
“Entre la Chine et les Etats-Unis, c’est je t’aime, moi non plus” Il faut revenir sur les événements des deux dernières semaines en matière de relations sino-américaines. Essayons d’en faire une brève synthèse avant de s’interroger sur le sens à en donner. Il y a deux semaines, la Maison Blanche durcit le ton, alors même que peu de temps auparavant tout le monde s’accordait pour considérer qu’un accord commercial était en train de se dessiner. Elle accuse Pékin d’avoir revu à la baisse ses engagements en matière de portée juridique des changements à venir concernant les investissements étrangers. 200 milliards de dollars de produits importés de Chine subissent un alourdissement des droits de douane de 10% à 25%. Les autorités chinoises ne tardent pas à réagir, en enclenchant des mesures de rétorsion de nature comparable. La semaine dernière, la Maison Blanche prend des initiatives visant in fine à empêcher Huawei d’avoir accès tant au marché américain qu’aux fournisseurs américains. En matière d’interprétation, deux choses sautent aux yeux.
Brésil : les « bolsonomics » à l’épreuve de la crise Le 3 décembre 2019, Jair Bolsonaro n’a pas caché sa joie. « Nous sommes sur la bonne voie ! », s’est réjoui le chef de l’Etat brésilien, célébrant sur Twitter les chiffres positifs de la croissance du PIB, dévoilés par l’Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE). A savoir : une hausse du PIB de 0,6 % au troisième trimestre, la plus forte enregistrée depuis un an et demi, supérieure de 0,2 point aux prévisions des organismes d’analyse. L’annonce est tombée à point nommé pour le président d’extrême droite, qui a célébré, mercredi 1er janvier, sa première année à la tête du pays. Les « bolsonomics » – nom donné aux mesures économiques prises par l’exécutif – produiraient-ils leurs effets ? Article réservé à nos abonnés Lire aussi Au Brésil, le président Bolsonaro fait passer sa réforme des retraites Celle-ci, qui fixe pour la première fois un âge légal de départ, devrait permettre d’économiser 176 milliards d’euros sur dix ans.
Brésil : où va la puissance agro-alimentaire avec Bolsonaro ? Le Brésil, fort de son territoire de plus de 8 millions de kilomètres carrés, est le cinquième plus grand pays du monde et le premier d’Amérique latine. Dans cet immense territoire hérité de l’empire colonial portugais, l’agriculture et l’agro-alimentaire ont toujours été des piliers de l’économie. Le pays continue de miser fortement sur ce secteur pour renforcer son développement et conquérir toujours plus de marchés à l’international. Qualifié de « ferme du monde », il dispose de nombreux avantages pour se maintenir comme l’un des principaux leaders mondiaux. Mais certains défis peuvent potentiellement fragiliser sa compétitivité et l’élection en octobre 2018 de Jair Bolsonaro à la présidence de la République soulève tout un ensemble de questions quant à l’avenir du pays. Quelle place occupe l’agriculture au sein de l’économie brésilienne ? Le Brésil est le premier producteur et exportateur mondial de sucre, de jus d’orange et de café, le second d’éthanol et de viande bovine.
Le continent américain: entre tensions et intégrations régionales. Chapitre 1: Le continent américain, entre tensions et intégrations régionales Planisphère de Waldseemüller (1507) où apparait pour la 1ère fois le terme "Amérique" Au sein du continent américain, les contrastes sont multiples et marqués. Ces clivages d'ordre culturel, socio-économique et politique renvoient aussi bien à l'histoire profonde du continent qu'à des dynamiques plus contemporaines. On peut par exemple citer : => Quels sont les différents contrastes qui caractérisent le continent américain? => En quoi ces contrastes témoignent-ils de l'opposition nord-sud et des effets spatiaux de la mondialisation? 1. Le continent est divisé en deux grandes aires civilisationnelles : l'ensemble anglo-saxon protestant au nord (États-Unis, Canada) et l'ensemble catholique-latin au sud. Diversité et dynamiques culturelles en Amérique Cholita bolivienne devant un mur Coca-Cola A des échelles d'analyse plus fines, la diversité culturelle est très marquée. 2. Bidonville à Haïti Paysans équatoriens 3. 1.
