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Nos villes sont mortelles !

Nos villes sont mortelles !
(Pour écouter l'émission, cliquez ici. Invitées : Emmanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université de Rennes 2 et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand). N'hésitez pas de nous envoyer vos questions et/ou commentaires dans la rubrique "Votre commentaire" en bas de page. Déclin urbain et Shrinking cities : le concept Type de décroissance et d'environnement régional ©Hermès Sciences & Lavoisier Avec l’industrialisation, le développement de la ville moderne s’est progressivement inscrit dans une logique de croissance continue. Villes croissantes et décroissantes de > 100.000 habitants ©UN-HABITAT Global Urban Observatory Dans un certain nombre de cas, particulièrement bien documentés en Allemagne et aux USA, cette décroissance est visible à l'oeil nu dans le paysage urbain: des rues entières sont bordées d'immeubles vides, abandonnées. Les facteurs du déclin Suburbs américains (Ohio, Etats-Unis). dir.

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Related:  Shrinking citiesSur Détroit et la décroissance urbaine5. Villes dans la mondialisationdetroitGéographie

Détroit, archétype des shrinking cities ? L'exemple de Détroit ne nous montre que trop bien à quel point les villes se meuvent dans le temps. Ville prospère et dynamique grâce à l'industrie automobile, Détroit, aussi appelée Motor City, voit son économie et sa population croître tout au long de la première partie du XXe siècle. Ainsi, en 1950, elle devient la quatrième ville des États-Unis, avec environ 1 850 000 habitants. Hélas, toutes les perspectives d'avenir et de développement de cette métropole florissante vont rapidement être anéanties dès la seconde moitié du XXe siècle.

Dans les coulisses des villes qui rétrécissent “Shrinking cities”, villes de crises Le rétrécissement des villes, du moins dans son acception récente, décrit un processus urbain vieux de quelques décennies et indubitablement lié à la crise économique post-industrielle. Le terme “shrinking city”, littéralement « ville rétrécissante », a d’abord été utilisé pour décrire certaines villes nord-américaines suite aux crises pétrolières des années 1970. Comme l’explique l’indispensable plateforme Géoconfluences, le « rétrécissement » d’une ville se caractérise par la collusion de trois facteurs dont on comprend aisément la complémentarité : « rétrécissement démographique, par la perte de population ; économique, par la perte d’activités, de fonctions, de revenus et d’emplois ; et social, par le développement de la pauvreté urbaine, du chômage et de l’insécurité. »

Shrinking cities : l'Europe des villes en décroissance Désolé, l'écoute de ce son est indisponible. Shrinking cities : l'Europe des villes en décroissance Ce mercredi 23 février, Planète Terre reçoit Emanuèle Cunningham-Sabot, maître de Conférences en Aménagement à l'Université Rennes 2, et Hélène Roth, maître de conférences en géographie à l'Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand. **--> "Nos villes sont mortelles !" L'article du blog Globe de Planète Terre en prolongement de l'émission.** Sélection de cartes du livre "Villes et régions européennes en décroissance : maintenir la cohésion territoriale" (dir. Baron M, Cunningham-Sabot E., Grasland C., Rivière D., Van Hamme G., Collectif, Hermès-Sciences, Paris, 2010, 346 p

Shrinking city Le terme de "shrinking city", traduit par ville rétrécissante, désigne un phénomène de rétrécissement urbain qui touche les villes sur trois plans : démographique, par la perte de population ; économique, par la perte d'activités, de fonctions, de revenus et d'emplois ; et social, par le développement de la pauvreté urbaine, du chômage et de l'insécurité. Les shrinking cities sont d'abord associées au "déclin urbain" ou encore à la "décroissance urbaine" des villes industrielles états-uniennes et allemandes (schrumpfende Städte) dans les années 1970-1980 et touchent désormais un certain nombre de grandes villes du monde, d'abord européennes et, depuis les années 1990, des pays émergents. Ainsi, par exemple les shrinking cities de la Rust Belt sont marquées depuis les années 1970 par la perte d'activités, de revenus et d'emplois, ainsi que par le déclin démographique, tant au profit des suburbs que des villes de la Sun Belt. Pour compléter Mise à jour : novembre 2016

Ré-enchanter la ville par le cinéma ? Avec entre autres Lost River de Ryan Gosling, ou Only lovers left alive de Jim Jarmush, Détroit est devenue, depuis quelques années, un magnifique terrain de jeu pour les cinéastes. Filmée comme apocalyptique, la ville y est abandonnée des pouvoirs publics ou de toute forme d’organisation collective. Les personnages vivent dans des maisons délabrées aux allures de squats, errent toute la nuit en voiture, dansent dans des théâtres abandonnés ; le tout dans une esthétique éminemment poétique, qui donne à voir des lieux enchantés et donne envie d’aller visiter Détroit comme une exposition d’art contemporain.

