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Le « dévoilement » des femmes, une longue histoire française

Le « dévoilement » des femmes, une longue histoire française
Dès l’origine, le colonialisme assoit une domination au nom de la « race » supérieure qui entend civiliser les « races » inférieures. Comme le soulignait Aimé Césaire, dans son Discours sur le colonialisme, « que l’on s’y prenne comme on le voudra, on arrive toujours à la même conclusion : Il n’y a pas de colonialisme sans racisme ». Dans son ouvrage L’Orientalisme, Edward Said s’est attaché à démonter les mécanismes idéologiques de cette domination. L’auteur y cible d’emblée la manipulation des mécanismes de la représentation : « Le filet de racisme, de stéréotypes culturels, d’impérialisme politique et d’idéologie déshumanisante qui entoure l’Arabe ou le musulman est réellement très solide, [1] (…) ». Le colonialisme va construire sa richesse en spoliant la richesse des autres : c’est une agression physique, psychologique et culturelle. Le projet colonial relève d’une mise sous tutelle, d’une violation de territoire mais aussi d’une violation des consciences. Féminisme « colonial »

http://contre-attaques.org/magazine/article/le-devoilement

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Viols, voiles, corps de femmes dans la Guerre d'Algérie Voiles Mais ce qui fit l'une des spécificités de cette guerre de décolonisation, se cache dans les replis d'un vêtement, comme l'avait écrit Frantz Fanon, installé à l'hôpital psychiatrique de Blida, dans le premier chapitre de sa "Sociologie d’une révolution" : "L'Algérie se dévoile". Dans ce texte, qui fut critiqué par des féministes américaines comme Diana Fuss ou Gwen Bergner parce que trop fondé selon elles sur un relativisme culturel, le psychiatre montre comment le voile est instrumentalisé par l'administration coloniale pour assoir son pouvoir. "Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie.

11 manières dont les Blancs fuient leurs responsabilités face au racisme Je suis blanche. J’écris et enseigne sur ce que signifie être blanc dans une société qui proclame que la race n’a pas de sens, mais qui reste profondément divisée par la race. Une partie fondamentale mais très difficile de mon travail consiste à amener les Blancs d’une compréhension individuelle du racisme – à savoir que seules certaines personnes sont racistes et que ces personnes sont mauvaises – vers une compréhension structurelle. Une compréhension structurelle reconnaît le racisme comme un système défaillant qui institutionnalise une répartition inégale des ressources et du pouvoir entre les Blancs et les racisé-e-s [people of color]. Ce système historique est pris pour acquis, profondément ancré, et travaille à l’avantage des Blancs.

Appel à communication : 7e édition du Festival de l'histoire de l'art Appel à contribution Pour la 7e édition du Festival de l’histoire de l’art, qui aura lieu les vendredi 2, samedi 3 et dimanche 4 juin 2017 à Fontainebleau, vous êtes invités à nous proposer vos projets de communication sur le thème Nature. La date limite de dépôt des propositions est le 11 décembre 2016. Marche pour la dignité, Blantriarcat offensé Dans Souffrances & Bonheur du Chrétien, Mauriac disait que « lorsque la réalité ne fournit pas au jaloux de quoi nourrir sa jalousie, il imagine, il invente ». Autant dire que cette citation s’impose pour résumer les réactions post Marche de la dignité. Impossible d’apporter une critique censée, fondée sur des arguments percutants pour analyser cette marche et son succès. Certes, il n’est pas surprenant de voir des torchons réacs’ comme Valeurs Actuelles taxer cette marche de communautariste. C’est le réflexe premier d’un blantriarcat paniqué devant la force d’un front qui refuse le silence et la soumission. Dans ce cas là, tout est bon à prendre pour rassurer les dominants.

Dans le genre de... Marina Foïs En une heure, Geraldine Sarratia, journaliste aux Inrocks, part à la rencontre d’une personnalité qu'elle interroge sur le rapport qu'il ou elle entretient avec son genre et son identité. Comment compose-t-elle avec son genre ? Se trouve-t-elle féminine, virile ?

De l'urgence d'en finir avec le « racisme anti-blanc Parler de « racisme anti-blanc » c’est confondre ce qui relève des émotions, de la colère et ce qui a trait aux discriminations. En d’autres termes, c’est confondre les relations interpersonnelles et les rapports sociaux [1]. Ainsi, si Fatima, Mohammed, ou Fatou traitent Marie et Louis de « sales français » (relation interpersonnelle), le désagrément certain que constitue l’insulte sera mis sur le même plan que le fait que Fatima, Mohammed et Fatou risquent de voir leur CV refoulés en raison de leur couleur de peau, celle-ci signifiant une origine « autre », qu’elle soit réelle ou supposée (rapport social). Par ailleurs, on pourrait réfléchir au fait qu’être anti français, c’est être anti blanc, aux yeux de ceux qui s’émeuvent des ravages dudit « racisme anti-blanc ». Or dans ce contexte, il ne peut y avoir de commune mesure entre les positions de ceux qui discriminés, peuvent insulter par rage, et ceux qui se retrouvent privilégiés par un rapport social. “il y a des blancs pauvres !

Suppression du mot "race" de la Constitution : quand le PS ne prend même plus la peine de masquer les petits calculs politiques qui nourrissent ses "grandes" visions Atlantico : Le Parti Socialiste, par l'entremise de son sécrétaire Jean-François Cambadélis a demandé au gouvernement d'intégrer à la prochaine révision constitutionnelle la suppression du mot "race" : était-ce si urgent ? Zohra Bitan : Cela pourrait être une mesure essentielle en un autre temps, un âge plus apaisé ; mais ce n'est malheureusement qu'une mesure symbolique sans impact, comme tout ce que fait ce gouvernement quand il se complaît dans la commémoration et le symbole pour camoufler les vraies priorités que sont le chômage, la précarité ou la lutte contre l'antisémitisme. Cela ne changera rien au fond.

Minorités numéro — Bye. Photo par Fabien Lamotte et Pierre-Jean Lamy. Serrage de main pour tous ou comment fabriquer l’ennemi intérieur Ceci devait être un post facebook sur les polémiques concernant Idriss Sahamedi, le président de BarakaCity passé dans l’émission Le Supplément. Puis, le propos prenant considérablement du volume, j’ai décidé de le publier ici. A part l’irrationalité de l’idéologie raciste – servant toutefois des projets de domination économique et politique bien rationnels – il n’y a absolument rien qui explique qu’on en ait quelque chose à faire qu’un type serre la main ou pas à des femmes. C’est à dire quelque chose qui ne change absolument pas le cours de la vie des autres.

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