L’Amérique , puissance du Nord , affirmation du Sud – L'histoire-géo à Truffaut Le continent américain est caractérisée par la présence de la seule superpuissance mondiale, les États Unis, et d’un important pays émergent, le Brésil. L’étude du continent américain est donc centrée sur la notion de puissance et de concurrence entre puissances, aux échelles continentale et mondiale. Objectifs : Comprendre les relations au sein du continent : intégration &tensionsComprendre la logique des dynamiques spatiales à l’échelle continentale et nationale.Comprendre le rayonnement mondial des EU et du Brésil .AU BAC Sujets de composition possible le continent américain entre tensions et intégrations régionalesÉtats-Unis -Brésil : rôle mondialÉtats-Unis – Brésil : les dynamiques territorialesCROQUIS les dynamiques territoriales aux États-UnisLes dynamiques territoriales du Brésil Quelles dynamiques d’intégration et de tensions sont à l’œuvre sur le continent américain ? Un continent divers Cependant, le processus actuel de mondialisation tend à nuancer cette opposition.
C'est quoi ce traité entre l'UE et le Mercosur qui inquiète tant les agriculteurs français ? On vous résume le projet La Commission européenne négocie en ce moment avec quatre pays d'Amérique latine un traité de libre-échange qui fait trembler la filière bovine française. L'échange "bœuf contre voitures" ne passe pas. Le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur provoque la colère et l'inquiétude des agriculteurs français. Ils manifestent dans plusieurs régions de France, depuis plusieurs semaines, et certains ont profité du Salon de l'agriculture, samedi 24 février, pour interpeller Emmanuel Macron sur le sujet. Mais de quoi s'agit-il exactement ? D'abord, c'est quoi le Mercosur ? Mercosur, c'est l'abréviation de Marché commun du Sud, "Mercado común del Sur" en espagnol. C'est le même principe que l'Union européenne, mais l'intégration des pays est différente. Et en quoi consiste cet accord avec l'UE ? Il s'agit d'un projet d'accord de libre-échange, comme le Tafta avec les Etats-Unis (toujours en cours de négociations) et le Ceta avec le Canada (partiellement appliqué).
Monde : Le virage à droite de l’Amérique du Sud - News Monde: Amériques Quel triomphe! Le milliardaire Sebastián Piñera vient de remporter, dimanche, l’élection présidentielle au Chili avec 54,6% des voix, soit 9 points d’avance sur le candidat de centre gauche Alejandro Guillier, dauphin de la socialiste Michelle Bachelet, actuellement au pouvoir. C’est un score sans précédent depuis le rétablissement de la démocratie, en 1990. Humiliation supplémentaire: cet homme d’affaires, qui fut gérant de banque (Talca), propriétaire d’une chaîne de télé nationale (Chilevisión) et gros actionnaire de la compagnie aérienne chilienne (LAN), avait déjà succédé à la présidente Bachelet en 2010, au terme de son premier mandat à la tête de l’État. Le Chili s’inscrit ainsi dans la grande vague conservatrice qui traverse actuellement le continent. Fin abrupte de l’ère Lula Le Brésil, première économie d’Amérique du Sud, a échappé à la gauche le 31 août 2016, quand la présidente Dilma Rousseff a été destituée pour avoir maquillé le déficit public. Le kirchnérisme balayé
Jair Bolsonaro est-il vraiment le Trump brésilien? Comme Donald Trump, il est accusé de misogynie et de racisme en raison de ses déclarations fracassantes. Adepte des réseaux sociaux, il boude aussi la presse traditionnelle: Jair Bolsonaro mérite-t-il pour autant son surnom de "Trump tropical?" Le candidat d'extrême droite à la présidentielle au Brésil a obtenu dimanche 46% des voix au premier tour, avec un discours en faveur de la famille traditionnelle, des valeurs patriotiques et de la libéralisation du port d'arme pour lutter contre l'insécurité. Au second tour, le 28 octobre, il espère continuer de surfer sur la vague conservatrice qui a déferlé sur le pays pour battre Fernando Haddad, remplaçant de l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré pour corruption et inéligible. Pour Joao Ferers Junior, professeur de sciences politiques à l'Université de Rio de Janeiro (Uerj), le phénomène Bolsonaro a quelques points en commun avec celui qui a débouché sur l'élection du président américain. - Rejet du système -
Brasília, de la vitrine à la métropole Bibliographie | citer cet article Construite en quatre ans au milieu des savanes alors quasi désertes du plateau central brésilien, inaugurée le 21 avril 1960 avec un peu plus de 100 000 habitants, Brasília en a aujourd'hui près de trois millions et est à la tête d'une agglomération qui en compte plus de quatre millions . Le revenu mensuel par habitant y était en 2014 de près de deux fois la moyenne nationale, et quatre fois et demie celle du Maranhão, l'État le plus pauvre du pays. Pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître pour une ville aussi jeune, beaucoup de ses habitants ont déjà la nostalgie d’un âge d’or à jamais passé. Dans le projet des fondateurs, la ville devait pourtant être exemplaire à tout point de vue. 1. 1.1. Une idée née au XIXe siècle L’idée du déplacement de la capitale vers le centre du pays, de manière à arrimer solidement l’intérieur du pays à sa frange littorale mieux développée, remonte au début du XIXe siècle. Figure 1. Choisir le bon emplacement 1.2.
