
[Exclu] ”El internet” est une “THÈSE Ethnomusicale sur le Comportement Social Humain” Vous ne la lirez nulle part, même pas sur Écrans, Alex Hervaud en sera vert de rage. OWNI est allé à la rencontre de Los Alguiens, les anonymes auteurs de l'entêtant hymne de l'Internet. Parce qu'il faut bien loler. Hybridez Brigitte Fontaine et un couple de Mexicains masqués comme le concombre, rajoutez un quatre feuilles bien tassé (enfin, on suppute, ou si c’est naturel, c’est très inquiétant): il en sortira “El Internet”. Soit un hymne au réseau composé de dix mots, dont deux représentent 90% du texte, présenté dans un somptueux clip du genre de ceux que votre cousin fabriquait très très très tard le soir sur un 486 au fond des bois de sa chambre. Au bout de deux écoutes, nous savions déjà que cette chanson nous marquerait à vie. I have just found the meaning of life Nous aussi, oui. Précision: nous avons conservé les graphies de la version originale (majuscules impromptues par exemple). Tout d’abord, présentez-vous : êtes-vous des chanteurs professionnels? Nous verrons………
Jeannette Bougrab profession libérale Un document de l'INSEE, révélé par OWNI, montre que la Secrétaire d'État à la jeunesse s’est enregistrée pour exercer et pour facturer en profession libérale peu avant son entrée au gouvernement. Jeannette Bougrab s’est enregistrée pour exercer en profession libérale peu avant son entrée au gouvernement. Selon des relevés obtenus par OWNI, la Secrétaire d’État à la Jeunesse et à la vie associative a demandé et a obtenu un statut de profession libérale le 1er octobre 2010 (voir document ci-dessous), peu avant sa nomination intervenue le 14 novembre 2010. La note que nous avons obtenue montre que ce statut est toujours actif au 9 juin 2011. Théoriquement, celui-ci lui permet de facturer des prestations à des entreprises et à des particuliers. Cette activité de profession libérale, rattachée à son domicile privé, ne figure à aucun moment dans la déclaration d’intérêt de Jeannette Bougrab, mise en ligne sur le site du gouvernement le 21 avril dernier. Photo FlickR
Birmanie, l’Internet dangereusement civilisé La junte militaire est l’un des régimes les plus répressifs au monde à l’égard du Net. Blogueurs incarcérés, réseau coupé, le système local peut-il être contourné? En Birmanie, le salaire moyen mensuel est de 30 dollars. Mais la vétusté du Myanmar ne fait pas tout : il faut également compter sur une censure extrêmement efficace, qui vaut au pays d’être classé dans la liste peu reluisante des “ennemis de l’Internet”, établie par Reporters Sans Frontières. Cela veut dire que tous les réseaux birmans, à l’exception de cette centaine, sont coupés du monde extérieur. En tout et pour tout, le pays ne dispose que de trois fournisseurs d’accès, dont le plus important est représenté par le Ministry of Post and Telecommunications (MPT), donc l’Etat, qui garde la haute main sur le bouton d’alimentation du réseau. Ce n’est probablement pas l’avis de Zarganar, Nay Phone Latt et “Nat Soe”, trois blogueurs emprisonnés pour avoir exprimé un peu trop publiquement leurs opinions.
