Le retour des villes européennes.
Patrick Le Galès. Le retour des villes européennes. Presses de Sciences Po, 2011. 486 pages. lundi 20 juin 2011, par Catherine Didier-Fevre Les Presses de Sciences Po rééditent en 2011 l’ouvrage de Patrick Le Galès paru en 2002. Patrick Le Galès est directeur de recherche CNRS au CEE (Centre européen de Sciences Po) et professeur à Sciences Po. Le retour des villes européennes est un ouvrage qui trouve un écho particulier lors de sa parution. Reconnu comme un ouvrage central par la thèse développée, celui-ci a connu des critiques et des attaques nombreuses (celles-ci sont présentées dans le détail dans la préface de 2011). Catherine Didier-Fèvre © Les Clionautes
Au pays des villes mortes
Digne-les-Bains, juillet 2015. Des devantures abandonnées à perte de vue, à perte de rue. De nos jours, le paysage des villes françaises donne parfois envie de pleurer. Saint-Nazaire, mai 2015. Voyages. Nogent-sur-Seine (Aube), octobre 2015. Géographie et histoire. Saint-Brieuc, mai 2015. Symptôme. Nîmes, juin 2014. Le charme de l’ancien temps. Saint-Étienne, mars 2015. Identité. Lille, décembre 2015. Vacance. Grenoble, novembre 2015 Fronde. A lire aussi : La ville qui ne voulait pas mourir (septembre 2012) Mulhouse, juin 2014. Pas seulement la désindustrialisation. Étalement urbain. Un exemple parmi d’autres : Bergerac, capitale du Périgord gris-bitume (juillet 2013) Soissons (Aisne), décembre 2015. Trop-plein. Tout-voiture. Béthune (Pas-de-Calais), janvier 2015. Le retour de la voiture. Soissons, décembre 2015. Trottoirs saturés. France. Toulon, septembre 2015. Livre à paraître.
Nos villes sont mortelles ! - Globe
(Pour écouter l'émission, cliquez ici. Invitées : Emmanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université de Rennes 2 et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand). N'hésitez pas de nous envoyer vos questions et/ou commentaires dans la rubrique "Votre commentaire" en bas de page. Déclin urbain et Shrinking cities : le concept Type de décroissance et d'environnement régional ©Hermès Sciences & Lavoisier Avec l’industrialisation, le développement de la ville moderne s’est progressivement inscrit dans une logique de croissance continue. Villes croissantes et décroissantes de >100.000 habitants ©UN-HABITAT Global Urban Observatory Dans un certain nombre de cas, particulièrement bien documentés en Allemagne et aux USA, cette décroissance est visible à l'oeil nu dans le paysage urbain: des rues entières sont bordées d'immeubles vides, abandonnées. Les facteurs du déclin Suburbs américains (Ohio, Etats-Unis). dir. Blogs
Les Français habitent de plus en plus loin de leur travail
En TGV, en bus, en métro et surtout en voiture. Chaque matin, ils sont des millions de Français à quitter leur commune pour rejoindre leur entreprise. Ce sont les navetteurs. Une carte publiée ce lundi 4 juillet dans Le Parisien/Aujourd'hui en France montre que les régions Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont les championnes du nombre de kilomètres parcourus pour aller travailler en 2013 : 19,2 km et 17,3 km par jour. Le JT
ACREOR | Actions, régulations, organisations. Le blog d'un séminaire de l'UMR 5600
Pourquoi le pavillon de banlieue ne fait plus rêver personne
L’espace urbain éclaire l’esprit du temps : il l’abrite autant qu’il le conditionne. Un état d’âme se dévoile secrètement dans les plis de ses rues, de ses places et de ses agencements architecturaux. Sous les pavés, des plages de désirs et de déconvenues se cachent. Un modèle inspiré de l’urbanisme nord-américain, pensé par le promoteur William Jaird Levitt (1907-1994) qui l’importa en Europe au début des années 1960. En plein boom économique, en pleine idéologie de la croissance et de la consommation infinie, le Français “moyen” fantasmait sur la maison individuelle, collée à une autre maison individuelle qui en était la parfaite reproduction, elle-même collée à une autre : regroupées et rassemblées dans un espace fermé sur lui-même, ces maisons constituaient le modèle du lotissement, concentrant les traits d’une Arcadie familiale et communautaire. Cauchemar pavillonnaire Fanny Taillandier explore ce rêve à partir des signes de son effacement. L’archéologie d’une utopie Trouver le repos
Comment mesurer la ségrégation urbaine ? Une contribution économique
1Au cours des âges et sur tous les continents, les quartiers des villes se différencient selon des paramètres ethniques, religieux ou, plus souvent, fonctionnels (Bourdeau-Lepage et Huriot, 2005). Ce phénomène touche aussi bien les villes médiévales européennes (comme la Marseille du XIVème siècle ; Smail, 2000) ou asiatiques (comme la Chang'an du temps des Sui et des Tang ; Xiong, 2000) que les villes contemporaines (Musterd, Murie et Kesteloot, 2006). 2La différenciation sociale des espaces urbains apparaît comme une constante universelle (Smith, 2010), bien qu'elle relève de logiques cumulatives très différentes. 3On peut opposer les mécanismes descendants (« top down ») aux mécanismes ascendants (« bottom up »). 4Les mécanismes ascendants résultent quant à eux de la confrontation décentralisée des comportements individuels. 7Cela implique tout d'abord de préciser la nature des groupes en question. Du groupe social à l'individu
Les systèmes urbains français : une approche relationnelle
1Répondre à la question de l’enjeu des villes dans un système mondialisé de flux, c’est revenir sur certains postulats qui sont au fondement des théories urbaines et des principes d’action de l’aménagement des territoires. Aujourd'hui, ni la ville ni la métropole ne racontent plus les dynamiques territoriales et métropolitaines en cours. Dans un monde dominé par l'échange, un changement de perspective dans les savoir-faire et savoir-penser est nécessaire car les mutations territoriales questionnent le sens même d’espaces urbains et métropolitains définis dans des périmètres trop restreints, suivant une lecture et une gestion aréolaires des territoires, dans la contiguïté et la continuité. 2Saisir les modifications qui traversent les systèmes urbains et métropolitains, c’est comprendre que nous sommes entrés dans l’ère des territorialités mobiles et des sociétés en réseaux. 5Cette recherche réussit le pari de combiner la figure de la ville-réseau avec celle de la ville-territoire.