L’Alena est mort, vive l’Alena ! Editorial. Si Donald Trump est parvenu à imposer un nouveau texte à ses deux plus proches partenaires économiques, le Canada et le Mexique, celui-ci ne devrait toutefois pas bouleverser la nature des échanges entre les trois pays. Editorial du « Monde ». L’Alena est donc mort, vive son proche cousin, l’USMCA pour « Accord Etats-Unis-Mexique-Canada ». Lire aussi : Commerce : Trump arrache au Canada un nouvel accord de libre-échange Concernant le fond, l’ancien accord, qualifié par M. Ainsi, pour être exemptée de droits de douane, une voiture devra désormais contenir 75 % de composants fabriqués en Amérique du Nord, au lieu de 62,5 % auparavant. Par ailleurs, l’exemption de droits de douane ne sera accordée que si au moins 40 % à 45 % du véhicule est fabriqué par des salariés gagnant un minimum de 16 dollars de l’heure. Un accord politique On parle également dans le nouvel accord de mécanismes destinés à empêcher les manipulations de devises pour stimuler les exportations.
Brésil : apocalypse now ! Risquons une triste prophétie : quoi qu’il advienne lors du second tour des élections présidentielles, des gouverneurs et du sénat fédéral, ce dimanche 28 octobre prochain, le Brésil – 210 millions d’habitants, 10e économie mondiale – s’achemine inexorablement vers le chaos. Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro (Parti social libéral – PSL) a largement devancé son adversaire, Fernando Haddad (Parti des Travailleurs – PT) au premier tour et a creusé l’écart dans les projections pour le second tour : un sondage daté du 23 octobre le crédite de 57 % des suffrages exprimés contre 43 % pour Haddad. Même si Fernando Haddad, renversait miraculeusement la tendance, il ne fait guère de doute que le verdict des urnes serait immédiatement contesté et que le président-élu ne serait pas investi. Les possédés, version brésilienne La démocratie brésilienne dans le coma La campagne pour les élections générales de 2018, loin de revigorer une démocratie malade, a accentué ses maux.
La régionalisation de l'espace mondial : en Amérique latine que reste-t-il de l'utopie bolivarienne ? - Les Yeux du Monde L’espace sud-américain constitue à plusieurs égards un véritable laboratoire d’intégration régionale. Cela s’explique notamment par l’ancienneté de la décolonisation du continent, près d’un siècle avant le continent africain, qui a suscité une volonté de rapprochement politique et économique des nouveaux États affranchis de la tutelle des puissances européennes. Le mythe de l’intégration régionale parait en ce sens aussi ancien que la création du continent, et est constitutif de son identité. Simon Bolivar propose ainsi dès l’indépendance des pays de la région en 1822 la création d’une confédération perpétuelle propose aux gouvernements du Mexique, du Pérou, du Chili et de Buenos Aires. Malgré la conférence de 1826 visant à en définir les modalités, ce projet ne se concrétisa pas. Vers un plus grand réalisme ou de plus grandes fragmentations internes ? Face à ces deux dynamiques, une vision moins empreinte de l’idéal bolivarien semble émerger ces dernières années. (1) L’économiste B.