Naypyidaw ou la dictature par l’urbanisme Sur le conseil d'astrologues, la junte birmane déplace la capitale à Naypyidaw, une ville démesurée et construite sur mesure, au centre du pays. Avec bunkers, militaires, ministères et terrains de golf. Absurde? Le 6 novembre 2005 à 6h37 du matin [en], la junte décide de déplacer la capitale Rangoon à Naypyidaw sur le conseil d’astrologues. Pierre Cattan, producteur du webdocumentaire Happy World et Maria Concetta Sangrigoli, architecte et urbaniste, vous proposent de découvrir cette ville orwellienne en 6 tableaux. Un peu d’histoire Pourquoi transférer la capitale ? Alors… Pourquoi transférer la capitale ? Une ville démesurée Une ville organisée par zones Illustrations Jérôme Gonçalvès, avec Antoine Errasti Publié initialement sur le site du webdocumentaire Happy World sous le titre, Naypyidaw parano: quand une junte paranoïaque construit une capitale Retrouvez notre dossier dictature Birmane sur Owni.fr et en anglais sur Owni.eu
Le festival Papillons de Nuit vu et entendu par Sourdoreille Sourdoreille s'est rendu au festival "Papillons de Nuit" du 21 au 23 juin. Ils nous rapportent lives, accoustiques, interviews et blind tests. Nous vous invitons à plonger dans ces reportages vidéos, "comme si vous y étiez". Dès demain, une partie du collectif Sourdoreille débarque aux Papillons de nuit. Le festival, à la croisée des chemins normands et bretons, propose une programmation alléchante, devant près de 20 000 personnes par soir. Sans vous dévoiler dès maintenant le menu, nous y ramènerons neuf vidéo, entre lives, sessions acoustiques et interviews à la sauce Sourdoreille. Le vendredi fera la part belle aux variations soul, funk et reggae avec la fine fleur Selah Sue, le majestueux Maceo Parker et la soul moderne d’Aloe Blacc. Une programmation résolument plus rock et électro battra la mesure, samedi. Point d’orgue très attendu : Digitalism, formidable machine danceflloor. Chinese man – live The Tellers – live Groundation – live Selah Sue – Raggamuffin acoustique
La Pyramide de Maslow appliquée au coworking Exercice de transposition de la pyramide des besoins humains du psychologue Abraham Maslow au monde du coworking, ou la recherche d'un modèle d'épanouissement pour les travailleurs indépendants. Vous souvenez-vous de la bonne vieille pyramide de Maslow que l’on vous a sans doute enseignée à l’école ? Vous savez, cette pyramide des besoins humains qui permet de les classer et de les hiérarchiser d’une manière dynamique … Si l’on en croit Maslow, les besoins situés à la base de la pyramide doivent être globalement satisfaits pour rendre possible la réalisation des besoins supérieurs. Je me suis amusé à appliquer cet outil d’analyse au coworking pour voir ce que cela pouvait donner. Appliquée au coworking, l’analyse de Maslow signifierait qu’il convient d’assurer les services de base dans un premier temps pour permettre aux coworkers de progresser vers les échelons plus élevés de la pyramide. Le coworking à la Maslow, ça donne ça : Besoins de base • Un wifi performant • Une salle de réunion
Où est la limite entre street art et profanation? Barbouillée de figures pop, un monument aux morts bulgare de la Seconde Guerre mondiale pose la question de la frontière entre réappropriation artistique de la ville et insulte à la mémoire. Le street-art a-t-il une éthique ? Les street-artistes doivent-ils s’imposer des limites quant aux lieux qu’ils détournent ? Pour information, selon mon papa chéri (originaire du pays, si vous ne le saviez pas) : L’inscription en bulgare se prononce “v krak s vréméto” et veut dire quelque chose comme “être au goût du jour”, ou “dans l’air du temps” (ou plus court : “allumé” ou “branché”). De son côté, le DailyMail traduit ça par “Moving with the times”, le terme “krak” signifiant “pied”. Passée cette parenthèse touristique, revenons à la problématique du jour : le street-art doit-il avoir des limites quant aux objets qu’il détourne ? On peut aussi apprécier le regard de l’artiste, malgré le peu de subtilité dans le choix des personnages. Source illustrations : Pop Up Urbain
Djouhri contre Péan le match de la rentrée Documents à l'appui, retour sur les petits secrets d'Alexandre Djouhri, l'intermédiaire mystère de l'Élysée. Un homme au centre du prochain livre choc de l'enquêteur Pierre Péan. Un livre en cours d’écriture préoccupe les pontes de la DCRI, les services de sécurité français. Le prochain document d’enquête de Pierre Péan racontera les relations complexes entre les éminences grises de l’UMP et l’homme d’affaires Alexandre Djouhri. En 2007, peu après la présidentielle, Alexandre Djouhri nous avait confié sa sympathie pour Nicolas Sarkozy, qu’il affirmait avoir rencontré. Selon le site IntelligenceOnline (sur abonnement), la société aurait été utilisée pour préparer des accords industriels avec la Russie. Plus tard, un rapport de la Brigade criminelle du 21 août 1989, dont nous avons obtenu une copie, le cite abondamment dans une affaire de règlement de compte, où il est présenté comme la cible d’un tueur à gage. Depuis 1989, la police aurait pu l’oublier.
