mais pas en totalité ; et 12 % n’ont pas été pris du tout. Le...

Related: