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Rapport : la plupart des industries en faillite sans l’aide des États

Rapport : la plupart des industries en faillite sans l’aide des États
Mandatée par une entité soutenue par l’Onu, la société Trucost a étudié l’impact économique de la dégradation de l’environnement par les grandes compagnies capitalistes du monde. Son rapport relativement peu médiatisé à sa sortie révèle une vérité accablante : si la collectivité ne payaient pas pour elles, les grandes entreprises ne réaliseraient tout bonnement aucun profit. Et la note est salée : 7300 milliards de dollars. De quoi mettre en faillite tout un système. Née à la suite du G8+5 des ministre de l’Environnement qui s’est tenu à Potsdam (Allemagne) en 2007, The Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB, soit « l’Économie des écosystèmes et de la biodiversité ») est un groupe d’étude focalisé sur l’économie de l’environnement. Mais comment chiffrer sérieusement les conséquences des activités industrielles ? En effet, si les industries conventionnelles devaient prendre à leur charge la réparation des dégâts provoqués par leurs activités, aucune ne réaliserait de profit. Related:  ConsommationRegard critique sur le capitalisme et notre sociétéÉconomie

Les Vrais Bons Achats - Achats et objets durables [VBA] - Vie pratique Qu’est-ce qu'un vrai bon achat ?C’est tout le contraire du SFBA (Super Faux Bon Achat : achat compulsif, on croit que c’est bien, que ça va être utile/utilisable et ça finit dans un tiroir parfois même avant d’avoir servi). Le VBA, c’est un achat réfléchi, et surtout utile ! C’est donc, pour ce topic, un achat qui donne à l’acheteur un vrai retour sur investissement : - Dans l’utilisation : confortable – pratique – rapide – efficace – utile ou autre - Dans la durée de vie : dans l’optique de garder le même objet pour un temps bien supérieur à l’utilisation classique de cet objet version tout-venant : ex : une paire de pompe pendant 5 ans, une machine à café pendant 20 ans, etc. - Grâce à une durée de vie accrue, une économie substantielle : mieux vaut acheter une paire de lunette de soleil 200 euros pour 20 ans que X paires à 50 euros qui durent chacune 6 mois. Le bricolage : La salle de bains tondeuse pro Moser 1230 (une soixantaine d’euros). Le linge de maison : La photo : La Hi-fi :

Les « Obligations vertes » ne sont pas si vertes que cela ! En ouverture de la conférence environnementale, lundi 25 avril, François Hollande a déclaré que la France allait « développer le marché des green bonds, des obligations vertes », et que l'Etat demanderait « aux banques publiques, la Caisse des Dépôts, l’AFD, mais aussi la Banque Publique d’Investissement (BPI), de lancer des obligations vertes, dédiées à des projets d’investissements environnementaux ». Les collectivités sont invitées à « faire de même ». Pascal Canfin, directeur général de WWF France s'est réjoui dans les médias en disant que « Paris pourrait devenir leader de la finance verte » et les médias – notamment l'AFP – ont emballé le tout avec ce titre, « la France premier pays à émettre des "obligations vertes" ». La France n'est PAS « le premier pays à émettre des obligations vertes » Débarrassons-nous d'abord de l'anecdotique. (si on élargit aux « climate bond », qui sont une forme d'obligations vertes, l'AFD elle-même a levé un milliard d'euros en 2014)

Fausses analogies économiques | Prise de tête Il suffit d’avoir voulu expliquer à quelqu’un une idée un peu complexe et nouvelle pour lui pour avoir vu à l’œuvre un mécanisme bien connu de l’esprit humain. Ce mécanisme est celui par lequel on ramène l’inconnu au connu, le nouveau au familier, l’incompris au compris. Il se montre souvent le bout de l’oreille par ces mots: «Peux-tu me donner un exemple?» Les ondes dont parle la physique? Le modèle de Rutherford de l’atome? Le réchauffement climatique? Ce mécanisme explique notre permanent recours à des analogies, qui ne nourrissent pas seulement les métaphores des poètes. Mais si ces analogies sont parfois utiles, il leur arrive aussi de nous induire en erreur. Voici justement deux analogies en économie qui sont, je pense que vous en conviendrez, très répandues dans notre conservation démocratique, quoique dangereusement trompeuses. L’analogie domestique et la dette Dans cette sphère domestique, j’emprunte quelque chose (de l’argent, un objet) à une autre personne, disons à un voisin.

Contre McDonald’s, Taco Bell appelle à la résistance. En 2014, la chaîne de fast-food tex mex Taco Bell s’était déjà attaquée au géant américain de la restauration rapide en embauchant de vrais « Ronald Mc Donald » à qui elle avait demandé de tester et d’apprécier leurs petits déjeuners. Dans son nouveau spot « Routine Republic », Taco Bell relance l’assaut à grands coups de sandwichs hexagonaux et de messages révolutionnaires. Un clown despotique entouré d’une armée de sosies fait régner l’ordre sur son peuple qu’il « gave » de messages de propagande et de sandwichs tout ronds. « Même routine, même petit déjeuner, même sourire. » Oui mais voilà, la résistance s’organise et deux personnages décident de sortir du rang. Un spot impressionnant pour tenter de gagner du terrain sur un marché plus qu’appétissant : selon la société américaine de recherche Technomic, les ventes de petit-déjeuners en fast food atteignaient 31,7 milliards de dollars en 2012. Source adweek Par @JulieCarbonnel

"Pilleurs d'État" : Philippe Pascot dénonce les incroyables abus, privilèges, et corruptions, des élus et politiciens français Voici une série de vidéos à propos du nouveau livre de Philippe Pascot sur la classe politique française : "Pilleurs d'État". Au menu, je vous prosose : En apéritif, histoire de se mettre l'eau à la bouche, Philippe Pascot nous propose quelques remarques de simple bon sens, qui ne sont pourtant toujours pas appliquées. En hors-d'œuvre : Philippe Pascot est interviewé sur la radio française locale France Bleu La Rochelle. Comme plat de résistance, Philippe Pascot est l'invité de BLVTV, l'émission de Bob Vous Dit Toute La Vérité. Et comme dessert, une interview de Philippe Pascot à la librairie Tropiques. Bon appétit ! Description du livre Philippe Pascot nous entraine à la découverte de ce que nos élus cachent sous le tapis de leur exemplarité affichée et de leur moralité élastique quand elle touche à leurs privilèges. La quatrième de couverture : « On ne le dira jamais assez, tous les parlementaires ne sont pas pourris. Données techniques : Ils nieront. La Ve République est morte.

David Graeber, anthropologue : “Nous pourrions être déjà sortis du capitalisme sans nous en rendre compte” - Idées Figure de proue d'Occupy Wall Street, l'agitateur anarchiste David Graeber a dû s'exiler au Royaume-Uni. Dans son dernier essai, il s'en prend à la bureaucratie, ce fléau du... capitalisme. Cet entretien vous est proposé ici dans une version plus longue que celle déjà parue dans “Télérama” magazine. Anthropologue. Anarchiste. Une double casquette que l'Américain David Graeber, un des penseurs les plus ­lucides de notre époque, garde vissée sur la tête dans la bourrasque. Nous vivons, dites-vous, dans une société extrêmement bureaucratique. Le mieux est de partir d'un exemple concret. Le capitalisme ne ferait pas mieux que le socialisme en matière de règlements et de paperasse — fût-elle électronique ? L'objection la plus commune adressée au modèle socialiste, c'est sa dimension utopique. Comment se fait-il que personne ne réagisse ? Mais instaurer des règles claires ne profite-t-il pas à tous ? Depuis 2008, on a plutôt entendu beaucoup de critiques contre la dérégulation de la finance...

Le manque d’éthique de nos étiquettes Nous avons encore tous à l’esprit la catastrophe de Dacca au Bangladesh, où l’effondrement d’un immeuble abritant plusieurs ateliers de confection de marques internationales avait provoqué la mort de 1135 personnes. Malgré l’émoi et le raz-de-marée médiatique engendrés par ce drame, les conditions de travail des ouvriers du textile n’ont malheureusement pas évolué que ce soit au Bangladesh, au Cambodge ou ailleurs. Avec la campagne « The label doesn’t tell the whole story » (comprenez « l’étiquette ne vous raconte pas toute l’histoire »), le Canadian Fair Trade Network souhaite rappeler l’importance d’un commerce équitable garantissant des conditions de travail dignes et une rémunération juste pour les ouvriers. 100% coton. Fabriqué au Bangladesh par Joya qui a quitté l’école à l’âge de douze ans pour aider ses deux frères et sa mère récemment veuve. Son père a été tué dans l’incendie qui a ravagé l’usine de coton où il travaillait. Par

Pierre Rabhi : "Un changement de la société sans changement humain est irréaliste" Novethic. Vous étiez très critique à l’égard de la COP21, la conférence onusienne sur le climat. Elle s’est conclue par un accord entre 195 pays, qualifié d’ "historique et d’ambitieux". Est-ce que vous êtes revenu sur votre position ? Pierre Rabhi. Novethic. Pierre Rabhi. Croire qu’il peut y avoir un changement de la société sans qu’il y ait un changement humain est irréaliste. "L’être humain peut parfaitement se nourrir sans dégrader la nature" Novethic. Pierre Rabhi. L’être humain peut parfaitement se nourrir sans dégrader la nature et même en l’améliorant, c’est ce que je fais dans ma ferme. Nous ne pouvons pas rester dans le processus "me nourrir en détruisant". Novethic. Pierre Rabhi. J’assiste avec beaucoup de tristesse à l’extinction du monde paysan. Je pense qu’il faut revenir à des petites ou moyennes structures, de la polyculture, de l’élevage, tout cela à taille humaine. "La société vit dans une immense détresse" Novethic. Pierre Rabhi. "Nous voulons sortir de la marginalité"

"J'ai un job à la con" : neuf salariés racontent leur boulot vide de sens Claire*, 24 ans, contractuelle de la fonction publiqueClaire passe ses journées sur Facebook. Un dimanche soir, devant sa boîte mail vide, elle a fondu en larmes. « J’envoie des questionnaires à des étudiants. Quand je travaille, je sors parfois des statistiques sur de tout petits échantillons. Il peut m'arriver de faire des semaines à zéro heure de travail effectif. Mon responsable m’a surpris plusieurs fois mais il ne dit jamais rien. J’en ai parlé à mon n+1. Psychologiquement, je suis à bout. Mon père ne comprend pas. * Pour préserver l'anonymat, tous les prénoms ont été changés. Hold-up planétaire de l’industrie sur l’alimentation Hold-up planétaire de l’industrie sur l’alimentation Fabrice Nicolino, journaliste, constate amèrement que, depuis l’industrialisation alimentaire, nous nous sommes éloignés de la nourriture, nous l’avons appauvrie, nous avons perdu notre autonomie alimentaire et, tout ceci, au détriment de l’ensemble du vivant et pour le seul profit de transnationales. Peut-être est-il (encore) temps de réagir ? Fabrice Nicolino est un journaliste spécialisé depuis plus de vingt ans dans les questions d’écologie et chroniqueur pour Charlie Hebdo. Qu’est-ce qu’on mange demain ? Alors que, dans l’histoire, les hommes auraient consommé 7000 espèces végétales différentes sur les 30.000 consommables, aujourd’hui elles ne sont plus que 30 à fournir 90 pour cent des calories végétales consommées dans le monde ! Fabrice Nicolino dénonçait un fait analogue par rapport à la viande dans son livre « Bidoche : l’industrie de la viande menace le monde ». La solution : ralentir Mais tout espoir ne serait pas perdu !