La "Stadtschrumpfung" ou "rétrécissement urbain" en Allemagne : un champ de recherche émergent Des DOI (Digital Object Identifier) sont automatiquement ajoutés aux références par Bilbo, l'outil d'annotation bibliographique d'OpenEdition.Les utilisateurs des institutions abonnées à l'un des programmes freemium d'OpenEdition peuvent télécharger les références bibliographiques pour lesquelles Bilbo a trouvé un DOI. Le service d'export bibliographique est disponible pour les institutions qui ont souscrit à un des programmes freemium d'OpenEdition.Si vous souhaitez que votre institution souscrive à l'un des programmes freemium d'OpenEdition et bénéficie de ses services, écrivez à : access@openedition.org. Bundesamt für Bauwesen und Raumordnung, 2007, Städte im demographischen Wandel, Berlin. Beauregard R., (2003), Voices of Decline. The Postwar Fate of US Cities, Blackwell.

Les « villes rétrécissantes » en Allemagne Pour une bibliographie plus complète sur les villes rétrécissantes en Allemagne, voir Florentin, Fol, Roth, 2009. BARON M., CUNNINGHAM-SABOT E., GRASLAND C., RIVIERE D., VAN HAMME G., 2010, Villes européennes en décroissance. Maintenir la cohésion territoriale, Paris, Lavoisier, 346 p. BENKE C., 2004, Historische Umbrüche - Schrumpfungen und städtische Krisen in Mitteleuropa seit dem Mittelalter, Städte im Umbruch – das Online-Magazin für Stadtentwicklung, Stadtschrumpfung, Stadtumbau und Regenerierung, n°1, [consulté le 30 septembre 2011]. Décroissance urbaine La décroissance urbaine désigne un processus conjoint de déclin démographique et d’affaiblissement économique qui affecte de manière structurelle deux éléments constitutifs de la ville – la densité de population et les fonctions économiques, générant d’importants effets sociaux (Martinez-Fernandez, Audirac, Fol, Cunningham-Sabot 2012). Par opposition à croissance urbaine, la notion de décroissance urbaine souligne les pertes conjointes de population, d’emplois et de richesse, qui se traduisent par une déprise spatiale (friches, vacance) mais pas nécessairement par une contraction urbaine à partir des marges. Par ailleurs, la notion de décroissance insiste moins sur l’irréversibilité du processus que la notion de déclin urbain, parfois employée comme synonyme. La décroissance urbaine est une notion importée du monde anglophone et germanique. Les études sur la décroissance urbaine ont été développées à partir de champs de recherche différents selon les pays.

308. "Maggot Brain" ou les prémices du lent et long déclin de Detroit. Detroit connaît depuis plus de cinquante ans un lent et long déclin dont les origines sont multiples. L'hyper-spécialisation industrielle de Motor City a rendu la ville très vulnérable au renversement de conjoncture économique. Aussi les difficultés des grands constructeurs automobiles américains, tous installés dans le Michigan, précipitèrent la cité dans la crise. Les politiques urbaines aberrantes retenues par les édiles locaux pendant des décennies aggravèrent encore les maux d'une métropole devenue au fil des ans une ville dysfonctionnelle, fracturée et ségréguée. A son plus fort, Detroit rassemblait environ 1,8 million d'habitants, mais comptait plus que 700 000 en 2015. Cette chute n'a rien de soudaine et s'inscrit dans la durée, celle du lent déclin d'une ville et de son industrie reine: l'automobile.

Detroit, la ville qui rétrécit L'ex-fleuron de l'industrie automobile américaine vient de se déclarer en faillite. En 2010, nous étions allés à la rencontre des habitants, urbanistes, politiques qui tentaient de panser les plaies de leur ville. Une petite neige cinglante tombe sur Exeter Street, tournoie autour des maisons de bois peint, s'infiltre dans les toits délabrés et à travers les fenêtres sans vitres. Trois hommes emmitouflés s'affairent autour d'une grue jaune.

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