[Radio] Le futur, à quoi ça sert ? Hier, à l'occasion de Futur en Seine, les Silicon Maniacs vous ont proposé plus de 12 heures d'émission de radio autour du "futur". Pourquoi fantasmer sur le futur ? Le journalisme de demain c’est quoi ? Comment vivre sans son iPhone? A quoi va ressembler la musique du futur ? C’était quand déjà la fin du monde ? 2012 (et la fin du monde) se rapprochant à grand pas, Silicon Sentier a décidé de prendre ce sujet a bras le corps en créant une webradio éphémère ce jeudi 23 juin. Le futur prend le micro. Cette expérience est menée à l’occasion du festival Futur en Seine qui se déroule jusqu’au 26 juin. Le coup d’envoi de cette webradio réalisée en direct et en public à La Cantine à Paris a été donné jeudi 23 juin à 11h par les camarades de Silicon Maniacs avec de nombreux invités surprise. L’Atelier des Médias/RFI et OWNI : à 2 pour 2 heures de futur L’ami Vinvin sera aussi présent ce soir. photo cc Flickr Rafael Kage
Où est l’hôpital le plus proche? Julien Kirch, aka @archiloque, revient sur l’un de ses bidouillages. Ou comment géolocaliser les hôpitaux et, surtout, leurs équipements et utiliser intelligemment les données. Observant que les données relatives aux équipements hospitaliers sont dispersées entre plusieurs sites, j’ai décidé de les récupérer dans une base unique en y ajoutant des données de géolocalisation afin ensuite d’essayer de les exploiter. La marche à suivre est la suivante: 1. Vous trouverez les différents scripts ruby ici. Retrouvez l’application en plein écran. Pour la suite il s’agit de trouver aux mieux comment exploiter ces données, l’application la plus simple consiste à permettre de localiser l’équipement le plus proche de chez soi. Si vous réutilisez ces données ou avez des suggestions n’hésitez pas à laisser un commentaire !
Les réseaux sociaux au service de la société de surveillance Un smartphone, ça sert à prendre ton cousin en photo à sa soirée d'anniversaire pour la mettre sur Facebook. Ça sert aussi à mettre en ligne des images de hooligans en fureur pour essayer de les identifier. La dénonciation et le témoignage à charge sont des procédés courants dans le processus judiciaire. Toutefois, lorsqu’ils ne se passent plus dans la sphère confidentielle et encadrée du bureau d’un officier de police mais sur des sites publics, au nom de la citoyenneté, ils peuvent prêter à caution. C’est ce qui se passe à Vancouver, au Canada. Émeutes de supporters Le 15 juin, les Canucks de Vancouver se font laminer 4 à 0 devant les Boston Bruins en finale de la National Hockey League, le championnat de hockey sur glace d’Amérique du Nord. Alexandra Samuel, directrice du Centre des médias sociaux et interactifs de l’Université Emily Carr, revient dans un article très critique [en] sur ce qu’elle considère comme de la « surveillance citoyenne ». "Une chose. Et regrette: Dustan Sept
Le clan Arnoux reste taulier de Marseille Lors de la publication du rapport de la mission chargée de contrôler les offices HLM, un gros bailleur marseillais s'était vu reprocher des absences d'appels d'offre. Aujourd'hui, rien n'a foncièrement changé. En dépit des sévères critiques figurant dans un rapport d’inspection, la famille Arnoux garde la mainmise sur les loyers de Habitat Marseille Provence (HMP), l’organisme de la ville de Marseille qui loue un parc de 15.000 appartements HLM. La direction d’HMP nous a en effet confirmé qu’elle continuerait à confier le recouvrement de ses loyers à la société IAG d’Axel Arnoux. Or, en janvier 2011, un audit de la Mission interministériel d’inspection du logement social (Miilos) – révélé par OWNI – fustigeait cette relation entre HMP et IAG, entamée en avril 2003. La décision du bailleur de rendre public un marché pour lequel IAG avait l’exclusivité se teinte d’hypocrisie. Nous verrons si c’est intéressant ou pas. Illustration Flickr CC Le Calmar (by-nc)
Drogues: le succès du modèle portugais Dépénalisée depuis 2000, la consommation de drogue est au Portugal largement encadrée au niveau sanitaire et médical. Un choix politique qui s'est traduit par un effondrement des décès par overdose et du nombre d'héroïnomanes. A gauche le périphérique, à droite des immeubles flambants neufs. Entre les deux un immense terrain vague où subsistent les murs délabrés d’une usine désaffectée. Ce décor banal de banlieue se trouve à Lumiar, une ville champignon de la périphérie de Lisbonne. L’endroit s’appelle “croix rouge”, et à mieux y regarder, il est moins paisible qu’il n’y parait: le sol est jonché de plastiques et de-ci de-là, des seringues et des bouts de papier aluminium. Une camionnette à la rencontre des usagers en banlieue de Lisbonne Les cris des enfants de l’école toute proche renforcent cette étrange impression de malaise. Notre rôle est d’établir le contact avec les drogués. Lumiar, banlieue champignon en périphérie de Lisbonne. Non, ce n’est pas moi qui ai tout utilisé.