Partout des solutions existent Depuis le 13 novembre nous avons successivement traversé en France, une terrible série d’attentats, un sommet mondial contre le changement climatique et le score historique d’un parti extrémiste aux élections régionales. En l’espace d’un mois nous avons vécu un petit concentré de ce que pourrait nous réserver l’avenir. Mais est-ce une fatalité ? Face au terrorisme, à l’extrémisme et au péril écologique, n’avons-nous pas une réponse globale à apporter ? Ces deux dernières années, j’ai sillonné dix pays pour chercher des solutions à tous ces problèmes avec ma co-réalisatrice Mélanie Laurent et notre petite équipe. De ce périple, nous avons fait un film et des livres appelés Demain. Tout est lié Commençons par l’énergie. Continuons avec l’économie. Notre modèle démocratique n’est pas en reste. Réinventer la société L’addition de ces difficultés nous mène sans doute où nous nous trouvons aujourd’hui. Cyril Dion co-réalisateur avec Mélanie Laurent du film Demain

Les PME n'ont pas besoin de la loi El Khomri (et c'est un patron qui le dit) La loi El Khomri est au mieux inutile, au pire néfaste pour une PME comme la mienne. Je dirige une PME de 80 salariés. Nous développons des logiciels sous licences libres et proposons des services aux collectivités locales pour mettre en œuvre ces logiciels. La loi El Khomri repose sur deux axes : faciliter les licenciements en cas de difficulté passagère et inverser la hiérarchie des normes. Le plus important, dans les périodes difficiles, est de conserver les talents et les compétences des collaborateurs dans l’entreprise et que les difficultés passagères de trésorerie n’impactent pas trop la motivation, pour nous permettre de rebondir au plus vite. Des partis comme Nouvelle Donne proposent des solutions qui me paraissent plus appropriées. L’inversion de la hiérarchie des normes me parait également dangereuse. Pour renforcer la solidité financière des PME, il faudrait tout d’abord que l’Urssaf accorde sans formalités des facilités de trésorerie en cas de nécessité.

15 cadeaux alternatifs pour les enfants et un Noël équitable 15 cadeaux alternatifs pour les enfants et un Noël équitable Il est vrai que sous nos latitudes occidentales, de nombreux enfants croulent sous les cadeaux de plastiques estampillés made in china. Un mauvais départ dans la vie alors qu’il sera bien plus judicieux de montrer l’exemple autant que faire se peut contre la société de l’accumulation sans fin. Bien sur, cela ne consiste pas à priver les enfants des joies de Noël ni de cadeaux traditionnels, mais bien à réorienter nos choix vers plus de cohérence. 1. 2. image : good-wallpapers.com 3. 4. 5. image : decorativedecorideas.com 6. 7. image : crashonline.com 8. 9. image : galleryhip.com 10. 11. image : lantreducapitainenemo.blogspot.be 12. 13. 14. 15. image : wallpaperup.com Enfin, le conseil gratuit : Il n’y a pas de miracle. Les enfants, via les contacts sociaux et les médias, savent ce qu’ils veulent plus que jamais, car ils subissent de l’influence chaque jour. D’autres idées ?

Le « format développement durable » du capital n’est pas soutenable Le « développement durable » prétend concilier développement économique, justice sociale, et préservation de l’environnement. On le sait, ce concept est aujourd’hui totalement perverti. Pollué dès sa création par l’idéologie de la croissance et asservi par le capitalisme, il est utilisé comme outil de communication par les gouvernements et les entreprises afin d’améliorer leur image et de légitimer un système qui n’envisage nullement de se réformer. Pouvoir produire et consommer toujours plus en polluant toujours moins est un formidable booster de croissance : le monde merveilleux et propre des vidéos publicitaires déculpabilise notre « cerveau disponible », nous le valons bien. A l’approche de la COP 21, cette notion est évidemment particulièrement utile. Contraignant la langue, détournant le sens des mots, falsifiant les concepts, elle en devient presque magique, éteignant d’elle-même toute velléité de contestation et permettant à la pensée unique de se déployer tranquillement.

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